Real People
Jamais Madrid n’avait connu telle effervescence lors de la présentation d’un joueur. Le « show » Beckham a parfaitement fonctionné et Becks a su conquérir le cœur des Madrilènes. Deux jours de pure folie !
Par Stéphane Nolti, correspondant en Espagne.
La traditionnelle visite médicale au « Lab » de la Ciudad Deportivo n’aura été qu’une formalité. Signe des temps et de l’intérêt de toute la capitale, de tout un pays, sauf peut-être d’un Barca boudeur, les photos des radios passées par le joueur sont publiées dans toute la presse ibérique. Même l’examen médical est en partie filmé et diffusé notamment sur le site du très pro-Madrid, le quotidien Marca.
" Allez Madrid ! "
Hier donc, les choses sérieuses ont commencé. Et Beckham aura parfaitement réussi son examen de passage, charmant même pour l’occasion son président avec un cadeau. Les 500 journalistes et photographes ont aussi succombé devant la classe, le sourire et l’élégance britannique du joueur qui débuta par un " Gracias" de circonstance, après avoir écouté Florentino Pérez.
Le patron Merengue a tenu à répondre aux sceptiques qui s’interrogeaient sur l’intérêt sportif de ce transfert : " C’est avant tout un grand joueur, un grand professionnel, un des meilleurs footballeurs anglais de tous les temps qu’à recruté le Real Madrid" a précisé Pérez avant de conclure par " Bienvenue dans la légion des rêves ! "
8000 maillots numéro 23 vendus !
« Rejoindre le Real Madrid est un rêve devenu réalité » déclare ensuite la star anglaise, assise entre Alfredo Di Stefano et son nouveau président. Et d’ajouter pour conclure le cri de guerre des Socios madrilènes « Hala Madrid ». Contre toute attente, Di Stefano remet alors au joueur un maillot blanc floqué, portant le numéro 23, comme un basketteur de génie depuis peu à la retraite. A compter de cet instant, 8000 maillots seront vendus en quatre heures !
A l’heure prévue, les tribunes de la salle de basket décorée pour l’occasion ( le mur est entièrement couvert d´un portrait du joueur) se vident pour emplir les abords du terrain d’entraînement de football. Là, un imposant mur de grillage sépare les jonglages de Becks plusieurs centaines de supporters privilégiés et sous le charme.
Devant de nombreuses caméras de télévision, l’imposant service de sécurité s’emballera après qu’un gamin de dix ans soit parvenu à se glisser sous le grillage pour se jeter dans les bras du joueur. Surpris mais nullement décontenancé, voire amusé, Becks prend Alfonso dans ses bras et l’embrasse avant de lui offrir un maillot dédicacé.
Madrid a craqué. Le spectacle peut continuer...