Trois recrues, aucun euro dépensé en transfert : les Girondins auront battu des records cet été. Et Bordeaux détient le record de L1 finalement. Aucun club n'aura réussi à faire mieux (pire ?) économiquement.
En guise de trompe-l'oeil, le club a annoncé hier l'officialisation de la venue du jeune gabonais Biyogho Poko. Recrue connue depuis une dizaine de jours. Le jeune joueur vient conclure un mercato bien triste pour les Girondins. On n'avait pas vu ça depuis longtemps.
Bien heureusement, les recrues N'Guemo et Maurice-Belay apportent des satisfactions, et feraient presque oublier le Wendel et le Diarra qu'elles remplacent numériquement.
Alors, Bordeaux a t-il toujours les moyens de ses ambitions ? La question est évidente pour le duo qui dirige Bordeaux aujourd'hui : « Nguemo était libre, mais ça ne veut pas dire que son salaire était un niveau SMIC », précisait Triaud. Nicolas de Tavernost n'avait d'ailleurs pas attendu la reprise de la L1 pour souligner que « les choix sportifs faits par le club semblent performants. » Et de rajouter, après avoir dégraissé considérablement la masse salariale cet été : « Le budget est restreint parce qu'il y a un déficit, et il est hors de question de vivre avec. Il faudra faire avec cet effectif. »
Mais les supporters retiendront certainement l'habile manière avec laquelle la direction du club a fait espérer (ou tourner en bourrique ?) les attentes du public bordelais. Les prochaines semaines pourraient s'annoncer délicates à gérer pour cette direction qui n'accorde finalement aucun crédit au spectacle, à son public, et à ses Ultras.
« Nous attendons avec espoir et enthousiasme dans les prochains jours une preuve d'intérêt et d'ambition de la part de la direction du club, si cela n'était pas le cas et que le naufrage bordelais se poursuivait, nous n'aurions plus d'autres alternatives que d'envisager des actions plus radicales à la trêve hivernale », rappelez-vous ces propos du groupe de supporters il y a une dizaine de jours. Ils pourraient bien se concrétiser plus tôt que prévu.