OLYMPIQUE LYONNAIS. Pourquoi ça ira mieux demain… ou pas
C’est un début de saison tristement historique que vit l’Olympique lyonnais, très en retard en Ligue 1, éliminé des Coupes d’Europe, et fragilisé par un nombre insensé de blessés. Demain fera-t-il plus beau sur Lyon ?
Et voilà, août a pris fin, et l’on saura dans quelque temps s’il s’agit de la fin d’un cycle infernal. Quelles sont les perspectives après ce début de saison raté ? État des lieux.
Une trêve profitable
Depuis leur retour à Lyon dans la nuit de dimanche, les joueurs lyonnais, du moins ceux qui n’ont pas rejoint leur sélection nationale hier, peuvent profiter d’un repos de quarante-huit heures. La récupération est à l’ordre du jour, avant une reprise de l’entraînement mercredi à Parilly, qui devra mener progressivement les hommes au meilleur de leur forme en vue du match de championnat contre Monaco à Gerland, le vendredi 12 septembre.
Cette semaine est donc une période de transition, avant que l’effectif retrouve un peu de consistance et de confiance au début de la suivante. L’an dernier à la même époque, l’OL avait aussi atteint la première trêve internationale, sur une défaite à Evian TG, mais avait eu du mal à se relever jusqu’à la deuxième trêve, début octobre, après une défaite 1-5 à Montpellier, qui avait poussé le club à décréter l’état d’urgence et à préparer la stratégie du rebond, sur le plan mental, physique (GPS, cryothérapie), mais aussi tactique (passage en 4-4-2, avec le milieu en losange).
Le mercato de l’infirmerie
On l’a dit et répété, l’OL ne pouvait pas espérer grand-chose en ce début de saison, avec un tel nombre de blessés – neuf à ce jour – qui pour la plupart, sont des joueurs-cadre de l’équipe. Trop jeune, trop limité, l’effectif à la disposition d’Hubert Fournier, n’a pas pu résoudre l’équation européenne face aux modestes Roumains du FC Astra, ni celle proposée en Ligue 1 par deux promus, Lens et Metz. « Notre principal mercato, ce sera le retour des blessés » assure l’entraîneur. On a envie d’y croire, même s’il ne faut pas non plus s’attendre à un coup de baguette magique. Il faudra du temps pour remettre tout le monde ensemble sur le pont. Et même avec le retour des blessés, il manquera un attaquant d’expérience pour épauler un Lacazette, buteur (3 buts en Ligue 1 déjà) un peu désespéré. Sur la durée d’une saison, c’est l’évidence même.
Monaco et le PSG, à suivre…
« Après la trêve, nous allons jouer deux beaux matches contre Monaco et Paris, et l’on pourra faire le point ensuite pour connaître la vraie valeur de notre équipe. » Les mots sont de Jean-Michel Aulas, au micro de Be IN Sports, dimanche après la défaite à Metz. Sur Canal +, il a ajouté ceci : « la difficulté me stimule. » Septembre sera crucial.
Dix-septième du classement, avec trois points en quatre matches, malgré un début de calendrier en théorie favorable, l’OL va maintenant se frotter aux deux cadors du championnat, Monaco à Gerland, et Paris au Parc.
Certes, les Monégasques n’ont pas encore séduit, subissent une cure d’amaigrissement qui ne dit rien de bon pour le football français, mais ils sont supposés rivaliser pour le titre de champion. Un titre promis à Paris et Ibrahimovic, qui ont martyrisé l’ASSE (5-0). Les deux représentants français en Ligue des Champions seront les deux prochains rivaux des Lyonnais, qui en sont bien loin désormais. Présentée comme ça, la perspective inquiète, et l’OL pourrait se retrouver au pire lanterne rouge, avec cinq défaites en six matches. Cela ne se passera pas forcément comme ça heureusement, mais il est difficile de ne pas y penser non plus…
Pour les cadres, il faut s’accrocher.
http://www.leprogres.fr/sports/2014/09/02/pourquoi-ca-ira-mieux-demain-ou-pas-cojd