Metro2033 était ma foi un jeu que je n'attendais pas.
Ni les news, ni les aperçus, n'avaient éveillé en moi cette impatience manifestée par tant de joueurs.
Et à vrai dire, je ne comprenais pas cet engouement.
Jusqu'au jour de sa sortie et de son test, ou j'appris qu'il était le fruit du travail des équipes de Stalker.
Mon regard changea alors du tout au tout, et je m'empressais de finir le merveilleux, l'incroyable, le génial Bioshock2, pour me plonger dans les ruines du Metro.
Car oui, enfin, nous l'avions, notre Stalker console.
Oh, loin de moi l'idée que le jeu fut aussi intéressant, complet et profond que son aîné made for pc, mais, l'espoir de jouer à un Stalker-like m'emplissait d'une allégresse non dissimulée, je l'avoue.
Je m'y suis donc lancé corps et âme.
Alors au départ, ma foi tout commence bien. Le menu nous plonge dans une ambiance que seuls ceux qui ont joué à Stalker, connaissent.
Le jeu se lance, avec une scène très scriptée, que l'on est pressé de passer, pour attaquer enfin le vrai jeu.
Et là, joie, dès les 1eres minutes, plus de doutes, on est bien en train de jouer à un Stalker-like.
Les hommes jouent de la guitare au coin du feu et discutent de leur dure vie. Le ton est donné. L'ambiance est aussi poisseuse que les sombres couloirs du Metro. Les visages usés et les haillons qui servent de vêtements aux réfugiés, nous rappellent tout droit les bidonvilles de Stalker, et les marchands d'armes et de munitions qui se planquent derrière le grillage de leur boutique branlante nous évoquent sans équivoque notre 1er donneur de mission.
A ce moment, on est très pressé d'avancer.
Alors c'est ce qu'on fait.
Et puis, plus on avance, plus on déchante.
On se rend compte que de gros écueils viennent entraver notre route vers le plaisir.
Oh au début tout va bien, on se prend au jeu et on met soigneusement de côté nos belles munitions pour acheter les armes qui nous font rêver, on parle aux gens (enfin, on les regarde jusqu'à ce qu'ils nous parlent), on apprécie le travail fait sur les graphismes et on se demande pourquoi ils n'ont pas fait ce jeu avant.
Mais très vite, Metro se change en un grotesque clone d'un Callofduty. Beaucoup de missions lentes et scriptées, choachée par notre chef qui aime scander notre nom comme on scande celui de notre chien, et qui nous dit où aller et où pisser.
Alors on le suit, on n'a pas le choix.
On fait ce qu'il nous dit, pas le choix.
On erre un peu sans but car pris par la main, on essaie même plus d'ouvrir d'ouvrir certaines portes à la texture particulière qui signifie "je suis fermée je ne suis qu'un décor", on perd espoir de fouiller bureaux et containers qui, eux aussi, sont là pour l'apparence.
Et là on se rend compte que, ok, on savait que le jeu n'était pas à monde ouvert, mais, secrètement, on espérait que cette couloirisation eut été faite de façon malicieuse et intelligente, de sorte que l'on prenne quasiment autant de plaisir qu'un monde ouvert. Une illusion à la Dragon Age en somme. Mais que nenni.
Les couloirs du Metro sont étroits, ceux de l'extérieur le sont tout autant.
Ceux de l'improvisation eux, n'existent même pas.
Et puis on se surprend à subir les missions plus qu'autrechose.
On suit. On tire, parfois.
Et arrivé au chapitre6, on comprend à quel point on est niqué. Ce qui nous aide à passer le chapitre7, en bon presque spectateur. Quant à la fin, n'en parlons pas.
Bref, Metro est un jeu moyen, qui possédait un potentiel énorme (sa maturité, son univers), mais dont l'intérêt s'effiloche au rythme de ses rencontres avec les écueils, qui déchirent peu à peu le plaisir de jeu.
Des scènes sans surprises, des attaques "massives" de monstres qui nous rappellent les débuts des fps à grand spectacle, et quelques bugs plutôt malvenus bien que rares.
Et maintenant, mes notes :
-technique : 16/20
-gameplay : 13/20 (on commence à 16, on finit à 10)
-intérêt : 11/20
-global : 13.33/20 qu'on arrondi à 13/20
Un jeu moyen, qui m'a beaucoup déçu au fur et à mesure que j'avançais, et dont la fin (vers les 70% du jeu), m'a clairement laissé de marbre.
Attention toutefois, ceci n'est évidemment que mon avis, et je comprends volontiers que son ambiance peut en envouter certains.
Merci de m'avoir lu 