Le jeu de rôle implique de pouvoir interpréter le personnage de son choix dans les limites de la cohérence de l'univers de jeu, limites définies par le MJ ou, dans le cas d'un JdR PC, par les développeurs (et dans ce cas par les limites techniques).
Une règle tacite du JdR implique aussi de jouer des personnages qui ont un intérêt narratif. C'est à dire qu'un paysan qui retourne sa terre sans arrêt et mourrait plutôt que de la quitter est peu intéressant, de même qu'un roi invincible. On peut faire un jeu de rôle et rester dans la définition sans intrigue ni aventure, mais c'est vite chiant. Si le maître mot est effectivement liberté, il ne prend son intérêt que couplé à la dimension narrative, bien que pas forcément épique (un Cthulhu ou un Vampire sont pas exactement épiques, pourtant ce sont de très bons jeux de rôle. En plus, l'épopée, ça implique de chanter, c'est parfois pénible)
Après, Minecraft, c'est plus un bac à sable que vraiment un jeu ; lors de son développement il était une révolution pleine de potentiel, mais qui n'a pas tenu ses promesses, bien que restant original. Le succès d'un tel jeu, amateur et au visuel peu attirant, a en revanche une belle symbolique. Mais de là à le comparer à Mount&Blade (qui est le meilleur JdR récent dans ceux que j'ai testés), c'est un peu excessif. Quant à Skyrim, s'il est fort bon jeu, il reste en dessous de Daggerfall et Morrowind, deux JdR vraiment excellents. Minecraft n'est pas un jeu de rôle en soi ; il est un excellent matériau de jeu de rôle.