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[Fic] La Flèche Blanche.

_Harkness_
_Harkness_
Niveau 12
15 décembre 2013 à 21:32:27

Bref, une idée de la date de parution du prochain chapitre ? :hap:

_Harkness_
_Harkness_
Niveau 12
15 décembre 2013 à 21:34:01

Ah oui un petit truc : Alduin a bien détruit le monde une fois, on peut lire plusieurs fois a son propos : "[...] héraut de la fin des temps et destructeur de l'ancien monde"

Peil
Peil
Niveau 62
15 décembre 2013 à 21:38:14

" Bref, une idée de la date de parution du prochain chapitre ?"

Demain sans faute :noel:

Peil
Peil
Niveau 62
16 décembre 2013 à 10:18:50

Chapitre 96 :

La petite troupe passa les grandes portes de Corinthe. Celles-ci étaient faites de pierre et les deux battants ne pouvaient s’ouvrir que grâce à de lourd mécanismes et des chaînes immenses disposées de chaque côté.
La nuit, elles restaient fermées jusqu’à une certaine heure du matin. Quand Roderick était arrivé à l’entrée, alors que la cité était encore close, il avait été impressionné par le nombre de personnes qui stationnaient devant les portes.
Des gigantesques camps de réfugiés s’étendaient sur plusieurs centaines de mètres. Des dizaines et des dizaines de carrioles de marchands attendant de pouvoir entrer pour écouler leurs marchandises étaient garées.
Des chevaux broutaient l’herbe sèche, ça et là. Des gardes patrouillaient entre les tentes, sous le regard des Khajiit faméliques venus de tout le pays pour chercher une certaine sécurité, ici. La ville était en effet réputée pour être un terrain neutre, donc non concernée par la guerre.
Celle-ci touchait déjà la population depuis un mois alors que les Impériaux n’avaient même pas atteint la frontière. Que se passerait-il alors quand le front arriverait jusqu’ici ?
Roderick vit plusieurs enfants décharnés manger un cadavre de chien. D’autres enfants, trop faibles pour se déplacer, tétaient les seins secs et vides de leurs mères. Un spectacle pour le moins horrible. Jina se cacha les yeux. Lynris la prit dans ses bras.
Raizo ouvrait la marche et permettait à ses compagnons de se frayer un chemin dans la foule. Quand les portes s’ouvrirent enfin, quelques minutes après leur arrivée, ce fut un tohu-bohu épouvantable. Les gens se bousculaient pour entrer le plus vite possible, les marchands criaient pour annoncer l’arrivée de leur charrette et pour que l’on s’écarte, et des gardes à cheval arpentaient le camp en agitant leurs lances et en ordonnant aux gens de ne pas se marcher dessus. Inutile.
Tous les réfugiés étaient retournés dans leurs tentes.

-Quel bordel, soupira Fenrir en évitant de peu le coude d’un gros Khajiit. J’ai rarement vu ça.
-Tu n’es jamais allé à Rimmen alors, dit Raizo. C’est la cité la plus peuplée d’Elsweyr. Quand son arène est pleine à craquer, c’est un spectacle à la fois impressionnant et effrayant.
-Je salive à l’avance à l’idée du nombre de bourse à couper dans le tas.

Finalement, ils parvinrent à entrer dans la cité. Raizo leur fit un peu visiter.
Les bâtiments de pierre ocre étaient rangés et droits, formant de longues allées et des places aux formes géométriques. Des poules, des moutons et des chameaux vaquaient dans les rues. Il y régnait un désordre épouvantable.
Des prostituées exhibaient leurs seins depuis les fenêtres de certaines maisons closes. Des marchands hurlaient à leurs étals. Des ivrognes vomissaient par terre. Des jongleurs et des marionnettistes faisaient leurs numéros au milieu des rues.
Anor sourit quand l’un d’eux avala une gorgée d’alcool et cracha du feu. Jina ouvrit des yeux émerveillés. Le mage claqua des doigts et fit voler une boule de feu dans les airs, ce qui fit éclater de rire la petite fille.
Ils passèrent devant un marché aux esclaves, triste scène où des Orques, des Khajiit, des Argoniens et quelques humains défilaient, enchaînés, et offerts au plus offrant.
Ils longèrent une avenue et Raizo leur montra, au loin, un toit en coupole qui dépassait du reste des bâtiments. Le palais de Corinthe, leur expliqua-t-il. L’endroit où aurait lieu la réunion. Un endroit magnifique, entouré de fontaines et de palmiers, où chaque serviteur était couvert d’or. Mais il était interdit de s’en approcher à cette période de l’année.
Puis, ils aperçurent une sorte de petite forteresse grisâtre, contrastant avec le reste de la ville, surmonté de deux tours. Les gens semblaient l’éviter. Le bâtiment était fermé par de lourdes grilles en métal noir, et dégageait une aura sinistre.

-Le Gris-Manoir, fit Raizo. La base des Sérythe. Les esclaves qui entrent à l’intérieur n’en ressortent jamais.
-On dirait le manoir des Biz-Khil, ricana Roderick.
-Tu es moins loin de la vérité que tu ne le penses, intervint Anor en se grattant le menton. Cet endroit me donne la même impression que la demeure des Biz-Khil. En un peu plus sombre. Nul doute que l’on n’y pratique pas de la magie conventionnelle.

Ils s’en éloignèrent assez vite pour arriver sur la place du marché principal de Corinthe.

-Faites vos emplettes, dit Raizo. Je ne veux pas rester trop longtemps ici.
-Shuzug, Fenrir et moi, on va par là, dit Roderick.
-Anor, Lynris et moi on va là-bas, alors, répondit Raizo. Ne tardez pas trop. On se retrouve devant le Pont de l’Allégresse.

Shuzug, Fenrir et Roderick s’engagèrent dans le marché. Il y régnait toutes sortes d’odeurs différentes qui donnaient faim au jeune homme. Fenrir semblait saliver également. Il ouvrit des yeux ronds en passant devant un étal où s’étendaient des pièces de viande encore fumantes, et épicées.
Soudain, Roderick vit la foule s’écarter brusquement et baisser les yeux.

-Oh, fit Shuzug.
-Quoi ? dit Roderick.
-Tu devrais baisser les yeux, lui répondit l’Orque avec un sourire. Voila un Sérythe. Les méchants sorciers qu’il ne faut pas regarder.

En effet, un homme remontait la rue d’un pas lent. C’était un humain, sûrement un Bréton, chauve, portant de multiples anneaux en métal aux oreilles, et vêtu de la robe la plus ample que Roderick n’avait jamais vu, de couleur entièrement verte.
Il avait le regard sombre et les yeux enfoncés dans les orbites. Ses deux mains étaient croisées dans son dos et il avait les lèvres pincées. Il jeta un regard noir à Shuzug, Fenrir et Roderick qui étaient les seuls à ne pas fixer le sol et cracha par terre. Avec surprise, Roderick se rendit compte que sa salive était noire.
Le sorcier s’éloigna. La foule se referma et l’agitation ambiante reprit de plus belle.

-Il n’avait rien d’impressionnant, soupira Fenrir.
-Bah, leur réputation est sûrement due à des rumeurs. Et le fait que le Domaine Aldmeri les protège doit jouer.
-Mouais, fit le petit Dunmer. Je suis quand même déçu.

Ils achetèrent donc des provisions et quittèrent le marché, les sacs pleins.

-Bon, on a rendez-vous au Pont de l’Allégresse, dit Shuzug en se grattant la tête. Reste à savoir où est ce fameux pont.

Ils demandèrent à plusieurs passants. On leur indiqua un endroit apparemment très célèbre de la cité. Les trois hommes s’y rendirent et écarquillèrent les yeux. Le Pont de l’Allégresse, énorme, reliait deux parties de la ville et s’élevait à vingt mètres de hauteur, plongeant dans l’ombre plusieurs bâtiments.
Des boutiques reposaient même à sommet, et les gens s’y bousculaient.

-Il doit y avoir des accidents, non ? lança Fenrir.
-Non, répondit un citoyen en passant à côté d’eux. Des barrières magiques sont constamment dressées des deux côtés et empêchent les gens de tomber.
-Ah… merci.

Raizo, Anor et Lynris revinrent quelques temps après. Sans Jina. Fenrir s’approcha d’eux.

-Qu’est-ce qui s’est passé ? Où est la petite ?

Lynris avait le regard sombre. Ce fut Anor qui répondit.

-Nous l’avons laissé dans un orphelinat. Un monastère où l’on s’occupera bien d’elle. C’était la meilleure chose à faire.

Lynris avait les dents serrées.

-Les dangers que nous risquons d’affronter sont trop grands pour une fillette. Je ne veux pas qu’elle y soit confrontée. Mais je jure que quand toute cette histoire sera terminée, je reviendrais la chercher. Je le jure sur tous les dieux que je connaisse.
-Vous avez pris la bonne décision, dit doucement Roderick en posant une main réconfortante sur l’épaule de la Dunmer. Et toi, tu…
-Ne me touche pas !

Lynris se dégagea violemment et s’éloigna d’un pas rageur. Roderick resta figé un instant. Il vit la jeune femme disparaître dans la foule. Shuzug secoua la tête et soupira. Fenrir passa son regard sur ses compagnons.

-Qu’est-ce qu’on fait ?
-Allez acheter des chevaux, ordonna Raizo, et attendez-moi aux portes de la ville. Je vais la chercher.
-Non, c’est moi qui y vais, intima Roderick d’un ton ferme.

Sans un regard en arrière, il s’élança à la poursuite de la jeune femme.

Peil
Peil
Niveau 62
16 décembre 2013 à 10:19:21

Lynris se mit en garde. Elle était dans une situation plutôt dangereuse. Clairement en position d’infériorité. Et avec un fouet pour seule arme. Certes, ses adversaires n’étaient pas très forts, mais un homme à l’esprit embrouillé par l’alcool pouvait devenir très violent.
« Garde ton sang-froid et analyse la situation avant de frapper, fit la voix de Zemir dans sa tête. L’observation est l’action qui ouvre chaque combat. »
Lynris passa son regard sur ceux qui lui faisaient face. Le plus proche, et le plus dangereux, était celui au couteau. Il se trouvait à sa droite. Elle remarqua qu’il pliait trop la jambe et qu’il était ainsi dans un équilibre plutôt précaire. Quand à son couteau, il était trop désaxé par rapport au reste de son corps. Le prochain coup qu’il porterait serait donc lent et prévisible.
Elle le vit ramener lentement son bras en arrière.
« Ne laisse jamais ton adversaire prendre l’ascendant sur toi, rugit mentalement Raizo dans son esprit. Frappe la première ! »
Lynris s’élança.
D’un pas de danse, elle arriva au niveau du Khajiit au couteau. Elle pivota sur elle-même et lui cogna la tempe d’un mouvement rotatif puissant. Dans la même seconde, sa jambe se déplia et son talon percuta la rotule de son adversaire, la brisant net. Puis, son poing remonta et heurta un point sensible de la mâchoire du Khajiit.
L’ivrogne s’écroula, mou comme une poupée de chiffon. Son couteau rebondit sur le sol avec un tintement métallique.
« Bien, entendit-elle approuver Zemir. L’adversaire le plus menaçant est hors d’état de nuire. Et le tout en moins de deux secondes. »
« Profite de leur surprise pour les attaquer, intima Raizo. Ne leur laisse aucun instant de répit ! Le combat doit être terminé avant qu’ils ne s’en rendent compte ! »
Sans attendre que les autres se remettent de leurs émotions, elle bondit vers le second.
Et elle avait un grand sourire sur le visage.

Quand Roderick arriva dans la ruelle, il vit, au loin, Lynris aux prises avec quatre hommes. Absorbée par le combat, elle ne l’avait pas vu. Le sang du jeune homme ne fit qu’un tour. Il porta la main à son arc, bien décidé à planter une flèche dans la tête de chacune de ces ordures.
Une main se posa subitement sur son épaule. Il fit volte-face, prêt à frapper, mais c’était Raizo qui se tenait là.

-Qu’est-ce que tu fais là ? lança-t-il au vieux Khajiit. Tu m’as suivit ?

Raizo lui fit signe de se taire. Il avait le regard braqué sur Lynris et ses agresseurs. Roderick ne tenait plus en place.

-Eh ben alors ?! Il faut qu’on intervienne !
-Tu ne lui rendrais pas service.
-Mais… Pourquoi ?
-Tais-toi et regarde. Ne te rends-tu donc pas compte de ce qui est en train de se passer ?
-Euh… Non.

Raizo sourit de toutes ses dents.

-Elle apprend. Et elle a l’air de follement s’amuser.

Lynris évita de peu le poing qui fusait dans sa direction. Elle vit du coin de l’œil un ivrogne se ramasser pour attaquer. D’un coup sec, elle détendit son bras et son poing percuta son arcade sourcilière, ce qui le fit grogner et tituber.
La Dunmer fit volte-face pour voir un deuxième coup arriver. Elle exécuta une pirouette et le sentit frôler sa nuque.
Tout était nouveau pour elle. C’était en fait la première fois qu’elle menait un véritable combat, seule, et qu’elle mettait sa vie en jeu, car il était évident que les ivrognes étaient bien décidés à la tuer.
Elle découvrait de toutes nouvelles sensations, qu’elle n’aurait jamais cru pouvoir ressentir. L’adrénaline d’un combat mal engagé, le plaisir de sentir le poing de l’adversaire l’effleurer, la jouissance du craquement d’un os après uns de ses coups, la chaleur qui l’envahissait à chaque fois qu’elle bougeait…
Elle avait l’impression que tous ses sens étaient amplifiés. Elle se sentait véritablement bien. Enfin, elle comprenait ce que pouvait ressentir Roderick en plongeant dans une bataille, l’état qu’elle n’avait cessé de vouloir atteindre, en vain, pour lui ressembler.
Elle se décala et laissa passer un Khajiit la chargeant. Elle crocheta son poignet, referma les doigts sur sa nuque et lui bloqua la cheville avec son propre pied. Presque sans effort, profitant uniquement de l’élan et de la force de son adversaire, et la retournant contre lui, elle le projeta au sol d’une traction, comme Zemir lui avait montré.
La tête du Khajiit heurta la rue froide avec un bruit sourd et il resta là, inerte, complètement sonné.
Elle se retourna et porta la main à son fouet.
D’un geste, elle le déroula. Une lueur d’inquiétude apparut dans les yeux des trois derniers ivrognes. Ils commençaient petit à petit à comprendre.
Il y eut un sifflement, puis le fouet en cuir claqua sur le visage de l’uns d’eux. Il gémit et tomba à genoux, du sang dégoulinant de la longue balafre sur son front. Un deuxième s’élança avec un cri de rage.
La lanière, tel un serpent, s’enroula autours de sa cheville. Lynris tira d’un coup sec et le Khajiit s’écroula, roula au sol et s’arrêta à ses pieds. Elle lui asséna un coup de poing sur le sommet du crâne qui le mit hors d’état de nuire.
Le dernier se détourna et s’éloigna en courant et en hurlant.
Lynris soupira. Son fouet retomba mollement au sol. Et une pluie fine et glacée se mit à tomber au même moment. Elle essuya sa joue. Dans l’ivresse du combat, elle n’avait pas remarqué qu’on avait réussit à la blesser et qu’un filet de sang coulait.
Cinq corps silencieux gisaient autours d’elle.
Des bruits de pas retentirent derrière elle.
D’un bond, elle se retourna, prête à faire face à de nouveaux ennemis. Mais ce n’était que Roderick et Raizo.

-Vous, dit-elle. Vous… Vous m’avez poursuivit ?

Elle baissa les yeux.

-J’ai… J’ai…

Elle s’était juré de les sermonner quand elle les reverrait. Pourquoi en était-elle subitement incapable ? Tout le courage qui avait pris possession d’elle pendant le combat s’était envolé, et il ne restait plus que de la honte.
Remarquant que ses deux compagnons ne disaient rien, elle leva la tête. Et c’est avec stupeur qu’elle vit qu’ils souriaient.
Une lueur était apparue dans leurs yeux à tous d’eux. De la fierté, dans ceux de Raizo. Une fierté immense et inqualifiable. Et dans ceux de Roderick, eh bien… La même lueur qu’il avait quand il faisait face à Shuzug, Raizo, Fenrir ou Anor. Des gens qu’il traitait d’égal en égal. Une lueur qu’il n’avait jamais eue en posant les yeux sur la Dunmer, mais qui, maintenant, brillait comme deux flammes.

-Allons-y, fit Raizo. Les autres doivent nous attendre aux portes de la ville.

Il fut un temps où ils auraient entourés la petite et frêle Lynris pour la réconforter, lui demander si elle n’avait rien, la sermonner et lui interdire de se mettre ainsi en danger, ou entourés ses épaules de leurs bras pour la mener dans un lieu sûr.
Mais ce temps aussi était bel et bien révolu.
Ils se détournèrent sans un mot, comme ils l’auraient fait avec n’importe quel compagnon, comme Shuzug ou Anor, parfaitement capable de se débrouiller seul, et sur lequel on n’avait pas besoin de veiller.
Lynris sourit.
Pour la première fois, elle se sentait appartenir vraiment à leur famille.

Blue_Salamander
Blue_Salamander
Niveau 7
16 décembre 2013 à 19:49:50

Sympa, j'aime beaucoup l'évolution du personnage de Lynris. Je me demande jusqu'où elle va aller :oui:

Très bon chapitre encore une fois :ok:

SkyCraftGames
SkyCraftGames
Niveau 8
16 décembre 2013 à 22:56:09

Sweet! :bave: Lynris devient plus forte a ce que je vois
Bon chapitre :ok:
SUITTTTEEEE :hap:

grdkk69
grdkk69
Niveau 7
17 décembre 2013 à 11:15:03

Je sais pas ce que je préfère !! l' incroyable richesse de tes description des villes et des ambiances ou les combats que tu sais tellement bien rendre vivant et attractif !! c' était super merci!! sinon le Dovahkiin est peut etre pas le plus fort mais moi quand je suis le Dovahkiin je suis imbattable lol !! ;)

BarbeMauve
BarbeMauve
Niveau 8
17 décembre 2013 à 20:39:42

Je préviens qu'à partir de maintenant, pour cause de pseudo bannis, c'est avec celui-ci que je posterais les chapitres ( je suis Peil ).

Chapitre 97 :

Galmar parcourait lentement la cour du Palais des Rois, où des rangées de jeunes soldats Sombrages s’entraînaient en frappant dans le vide, au rythme de la voix du général Nordique, de leurs épées de bois.
Ulfric, les bras croisés dans le dos, observait ce spectacle avec un sourire en coin flottant sur son visage, depuis la fenêtre de sa chambre. Il se souvenait encore de l’époque où il s’exerçait de la même façon, à Mornefort, sous le regard autoritaire de son sergent, du temps où il faisait parti de la Légion.
Soudain, les flammes de sa cheminée, quasiment éteintes, se mirent à brûler avec une vivacité inouïe, brusquement ravivées par une force inconnue. Ulfric n’eut pas besoin de tourner la tête pour deviner qu’Androthi venait d’entrer.
Sa simple présence faisait redoubler la chaleur du feu, sans même qu’il n’y touche. Un sacré mystère.
Le Thalmor ôta ses gants de soie. Ulfric lui lança un regard. L’Altmer ne portait qu’une fine robe mauve et une capuche rabattue sur sa tête, de laquelle dépassaient de longs cheveux pâles. Il était plutôt beau, mais il y avait dans son regard une… une sorte de folie froide, quelque chose qui rendait mal-à-l’aise et qui contrastait avec le sourire aimable qu’il arborait.

-Où étais-tu ? demanda Ulfric.
-J’arpentais les remparts de la ville. Je me promenais dans le marché. Je vagabondais dans le Quartier Gris… Je ne supporte pas l’inactivité, alors à défaut de pouvoir sortir de la cité, comme me l’ont ordonnés mes supérieurs, je bouge sans cesse.
-Je me demande encore comment tu arrives à sortir dehors avec une tenue de Thalmor.
-Un sortilège mineur qui pousse les gens à regarder autre part quand je passe. C’est assez amusant.
-De la magie.

Ulfric avait craché ce mot. Les arcanes le dégoûtaient. En vérité, il les craignait. Une épée, une hache ou une masse de guerre, on pouvait la voir, la sentir, la toucher, frapper avec et décapiter un homme d’un revers. Mais la magie… La seule qu’il supportait était le Thu’um, mais il ne s’en servait guère.
Il préférait le fracas des lames et le choc sourd des boucliers qui se cognent.

-Comment fais-tu pour ne pas avoir froid avec ce que tu portes? lança Ulfric.
-Et vous ?
-Je suis un Nordique. Mon organisme est naturellement adapté aux températures de Bordeciel. Mais toi… Un autre Altmer gèlerait sur place en posant un pied dehors.

Androthi sourit de toutes ses dents en se versant une coupe de vin.

-La Flamme brûle en moi, je vous l’ai déjà dit. Elle tient à l’écart le vent, la neige et le froid. Un maître du feu ne craint pas les éléments.

Ulfric avait déjà vu le Thalmor marcher dans la neige. Celle-ci fondait sous ses pas. Quand il s’était rendu compte de cela, il avait frissonné.

-J’ai fais tout ce que tu m’as dit.
-Et ?
-Ca n’avance pas. Mes jarls complotent contre moi. Les seigneurs étrangers se moquent de ma politique. Les régions du Sud ont coupés tout commerce avec moi. Et mes hommes s’impatientent. Je leur ai promis la guerre.
-Et tu l’auras.

Ulfric grogna et se remit à regarder par sa fenêtre. Androthi s’assit dans un fauteuil et sirota sa coupe de vin.

-Le Domaine Aldmeri était censé m’aider, fit le Nordique.
-Et il t’a aidé. N’est-ce pas grâce à moi que tu as pu repousser l’Empire et rendre son indépendance à Bordeciel ?
-Si, mais… J’ai l’impression de ne pas être maître de mes décisions. Je fais ce qu’on me dit et je me tais. Ca ne me plait pas. Si mes hommes savaient que je travaillais pour le Domaine et que je ne devais ma prise de pouvoir qu’aux Thalmors, ils me tueraient.
-C’est pour ça qu’on m’a envoyé, moi. Je sais rester discret.

Androthi s’empêcha de ricaner. Ce pauvre Ulfric était un idiot. Il ne se rendait même pas compte qu’il était une marionnette, et que la seule raison pour laquelle le Domaine Aldmeri l’avait aidé avait été d’affaiblir l’Empire en écrasant sa Légion en Bordeciel.
Dès qu’ils jugeraient Ulfric inutile, Androthi serait chargé de s’en débarrasser. Ce n’était qu’une question de temps, mais cela ne saurait tarder. Sauf si Ulfric acceptait de révéler officiellement qu’il était un serviteur du Domaine. Dans ce cas là, Bordeciel deviendrait un état vassal du Thalmor et Ulfric pourrait garder son trône.
Enfin, Androthi doutait qu’Ulfric accepte. Cette annonce lui coûterait sa tête. Dans tous les cas, c’était un homme mort, et Bordeciel était condamné.
Il était amusant de voir les Sombrages s’entraîner. Ces pauvres hommes, enorgueillis par leur victoire face aux Légionnaires, ne se doutaient pas que sans l’aide du Domaine, ils se seraient fait massacrer. Alors quand ils verraient débarquer des escouades entières de Thalmor dans leur ville…
Dommage qu’Androthi ne pourrait pas assister à ce spectacle. Il avait déjà reçu une missive. Il devrait bientôt se rendre en Elsweyr pour contacter les agents du Domaine infiltrés là-bas. A la cour du roi Karjyo. Felisia et les Quatre.
Leur mission était de protéger la princesse Lewyna. Androthi savait qu’elle avait été l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat depuis plusieurs mois. De qui ? Androthi devrait le découvrir. Dans tous les cas, il serait présent lors de la Réunion.
C’était un moment très important, et le Thalmor devait s’assurer que tout se passerait bien. Le moindre incident pourrait prendre des proportions insoupçonnées.
Seule l’entente entre le royaume d’Anequina et le royaume de Pellitine garantissait la présence du Domaine en Elsweyr. La Réunion était le symbole même de cette cohésion entre les deux royaumes, et de leur appartenance au Domaine. Si cette entente volait en éclat… La guerre prendrait un tournant radical.

« Je m’inquiète pour rien, pensa Androthi. Nous avons les meilleurs dans notre camp. »

-‘Fais… Fais chaud… haleta Fenrir, la bouche grande ouverte et la langue pendante.
-Effectivement, le soleil tape fort, répondit Raizo d’un ton neutre.
-‘Ai… ‘Ai soif… continua le petit Dunmer.
-Tiens, fit Roderick en lui tendant une outre en cuir. Une seule gorgée, hein. Juste pour t’humecter le palais.

Fenrir saisit la gourde que lui passai le Bréton et porta le goulot à ses lèvres. Elles étaient gercées et craquelées. Ses joues, brillantes et fraiches la veille, étaient maintenant creuses et sèches. Le désert avait un effet désastreux sur le voleur.

BarbeMauve
BarbeMauve
Niveau 8
17 décembre 2013 à 20:40:02

-T’as une sale mine, remarqua Roderick.
-Je ne supporte pas la chaleur, balbutia Fenrir en avalant une minuscule gorgée d’eau. C’est pour ça que d’habitude, je vis la nuit.
-Crois-moi, ricana Raizo. Lorsque l’on sera plus avancé, tu trembleras à l’idée que le soleil se couche. Car les nuits du désert d’Anequina sont plus glaciales que la toundra de Bordeciel. Et ses habitants, bien plus dangereux.

Roderick mit sa main en visière et observa l’horizon. Rien. La plaine aride et caillouteuse, d’une couleur ocre terne, s’étendait à perte de vue, telle un océan de roche sablonneuse, sans la moindre vague.
Aucun bruit ne venait troubler le silence ambiant, excepté les discussions de la petite troupe et les sabots de leurs montures claquant contre le sol. Ils avaient quittés Corinthe la veille et avaient passés la frontière d’Anequina. Ils entamaient désormais la dernière ligne droite avant Orcrest, la cité qu’ils devaient rejoindre, l’endroit où se trouverait leur informateur, un dénommé Mordred.
Roderick porta sa main à sa sacoche dans laquelle se trouvait toujours la lettre que leur avait remise Grezärd, le chef des Mille-Yeux. « Rendez-vous à Orcrest et donnez ça à un certains Mordred », qu’il leur avait dit.
Sans bien sûr leur donner la moindre information sur le dit Mordred.
Tout ce que savait Roderick, c’est que cet homme les aiderait à contacter les Jiikharis. Son voyage touchait à sa fin. Bientôt, il pourrait lutter à armes égales face au Rôdeur, et la traque se terminerait pour de bon, car l’un d’entre eux n’en sortirait pas vivant.
Le jeune homme y était préparé. Pourtant, le simple fait de penser qu’il allait peut-être bientôt mourir le faisait frissonner. Un imperceptible frisson, mais néanmoins présent.

-Que ce soit clair, leur avait dit Raizo au matin, avant qu’ils ne démontent le camp et ne s’engagent véritablement dans le désert d’Anequina. C’est la dernière étape de notre voyage, mais aussi la plus difficile. La plus dangereuse. Il n’existe aucune route dans le désert d’Anequina. Toutes le contournent. Et ce n’est pas pour rien que même les Thalmors et les Fantassins Tyriens n’y pénètrent jamais. A partir de maintenant, nous sommes en territoire totalement hostile. Ici, tout cherchera à vous nuire. Tout.

Il avait passé un regard dur et grave sur ses compagnons.

-La chaleur impitoyable vous épuisera. La soif et la faim vous rendront fous. La nuit, le froid et l’obscurité vous paralyseront. Les créatures qui hantent ces lieux font parties des plus redoutables qui existent en Tamriel. Seuls quelques nomades et voyageurs expérimentés sont capables d’entreprendre la traversée du désert d’Anequina et de la mener à bien. Ici, il faut lutter à chaque instant pour sa survie.
-Pourquoi nous dis-tu ça, tout d’un coup ? avait demandé Anor.
-Je préfère vous prévenir. Jusqu’à maintenant, je pouvais vous protéger sans problèmes, mais à désormais, je ne peux plus garantir votre sécurité, car même pour moi, la suite du voyage sera une épreuve.

A ces mots, tous avaient déglutis. Si même un mercenaire comme Raizo craignait ce désert… Mais Roderick avait acquiescé.

-C’est vrai, chacun a sa vie entre ses mains, et en fait ce que bon lui semble. Si quelqu’un veut abandonner, qu’il le dise. Il n’y a aucune honte. Après tout, nous ne sommes même pas sûr d’en sortir vivant.

Shuzug avait émis un petit rire.

-Tu crois vraiment que l’un d’entre nous va baisser les bras maintenant ? Après tout le chemin qu’on a parcouru ?

Ils avaient donc continués leur route. Tous ensembles.
Fenrir commençait à regretter de ne pas avoir fait demi-tour tant qu’il était encore temps.

-On ne peut pas accélérer la cadence ? lança Lynris. A ce train là, nous n’atteindrons Orcrest que dans une semaine. Voire plus.
-Non, nous devons ralentir le rythme, répondit Anor en essuyant son front luisant de sueur. Sinon, nous allons tuer les chevaux. Même nous qui ne marchons pas, nous sommes déjà épuisés.
-Mouais…
-A ce propos, jeune fille, fit Raizo. Pas d’entraînement ce soir. Ni les autres soirs. Jusqu’à ce que nous soyons sortis de ce désert.
-Pourquoi ? s’exclama la Dunmer.
-Trop dangereux. Je préfère que tu économises ton énergie pour la journée et que tu sois toujours en forme. On ne sait pas ce qui pourrait arriver.

Lynris grogna et détourna la tête. Roderick but une gorgée d’eau et referma l’outre avant d’être tenté d’en prendre encore une. Il l’accrocha à la selle de son cheval et soupira. Deux vautours passèrent au-dessus de sa tête et disparurent dans le ciel azuré en lâchant des cris.
Ils continuèrent ainsi pendant quelques heures.
Alors que le soleil commençait à lentement à se coucher et que le ciel prenait des teintes roses et oranges, Roderick, qui chevauchait en tête, aperçut une forme, au loin. Il fit signe à ses compagnons de ralentir et leur cria qu’il allait voir ce que c’était.
Saisissant son arc et y encochant une flèche, le jeune homme talonna sa monture et s’approcha de l’objet qui avait attiré son attention. Il lui fallut une petite minute pour le rejoindre. En arrivant à son niveau, Roderick fit une grimace.
C’était une carriole renversée, aux roues en miettes et à la toile déchirée. Deux cadavres de chevaux desséchés et éventrés gisaient là, la langue pendante et les orbites creux, leurs yeux dévorés depuis longtemps par les charognards.
Les conducteurs de la carriole, eux, avaient vraisemblablement disparus. Roderick mit pied à terre et rangea sa flèche dans son carquois, gardant néanmoins son arc en main. Il entreprit de faire le tour de la scène en inspectant l’intérieur de la carriole. Elle contenait des tonneaux et des caisses, contenant sans doute de la nourriture en temps normal. Les couvercles avaient été arrachés, ou pulvérisés à la hache, et le contenu s’était envolé.
Roderick posa un genou à terre et jeta un œil sous la carriole. Il aperçut un carreau d’arbalète fiché dans le sol, invisible si l’on ne collait pas sa joue par terre et si l’on ne le regardait pas dans un bon angle.

-Une attaque de bandit.

Roderick tourna la tête pour voir Raizo s’approcher. Ses compagnons le suivaient, une dizaine de mètres en arrière. Le Bréton se redressa et s’épousseta.

-Des bandits ? Dans le désert ? Je croyais que personne ne pouvait vivre ici.
-Certaines tribus de nomades ont apprivoisés cet environnement hostile. Elles ne sont guère nombreuses mais particulièrement féroce, quand on s’aventure sur leur territoire. Ils sont très doués pour pister les voyageurs et leur tendre des embuscades.
-Tu penses qu’on doit s’en faire ?
-Non, répondit le vieux Khajiit en humant l’air. Je pourrais les repérer à leur odeur depuis plusieurs centaines de mètres, sur un terrain aussi dégagé. Et ils n’ont pas l’habitude de se laver, si tu vois ce que je veux dire.
-Je vois, je vois.

BarbeMauve
BarbeMauve
Niveau 8
17 décembre 2013 à 20:40:51

Roderick se hissa sur sa monture.

-Eloignons-nous d’ici, intima Raizo.

Ils continuèrent à chevaucher une heure durant avant de prendre la décision de s’arrêter pour la nuit, près d’un arbuste sec et rabougris aux branches épineuses, dressé là, seul, au beau milieu de la plaine rocailleuse, guerrier végétal ayant dompté la chaleur et l’aridité, forçant presque le respect.
Anor fit un geste du doigt et une flamme s’alluma, sans la moindre brindille ni étincelle. Lynris lui lança un regard étonné.

-Tu te décides à nous aider ?
-Il vaut mieux ne pas gaspiller d’énergie à allumer un feu. Je te rappelles que je n’use de ma magie que lorsque cela est réellement nécessaire. J’ai jugé que oui.

Le mage descendit de sa monture et s’étira. Fenrir se laissa presque tomber à terre, haletant. La nuit étant en train de reprendre ses droits, une brise fraîche souffla sur le camp. Un murmure joyeux traversa la petite troupe.
Fenrir se redressa sur un coude.

-Ah, enfin un peu de vent frais… J’ai l’impression d’être au paradis.
-Dans quelques heures tu seras roulé en boule dans ta cape et tu pleureras en repensant à la chaleur de la journée et en priant pour qu’elle revienne, dit Raizo. Et tes larmes gèleront sur tes joues.
-Fais-moi peur.

Tous s’assirent autours du feu. Roderick, allongé, regardait le ciel nocturne et les étoiles qui y brillaient. Shuzug lui tendit un morceau de viande séchée. Le jeune homme l’attrapa au vol et mordit dedans goulument. Il était affamé.
Lynris se pencha vers lui.

-Dis, Roderick…
-Quoi ?
-Tu ne veux pas la lire ? Tu sais… la lettre de Grezärd.
-Je ne ferais pas cela si j’étais toi, intervint Anor avec un sourire. Il y a apposé un sceau. Je doute que notre informateur soit ravi en se rendant compte que nous l’avons ouvert et que nous avons pris connaissance de son contenu avant lui.
-Exact, fit Shuzug en buvant une gorgée d’eau et en passant l’outre à Raizo. Réfrène ta curiosité, jeune fille. Je ne sais pas ce que ce Grezärd a écrit et je m’en moque. Du moment qu’il nous mène aux Jiikharys.
-Le vrai problème va être de trouver l’informateur, soupira Roderick en ôtant sa sacoche et en la posant par terre. Ce Mordred…
-Je ne le connais pas, dit Raizo, mais nous nous renseignerons sur place.

Ils dînèrent silencieusement. Seul le bruit des mastications résonna pendant une dizaine de minute sur le camp silencieux. Fenrir jouait distraitement avec un de ses poignards, Anor semblait absorbé par la contemplation des Lunes, Shuzug frottait une tâche sur son épaulière…
Et soudain, un hurlement retentit, dans le lointain.
Un cri inhumain, à glacer le sang, passant d’un grondement grave et montant dans des aigues insupportables, avant de disparaître dans un gargouillement bestial épouvantable.
Tous sursautèrent et ouvrirent des yeux ronds. Roderick pâlit. Il avait instantanément tiré une flèche de son carquois et tiré la corde de son arc jusqu’à sa joue. Des petits arcs électriques grésillaient entre les doigts d’Anor. Shuzug avait refermé sa main sur sa hache. Fenrir s’était levé d’un bond, un poignard dans chaque main. Lynris avait déroulé son fouet en une seconde. Et Raizo avait à moitié dégainé son katana.
Roderick scruta les alentours, sans rien voir, dans l’obscurité.
Il se leva et tourna sur lui-même, sa flèche prête à partir. Chacun retint sa respiration.
Le cri retentit une seconde fois, tout aussi effrayant, faisant frissonner le jeune homme. Plus proche. Bien plus proche.

-Faites vos affaires ! hurla Raizo. On s’en va !
-Anor, éteint le feu ! ordonna Shuzug.

Le mage avait déjà agis. D’un claquement de doigt, il avait réduit ses flammes à néant. D’un autre, il avait fait léviter les affaires de tous les membres de la troupe et les avait ordonnés, puis attachés à la selle des chevaux.
Il jeta un dernier regard en arrière et se hissa sur sa monture.

-Qu’est-ce que c’est, bordel ? lança Fenrir.
-Aucune idée, répondit Raizo d’une voix inquiète. Et je préfère ne pas le savoir.
-Le genre de créature qu’on n’a pas envie de rencontrer, approuva Anor.

Un troisième cri retentit, bien trop proche. Roderick estima qu’à la vitesse à laquelle la bête qui rugissait se dirigeait dans leur direction, elle serait sur eux dans moins de trente secondes. Pourtant, il ne voyait toujours rien à l’horizon. L’éclat des Lunes ne l’aidait pas beaucoup.
Il monta sur son cheval et le talonna. Sa monture partit comme une flèche.
Ses compagnons ne se firent pas prier pour l’imiter.
Ils chevauchèrent ainsi aussi vite qu’ils le purent pendant une bonne demi-heure, leurs chevaux étant aussi paniqués qu’eux. Finalement, Roderick ralentit quand il fut sûr qu’ils avaient définitivement semé la… chose. Fenrir arriva à son niveau.
Le petit Dunmer se passa la main dans les cheveux.

-Mince, alors… Comment être tranquille dans un tel endroit ?
-Comment vas-t-on dormir cette nuit, surtout.
-Quelqu’un a encore sommeil ? lança Shuzug d’une voix forte. Non ? Alors en route.

Ah, et il y a une petite référence à GoT dans le chap ( en... encore une ? :ouch2: ), on verra qui la repèrera en premier :hap:

Mont-Cul
Mont-Cul
Niveau 10
17 décembre 2013 à 20:54:40

:bave:

Boursouflures
Boursouflures
Niveau 5
17 décembre 2013 à 21:12:39

Et à Ellana, ils rencontrent un animal semblable :noel:

Blue_Salamander
Blue_Salamander
Niveau 7
17 décembre 2013 à 21:20:28

Effectivement, j'ai cru reconnaître quelques passages inspirés de Bottero :hap:

Excellent chapitre, on est bien dans l'ambiance :oui:

Boursouflures
Boursouflures
Niveau 5
17 décembre 2013 à 21:25:11

Vous voyez, je ne suis pas fou ! Hein, hein, je ne suis pas fou ! :fou:

Mont-Cul
Mont-Cul
Niveau 10
17 décembre 2013 à 21:27:59

Mais en fait on n'a jamais vu Anor se battre.
On l'a juste vu quelques fois donner quelques coups d'eclairs :hap: , je me demande combien il peut etre fort.

herr_doom
herr_doom
Niveau 38
17 décembre 2013 à 21:29:55

Un ancien Psijique, c'est forcément monstrueux :hap:
Sinon, un bon chapitre :ok:

Mont-Cul
Mont-Cul
Niveau 10
17 décembre 2013 à 21:32:08

Comme d'habitude :hap:

_Harkness_
_Harkness_
Niveau 12
17 décembre 2013 à 21:48:59

Mordred, fils illégitime et consanguin du roi Arthur :hap:

Moulin-Wesh
Moulin-Wesh
Niveau 10
18 décembre 2013 à 11:54:57

Le seul truc que je trouve dommage c'est que Bordeciel (et donc ses habitants) soit en quelque sorte relégué au poste de débile consanguin qui ne savent faire autre chose que de se battre :(
Ou alors c'est qu'une impression ?

Sinon c'est du très bon, comme d'habitude.

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