Super continu comme ça. Très bon début. ![]()
![]()
Un ptit com siouplait ![]()
Bon. ![]()
Faut pas réclamer des comms comme ça...
Ce dernier chapitre n'est pas mauvais du tout ! Reste la seule chose que je n'aime pas : la surenchère. Mais on passe outre grâce à l'ambiance dans laquelle on est jeté ![]()
C'est quand qu'il y a un garde qui se prends une flèche dans le genou ![]()
Chapitre 9 :
-Alors, demanda Zwee-Toï à Roderick, qu’as-tu prévu de faire maintenant ?
La petite troupe composée des quatre Argoniens et du Bréton avançait tranquillement sur un chemin longeant la rivière Karth, celle qui traversait Solitude pour se jeter dans la Mer des Fantômes. Ils tiraient leurs montures par la bride, préférant économiser leurs forces pour plus tard.
-Je n’ai rien prévu de faire. Au départ, je voulais me servir de l’argent gagné au tournoi pour rejoindre Faillaise et m’engager comme garde du corps de la famille Roncenoir.
-Pour quelle raison souhaitais-tu fréquenter ces pourritures de Roncenoir ?!
-Ils sont riches, ils payent bien, ils sont puissants, ils sont influents, et ils ont des contacts avec diverses guildes de Bordeciel, dont la Confrérie Noire, à ce qu’il parait.
-Tu veux devenir assassin ?
-Non, non… Je ne vis pas comme toi et tes amis, Zwee-Toï. Je ne recherche pas l’argent. Je voyage pour voyager et perfectionner mon art de l’archerie. La Confrérie Noire aurait été intéressante pour y développer de nouvelles techniques. Ou rejoindre les Compagnons de Blancherive. De redoutables chasseurs. L’influence des Roncenoir m’aurait facilité l’accès à certaines guildes.
-Tu aurais tout simplement pu devenir un voleur. Leur présence dans les bas-fonds de Faillaise est connue. La guilde t’aurait sans doute acceptée.
-Voler ne m’intéresses pas le moins du monde.
-Bon, et tes projets ont changés alors ?
-Oui. J’ai décidé de vous accompagner quand j’ai appris que vous vous rendiez au Marais Noir. Cet endroit m’a toujours fasciné mais il n’est pas aisé d’y pénétrer. La faune locale, les marais insondables, les autochtones sauvages… Si l’on n’est pas accompagné d’un Argonien qui est originaire de là-bas, il est compliqué de s’y faire accepter, et encore plus d’y survivre, tout simplement.
-Qu’est-ce qui t’attire, dans le Marais Noir ? Pour la plupart des gens, ce ne sont que des étendues marécageuses putrides à perte de vue, et un nid à bactérie.
-Je ne me fie pas à ce que disent les gens. Je veux voir ça de mes propres yeux. Il parait qu’il y là-bas des arbres géants qu’on ne trouve que dans ces lieux, ou des monstres effrayants qui se tapissent dans la vase. Rien que ça, ça suffit à exciter ma curiosité.
Zwee-Toï ricana.
-Si tu veux voir des arbres géants, rends-toi en Val-Boisé ou dans l’Archipel de l’Automne. Pour les monstres effrayants, si tu restes en Bordeciel, tu auras peut-être l’occasion de tomber sur un dragon… Inutile de se déplacer jusqu’en Argonie.
-Bon, si tu veux savoir, les chasseurs Argoniens sont très réputés dans le milieu du tir à l’arc. Ca te va comme raison ?
-Il fallait le dire tout de suite, peau lisse.
-Si tu m’appelles peau lisse, je t’appelle peau écailleuse.
-Tu te lasseras plus vite que moi.
-Eh, les gars, retournez-vous, ça vaut le coup d’œil, fit Itan en pointant son doigt derrière la troupe.
Tous se retournèrent. Ils en furent bouche-bée.
Au loin se dessinait le gigantesque rocher sur lequel se trouvait Solitude, la ville qu’ils avaient quittés la veille. Mais le soleil levant, illuminant la rivière et le port, ainsi que le rocher, et les rayons orangés brillant à travers les voiles des navires, était un spectacle magnifique.
-Bordel, fit Okaw, quel panorama…
-J’en verserais même une larme, dit Itan en faisant semblant de renifler.
Les Argoniens ricanèrent.
En fin de matinée, ils atteignirent les marais qui bordaient la région de la Solitude et séparait la capitale de la petite ville de Morthal. Ils le traversèrent à cheval et aperçurent les toits des chaumières de Morthal alors que l’après-midi était bien entamé.
Une brume épaisse flottait dans l’air.
-Ca me rappelle la maison, fit Ri-Saars. Ah, la bonne odeur du brouillard, de l’eau boueuse, des marécages, des arbres morts.
Zwee-Toï se dressa sur ses étriers et lança à ses compagnons d’une voix forte :
-On va faire une pause à l’auberge de ce petit bourg, les gars. Laissez vos chevaux à l’extérieur.
-Ce n’est pas un petit bourg, remarqua Roderick. C’est l’une des villes principales de la province et le siège de la châtellerie de Hjaalmarche.
-Ce patelin paumé ? s’exclama Itan.
-Ta gueule, le stoppa Okaw. Du moment que leur taverne nous sert un bon repas chaud, moi, la taille de la ville me convient parfaitement.
-Eh bien, expliqua Roderick en observant les maisons de pierre, le marais entourant Morthal peut expliquer le fait qu’il est extrêmement compliqué d’étendre les habitations. De plus, l’isolement de la ville fait que peu de gens souhaitent s’y installer, et donc que l’endroit est assez pauvre.
Un garde bloqua le passage à la troupe.
-Halte, voyageurs ! Vous vous trouvez aux portes de Morthal !
-J’vois pas de porte moi, souffla Itan à Zwee-Toï. De la boue et de l’herbe, ouais, mais pas de porte.
Le garde s’approcha.
-Ce ne sont que des formalités mais qu’est-ce qui vous amène à Morthal ?
-Nous comptions nous y restaurer et acheter quelques provisions avant de reprendre notre route vers Blancherive, grogna Ri-Saars.
-Vous êtes des pèlerins ? Vous vous rendez temple de Kynareth ?
-Non, répondit l’Argonien massif. Et en quoi ça vous regarde ?
-Simples formalités je vous ais dit. Excusez-moi de vous avoir agacés. Nous avons reçus une missive du jarl Elisif, il y a peu, et un tueur malfaisant rôderait dans les parages. Une vermine de la pire espèce. Il a tué plusieurs personnes à l’auberge de Solitude et a disparu dans la nature, alors il est fort possible qu’il passe bientôt par ici. Nous sommes sur le qui-vive.
Les membres de la troupe se regardèrent.
-Euh, oui, certes, lâcha Ri-Saars gêné. Bon, eh bien, bonne journée alors.
-N’hésitez pas à louer une chambre.
-Merci, hum, du conseil.
Le garde s’éloigna de quelques pas pour laisser passer les chevaux.
Quand ils furent assez éloignés, Itan éclata de rire.
-« Une vermine de la pire espèce » ! Il t’a bien décrit, Zwee-Toï !
L’Argonien ne prit pas la peine de répondre. Il attacha la bride de sa monture à l’extérieur de l’auberge et entra, après avoir été imité par les autres. L’intérieur de l’auberge était chaud, réchauffé par un agréable feu flambant au centre de la pièce.
Roderick commanda plusieurs chopes d’hydromel et un ragoût de horqueur pour cinq personnes, tandis que ses compagnons s’installaient à une table, au fond. La quasi-totalité était libre, l’auberge étant déserte.
Enfin, Roderick alla s’asseoir à son tour. Une serveuse vint poser un plateau au milieu de la table.
-Bon appétit messieurs, fit-elle d’un air blasé avant de s’éloigner à pas lents.
Zwee-Toï étala une carte de Tamriel sur la table.
-Bon, il va falloir décider d’un itinéraire.
-Facile, fit Roderick. On rejoint Blancherive, à cet endroit, et on échange nos chevaux contre des bêtes en forme. Ensuite, on passe par le Sud et on traverse Rivebois avant de longer les ruines d’Helgen. On passe la frontière, on dépasse Bruma et on continue jusqu’à Stormhold. Et là, on sera en Argonie.
-Simple, concis, j’aime ça, conclut Itan en plongeant sa cuillère dans le ragoût. A table !
L'histoire va bientôt démarrer.
Love this FIC <3
pk ya pa le gard ki
ce pran 1 flech den le jenou
Nan, je déconne, magnifique chap mec ![]()
Bon je voulais te mp, mais mon appli bug
Je te propose de venir sur ce topic.
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-19348-1265800-1-0-1-0-concerning-fiction.htm
Tu pourras y discuter de tout ce qui touche à la fic. Si tu veux des conseils pour l'écriture, n'hésites pas! L'ambiance y est bonne à condition de rester poli
Encore une fois
de le poster ici.
J'espères que tu viendras élargir notre communauté de ficteurs.
Salut ![]()
Ouais mais en attendant faut pas qu'il laisse tomber ses lecteurs
Tous les ficteurs sur la concerning arrivent très bien à écrire leurs fics ![]()
Et le concerning pourrait être propice à l'auteur.
J'adore la fic. Super bien écrit. Toutefois, quelques défauts. Mais cela tient de la disposition des textes, rien de grave. Espace plus. Sépare l'action, les dialogues et les descriptions, ça sera plus aimable à lire.
Et pour ne pas confondre les moments flashbacks et présent, pourrais tu mettre des " ********* " en dessous de la ligne ou quelque chose de la sorte afin de séparer les deux passages ? Par exemple :
Présent
Flashback
Mis à part ça, continue, c'est une très bonne fic !
Je sais que ça peut lui être propice, mais justement à force il va vouloir constamment améliorer son texte (ce qui est bien) mais va aussi vouloir parler à la concerning fiction (très bien) mais il n'aura plus de temps pour poser ses chapitre
On ne le force pas, rassure toi.
Et puis, il va pas passer sur le concerning une journée entière.
Remarque, tous les ficteurs là bas ont le temps de poster des chapitres dans la journée, inutile de s'inquiéter.
Chapitre 10 :
La troupe décida de dormir en ville, ne préférant pas risquer la traversée des plaines et des collines les séparant de Blancherive de nuit. Ils atteignirent la cité le lendemain, dans les environs de quinze heures.
La capitale économique de Bordeciel, la ville des marchands, le carrefour commercial, le lieu le plus animé de la région, tous les jours de l’année.
Les caravanes Khajiit se bousculaient aux portes de la ville. Des dizaines de gardes faisaient leur ronde au sommet des enceintes. La place du marché était bondée d’artistes, d’artisans et de marchands.
Des colonnes de prêtres et de pèlerins se dirigeaient vers le temple de Kynareth, pour prier, certains venus de l’autre bout de Bordeciel.
La cour de Jorrvaskr était toujours aussi bruyante, occupée par des guerriers en train de s’entraîner ou des mercenaires ivres faisant la fête. Comme à son habitude, l’auberge affichait complet et il était difficile même d’y entrer.
Au loin se dessinait Fort-Dragon. Les hautes marches qui y menaient étaient parcourus par divers gardes, bardes, serviteurs, nobles ou membres de la cour, descendant en ville ou grimpant au château.
-Ben mon vieux, lâcha Itan. Ca c’est autre chose que Morthal.
Les camarades se séparèrent pour la soirée. Zwee-Toï négocia une place dans l’auberge. Itan et Ri-Saars partirent refaire le stock de provision, au marché. Roderick s’occupa d’échanger les chevaux fatigués par des étalons neufs, aux écuries. Okaw, lui, monta au château pour rencontrer le fameux mage de la cour.
La nuit se passa sans encombre. Les membres de la troupe firent le tour des tavernes avant d’aller se coucher, tard dans la nuit. Le lendemain matin, alors que la cité dormait encore, ils reprirent la route.
Ils ne s’arrêtèrent à Rivebois que pour manger et passèrent près d’Helgen, sans toutefois y entrer.
Leur journée fut rythmée par une rencontre avec un troll des glaces, à l’entrée d’une caverne dans laquelle ils voulaient s’abriter. D’après Okaw, il devait être vieux et malade car Zwee-Toï en vint à bout tout seul, en quelques flèches bien placées.
La graisse récupérée sur le cadavre servit à réchauffer les Argoniens, très sensibles au froid et au climat de la province Nordique.
Le blizzard les surprit et ils passèrent la nuit dans un chalet abandonné, au pied d’une montagne. Ri-Saars dévoila à Roderick ses talents d’artiste en entonnant une vieille chanson Argonienne, d’une voix profonde. Itan, de sa voix plus aigue, se joignit à lui et ils parcoururent tout leur répertoire.
La plupart des chants étaient dans la langue ancestrale, le Jel, et Roderick n’y comprit rien – bien qu’il apprécia les sonorités et le rythme – mais quelques unes d’entres elles étaient dans la langue humaine.
C’étaient des chants mélancoliques qui évoquaient le Marais Noir comme un endroit familier, un foyer chaleureux pour tous les Argoniens, où ils venaient chercher le réconfort et où ils étaient en sécurité, et décrivait le reste de Tamriel comme un monde froid et où le danger guette, et ses habitants, des sauvages cruels et des démons à la peau lisse.
L’un des chants, racontant le destin d’un jeune Argonien parti chercher sa fiancée et arpentant Tamriel pour la retrouver, plu beaucoup à Roderick. Néanmoins, à la fin, l’Argonien apprenait que sa promise avait été réduite en esclavage et tuée au travail par des Dunmers. Il s’introduisit dans la demeure de l’ancien maître, le tua et se suicida par la suite.
Une énième chanson rappelant la haine des Argoniens envers les Elfes Noirs et leurs destins tragiques.
-Pas joyeuses vos chansons, fit le Bréton, allongé près du feu de cheminée.
-Hélas, elles reflètent le destin de notre race, répondit sombrement Okaw en aiguisant sa dague.
Le lendemain matin, ils repartirent sans se presser. La tempête s’était calmée et le temps était doux. Le soleil brillait et la neige blanche était éclatante. La troupe choisit de s’aventurer dans une forêt de pins.
Alors qu’ils approchaient de la frontière, Zwee-Toï, qui marchait en tête, s’arrêta brusquement et plongea dans un buisson. Les autres firent de même, comprenant un peu en retard.
Tapis dans les fourrés, ils regardèrent passer devant eux un groupe de cinq soldats du Thalmor et d’un mage Altmer, affichant son grade important dans l’organisation. Ils escortaient un prisonnier Orque. Celui-ci était chauve et couvert de tatouages. Il portait des traces de coups de fouet et était vêtu de haillons.
-On fait quoi ? murmura Itan.
-On les laisse passer, répondit Zwee-Toï, sans parvenir à étouffer la colère dans sa voix.
-Et on laisse ce pauvre type crever ? demanda Okaw en grinçant des dents. Aux mains de ces bâtards d’Elfe ?
-Je ne risquerais la vie de la troupe pour une vengeance personnelle, répondit sèchement le mercenaire Argonien. Ce n’est pas pour l’Orque que tu veux te battre.
-C’est ces fils de chienne qui ont tués Bazu !
Okaw n’avait pu s’empêcher de hausser le ton. Heureusement, les Thalmors étaient déjà loin.
Roderick remarqua que Ri-Saars, même s’il ne disait rien, ne tenait plus en place. Il avait porté la main à la poignée de sa hache et la serrait à s’en faire blanchir les phalanges. Ses yeux reptiliens étaient braqués sur les silhouettes des Elfes qui s’éloignaient de plus en plus.
-En les prenant par surprise à distance, on peut s’en faire trois à quatre sans qu’ils réagissent, proposa Roderick.
-Ils ont un mage avec eux, dit Itan. Les magiciens Thalmors sont triés sur le volet pour leur maitrise des arcanes. Ils font partis de l’élite. On n’a aucune chance face à un combattant de cette envergure. Il…
-Qu’importe ! hurla Ri-Saars en bondissant, la hache en mains. Pour Bazu !
-Merde ! cracha Zwee-Toï en sortant à son tours des fourrées.
Les autres l’imitèrent.
Roderick et son compagnon sortirent leurs arcs et encochèrent leurs flèches avant de tirer. Elles décrivirent des courbes harmonieuses avant de chuter dans la direction des Thalmors. Ceux-ci durent entendre un sifflement car ils se retournèrent.
La flèche de Zwee-Toï s’enfonça dans un défaut de l’armure d’un soldat. L’Elfe fut projeté en arrière et retomba sans vie dans la neige, qui se teinta de rouge. La flèche de Roderick, elle, ricocha sur un mur invisible.
Le mage eut un sourire.
-Des rebelles, dit-il d’une voix forte et amplifiée par un sortilège. Attrapez-les !
Au moment où il terminait sa phrase, Ri-Saars entra au contact. Il percuta le soldat le plus proche avec violence et abattit sa lourde hache d’arme en entonnant un chant de guerre Argonien. L’Altmer voulut parer le coup avec son bouclier elfique mais il fut littéralement pulvérisé par la force du coup.
Un revers puissant arracha la tête du soldat et elle rebondit sur le chemin pavé.
Le mage exécuta un signe complexe et des morceaux de glace commencèrent à s’amasser à ses côtés, jusqu’à former une créature humanoïde mesurant plus de trois mètres de haut, dégageant un froid intense.
-Un atronach ! rugit Ri-Saars.
Itan et Okaw, armés de sabres, arrivèrent au niveau de leur compagnon au moment où les trois soldats restants dégainaient leurs propres épées. Le mage recula et envoya son invocation au combat.
Ce fut une mêlée indescriptible. Au milieu du chaos, Itan trancha les liens de l’Orque d’un coup de sabre.
-Bats-toi pour ta vie, Orque, ou meurs libre !
L’Orque, comme pour le remercier, rugit et se précipita vers l’atronach.
Roderick et Zwee-Toï s’approchèrent, décochant flèches sur flèches. Toutes rebondissaient contre les barrières mentales du mage Thalmor mais les deux hommes ne doutaient pas que chaque projectile l’affaiblissait et fragilisait ses défenses.
Zwee-Toï tirait rapidement et avec une grande efficacité, d’un air concentré. Peu d’archer pouvaient se vanter d’être aussi talentueux. Mais sa vitesse était ridicule par rapport à celle de Roderick qui, à peine saisissait-il une flèche dans son carquois que celle-ci fusait déjà vers sa cible.
Ses gestes étaient d’une précision chirurgicale et il ne semblait pas gêné par le vent qui s’était pourtant levé.
Zwee-Toï, constatant l’efficacité de son partenaire, du juger qu’il se débrouillerait seul et que lui-même serait plus utile au milieu du combat avec une lame qu’en retrait, avec un arc. Il remit son arme en bandoulière et s’élança, cimeterre au clair.
-Mort aux Thalmors ! cracha-t-il.
Les Argoniens combattaient bien, ils étaient expérimentés, mais sitôt l’effet de surprise passé, la discipline et la puissance des soldats elfique reprit le dessus. Les lames tourbillonnèrent, s’entrechoquèrent en provoquant des pluies d’étincelles.
Du coin de l’œil, Itan vit l’Orque combattre l’atronach. Il en resta bouche-bée.
Le colosse, d’une tête plus grand que Ri-Saars et au moins deux fois plus lourd, esquivait les coups de l’invocation avec une agilité stupéfiante pour sa stature, et répliquait en balançant violemment ses poings dans le ventre de la créature, faisant voler des éclats de glace dans tous les sens et pliant parfois l’atronach en deux.
Le bras titanesque du monstre se leva et retomba avec force dans la direction de l’Orque. Le combattant écarta les siens et reçu le bras glacé sans broncher avant de le saisir et d’envoyer brutalement son adversaire dans un arbre.
Il faillit s’écrouler. L’atronach se retourna en tremblant de colère et se frappa la poitrine.
« Je rêve, pensa Itan. Ce type rivalise avec un atronach de glace, à mains nues. Qui est le monstre entre les deux ?! »
Roderick continuait à décocher ses traits à une cadence infernale. Le mage Thalmor était couvert de sueur et gardait les yeux fermés pour accentuer sa concentration, faisant confiance à ses soldats pour le protéger.
Finalement, Okaw se glissa sous le bras d’un Elfe et lui enfonça son sabre dans la cuisse avant de claquer des doigts. Un sortilège basique d’altération repoussa le corps du soldat. Il tomba à genoux. La lame de l’Argonien traça un arc de cercle et un jet de sang jaillit de la gorge de l’Elfe.
Ri-Saars explosa l’arcade de son ennemi avec la poignée de son arme. Zwee-Toï enchaîna dans la seconde et exécuta une passe d’arme meurtrière. Le soldat s’écroula, un trait hideux et sanglant traversant son visage.
Le dernier voulut s’enfuir mais Itan tira deux couteaux de sa ceinture et les lança. Ils tourbillonnèrent et se fichèrent entre les omoplates de l’Altmer. Le mage se rendit compte qu’il était le dernier survivant de la troupe.
Il ouvrit les yeux et désactiva sa barrière magique avant de matérialiser deux flammes entre ses doigts.
Sifflement sec.
Le mage recula, une flèche dans l’épaule.
Deuxième sifflement.
Il regarda un trait planté dans sa jambe.
Troisième sifflement.
La flèche lui transperça littéralement la tête, comme un melon trop mûr.
Roderick rangea son arc.
Ouah, il est long celui-là
Et j'ai sauté des lignes, effectivement, c'est plus lisibles ![]()
Magique, hein ? ![]()
Roderick, c'était pas un bréton qui cherchait les reliques du croisé dans Oblivion ![]()
Lupe : Hein ? ![]()