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Liste des sujets

[Fic] La Flèche Blanche.

grdkk69
grdkk69
Niveau 7
16 octobre 2013 à 11:14:46

super vite la suite!! ;)

LamastiquemonZ
LamastiquemonZ
Niveau 10
16 octobre 2013 à 11:18:38

Bon bah tu m'as appris un truc je trouvais que ça sonnait mieux "une" :hap:

lp53
lp53
Niveau 4
17 octobre 2013 à 17:50:54

allez ptit :up: de la journée

kamuko
kamuko
Niveau 9
19 octobre 2013 à 02:02:06

Et encore un petite :up: en attendant la suite :)

Mont-Cul
Mont-Cul
Niveau 10
19 octobre 2013 à 09:54:51

j'ai lu toute ta fic et je bande en attendant une sweet :hap:

LamastiquemonZ
LamastiquemonZ
Niveau 10
19 octobre 2013 à 10:18:17

J'ai décidé de ne lire qu'un chapitre tous les 2 jours pour éviter d'attendre 1 semaine la suite :hap:

Sushipoisson
Sushipoisson
Niveau 7
19 octobre 2013 à 11:15:27

Je sais que je me repete mais chapitre GÉNIAL

Peil
Peil
Niveau 62
19 octobre 2013 à 13:06:31

Merci pour vos commentaires et vos encouragements :-) Je sais que les chapitres sont longs à arriver mais, vacances oblige, le rythme va s'accélérer, donc je vous demande juste d'être patient.

En attendant, voila la suite :

Chapitre 76 :

-Je n’aime pas ça…

Roderick regarda autours de lui. Accoudé au bastingage, Anor semblait soucieux. Deux jours s’étaient écoulés depuis l’attaque du kraken, et la bête n’était pas réapparue. Cependant, le « Perce-Vague » avait croisé un navire marchand, le lendemain. Le capitaine de celui-ci avait prévenu Flint qu’une flotte d’Ecumeurs arpentait la zone maritime qu’ils comptaient emprunter pour rallier Elsweyr, et que les pirates étaient de plus en plus féroces et nombreux.
Après avoir pesé le pour et le contre, Flint avait décidé de contourner la zone dangereuse afin de ne pas risquer la vie de son équipage –qui s’était considérablement réduit pendant l’assaut du kraken-.
« Le récif des Eperdus ? » avait demandé Shuzug quand le vieux Flint leur avait présenté leur nouvel itinéraire.
Le récif des Eperdus était un ensemble d’îles au large des côtes d’Elsweyr, tellement insignifiant qu’il ne figurait sur aucune carte. Enfin, des îles… C’étaient en réalité des rochers saillants frappés par les flots ou des minuscules grèves rocailleuses.
L’endroit était appelé ainsi car les courants aux alentours étaient extrêmement traîtres et les vents des plus violents. Selon la légende, les amants Khajiit éconduits, fous de chagrins, prenaient la mer à bord d’une petite barque et s’approchaient le plus possible du récif, dans l’espoir que les vagues les feraient s’échouer sur les rochers et mettraient un terme à leur désespoir.
Mais de nombreuses histoires inquiétantes couraient sur l’endroit à cause des multiples bateaux qui disparaissaient sans explication depuis des siècles et des siècles en voulant s’aventurer là-bas. En règle générale, le récif des Eperdus était un lieu que les capitaines évitaient comme la peste.
Mais il n’y avait pas le choix. C’était le moyen le plus court pour arriver à Senchelle sans se jeter dans les griffes des pirates.

-Tu ne sens pas ? fit Anor. Cette odeur de magie noire ?

Roderick se pencha au-dessus de l’eau et huma l’air, perplexe.

-Désolé mais je ne suis pas très sensible à ce genre d’odeurs. Tu peux être plus précis ?
-Je pense que c’était une erreur de venir ici.
-Comment ça ? Tu crains une attaque ? Un monstre marin ?
-Je ne sais pas… Quelque chose de maléfique.
-Autant que le kraken ?
-Peut-être pire.

Roderick fronça les sourcils, soudain sérieux, et regarda autours de lui.
Le navire était entouré de rochers saillants dépassant des flots. L’eau était grisâtre et le ciel nuageux. Le vent qui soufflait était froid. Mais pas la brise marine qui vous fouettait le visage et gonflait les voiles. Le genre de vent qui vous caressait le dos et vous faisait frissonner doucement.
Le « Perce-Vague » ralentit son allure, sur un ordre de Marko. L’Impérial connaissait son affaire. En marin expérimenté, il avait beau connaître parfaitement les passages et les astuces pour mener son navire à travers un tel dédale de roches, les courants qui entouraient le récif étaient traîtres, et les pierres sous la surface, capables de crever la coque d’un bateau comme une vulgaire coquille d’œuf, encore plus traîtres.
Le vieux Flint, à la barre, engagea son navire entre deux îlots déserts, aux grèves rocailleuses et couvertes de galets. Ils étaient nus, sans végétation ni animaux. Même les mouettes semblaient ne pas vouloir s’y poser.
De multiples épaves éventrées, parfois retournées, reposaient là, dans un silence de mort.
Malgré tout, l’eau était calme. Le seul bruit qu’on entendait était un léger clapotis, celui de l’écume frappant légèrement le bateau, à un rythme régulier.
Nulles vagues gigantesques ni vents violents, comme on le racontait sur les environs du récif des Eperdus. Au contraire, le calme qui y régnait rendait presque mal-à-l’aise. Même l’équipage s’était soudainement tu.

-Eloigne-toi du bord, intima Anor dans un murmure.

Roderick, sans comprendre, obéit.
Il remarqua alors qu’une brume légère et fine s’était levée et imprégnait l’air. Lentement, sûrement, sans qu’on s’en rende compte. Une brume inquiétante. Et ce silence…
Le navire frôla la proue d’un bateau échoué sur uns des îlots. Elle représentait un guerrier qui avait jadis du avoir fière allure mais à qui il manquait maintenant un bras et une partie de la tête. Son visage en bois, pourri d’humidité, était rongé par le sel, le vent et les crabes.
Roderick se rendit compte que Fenrir était à ses côtés quand celui-ci lui tapota l’épaule et, sans un bruit, lui montra du doigt le pont du navire. On pouvait y voir des ossements et des armes fichées dans le sol. Comme si… Comme si l’équipage avait livré un combat juste avant de s’échouer.
Le « Perce-Vague » dépassa les deux îlots et s’engagea dans un étroit passage entre deux immenses rochers, si hauts que leur ombre recouvrait totalement le bateau. Leurs parois, humides, étaient parsemées de coquillages et de cailloux pointus.
Même les frôler pouvait être dangereux.

-Restez à vos postes, matelots !

La voix grave du vieux Flint avait déchiré l’air, dans le silence de mort qui s’était abattu sur l’équipage. Comme tirés d’un sommeil mystérieux, les marins s’ébrouèrent et retournèrent à leurs postes, sans néanmoins ouvrir la bouche.
La brume s’était épaissie. C’était maintenant un vrai brouillard. Il était difficile d’y voir à plus de vingt mètres.

-Restez loin du bord, souffla Anor à Fenrir et Roderick avant de s’éloigner.

Marko renifla et cracha par terre avant d’hausser un sourcil.

-Eh, lança-t-il, où est Carcus ?
-Hein ? répondit un marin.
-Il était juste à côté de moi, fit un autre en tournant la tête dans tous les sens. Mais… Où est-il passé ?

Roderick vit, du coin de l’œil, un marin s’approcher lentement du bastingage. D’une démarche peu naturelle d’ailleurs. Le jeune homme voulut le prévenir de rester au milieu du pont mais la silhouette du marin s’effaça dans la brume.
Roderick s’approcha à son tour du bastingage pour dire au marin de revenir mais… Il n’y avait plus personne.

-Oh, merde, lâcha le Bréton en portant la main à son arc.

Il se pencha légèrement au-dessus de l’eau et scruta les flots. Soudain, il crut voir une forme sombre passer furtivement dans son champ de vision et disparaître sous le navire. Pas une ombre gigantesque comme le kraken. De la taille d’un homme, environs.
Roderick sentit une main se refermer sur son épaule et le tirer discrètement en arrière. C’était Shuzug.

-Tu l’as vu aussi ? demanda Roderick.
-Oui. Ne reste pas là.

Toujours à la recherche du dénommé Carcus, les membres de l’équipage commençaient à parler entre eux de plus en plus fort. Jusqu’à ce que leur capitaine les rappelle à l’ordre, d’une voix puissante.

-Taisez-vous ! Ecoutez !

Les marins se turent. Tous tendirent l’oreille. Y compris Roderick et Shuzug.
Quelques secondes passèrent sans que rien ne se passe. Puis, il sembla à Roderick entendre un son. D’abord très faible, puis un peu plus perceptible. C’était une sorte de murmure. Non, un chant. Doux et mélodieux, presque une plainte. Si ténu qu’il fallait que le silence soit total pour le discerner.
Il flottait dans l’air, en continu.
Roderick, de part ses sens particulièrement aiguisés –bien plus que ceux d’un homme ordinaire- fut uns des premiers à l’entendre, avec Anor, Fenrir et Shuzug. Puis, Zemir et Marang froncèrent les sourcils, signe qu’ils le percevaient aussi. Bientôt, tous les marins se lancèrent des regards perplexes en tournant la tête dans tous les sens pour essayer de deviner la provenance du chant.
Le chant monta crescendo, si bien qu’il se mit à résonner contre les parois rocheuses autours du navire.
Finalement, Roderick comprit. Le son n’avait pas de source unique. Il provenait de partout à la fois. A gauche, à droite, en bas, en arrière. Comme si des dizaines d’êtres invisibles entouraient le bateau et soufflaient à l’équipage une plainte mélodieuse.
Roderick fut pris de frissons.
La brume empêchait de voir ce qui entourait le navire. Mais il y avait quelque chose, à ne pas en douter. Zemir en était arrivé à la même conclusion puisqu’il tira à moitié son sabre, vite imité par son frère.

-Eh ! cria uns des marins. J’ai vu un truc passer dans la brume !
-Hein ? fit Marko.

Soudain, une sorte de lanière noire déchira le brouillard et, dans un sifflement strident, fusa vers le matelot qui avait parlé, avant de s’enrouler autours de son cou et de se rétracter brusquement. Le marin quitta le sol et fut emporté par-dessus bord, sans même avoir le temps de crier.
Ce fut la panique la plus totale.

-Aux armes ! hurla le vieux Flint. On nous attaque !

Peil
Peil
Niveau 62
19 octobre 2013 à 13:06:48

Tout l’équipage se mit en mouvement. Des dizaines de lames sortirent de leurs fourreaux. Roderick tira son arc et encocha une flèche avant de tendre la corde jusqu’à sa joue et scruter la brume environnante.
Shuzug saisit sa hache à deux mains, jambes fléchies, en attente du prochain assaut. Zemir et Marang se placèrent dos-à-dos. Anor attrapa Lynris et la tira jusqu’à lui pour la protéger. Fenrir fit jaillir ses deux dagues de ses manches, et se mit en garde.
Une seconde lanière perça le brouillard et, tel un serpent, s’enroula autours du cou d’un marin et le tira jusqu’au bastingage. L’homme hurla en se débattant mais il disparut dans la brume et tous entendirent le bruit que fit son corps en tombant à l’eau.
Néanmoins, Roderick avait eu le temps de voir de quoi était faite la lanière. D’algues, de plantes et de coquillages tranchants. Mais elle n’était pas vivante. Il y avait forcément quelque chose à son extrémité qui la maniait.
Le chant devint de plus en plus fort.

-Regroupez-vous au centre du pont ! ordonna Marko. Restez sur vos gardes !

Cinq lanières jaillirent de toutes les directions et saisirent des marins pour les emporter dans l’eau. L’une d’elle prit Shuzug pour cible. L’Orque la vit arriver et la sectionna d’un coup sec. Au moment où sa lame la trancha, un cri sembla retentir dans le brouillard. Un cri inhumain. Celui de la créature qui la tenait.
Le morceau de lanière tomba au sol, inerte, avant de se mettre à tressaillir et fumer. En quelques secondes, il se désagrégea et le cri cessa. Shuzug recula de trois pas.
Une dizaine de nouvelles lanières jaillirent du brouillard. Roderick en esquiva une et tira sa flèche. Celle-ci disparut dans la brume mais, au cri qui suivit, le Bréton devina qu’il avait touché sa cible. Il décocha trois autres flèches et plongea sur le côté, esquivant une lanière qui siffla dans l’air et déchira sa tunique.
Quelques mètres plus loin, une lanière s’enroula autours du bras d’un marin musculeux, un Nordique aux cheveux roux lui tombant en cascade sur les épaules. L’homme fut tiré brusquement mais il fléchit les genoux et résista à la traction.
Il attrapa la lanière à deux mains et la tira à son tour avec un ahanement.
Roderick entendit un craquement, et la lanière se déchira, en libérant une substance verdâtre tout autours d’elle. Le marin en fut éclaboussé et porta les deux mains à son visage en criant. Ceux qui l’entouraient virent avec horreur ses traits se déformer et fondre, alors que de la vapeur s’échappait d’entre ses doigts.
Le marin cessa de bouger et sa tête rebondit mollement contre le sol, méconnaissable.

-Ne vous faites pas toucher ! hurla Shuzug. Elles sont enduites d’acides !

Roderick vit plusieurs lanières le prendre pour cible. L’une d’elle effleura le mât et y laissa une profonde marque acide. Le Bréton exécuta une roulade, se redressa sur un genou et tira une flèche. Elle décrivit une courbe parfaite et happa au vol l’extrémité d’une lanière avant de la clouer contre le sol.
Roderick entendit la créature à l’autre bout, dans la brume, se démener pour la détacher, mais il ne lui en laissa pas le temps.
Il s’élança et monta sur le bastingage avant de scruter le brouillard, une flèche déjà encochée et prête à partir. Il eut à peine le temps de voir une silhouette féminine que celle-ci plongea sous l’eau et disparut. Mais son visage…
Roderick avait eu une vision fugitive d’une gueule béante et pleine de crocs, de deux fentes serrées à la place du nez, et d’yeux rouges et exorbités, faisant penser à ceux des poissons, le tout surmonté d’une longue chevelure argentée.
Une vision cauchemardesque.
Le Bréton déglutit et retomba sur le pont.

-Accrochez-vous ! lança le vieux Flint en faisant tourner la barre à toute vitesse. Ca risque de secouer !

Le navire fut rudement secoué en frôlant l’uns des deux rochers qui l’entourait. Une multitude de cris inhumains retentit, sûrement ceux des monstres qui se trouvaient sur le flanc du bateau et qui venaient d’être écrasés entre la coque et le rocher.
Zemir tourna sur lui-même et trancha net une lanière qui tentait de s’enrouler autours de Lynris.
La Dunmer recula de trois pas, livide.
Un nouveau choc secoua le navire, si violent que la moitié de l’équipage perdit pied.
Roderick vit Marko trébucher, perdre l’équilibre et tituber dangereusement vers le bord. L’Impérial heurta le bastingage brutalement. Au moment où il voulut se relever et s’en éloigner, une lanière fendit l’air et se referma sur son poignet.
La peau de Marko se mit à fumer, rongée par l’acide, et Roderick lut la peur dans les yeux du second. Le marin leva son épée et l’abattit sur la lanière, la sectionnant sur le coup, mais dans la même seconde, une deuxième jaillit de la brume et s’enroula autours de son cou, suivit d’une troisième à la jambe, et d’une quatrième à la taille.
Le marin, lentement tiré vers le bord, s’accrochait désespérément au bastingage d’une main, et agitait son sabre de l’autre, échouant à se débarrasser des lanières qui le ligotaient. Il y eut un autre choc.
Roderick, qui avait encoché une flèche pour aider le second de l’équipage, rata sa cible et la flèche alla se perdre dans le brouillard.

-Aidez-m… commença Marko avant qu’une nouvelle lanière ne lui recouvre la bouche.

Le marin lâcha son épée et ses pieds quittèrent le sol. Les lanières se rétractèrent brusquement et l’Impérial bascula par-dessus bord. Roderick vit ses doigts gratter le bois du bastingage pour se retenir mais il disparut et le Bréton l’entendit tomber dans l’eau.

-Déployez la grand voile ! ordonna le vieux Flint.

Le vent s’était remis à souffler. La brume commença à se dissiper et le navire fendit les flots, s’éloignant de ce lieu maudit. Il dépassa les deux rochers et esquiva une épave, à moitié écrasée sur un îlot rocailleux, avant de prendre le large, laissant derrière lui le récif des Eperdus et ses mystérieux habitants.
Les membres de l’équipage hurlèrent de joie et se donnèrent des accolades en voyant les îles caillouteuses rétrécir derrière eux et devenir des minuscules points noirs.
Roderick soupira et remit son arc en bandoulière. Fenrir vint le rejoindre.

-Eh ben… C’était intense.
-On a eu beaucoup de pertes ?
-Je ne sais pas… Oui, j’imagine.
-Personne de notre groupe ?

Le petit Dunmer regarda autours de lui. Zemir, Marang et Lynris étaient en train de discuter. Anor était assis sur un tonneau. Shuzug rangeait sa hache. Leandrey sortait de la cale, le visage pâle.

-Non, on est au complet.
-Bon, je dois aller voir le capitaine.

Le Bréton avait vu Flint lâcher la barre et la passer à un autre marin avant de rentrer dans sa cabine. Le jeune homme alla toquer à sa porte. Il entra sans attendre et vit le vieux loup de mer en train de boire une bouteille de rhum, le regard dans le vague.

-Ca va ?
-J’dois m’reposer. C’est plus d’mon âge tout ça.
-Marko est…
-Je sais. Je l’ai vu.
-Je pensais que je devais vous prévenir.
-T’as bien fait, fiston.

Le vieux Flint but une gorgée d’alcool et s’essuya la barbe du revers de la main.

-Je considère tous les membres de mon équipage comme mes enfants. Mais Marko, c’était différent. On s’connaissait avant même que je ne prenne la mer et il était déjà second sur mon navire quand j’faisais de la contrebande, durant la Grande Guerre. C’était un bon gars, un fameux marin, et un ami d’exception. Il me manquera.

Roderick s’approcha de Flint et lui prit la bouteille des mains avant d’en boire une gorgée.

-Alors à sa santé.

Le capitaine se leva difficilement et s’assit à son bureau.

-Bon, tu n’es pas venu que pour ça, n’est-ce pas ?
-Effectivement, répondit Roderick en reposant la bouteille. Ca fait près de deux semaines. Je voulais savoir quand est-ce que notre arrivée à Senchelle est prévue ?
-Maintenant que le brouillard s’est dissipé, va regarder dehors, petit. Tu entends les cris des mouettes ?

Roderick tendit l’oreille et entendit effectivement les oiseaux crier au-dessus du bateau. Il sortit sur le pont et vit que tout l’équipage était rassemblé à l’avant. Lynris souriait, penchée sur le bastingage. Roderick la rejoignit. Elle le remarqua.

-Regarde Roderick !

Le Bréton mit sa main en visière et aperçut, à l’horizon, une longue ligne noire et des points, sans doute des tours et des bâtiments. La côte.
Elsweyr était en vue.

Mont-Cul
Mont-Cul
Niveau 10
19 octobre 2013 à 14:10:27

super chapitre :hap:

lp53
lp53
Niveau 4
19 octobre 2013 à 19:19:50

bien flippant ce...monstre si on peut l'appeler comme ca, bonne suite en tout cas.

JNG-90
JNG-90
Niveau 17
19 octobre 2013 à 20:16:28

putin au chapitre 75

:"-Eh, j’ai vu une ombre passer sous le… "

la un frisson c'est emparé de moi serait ce un ... ?

"Dans une explosion d’eau et d’écume, un gigantesque tentacule.."

OUIIII :bave: :bave:

directe j'ai fait pété cette musique http://www.youtube.com/watch?v=EFpnW5En33M :bave:

ecrit un livre j'te dis :ok:

thegenetiik
thegenetiik
Niveau 2
19 octobre 2013 à 20:42:19

Salut :-) voila je suis la fic depuis le chapitre 1 et jai créé se compte juste pour commenter cette fiction :hap: dailleurs je vien de creer une page facebook sur skyrim , je recrute des admins et jai besoin de fans :) https://www.facebook.com/pages/The-Elder-Scrolls-V-Skyrim-France/281824945161247?fref=ts merci d'avance et désolé dla pub ta fic est geniale mec :ok:

JNG-90
JNG-90
Niveau 17
19 octobre 2013 à 20:43:11

ce chapitre me fait vaguement pensé a king kong quand le bateau arrive sur l'ile . Tu t'en est inspiré ?

Peil
Peil
Niveau 62
19 octobre 2013 à 20:50:41

"Tu t'en est inspiré ? "

Honnêtement, absolument pas. D'ailleurs ça fait tellement longtemps que j'ai vu ce film que je ne me souviens pas à quel moment on il y a une scène semblable.

JNG-90
JNG-90
Niveau 17
19 octobre 2013 à 23:23:45

c'est quand il arrive sur l'ile ils navige entre des gros rocher au milieu de la brume et l'atmosphere de la scene est exactement comme tu la décris le silence personne ne dit un mot

DragonRivellon
DragonRivellon
Niveau 5
20 octobre 2013 à 09:24:14

:up: Continue comme ça ta fic est trop génial :-)

LamastiquemonZ
LamastiquemonZ
Niveau 10
20 octobre 2013 à 09:47:16

Bon jai pas tenu j'ai lu tout d'un coup finalement :-(
Sinon ça m'a étonné qu'ils sortent aussi facilement à cette vitesse alors que c'était censé être super dangereux :(

Mais très bonne fic toujous :-)

Peil
Peil
Niveau 62
20 octobre 2013 à 11:44:02

Chapitre 77 :

Le « Perce-Vague » s’engagea dans le port de Senchelle. Sur le pont, l’agitation était montée crescendo au fur et à mesure que le navire approchait de la ville. Roderick, accoudé au bastingage, découvrait la cité avec des yeux d’enfants.
De loin, la ville était un mélange hétéroclite de bazars, de tavernes, de boutiques, de marchés aux étals parfumés, et de tours de gardes en pierres ocre tout le long de la côte.
Les quais étaient animés, et de multiples équipages s’y bousculaient, certains en train de décharger leurs marchandises, d’autres en train d’appareiller. Roderick aperçut plusieurs galions affichant des pavillons aux couleurs du Thalmor, en train de mouiller paisiblement.
En effet, la quasi-totalité d’Elsweyr était sous occupation Aldmeri depuis un certains temps, et exceptées quelques rares poches de résistances ici et là dans le pays, la population Khajiit soutenait en grande majorité leur nouveau gouvernement.

-Je n’aime pas ça, souffla Shuzug en fixant un mage Thalmor en train de vagabonder sur le pont de son bateau.
-Restons discrets, répondit le jeune homme. Le Thalmor n’a, pour l’instant, rien a nous reprocher. Contentons nous de passer sans histoire et tout iras bien.

Le « Perce-Vague » passa sous une arche de pierre grisâtre et ralentit en passant devant une frégate Altmer positionnée au milieu du canal. Le vieux Flint sorti de sa cabine, une bouteille de rhum à la main.
Sur le navire d’en face, un Altmer d’une maigreur effrayante, aux longs cheveux blancs, s’était approché du bord, un carnet à la main.

-Qui êtes-vous ?
-Flint, capitaine du « Perce-Vague ».

L’Altmer parcourut son registre des yeux avec un air ennuyé. Il trouva le nom qu’il recherchait.

-Oui, je vous ai. Faites part de vos intentions.
-Recruter des nouveaux membres d’équipage et vendre ma cargaison.
-Que contient-elle précisément ?
-Du rhum, du sel, de la viande séchée, des tissus, des caisses de poudre et quelques esclaves.
-Hmmm… Bon… Vous m’avez l’air en règle. Puis-je voir votre certificat de navigation et votre accréditation du Grand Conseil Maritime ?

La réglementation Altmer était très stricte, et pour être accepté dans n’importe quel port sous sa domination, il fallait posséder un certificat de navigation délivré par le Domaine Aldmeri lui-même, prouvant que vous n’étiez pas animé par de mauvaises intentions et que vous n’étiez pas pirate.
De plus, pour pouvoir vendre quoi que ce soit, il fallait présenter, à son arrivée, une accréditation écrite du Grand Conseil Maritime. Les comptoirs de commerces étaient nombreux, à Senchelle, mais le plus puissant était celui-là. Il régnait sans partage sur le commerce maritime dans tout Elsweyr, Val-Boisé, et l’Archipel de l’Automne, et il ne fallait pas espérer pouvoir décharger ne serait-ce qu’une caisse de marchandise en territoire Thalmor sans son autorisation.
Flint présenta ces deux documents à l’Altmer. Celui-ci les vérifia avant de les lui rendre, satisfait.

-Vous pouvez passer. Bon séjour à Senchelle.

Il fit un geste de la main et le bateau Altmer déploya ses voiles pour se décaler sur le côté. Le « Perce-Vague » reprit sa route. Il remonta tout le canal et arriva aux quais. Les marins jetèrent l’ancre et le navire s’arrêta.

-Merci pour tout ce que tu as fait pour nous, Flint, lança Shuzug en donnant une accolade au capitaine.
-Porte-toi bien mon gars, et faites pas d’conneries. Vous m’avez l’air d’être de sacrés casse-cou dans ta bande.
-« Sa » bande ? s’insurgea Fenrir. Eh, c’est moi le chef vous savez !

Lynris leva les yeux au ciel et lui mit une claque derrière la tête avant de se tourner vers le capitaine.

-Nous vous remercions pour la traversée et pour votre protection.

Tous lui serrèrent la main, puis, descendirent à terre. Leandrey s’étira et gratta les cordes de son luth.

-Ah, Senchelle, la cité portuaire, temple des senteurs exotiques, des pierreries précieuses, des mets venant des quatre coins du monde, des souks animés, des restaurants raffinés…
-…Et plaque tournante du skooma mondial, le coupa Zemir. Cesse de t’exciter. N’oublions pas que nous avons un objectif.
-Oui, certes.

Le petit groupe se retourna une dernière fois pour faire un signe à l’équipage du « Perce-Vague », sur le pont, avant de s’éloigner. Les quais étaient extrêmement animés, presque autant que ceux d’Havrelâme.
Des tavernes bruyantes s’alignaient le long des docks, ainsi que diverses boutiques et entrepôts de marchandises. Il y avait des marins de tous les horizons, et des navires magnifiques. Roderick vit un énorme gallion à la coque peinte entièrement en bleue et aux immenses voiles blanches, secouées par la brise.
Occupé à l’observer, il ne vit pas les quatre hommes qui arrivaient en sens inverse. Sans le faire exprès, il en bouscula un. Celui-ci tituba en arrière et se rattrapa à uns de ses compagnons. Roderick recula d’un pas.

-Oh, excusez-moi, je ne vous avais pas vu.

L’homme épousseta ses affaires avec un grognement. Roderick le détailla. Comme ses trois camarades, il était vêtu d’habits bariolés de toutes les couleurs, très amples, et une cape rouge flottait dans son dos. Il portait une petite collerette autours du cou et des foulards jaunes vifs, noués autours de ses poignets, claquaient au vent.
Ils étaient tous les quatre des Altmers au crâne rasé, ce qui était plutôt inhabituel pour les représentants de cette race, fiers de leurs longues chevelures dorées. Chacun avait deux épées à la ceinture. Une fine rapière au manche en argent, et un cimeterre recourbé.
L’Elfe que Roderick avait bousculé s’approcha et le poussa violemment.

-Tu cherches les problèmes, humain ?

Peil
Peil
Niveau 62
20 octobre 2013 à 11:44:15

Le regard de Roderick s’assombrit.

-Je viens de te dire que je ne t’avais pas vu et que je m’excuse.
-Depuis quand un humain a-t-il le droit de tutoyer un être supérieur ?
-Tout ce que je vois en face de moi, répliqua Roderick, c’est un type avec un costume de bouffon a qui personne n’a jamais pris le temps de faire dégonfler les chevilles, chose dont j’ai particulièrement envie de me charger.

Autours d’eux, les passants s’écartèrent. Les trois compagnons de l’Altmer avaient les bras croisés et regardaient la scène d’un air amusé. Roderick sentit une colère sourde monter en lui. Il n’avait pas spécialement envie de se faire remarquer dès son arrivée en ville, mais si l’Altmer continuait à le provoquer, il n’hésiterait pas à se servir de ses poings. Voire de son arc, si la situation dégénérait.
Et les évènements semblèrent aller dans ce sens, puisque l’Altmer, dont le visage avait pâlit, porta rapidement la main à la poignée de son cimeterre.

-Que… bredouilla l’Altmer. Tu… Tu oses… Un manant comme toi… Un être inférieur ?!

Roderick fléchit légèrement les genoux, prêt à bondir, quand la main de Shuzug s’abattit lourdement sur son épaule et le tira en arrière. L’Orque se plaça entre eux et offrit à l’Altmer un sourire contrit.

-Je suis désolé, messire. Mon ami ne voulait pas s’exprimer ainsi. Il vient de la campagne et ne connait pas, pour ainsi dire, les manières de la ville. Veuillez lui pardonner pour ses paroles qui sont, je vous l’assure, allées plus loin que sa pensée.

L’Altmer sembla hésiter un instant mais il finit par desserrer les doigts de son épée, renifler sèchement et cracher par terre.

-Hum, tu m’as toi-aussi l’air d’un bouseux, mais un peu plus intelligent que ton copain. Eh bien charge-toi de lui apprendre où est sa place, car la prochaine fois, il tombera sur quelqu’un de moins indulgent que moi.

Il fit volte-face et, avec un dernier regard en arrière, s’éloigna, suivit de ses camarades. Shuzug se tourna vers Roderick et le fixa.

-Bon sang, tu veux provoquer notre mort à tous ou quoi ?
-Qu’est-ce que j’ai fais ? Pourquoi tu ne m’as pas laissé régler son compte à ce prétentieux ?
-Ce « prétentieux », comme tu l’appelles, dit Zemir, est un Fantassin Tyrien.
-Et ? Je suis censé en avoir peur ?
-Les Fantassins Tyrien tirent leur nom du général Tyris, un guerrier Altmer qui forme leur Ordre il y a de cela six cent ans. Avant, ils pullulaient sur l’Archipel de l’Automne, mais uniquement là-bas. Depuis peu, on les trouve à Senchelle, et un peu partout en Val-Boisé. Je te l’accorde, ils sont détestables, mais il ne vaut pas mieux s’y frotter.
-Les Fantassins Tyriens, expliqua Shuzug, sont des guerriers d’élite, des tueurs formés dans l’art d’éliminer leurs prochains. Ils sont excessivement peu mais se targuent d’être les meilleurs bretteurs de l’Archipel de l’Automne. Ils sont tous rattachés à la noblesse. Soit ils travaillent pour des nobles, soit ils en sont eux-mêmes, et ils ont une haute opinion de leur caste. Tu as du remarquer qu’ils portent deux épées. Eh bien la rapière est réservée à leurs adversaires nobles, qu’ils tuent lors de duels entre eux. Leur cimeterre, en revanche, ne sert qu’à massacrer les « êtres inférieurs », comme ils les appellent.
-Ils sont si dangereux que ça ? demanda Fenrir.
-Aucune idée, répondit Zemir. Je n’en ai jamais affronté, mais je ne le voudrais pour rien au monde. Si les Fantassins Tyriens portent des vêtements aussi particuliers, c’est pour qu’on puisse les reconnaître de loin, et s’écarter sur leur chemin. Car ils ont beau s’entre-tuer entre eux dans des duels d’honneurs, si un « être inférieur » ose faire couler le sang de l’uns d’entre eux, tous les Fantassins Tyriens du monde le traqueront et le poursuivront sans relâche à travers le monde pour venger leur frère d’arme. Ils sont très portés sur la « pureté ».
-Je vois, fit Roderick. Merci de m’avoir retenu dans ce cas. Et à quoi ils servent, concrètement ?
-Pas à grand-chose, dit Shuzug. Généralement, ils officient en temps que gardes personnels de nobles Altmers. Parfois, ils s’occupent de missions diplomatiques, ou d’assassinat. Mais ils ne participent jamais à la guerre.

Ils regardèrent les Fantassins disparaître dans la foule. Finalement, Marang s’étira.

-Bon, dit-il, l’heure des adieux est arrivée ?
-Effectivement, dit Anor. L’heure de vous dire au revoir.

En Elsweyr, le climat était plutôt changeant. Le soleil pouvait briller à un endroit et une violente tempête tropicale faire rage quelques lieux plus loin. A l’exact moment où le « Perce-Vague » entrait dans le port de Senchelle, un petit bateau de pêche accostait sur une plage perdue à l’Est d’Elsweyr.
Des éclairs zébraient le ciel et le vent soufflait avec une puissance phénoménale, à tel point que les palmiers étaient secoués dans tous les sens, et qu’on avait l’impression qu’ils étaient sur le point d’être arrachés du sol.
Le tonnerre grondait et des vagues immenses s’abattaient sur les rochers noirs qui parsemaient la côte.
Pourtant, un homme avançait, seul, sans tenir compte de la tempête, laissant sa barque derrière lui.
Il portait une ample cape et une capuche. Celle-ci semblait accrochée à son crâne par une force surnaturelle, comme si la tempête elle-même n’osait la lui ôter, de peur de révéler ce qui se cachait en-dessous.
L’homme s’arrêta au milieu de la plage, à mi-chemin entre la mer et la jungle qui s’étendait devant lui. Il posa un genou à terre et ramassa une poignée de sable mouillé qu’il porta à son nez et renifla longuement.

-Hum… La terre ferme me manquait.

Un éclair illumina brièvement les traits de l’individu, sous sa capuche. Ses lèvres étaient retroussées en un sourire immonde et d’affreuses croûtes se dessinaient tout autour de sa bouche. Son nez, quant à lui… n’était constitué que de deux fentes pâles, évoquant le faciès de certains reptiles.
Le Serpent se releva et se remit en marche.
Son instinct le lui disait. Après tant d’années, les Quatre étaient enfin reformés.
Il ne lui restait plus qu’à rejoindre ses frères.

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