CHAPITRE DEUXIÈME: LES MYSTÉRIEUX ASSAILLANTS
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Il était à présent une heure passée. L'obscurité du ciel et le vent rigoureux se faisait de plus en plus sentir dans un Vendeaume attaquée. Des centaines de silhouettes blanches au dos courbée, certaines larges et trapues, d'autres petites et faibles, avec de hauts casques et des boucliers noirs, se ruaient telles des bêtes sauvages sur le long pont de Vendeaume, que les Cinq Cents Compagnons avaient bâti eux-mêmes. Les plus imposants falmers n'hésitaient pas à pousser les plus faibles, qui tombaient dans l'eau parsemée de banquises glacés, ou se faisaient tout simplement piétiner.
La folie régnait dans la ville, tout le monde courait dans tous les sens, cherchant à s'abriter en attendant l'assaut imminent.
« - L'ennemi approche! Préparez vous à décocher à mon ordre! » Brailla le capitaine des archers, Morlak Flèche-d'acier. Le Nordique tira sa vieille épée de fer de son fourreau et l'orienta vers les cieux noirs.
« - Feu! » Hurla le militaire en pointant son épée tout droit vers l'ennemi.
Une marrée cinglante se mit à tomber.
Des flèches, aussi drues que la pluie, sifflaient à quelques mètres du sol et tombaient sur leurs défuntes victimes.
Les assaillants s’arrêtèrent un moment, bloqués par les cadavres de leurs compagnons jonchant le pont. Puis, les elfes des neiges poussèrent des cris aigus, agitant leurs lances et épées d'une manière rudimentaire et tirant une nuée de flèches en chitine de chaurus sur tout ce qui se révélaient sur les remparts en pierre. Les Nordiques crurent voir un champ de blé noir s'abattre sur eux, la moitié des archers étaient maintenant décimée. La riposte des fils de Bordeciel ne se fit pas attendre, une autre rafale de flèches les submergea en tuant une bonne trentaine de ces monstruosités. Les créatures abyssales jouent à leur tour, et décochent cette fois une bonne demi-centaine de flèches à la pointe enflammée. Tous les archers furent décimés, même le capitaine qui tua à lui seul une vingtaine de ces créatures qui revenaient toujours en surnombre.
Les premiers incendies commençaient à se propager partout dans la cité, enflammant maisons, temples et statues. Des trompettes au son inconnu résonnait désormais sur les environs, les attaquants s'élançaient une fois de plus vers la grande porte, sans défense cette fois.
« - Soldat de la légion, préparez vous à accueillir ces monstres! N'oubliez pas que vous vous battez pour votre famille! » Encouragea le lieutenant Varasse Brise-Torse en tirant une vieille flèche d'ébonite de son carquois et l'armant à son arc. Il visait la porte.
L'entrée barricadée de la grande ville se mit brutalement à vibrer. La peur commença à prendre le ventre des soldats, certains tremblaient de toute leur force et claquaient des dents. L'accès à la cité finit par se fracasser dans un éclat pénible, laissant paraître les corps de ces monstres s'avancer. Une tempête de flèche les accueillit en même temps qu'un lancé de pierre. Les assaillants fléchirent, se débandèrent et chargèrent une fois de plus. Les cors retentirent de nouveau, mais c'était ceux de l'Empire cette fois ci. Une foule d'hommes hurlant leurs cris de guerre Nordiques bondit en avant, soutenue par une vingtaine d'archers. Têtes et bras furent arrachées des corps ennemis, qui ne semblaient pas maîtriser avec aisance le combat à l'arme. La première ligne du capitaine Varasse semblait tenir. Mais les hommes de l'Empire commençait à fatiguer, tous leurs javelots et flèches étaient épuisés, leurs boucliers fracassés. Cela allait faire trois heures qu'ils combattaient sans repos. Puis soudain, des grappins en chitine passèrent les murs.
Les fourbes-soldats commençaient à escalader les parois extérieures des remparts depuis le port. Des dizaines de falmers qui avaient traversés la rivière glaciale grouillaient telles des fourmis sur les murs sans que personne ne puissant rien faire. L'effet de surprise se faisait désormais sentir. Les hommes étaient maintenant pris en tenaille, mais gardaient leur courage. Le nombre de la première ligne était réduit à une vingtaine de soldats. Malgré ce désavantage, Le capitaine Brise-Torse n'hésita pas à se ruer vers dix ennemis en brandissant une masse en ébonite. Trois visages écrabouillés, cinq torses brisés et deux jambes cassées étaient le résultat du maniement excellent de son arme. Cinq autres falmers chargèrent sur lui, cinq autres périrent. Une flèche ennemie finit par se blottir contre son épaule, mais l'homme n'hurla pas de douleur et continua à combattre comme si de rien n'était. Sa masse noire était désormais pourpre.
Il pris une autre flèche dans l'autre épaule, empoisonnée. La vision de Verasse commença à s'embrouiller, jusqu'à ce qu'il ne vit plus rien et devint sourd et aveugle. Du venin de chaurus. Les perfides en profitèrent pour le transpercer de leurs épées diabolique en émettant des cris aigus. La première ligne était décimée, laissant la voie libre aux ennemis qui avaient retrouvées leur nombre d'origine. Les citoyens et habitants furent tous décapités, enfants et adultes, un par un. Les trompettes de l'ennemi se remirent à chanter: les elfes des neiges chargèrent encore une fois vers le château sous une pluie de flèches du capitaine Arckorn. Les légionnaires défendant le château foncèrent à leur tour, mais furent en quelques minutes écrasés par des trolls de glace apprivoisés portant une armure. Toute résistance était inutile et les armées ennemies atteignirent le Palais des Rois gardés par une poignée d'hommes et le légat Jorkas. Dès que la porte fut éclatée, le commandant se rua avec une épée impériale en acier, ornée du symbole de l'empire sur le pommeau. Tentative inutile, il fut envoyé en l'air par par la massue d'un falmer géant mesurant trois mètres. Il ne restait plus que le Jarl, brandissant une épée elfique. Bizarrement, les monstres des souterrains ne le tuèrent pas, comme si ils avaient un ordre. Un homme finit par sortir de la foule. Encapuchonné et vêtu d'un manteau noir, l'homme à l'allure élégante s'avança doucement vers le jarl méfiant.
« - Regarde bien ce visage, car c'est le dernier que tu verras. » Fit l'étrange personnage en retirant son capuchon. Une expression d'effroi se lisait désormais sur la tête du jarl:
« - Imp... Impossible. » Bégaya le seigneur avant de succomber sous une dague faite d'un métal bleu.
L'assassin était un elfe, mais pas un elfe comme on en trouve en Tamriel.