Chapitre 9: Dolmenil.
- C'est louche, non ? murmura Alexeyr à l'oreille d'Aenar.
- Je sais, je trouve aussi. Ils connaissent mieux que nous cette île, donc pas la peine de fuir. Nous sommes également en sous-nombre. Leur faire face serait un suicide. Suivons-les, mais restons sur nos gardes. On avisera en cas de problème.
répondit Aenar.
La colonne marchait depuis une demi-heure. Aenar marchait aux côtés du chef. Des gouttes de sueur roulaient sur le front des 5 compagnons. La chaleur ne dérangeait cependant pas les guerriers.
Soudain, débouchèrent dans une vaste clairière abritant un village. De petites maisons étaient groupées de part et d'autre d'une large route principale.
Les soldats de l'île retournèrent chez eux tandis que le chef demandait aux aventuriers de le suivre. Ils parcoururent la route sous les regards étonnés des villageois. Au bout de la route se dressait un haut bâtiment de pierres surplombant toute la jungle. Un escalier menait au sommet. Après avoir gravit les marches, les aventuriers furent surpris par la grandeur de l'île vue du dessus.
Le chef poussa deux grandes portes ornées de fresques relatant probablement des évènements ayant marqué l'île.
L'homme fit signe d'entrer.
Aenar, ayant des doutes, se tourna vers Cross Vhor. Ce dernier était très calme et admirait le village. Il se tourna, sa main caressant sa longue barbe, et lâcha:
- D'instinct, je dirais que ces gens ne nous veulent pas de mal. Ils ne nous auraient pas amenés jusqu'içi alors qu'ils pouvaient nous massacrer dans la jungle.
- Très bien, si vous le dites. répondit Aenar.
Ils entrèrent, le chef restant dehors. Une fois à l'intérieur, Les portes se refermèrent. La grande pièce était entièrement illuminée par les rayons du soleil passant par de larges fenêtres sans vitres. Une seule personne était présente. Les 5 compagnons s'approchèrent. Il s'agissait d'un elfe assis sur un grand siège de bois. Il portait des cheveux blonds bouclés s'arrêtant au-dessous de ses oreilles. Il avait l'air plutôt jeune et ses traits étaient fins.
- Un Aldmer ? grogna Zhalok
C'était effectivement un haut-elfe.
Ce dernier répondit calmement d'une voix douce:
- Oui, je suis un Aldmer. Je vais tout vous expliquer.
- Il est clair que nous méritons une explication. lança Aenar.
- J'y viens. D'abord asseyez-vous.
Il fit apparaitre cinq sièges identiques. Alexeyr fut le premier à réagir. Il s'affala sur son siège, éreinté. Les autres le regardèrent, méfiants, puis ils firent de même.
- Bien. Reprit l'elfe. Commençons. Mon nom est Ciryon et je viens du domaine Aldmeri. Il y a quinze ans, j'ai fuis de ma terre natale après que mon village ait été mis à feu et à sang par les soldats du Thalmor lors d'une soit-disant "purification". Certains habitants avaient été accusés de nécromancie. Après avoir traversés des lieues sur l'océan à bord d'une barque, j'ai accosté içi, sur cette île.
J'ai trouvé ce village et les autochtones, semblant impressionnés par mes dons de magie m'ont élevé au rang de « Guide »
- Comment se fait-il, l'interrompit Cross Vhor, que personne n'ait découvert cette île ?
- C'est simple. D'après les habitants, un dieu protègerait le calme et la sérénité de l'île en déviant et en égarant tous les navires s'approchant trop près de l'île. Seuls ceux dont le dieu sait qu'ils seront bénéfiques à l'île peuvent la découvrir.
Un homme est venu une fois. Un Nordique, mais il est immédiatement repartit sur son continent.
- Probablement celui qui a mentionné l'île dans le livre de l'académie des mages. dit Alexeyr.
Ciryon reprit:
- Voyez-vous, l'île a des problèmes. Le village subit régulièrement les attaques d'une bête meurtrière. D'un dragon.
A ce mot, Cross Vhor pâlit, ce qui n'échappa pas à Aenar.
- Un dragon ? Içi ? S'étonna Adiath.
Ciryon fit oui de la tête. Il prit un air grave:
Le dieu nous a fait savoir que des guerriers viendront nous aider. Vous en l’occurrence.
- Vous n’êtes pas capable de vous en débarrasser, vous et vos soldats ? Demanda Aenar.
- Seul, je ne peux rien faire sinon le repousser. Mes hommes sont certes vaillants et vigoureux, mais il faudrait d’abord que la bête soit à la portée de leurs armes.
Aenar songea quelques instants, puis déclara :
- Si nous acceptions de nous occuper de ce démon, vous aurez une dette envers nous.
Ciryon esquissa un sourire.
- Bien entendu, vous serez récompensés. Dit-il. Si vous êtes venus jusqu’içi en des temps si troublés, c’est que vous venez chercher quelque chose. Je me trompe ?
- Vous êtes au courant de la situation en Tamriel ? demanda Alexeyr.
- Oui. Si notre dieu protecteur peut repousser les mortels, faire de même pour un dieu tel que Siryalis est bien plus difficile si bien que nous entendons sa voix parfois, nous ordonnant de nous rallier à lui. Savez-vous déjà ce que vous voulez en échange ?
- Oui. Répondit Aenar. Il paraîtrait qu’un fragment de parchemin des Anciens se trouverait sur l’île et nous en avons besoin pour détruire Siryalis.
- Je vois, ce n’est pas tous les jours qu’on entend parler de Parchemin des Anciens. Soit, nous verrons. Si vous nous débarrassez de cette créature, je vous promets d’y réfléchir.
- J’ai encore une question. Qu’adviendra-t-il de notre équipage resté près du navire ? s’enquit Aenar.
- Aucun mal ne leur sera fait. Assura Ciryon. Il serait préférable que l’un de vous aille les prévenir de la situation. Si j’envoie mes hommes, j’ai bien peur que vos soldats réagissent mal. Je vous assignerai un guerrier pour que vous ne vous perdiez pas.
Les aventuriers aquiescèrent.
- Au fait, il faut vaincre le dragon au plus vite car l’île se trouve dans une faille du Temps.
Cross Vhor expliqua :
- Une faille du Temps est un endroit où le temps s’écoule différemment que dans les autres endroits, Alexeyr.
Ce dernier perdit alors son air interrogateur.
- Exactement, reprit Ciryon. Un jour passé à Dolmenil équivaut environ à une semaine sur le continent.
Le soleil se couchait déjà.
- Déjà près une semaine d’écoulée… Murmura Aenar.
Soudain, un rugissement retentit au loin.
- C’est lui. Affirma Ciryon d’un air sombre.
Ils sortirent tous les six pour aller voir le dragon. Le Guide poussa violemment les deux portes dévoilant un magnifique couché de soleil sur l’île. Un soldat aux longs cheveux noirs, torse nu et essouflé finissait de gravir les marches.
- Maitre… Il est revenu… Dit l’homme hors d’haleine avant de s’effondrer sur les genoux.
Ciryon le rattrapa et se désola de voir le dos du jeune guerrier complètement brûlé.
Plusieurs maisons étaient déjà incendiées alors que le dragon refaisait un passage. Les villageois terrorisés hurlaient et couraient pour se chercher un abri.
- Ce n’est pas un dragon ordinaire… murmura Cross Vhor, les yeux écarquillés.
Re-salut 
Bon, je suis vraiment désolé de ne pas avoir posté pendant TRèS longtemps et je n'ai pas d'excuse. Je ne trouvaisplus la motivation. CEPENDANT, un séjour de deux semaines en Egypte ma permit de me ressourcer et de trouver des idées pour continuer
Donc voilà. A vous ! 