Chapitre 4: Retrouvailles.
- Alors, c'est quoi cette idée ? s'enquit Alexeyr qui suivait Aenar en sortant de l'Académie.
- Je connais une personne qui pourrait nous fournir un navire et un équipage compétent. répondit ce dernier.
- Et qui est-ce ?
- Vous allez bientôt le découvrir.
La nuit tombait déjà sur Bordeciel. Seule la lueur des torches éclairait encore la ville. Ils traversèrent Fortd'Hiver en direction de la cariole. Soudain, quelque chose retint l'attention d'Aenar. Une silhouette féminine se dressait sous le porche d'une maison. Seul deux yeux violets étaient distinguables dans la pénombre. La forme resta immobile tandis que les deux hommes continuaient leur chemin.
Ils arrivèrent à hauteur de la charette tandis qu'un homme en uniforme d'officier impérial discutait avec le cocher.
- La route vers Aubétoile est bloquée. Personne ne peut passer par là car la côte est en cours de sécurisation. Pour votre sécurité, n'approchez pas des avants-postes. Tout individu pénétrant dans le périmètre sera considéré comme un intrus et abattu sur le champs. dit l'officier.
Le cocher confirma qu'il avait bien compris et des centaines de légionnaires affluèrent vers la côte de Fortd'Hiver.
" Ils doivent craindre un débarquement" se dit Aenar.
Les deux Nordiques grimpèrent dans la charette.
- Vous avez entendu, je ne pourrai vous emmener à travers les routes des villes côtières. dit le cocher.
- Tant pis, nous ferons un détour. Emmenez-nous à Solitude. fit Aenar.
Le cocher devint nerveux.
- Très bien.
Et le véhicule se mit en route. Ils suivirent la route jusqu'à Blancherive, puis la route en direction de Markarth.
Soudain, le cocher arrêta ses chevaux aux abord des collines de la Crevasse.
- Que se passe-t-il donc ? demanda Alexeyr, irrité.
Le cocher blêmit.
- Le voyage s'arrête içi. Je ne traverse pas la Crevasse.
C'est trop dangereux.
En effet, les Parjures s'étaient multipliés dans la région pendant les dix dernières années.
- Mais enfin, si on s'arrête maintenat, les Parjures ont plus de chance de nous arrêter que si nous roulions à toute vitesse. En plus nous sommes là et armés. s'emporta Alexeyr.
Aenar, lui était descendu et obseva les alentours. Le soleil se levait sur les collines. Ils crut percevoir des mouvements dans les arbres situés en auteur. Il se senatait observé.
- Ils sont là. murmura-t-il.
Tout à coup, une flèche fendit l'air et vint transpercer la gorge du pauvre cocher lui arrachant un cri de douleur. Du sang gicla sur le visage d'Alexeyr.
- Bordel ! s'écria-t-il en brandissant l'espadon de la Forgeciel que lui avait forgé Eorlund.
Plusieur dizaines de Parjures dévalèrent les collines après être sortis de la fôret. Leuurs cris de guerre résonnaient.
- Je vous attends, bande de sauvages ! lança Alexeyr, fou de rage.
Aenar dégaina la vieille épée d'acier que son ami lui avait offert.
Alexeyr se lança dans la mélée mais les Parjures l'encerlaient. Il n'aurait pas le temps de tous les tuer avant d'être touché. Aenar lança alors des
sa main gauche un sort de foudre sur un ennemiqui électrocuta les autres qui étaient en contact avec lui.
De sa main droite, Aenar para une attaque, puis contre attaqua en tranchant la tête de son assaillant. Il enchaina en transperçant l'estomac d'un autre Parjure.
Alexeyr, lui, sembalait ne jamais perdre d'énergie. Il embrocha trois Parjures de son long espadon. Puis coupa quasiment en deux un autre avec un coup d'estoc mais s'apperçut trop tard de l'archer qui l'avait dans sa ligne de mire. Ce dernier décoha une flêche qui vint se loer dans le genou de l'imposant Nordique. Lui arrachant un cri de douleur. Agenouillé par terre, il refusait de plier. Il sortit une dague rangée dans sa ceinture.
Aenar tenata de se frayer un chemin vers son ami mais fut maitrisé par un coup sur la nuque.
Il reprit conaissance aux côtés de son compagnon, encore meurtri par la blessure qu'il avait subie. Ils étaient attachés sur une table nappée de sang au sommet d'une colline. Des tentes étaient dressées tout autour et des Parjures observaient les deux captifs. Soudain, il vit approcher un autre plus grand. Il y avait un trou béant dans sa poitrine et on pouvait voir un oeur battre à l'intérieur. Aenar eut un haut-le-coeur. La gague ensanglantée que tenait l'homme fit comprendre aux deux héros qu'ils étaient sur une table de sacrifices !
Le Roncecoeur commença d'une voix solenelle:
- Ces hommes ont vaillament combattu. Ils ont pris les vies de beaucoup de nos frères ce qui les rendent des tributs idéaux pour les dieux !
Il leva la dague au ciel. Les battements de coeurs d'Aenar se faisant plus rapides. Soudain, une flêchevint percer l'aisselle du boureau, arrachant un cri de stupeur aux Parjures.
Des boules de feu surgirent de nulle part, brûlant les tentes et quelques Parjures au passage.
Un guerrier chargea en hurlant et faucha deux sauvages d'un vif mouvement d'épée.
Les autres prirent peur et s'enfuirent en poussant des cris de terreur.
Le guerrier en armure de fer délivra Alexeyr tandis qu'un jeune mage aux courts cheveux châtains leva Aenar en souriant.
Le mage se précipita et soigna le genou d'Alexeyr.
- Merci. commença Aenar.
Pas le temps. l'interrompu le guerrier mystérieux. Hâtons-nous d'atteindre Solitude avant de nous faire attaquer par ces brutes.
Et ils se mirent en route en courant. Alexeyr sur le dos du grand Nordique.
Ils arrivèrent à la porte de Solitude aux alentours de midi.
- Attendez-moi ave mon ami à l'aubere du Ragnard Pervers. lança Aenar aux deux sauveurs. Ces derniers aquiescèrent.
Le héros se précipita vers Mornefort. Les gardes tentèrent de l'empêcher d'entrer mais ils échouèrent.
- Il faut que l'Empereur envoie des troupes en Morrowind. J'ai un mauvais pressentiment concernant les Dunmers. dit Tullius qui était appuyé sur la table portant le carte de Tamriel.
- J'enverrai un messager. assura le légat Rikke.
Aenar fit soudain irruption près de l'état-major.
- Qui êtes-vous ? grommela Tullius.
Rikke était bouche bée.
- Capitaine Aenar ? réussit-elle finalement à articuler.
Ce dernier souria fièrement.
- Cet homme est capitaine ? demanda Tullius avec un air dédaigneux envers l'interessé.
- Oui, affirma Rikke. A moins que...
Elle dégaina son épée et immobilisa Aenar contre un mur. Son visage se remplit de haine.
- A moins que ce ne soit un de ces perfides Altmer ayant pris l'apparence d'un de nos soldats. Pas de chance, celui-ci est mort depuis onze ans.
- Attendez, se défendit Aenar. C'est bien moi ! Pour vous le prouver, rappelez-vous ce que je vous ai offert la veille de ma mort. Il tendit la main vers le cou de Rikke et souleva l'amulette qui y était pendue.
Vous êtiez sensée l'offrir à ma femme si je trépassait. mui reprocha-t-il.
- C'est donc vraiment-vous ! lui dit-elle en le serrant dans ses bras. Comment est-ce possible ?
- C'est une longue histoire. Mais je suis venu pour une chose. J'ai besoin de votre navire personnel, Légat.
Tullius le coupa:
- Même si le Légat vous prêtait son bateau, vous ne pourriez pas appareiller pour deux raison: d'abord, vous êtes officier de la Légion Impériale. Vous devez garder votre poste et ensuite, nous maintenont le blocus autour de Bordeciel. Perconne ne le franchira tant que nous ne saurons pas quand le débarquement aura lieu.
Aenar allait se défendre quand un messager surgit, essouflé:
- Général, les Thalmors ont coulé la majeure parie de notre flotte. Ils arriveront bien^tôt aux côtes !
Voilà, voilà !
Sweet ? 