Chapitre 2: Le passé est le passé.
Ils rentrèrent d'un pas pressé dans la maison d'Alexeyr.
- Vous devriez aller d'abord à Fort d'Hiver, à la bibliothèque de l'Académie des Mages. C'est la plus complète source de savoir en Bordeciel. Fit ce dernier en passant le pas de la porte.
Aenar le suivait en silence. En fouillant son coffre, Alexeyr reprit:
- Tenez, voilà pour vous. Je n'en ai pas besoin de toute façon.
Il lui tendit une épée d'acier et une armure de cuir similaire à la sienne qu'il venait de sortir du coffre.
- En même temps, vous ne pouvez pas crapahuter dans ce pays en ayant l'allure d'un mendiant. Lui lança-t-il avec un sourire narquois.
Aenar baissa les yeux sur ses vêtements et du admettre qu'il avait raison. En se changeant, il remarqua que ses muscles d'antant n'avaient pas diminué de volume. Il se rendit également compte que la cicatrice laissée par la lame qui lui avait transpercé le thorax avait disparut.
Enfin habillé, il dit:
- Vous savez, vous devriez venir avec moi Alexeyr.
Ce dernier sourit et riposta:
- Ah oui ? Donnez-moi une seule bonne raison de quitter ma vie paisible içi et d'allez risquer ma peau avec vous ?
Son visage devint grave. Il continua:
- J'ai déjà énormément voyagé. J'ai vu des choses que je n'aurais jamais voulu voir. Des créatures horribles qui m'ont pris mes amis.
- Oui, mais vous l'avez dit vous-même: votre vie dans ce village ne vous plaît pas. Vous préfèreriez moisir içi plutôt que de vous battre à mes côtés ? Et puis si je ne parviens pas à vaincre Syrialis, le Thalmor vous atteindra quand même et votre paisible vie ne sera plus qu'un souvenir.
Alexeyr réfléchit. Puis grommela:
- Très bien, je vous suis même si c'est de la folie de s'opposer à un dieu. Alons-y maintenant avant que je change d'avis !
Ils quittèrent Rivebois en fin d'après-midi. Alexeyr ne jeta même pas un dernier regard vers sa maison. Ils suivirent la route qui longeait le Tertre des Chutes Tourmentées. Après deux heures de marche, ils aperçurent enfin Blancherive.
- Arrêtons-nous pour la nuit. dit Aenar.
Alexeyr aquiesca.
Soudain, ils entendirent au-loin un bruit sourd et régulier. Ils tournèrent la tête et virent des milliers de Légionaires marchant au pas vers le Nord. L'Empire devait se méfier d'un débarquement sur les plages Nordiques.
Ils se hâtèrent vers la cité baignée des derniers rayons du soleil couchant.
Lorsqu'ils pénétrèrent dans la cité, Aenar fut soulagé de voir que rien n'avait changé. Il cacha son visage sous un capuchon qu'Alexeyr lui avit donné. Mieux valait qu'on le croie toujours mort.
Il dit à son compagnon:
- Pouvez-vous aller payer deux chambres à la Jument Pavoisée ? J'ai quelque chose d'important à faire.
- Une affaire de femme, hein ? J'ai l'oeil pour ça vous avez. Répliqua-t-il avec un sourire moqueur. Aenar le fixa avec d'un regard menaçant.
- Très bien, très bien ! Ne vous fâchez pas je plaisantais. Je vous y attendrai. Ne soyez pas trop long ! dit-il en séloignant vers la taverne.
Dès qu'il fut loin, Aenar se dirigea vers son ancienne demeure. Il devait revoir sa femme. En s'approchant, il entendit des rires de femme provenant du côté de la maison qu'il ne pouvait voir.
"Camilia !" se réjouit-il en reconaissant le son de sa voix.
Mais, sa réjouissance fut de courte durée. Camilia n'était pas seule.
"Allez, ma chérie. Je dois partir vers Solitude." dit le commandant impérial avant d'embrasser la femme qu'il avait chéri.
Le commandant s'en alla et sortit de la ville. Camillia rentra quand à elle dans la maison.
Aenar resta cloué sur place. Il souffrait.
"Suis-je parti si longtemps ?" se demanda-t-il. Il ne pouvait lui en vouloir. Elle avait tout à fait le droit de reconstruire sa vie. Après tout, il était mort.
Il se dirigea rapidement vers la Jument Pavoisée où l'attendait son nouvel ami. Ce dernier était assis au comptoir avec deux chopes. Voyant la mine déconfite d'Aenar, il dit:
- Hmm, ça c'est mal passé avec votre amie, n'est-ce pas ?
- Oui, si on veut.
- Je savais que je devais vous commander cette bière. Je vous préviens, je trouve leurs bières bien trop fades. Je me suis donc permis de rajouter ma touche personelle et vous avez l'air d'en avoir besoin. J'espère que vous avez l'estomac bien en place. dit Alexeyr avec un sourire sournois.
Aenar avala le contenu du verre en une gorgée, ce qu'il regretta amèrement. La sensation de chaleur qu'il éprouvait dans l'estomac n'avait jamais été aussi intense. Il fit la grimace.
Alexeyr se mit à rire en voyant la réaction de son ami.
- Allez, allons nous coucher. Nous aurons besoin de repos pour la suite du voyage.
Et ils montèrent, Alexeyr rigolant, Aenar le visage rouge.
Il devait oublier sa femme. Le passé est le passé.
Hey !
Suite tardive mais bon
DevilPredator
J'attends toujours les caractéristiques de ton perso 
rochkorff
Ne t'inquiète pas pour ton personnage, il interviendra
Ne vous inquiètez pas, il y aura de l'action quand même
Sweet ? 