C'est bien écrit oui, ras ![]()
ras? Le chef éthiopien? ![]()
Rien A Signaler ![]()
Je me disais aussi. ![]()
CHAPITRE HUITIEME
Le vieux maître du relief ni trop petit pour être qualifié de colline ni trop grand pour être appelé montagne.
Gothway-Garden était tranquille, elle était éclairée par un soleil resplendissant. L'atmosphère n'en était pas pour autant torride et insoutenable. Elle était même plutôt agréable. D'ailleurs, quelques badauds profitaient de ce temps réjouissant. Certains occupaient la place marchande et allaient de boutiques en boutiques, cherchant leur bonheur. D'autres allaient et venaient dans les quelques rues de la bourgade. C'était, comme vous pouvez le remarquer , un lieu calme et serein. Point de problème pour Gothway-Garden.
Ce n'était pas tout a fait la vérité. La ville se situait dans la province de Hauteroche, à l'ouest de Tamriel. Dans les alentours de la célèbre cité de Daggerfall, pour plus de précision. Une loi ayant été votée dans la dite cité obligeait toute ville, village, tout lieu abritant plus de mille habitants en fait, à posséder un ou plusieurs bâtiment abritant une faction à même d'assurer la défense de la ville et de ses alentours. Ce en supplément de la garde officielle.
Or, Gothway-Garden était peuplée de mille-trente-trois individus. Depuis quelques années, ce chiffre n'avait ni augmenté, ni diminué. Il semblait figé.
La faction qui avait été chargée de protéger les lieux ne se trouvait pas dans l'enceinte de la ville...
Un relief dont jamais personne n'avait été d'accord pour en déterminer la nature, avoisinait Gothway-Garden. C'était là que vivait un très vieil homme. Personne ne se souvenait de son nom. Certains le soupçonnaient de ne plus s'en souvenir, lui même. Il se faisait donc appeler Le-vieux-maître-du-relief-ni-trop-petit-pour-être-
qualifié-de-colline-ni-trop-grand-pour-être-appelé
-montagne.
Il était réputé pour avoir été jadis l'un des plus glorieux chevalier que Tamriel ais connu.
Nombreux étaient les jeunes hommes qui venaient le voir en espérant qu'il leur enseigne son savoir. Ils venaient de plus en plus nombreux. Aussi, Le-vieux-maître-du-relief-ni-trop-petit-pour-être-
qualifié-de-colline-ni-trop-grand-pour-être-appelé
-montagne
avait décidé de fonder une école, puis un ordre, au moment où il aurait formé suffisamment de chevaliers.
Ce moment arriva de manière tout à fait coïncidente avec l'instant où Gothway-Garden passa du nombre de neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf habitants à celui de mille-trente-trois. Cet ordre de chevalerie fût donc tout indiqué pour protéger la cité.
Parlons un peu de l'ordre en question. Il s’appelait l'Ordre du Dromadaire. Il paraissait que c'était une bête des pays du Sud. Personne ne savait vraiment à quoi cela ressemblait, mais ils étaient fier de porter ce nom.
Un temple avait été érigé par le haut du relief. Il était plutôt grand et comprenait tout ce qui était nécessaire à un apprenti chevalier.
Les apprentis chevalier devaient le plus souvent rester dans le temple pour suivre les enseignements de leurs aînés et du Vieux. Parfois, le droit de suivre les chevaliers adoubés leur était accordé. Mais uniquement si les quêtes n'étaient pas trop dangereuses et ne quittaient pas la région.
Une fois adoubés, la moitié des chevaliers restaient au temple pour protéger les habitants du village et aider le Vieux à former les apprentis. La seconde moitié était envoyée en quête partout dans Tamriel. Des quêtes de plus grande envergure. La plupart du temps, ils étaient envoyés chercher une épée que le Vieux avait jadis perdu. Il paraissait qu'elle possédait d'incroyables pouvoirs.
* * *
Sur l'une des quelques routes qui donnait sur la ville, un jeune homme allait. Il portait une magnifique armure faite d'argent et d'acier, qui semblait entretenue régulièrement, son éclat scintillant en témoignait. Elle le recouvrait presque entièrement, sa tête était le seul endroit laissé à nu. Cette absence de heaume laissait échapper une chevelure blonde éclatante et moyennement longue qui ondulait au vent. Alors qu'il souriait, l'on pouvait découvrir des dents parfaitement blanches. L'individu était grand par la taille et la carrure. On lui attribuait facilement deux mètres.
Cet homme se nommait Norbert et il accomplissait sa dernière quête en tant qu'apprenti. Celle qui lui permettrait d'accéder au rang de Chevalier Dromadaire, si il réussissait. Le Vieux lui avait ordonné d'aller en un lieu reculé et abandonné depuis de nombreuses années avec un objectif particulier. «Trouves le Fort du Corsaire et va donc voir si j'y suis ! avait il dit. »
Norbert était particulièrement heureux. Cela faisait plusieurs années qu'il rêvait de ce moment. Il était né à Daggerfall, dans une famille aisée. Ses parents lui avaient payés son armure deux ans plus tôt, quant sa croissance s'était terminée.
L’Ordre l'avait accueillit quatre ans auparavant. Il n'avait jamais quitté les environs de Gothway-Garden depuis son arrivée.
Et maintenant, il allait peux être pouvoir s'en aller. Peux être que le Vieux le chargerais d'une mission d'importance. Il avait très peur que l'on choisisse de le laisser ici, au temple. Son rêve avais toujours été de voyager.
Cela faisait maintenant trois heures que Norbert allait sur ce chemin. Il allait bientôt voir ce qu'était le Fort du Corsaire. Il lui fallait maintenant abandonner la route pour emprunter un très vieux sentiers forestier. Il était effacé par endroits, si bien que Norbert eu parfois un peu de difficulté à s'orienter.
Lorsqu'il le vît, il fût déçu. Le Fort du Corsaire dont on lui avait parlé avec tant d'enthousiasme n'était que ruine et plantes grimpantes en tout genre. Il entreprît de le pénétrer. La tâche fût plutôt ardue. Il y avait un amoncellement de ronces autour du porche d'entrée.
Les ronces font parti des plantes qui sont fondamentalement ennuyeuse. Tout le monde le sait et Norbert fait parti de "Tout le monde".
-Oblivion et Malédiction ! Me voilà dans une situation embarrassante! Je ne puis accéder au lieu de ma quête. Si le Vieux est dedans, je me questionne quand à la manière employée lors de son passage...
Il se mît à faire le tour de l'édifice dans l'espoir de trouver une entrée secondaire épargnée par les ronces. Malheureusement pour lui, il ne trouva aucun passage qui ne fût obstrué par quelques plantes ou qui se soit effondrée sur elle même. Il fît dix fois ce tour, avant de se remémorer la présence d'une épée sur son dos.
C'était une épée en acier. Elle était très grande et avait été forgée pour être soulevée par deux mains. La poignée était faite en chitine, une matière de couleur marron et blanche que l'on trouvait uniquement en Morrowind. Norbert la gardait dans son fourreau et l’accrochait sur son dos. Il l'avait appelée « Dromadelière », en référence au fait qu'il allait être Chevalier Dromadaire.
Le chevalier dégaina Dromadelière et s'en servit pour couper les ronces qui le dérangeaient. Cela lui prît quelques instants. Elles étaient coriaces et très vieilles. L’effort demandait de l'énergie. Il en vînt cependant à bout et pénétra enfin l'édifice.
Il eu une seconde déception. L'intérieur ne valait pas mieux que l’extérieur. D'un air dépité, il souffla quelques instants.
Il se trouvait dans un hall de petite taille. Droit devant lui, se trouvait un bloc de roche assimilable à un autel divinatoire. Sur cet autel était posé un crâne humain. Il semblait posé ici depuis quelques centaines d'années, comme si jamais personne n’était venu le déranger.
Norbert rengaina son arme et commença à avancer dans les ruines. Malgré son délabrement, la ruine restait praticable.
Une ouverture se trouvait sur sa droite. Il était évident qu'un jour, une porte l'avait ornée. Norbert la remarqua et l'emprunta. Le passage aboutissait sur un couloir étroit. Au bout de ce couloir, il y avait une seconde ouverture qui donnait, quand à elle, sur une salle gigantesque. Au centre de la salle, se trouvait un escalier très large avec des marches de petite taille. La plupart étaient démolies. Par le haut de cet escalier, un trône de pierre majestueux se dressait.
Norbert se trouvait en haut de l'escalier. Il admira quelques instants le trône. Il trouvait cela incroyable qu'il ait été préservé par le temps et les toiles d'araignées. Il décida de s'y reposer quelques instants. Il chercherait le Vieux par la suite.
Le siège était étonnamment confortable pour un objet de sa matière. Mais Norbert n'y avait pas vraiment fait attention car à côté du trône, se tenait un gros levier lui aussi de roc.
L'apprenti chevalier entreprît de le pousser. La chose n'était guère commode. Il lui fallut pousser fort. Dans un grognement retentissant, il parvînt à le faire basculer. Cela n'eut aucun effet direct. Légèrement troublé, Norbert se rassit sur le fauteuil. Il ne lui fallut pas longtemps pour s'assoupir. Il eu un sommeil léger, mais tranquille. Le sourire sur son visage laissait deviner qu'il rêvait déjà. Probablement un rêve avec des...
Un bruissement assourdissant retentit. Norbert se réveilla en sursaut. Il se leva brusquement du trône et fit un pas en avant. C'était un pas de trop.
Le trône, qui était posé sur une plate-forme, s'était, pendant son sommeil, élevé de quelques mètres. C'était là l'effet du levier. Le dispositif avait probablement vieilli et mettait bien plus de temps à s'enclencher.
Norbert, qui avait donc fait un pas en avant, se trouvait maintenant en position fort désavantageuse. Il avait chu. Heureusement, il eu le temps de agripper au rebord de la plate-forme avant de percuter le sol.
-Saperlipopette ! Je dévale!
Il se hissa sur la plate-forme dans le troisième effort de sa journée. Puis, il remarqua la présence d'une cavité dérobée derrière le siège de roc. Il s'y engagea.
Les parois de la cavité étaient rocheuses. Norbert pu percevoir la présence d'un vieux bureau de bois. Le bureau était beaucoup moins vieux que le bâtiment. Il avait été placé là plus tard.
Dans la pièce, se trouvait également un lit avec un squelette dessus. Quelqu'un avait dû s'abriter ici pendant quelques temps.
Norbert avisa vers le bureau. Peut être y trouverais il un indice quelconque concernant le Vieux maître.
La pièce de mobilier partait en miettes. Norbert y trouva un encrier, beaucoup de feuilles de papier et... un journal.
Il était vieux. Très vieux. Effrité aussi. Norbert le manipula précautionneusement, et regarda rapidement la première page.
« Journal de Savlian Maborel. Agent des lames en mission pour l'empereur. »
Il ne s'agissait pas de ce qu'il cherchait, mais il le rangea cependant dans sa besace qu'il gardait attachée autour de sa taille. Il ressortit de la cavité et sauta de la plate-forme de manière balourde. Il poursuivis sa quête de Vieux maître en descendant le large escalier. Par la suite, il emprunta un nouveau couloir. Puis un autre. Et un autre. Et encore un autre. Il finit d'ailleurs par se perdre. Comme il s'était perdu et qu'il n'avait pas vraiment envie de se casser la tête, il décida de reprendre sa sieste qui s'était interrompue.
Aucun mécanisme ne vînt pénétrer son sommeil. Il dormît trois heures durant. À son réveil, il continua d’errer dans les longs couloirs et salles plus ou moins détruites. Au bout d'une heure, il en eût marre de chercher le Vieux. Il prit alors la décision d'arrêter de le chercher, mais de chercher la sortie. Cela ne changeait pas grand chose au fait qu'il se trouvait perdu.
À force de divagation, il parvînt enfin jusque l'entrée qu'il avait franchie plusieurs heures auparavant. Il avait hâte de sortir de ses ruines. Il y régnait une atmosphère déplaisante.
Il sortit bien rapidement et respira un peu d'air. Il pensait que la réponse à sa quête était que le Vieux ne se trouvait pas dans les ruines du Fort du Corsaire.
Gothway-Garden n'était pas plus agitée que lorsque Norbert l'avait quittée. Il pénétra dans les rues de la ville en prenant un air triomphant et une démarche exaltée. Il avait décidé de s'arrêter boire un verre et se reposer quelques temps avant de retourner au temple.
La rue dans laquelle il se trouvait était totalement déserte.
Il y vit une petite taverne et y entra. L'intérieur était rustique. Tout était fait de bois, et la plupart des choses étaient délabrées. Il y avait beaucoup de toiles d'araignées. La pièce était sombre. Une vapeur nauséabonde provenait du sous sol.
Norbert était quasiment la seule personne à l'intérieur. En fait, il n'y avait que lui et un homme qui portait une blouse de tavernier. L'homme le regardait d'un air sinistre. Il était grand, maigre et avait des cheveux noir de jais. Une barbe de quelques jours se dressait sur son visage. Norbert ne pu deviner la couleur de ses yeux. La pupille semblait trop noire.
Le chevalier s'assit sur un tabouret, qu'il approcha d'une table. L'ambiance conviviale des lieux lui avait également donné faim.
-Servez moi, je vous prie, de votre meilleure viande ! Et de quoi étancher ma soif !
L'homme ne répondit rien et se retourna pour prendre dans un placard une part de nourriture et la déposa devant Norbert. Pendant qu'il l’entamait, l'homme alla chercher de quoi se désaltérer.
Il y avait à l'intérieur de l'assiette un morceau de viande noirâtre très sèche. Des la première bouchée, Norbert sentit un goût putride. Il leva la tête en direction de l'homme. Il était derrière le comptoir et remplissait un verre.
Norbert vit qu'il y avait un regroupement de mouches qui s'affairait derrière lui. «Cela doit être pour la décoration », se dit t'il.
Il entama une seconde bouchée. Il sentit à nouveau ce goût putride. Mais en plus prononcé.
-Bigre ! Mais qu'est-ce ?
-De la viande rat géant séchée, semble t'il, répondit calmement l'homme, en lui tendant une chope.
Norbert repoussa l’assiette et saisit la chope. Il en bu tout le contenu de manière spontanée. C'est alors qu'il cria. Ce n'était pas une simple bière ou quelque boisson de bas étage, il s'agissait d'un tord-boyaux. Norbert, peu habitué à l'alcool fut prit d'une violence extrême.
Il ne criais plus. Il hurlait. L'homme avait un petit sourire en coin lorsqu'il regarda Norbert s'enfuir en courant.
Norbert cherchait maintenant de l'eau. N'importe lequel des puits ferait l'affaire. Il était même prêt à boire dans une auge, s'il le fallait. Il lui fallut dix minutes pour trouver un petit sceau d'eau posé sur le rebord de la fenêtre d'un habitant. Il le saisit en s'en aspergeât le visage.
En meilleur état, il reposa le sceau et pris la route du temple sous les injures du propriétaire de la fenêtre, et donc du sceau.
Cette fois ci, il ne traîna pas en chemin et regagna le temple au plus vite. Malgré le fait que ses pas commençaient à aller de travers. Il atteignît enfin le temple. On pouvait maintenant dire qu'il avait accomplit sa mission.
Il y avait quelques chevaliers et apprentis dans la cour, mais pas de foule pour acclamer le héros. Déçu, Norbert entra dans le bâtiment.
-Halte, Norbert. Où te rends tu comme cela ? Lui demanda sèchement Lysias, le chevalier chargé de la protection rapprochée du Vieux.
-Je m'en revient de ma première mission ! Tu devrais le savoir !
Lysias laissa Norbert entrer dans le bureau du vieil homme. Celui ci était profondément concentré sur la résolution d'un étrange jeu comportant neuf cases de neuf cases. C'était un jeu de chiffres que Norbert n'avait jamais compris. Le Vieux avait dit une fois qu'il l'avait rapporté d'une de ses expéditions en Akavir, un continent situé au nord de Tamriel.
-J'ai accomplis ma mission ! Cria Norbert, dans une posture près d'un garde à vous militaire.
-Hmmm. Ah, oui. C'est vrai. Répondit le Vieux d'un air éreinté.
Il ne portait aucune barbe et ses cheveux étaient courts. Sa carrure était restée impressionnante malgré son âge avancé. Il regardait maintenant Norbert intensément.
-Ainsi, tu as compris ?
-Compris quoi ? Je suis allé là bas, et la réponse à votre quête est : vous n'étiez point là.
Lysias pouffait dans son coin.
-C'est bien.
-Vous ne me nommez pas Chevalier ? Demanda t'il désespérément.
-Non.
-Comment ?
Norbert d'un air triste se dirigea vers la sortie de la pièce. Juste avant de franchir la porte, il se rappela. Le journal ! Il fit demi tour en le brandissant.
-J'ai trouvé ceci dans les ruines, cependant !
Le Vieux saisit le journal délicatement et le posa sur une table. Il l'ouvrit et lu la première page.
L'on pouvait lire l'ébahissement sur son visage...
Ta fic est comme un met de qualité, ça se deguste tout lentement et la saveur est si esquise qu'on ne t'en veut pas pour ton retard tant que tu continueras ![]()
moi j'aime le macaronie
macaronie? ![]()
ces une blague
sinon continue ta fic est execellent
Tu peux m'expliquer la blague, svp?
Et merci. ![]()
ce nouveau perso va me plaire par sa débilité profonde, sont instinct de predateur, et son courage hors norme ( parce que faire face a une horde de vieux ronces, faut avoir en avoir une sacrer paire) ![]()
Vivement la suite, trrrrrrrrrès bonne fic ![]()
Merci, les gars. Suite en cours.
Désolé de mon irrégularité. ![]()
Bon, après mure réflexions, j'ai décidé d'arrêter cette fic. Je n'arrive pas à y entrer naturellement. Je ne me sens pas dans mon milieu.
Mais ne vous inquiétez pas, j'ai l'intention d'en recommencer une autre. ![]()
Si vous voulez, voici ce que j'avais commencé à écrire pour la suite.
"CHAPITRE NEUVIEME.
C'était vraiment étroit... Comment feraient plusieurs individus pour vivre ici ? Saryn contemplait la bicoque qui lui servirait de domicile jusqu'à son affiliation à une Antre de la Camonna Tong.
Le léger hall où il se trouvait ne devait guère excéder les trois mètres cubes. Il y avait une porte sur chacun des quatre murs de la pièce. Elles n'étaient pas en meilleur état que la porte d'entrée.
Saryn devait en choisir une. Il n’eut pas ce loisir. La porte de droite s'ouvrit brutalement pour aller se cogner contre le mur. Un jeune garçon dunmer la dépassa. À première vue, Saryn ne sut estimer son âge exact, mais il était certain qu'il ne dépassait pas la majorité.
-Et voilà ! Je savais que j'avais entendus du bruit ! Dit t'il bruyamment.
-T'arrêtes quand de claquer les portes comme un taré ? Répondit une voix en provenance de l'étage.
Saryn entendit dévaler un escalier. Combien avait t'il de camarades ici ?
-J'espère que t'as une bonne rais...
Un elfe noir avait ouvert de vive manière la porte au centre du hall. Celle-ci donnait sur un escalier.
-Oh ! Un nouveau camarade ! Enfin ! J'en avait marre de vivre avec cet abruti de gamin.
L'elfe était très petit. Plus encore qu'Elethus Maloren. Il était chauve et portait de nombreuses décorations faciales. Des tatouages, principalement. Mais également des anneaux de métal enfoncés à même la peau. Son apparence était très repoussante.
L'adolescent avait remarqué le trouble que provoquait cette drôle d'apparence chez Saryn. Il prit la parole :
-Ça s’appelle des Peur-Singue. Il dit que ça s'écrit Pierre-Singue. J'ai toujours trouvé bizarre, moi aussi. Mais tu t'y feras.
-Ce sont les coutumes des cendrais.
Cette phrases n'avait pas été exprimée par l'un deux elfes qui entouraient Saryn. C'était une voix d'argonien.
Le reptile en question était apparu sur le pas de la porte de droite. Il était grand. Contrairement à Heedul, il possédait des pattes plus humanoïdes. Avec des jambes semblables à celles d'un humain et des pieds. Son visage était couvert de très larges cicatrices. Cependant, il paraissait plutôt sympathique.
-Hurlee, pour vous servir, se présenta t'il. Moi au moins, je suis poli, pas comme certains...
Il jetait un regard sarcastique à ses deux compagnons elfes. Le plus jeune se ressaisi alors et tendis la main à Saryn.
-Golven Orthan. Bienvenue parmi nous.
-Je suis Ohibaal Laserbillahemmi. À qui ais-je à faire ?
-Saryn. Saryn Sariethi.
Golven avait pouffé de rire au moment où Ohibaal s'était présenté.
-Y a rien de marrant ! Répondit ce dernier, outré.
L'argonien tenta de reprendre une conversation sérieuse :
-T'es notre nouveau camarade, alors autant partir sur de bonnes bases, soyons amis.
Le cendrais donna un uppercut placé à une partie de l'anatomie de Golven... facile à atteindre au vu de sa taille. Le jeune elfe continuait encore à rire. Le nain le poussa à terre et lui donna quelques coups de pieds qui ne firent point cesser l'hilarité du railleur.
Saryn n'était pas agacé par cet affrontement des plus puéril, mais cette sensation était perceptible chez l'argonien.
-Fermez vos gueule ! Hurla Hurlee.
Les deux agités se relevèrent en un temps records et arborèrent des sourires innocents.
-C'est comme ça depuis leur arrivée, soupira Hurlee.
-Tu es donc arrivé ici le premier ? Questionna Saryn.
-Allons plutôt en discuter de l'autre côté, dans la grande salle.
Le groupe passa la porte de droite pour entrer dans une pièce beaucoup plus large que la précédente. Plus éclairée aussi. Une table toute aussi miteuse que le reste des lieux était au centre de la salle.
-En effet, je suis le premier à être arrivé ici. C'était il y a deux semaines. Sept jours plus tard, est arrivé le p'tit, et il y a cinq jours, Ohibaal.
-Visiblement, vous n'avez fait aucun effort concernant l'esthétique des lieux...
-Pourquoi ? Il fallait ? Demanda naïvement Golven.
-Évidemment! L'air est malsain. Pendant notre temps libre, nous retaperons cette baraque, annonça Saryn sur un ton autoritaire.
Aucun de ses nouveaux compagnons ne protesta. Saryn était satisfait de s'être fait approuver. L'argonien avait servi à chacun un verre de Mazte, une boisson appréciée en Morrowind pour son prix relativement faible et la sensation de puissance qui se dégage lors de la consommation. En petite quantité, les effets restent cependant minimes.
Lorsque ce pot de bienvenue fût achevé, Hurlee décida de faire un tour des lieux avec Saryn. Les deux autres individus s'étant encore chamaillé quand à la légitimé du fond de la bouteille.
Ils passèrent directement à l'étage. Il n'y avait qu'une seule chambre. Il lui faudrait donc dormir dans le même pièce que les drôles d'énergumènes situés au rez-de-chaussé. À cette pensée, Saryn soupira. Il lui faudrait faire de gros efforts pour parvenir à s'endormir...
-Tu pourras choisir le lit que tu souhaiteras, annonça Hurlee. Bon, suis moi.
L'argonien se dirigeait vers le fond du couloir. Il ouvrit une porte et se trouva dans une salle de restauration.
-Pour te laver... Si t'es ou moins un peu plus propre qu'Ohibaal.
Le reste du bâtiment ne possédait pas suffisamment d'intérêt pour être visité. Cela renforça le projet de Saryn quant à la rénovation de ce lieu de vie.
Les jeunes recrues mangèrent assez tôt, se soir là. On ne pouvait pas dire que le repas s'était déroulé de manière calme. Golven et Ohibaal ayant encore effectué quelques échanges verbaux des plus... calmes.
Ils allèrent se coucher tout de suite après. Saryn se trouvait dans un lit particulièrement inconfortable.
-C'est vraiment à chier, cette baraque ! Cria Golven après être tombé d'un lit qui s'était ébréché, ne supportant pas son poids.
-Putain, tu va la fermer ? Cria Ohibaal.
-C'est pas de ma faute ! C'est...
-En attendant, ça nous empêches de dormir !
-Silence ! Hurla Saryn. Si vous ne parvenez pas à dormir, parlons un peu.
-Ouais, pas con, rétorqua Golven, alors, pourquoi Ohibaal est si petit, d'après vous ?
-Putain mais ta...
-Cela suffit ! Vous êtes définitivement idiots ! Intervînt Hurlee.
-Vous êtes arrivé comment ici ? Demanda Saryn en tentant d'entamer une conversation intelligente.
-Bah... à pied, répondit bêtement Golven.
-Ma parole, mais t'es encore plus con que je ne le pensait ! Continua Ohibaal.
-Mais...
-Je voulais dire... Comment avez vous été recruté ?
Hurlee décida de commencer à raconter son histoire.
-Il y a peu de temps encore, je vivais avec ma petite sœur, Nush. Nous étions ici, dans les quartiers défavorisés de Dagon-Fel. Un jour, elle entra en possession d'une bouteille de skouma. "