Quand tout est bizarre,
Quand tout est noir,
Quand on plonge dans le désespoir,
On a le mal de vivre
Et on sent la fatigue
On a beaucoup de rancoeurs
On se noie dans ses pleurs
Il ne nous arrive que des malheurs
Et on se shoote aux anti-dépresseurs
On ne contrôle pas ses larmes
Et on veut enfoncer une lame
Au plus profond de son âme
Pour stopper le drame
On se découvre plein de faiblesses
Et on reste dans sa tristesse
Sans pour autant envoyer de SOS
On se dit que la vie n'est que malchance
Qu'il y a tellement de souffrance
Alors on prend ses distances
Et on garde nos pulsions de violence
Dans un long silence
On se replie
Car il y a tellement de mélancolie
De mépris et de nostalgie
Dans tous nos ennuis
On porte tellement de fardeaux
Qu'on voudrait un garrot
Pour arrêter notre sang
Ou plutôt des calmants
Pour cesser tout jugement
On a vraiment la rage
Mais on supporte les charges
Parce qu'on est en cage
Pour casser ses chaines
Et effacer sa haine
On veut juste s'ouvrir les veines
Avec des morceaux de verre,
Avec une lame de rasoir,
Ou avaler des tonnes de somnifères
On a tellement de chagrin
Qu'on pense à la fin,
A une mort,
Qui ne soit pas trop gore
On se rappelle qu'on était entre 4 murs
En train de se faire ces coupures
En regardant ses cicatrices
Qui viennent des scarifications,
Des auto-mutilations
Qu'on faisait pendant la dépression
Même si on a les nerfs,
Qu'on éprouve de la colère
On efface pas nos rancunes
Tout est si vide
Que ça devient morbide
Et qu'on pense......