Encore un édito intéressant du site HardGamers... qui devrait vous faire réagir.
la source : http://www.hardgamers.com/dossiers.asp?no=76
Avant de commencer, j’aimerais en remettre quelques-uns à leur place. Je lis régulièrement que je suis un vendu Microsoft, un vendu Sony et ça change selon le jour et le besoin de chacun. J’aimerais que ça soit clair que je n’ai jamais été vendu à aucune console, aucune compagnie ou plate-forme. Je joue aux jeux vidéo régulièrement depuis que j’ai 8 ans (j’en ai 25 alors si vous faites le calcul ça fait 18 ans que je joue) et j’ai joué sur une grande variété de consoles et de plates-formes sans préjugés (Intellivision, Commodore, Coleco, Atari, Nintendo, Sega, NEC, Sony ou sur PC, Mac et même Amiga…). J’ai toujours aimé jouer, peu importe la machine, et j’aime presque tous les genres : aventure, RPG, action, survival-horror, combat, sports, puzzles, stratégie par tour ou temps réel, fps, courses, etc. J’ai joué à trop de jeux pour les compter. Si à un point fixe dans le temps j’aime une plate-forme, c’est qu’elle a des bons jeux, une variété intéressante, qu’elle pousse l’enveloppe graphique et audio et que les développeurs y vont d’un peu de créativité.
Si quelqu’un me dit encore une fois que ce n’est pas important, les graphiques, je vais hurler. Ça fait 25 ans que les joueurs en demandent toujours plus graphiquement et c’est le seul facteur identifiable qui peut expliquer pourquoi l’industrie pousse aussi fort pour faire évoluer les jeux vidéo. Si c’était seulement le plaisir pur de jouer à un jeu qui nous intéressait, nous serions encore à jouer aux échecs, aux cartes et au ballon prisonnier dans le parc. Mais c’est le plaisir de pouvoir s’immiscer dans un univers qui n’est pas le nôtre qui nous fait vibrer, tout comme au cinéma. La majorité des concepts de jeux vidéo ont été créés dans les années 70 et 80, avec quelques exceptions dans les années 90. Ça fait longtemps que les jeux n’innovent que très peu, alors pourquoi refaire encore et encore les mêmes jeux avec les mêmes concepts ? Parce que chaque nouvelle génération de consoles/PC permet de le faire avec plus de réalisme (entendre beauté, précision, richesse, qualité de l’intelligence artificielle) visuel et audio.
Pour en revenir au E3, nous ne savions pas à quoi nous attendre cette année. Les trois consoles étaient disponibles partout dans le monde depuis à peine un mois en Europe, et plus de 6 mois en Amérique. Tout juste avant le E3, Sony y est allé d’une baisse de prix importante pour l’Amérique, suivie d’une baisse de Microsoft et enfin de Nintendo. Les consoles sont donc disponibles à rabais partout dans le monde, à environ 60\% de leurs prix de lancement. Le prix des consoles n’est donc plus un facteur important lors du choix d’une plate-forme. La guerre doit donc se jouer au niveau des jeux disponibles sur chaque plate-forme, le vrai combat de chaque génération de consoles. Pour la première fois, les trois adversaires sont leaders de leurs industries respectives : l’électronique pour Sony, le logiciel pour Microsoft et le jeu vidéo pour Nintendo. Ce sont trois compagnies qui ont les poches pleines et qui sont déterminées à dominer l’industrie du jeu vidéo. C’est un combat avec trois Goliath.
Au lancement de la GameCube et de la Xbox, c’était encore une fois Sony qui dominait le marché. Les jeux de deuxième génération sur PS2 étaient beaux, originaux et, surtout, variés. Avec 20 millions de consoles vendues avant l’arrivée des deux autres consoles, Sony était bien positionné pour survivre à l’inondation de Microsoft et Nintendo. Et effectivement, 6 mois plus tard, Sony a vendu un autre 10 millions de consoles, autant sinon plus que ses deux adversaires combinés qui ont vendu environ 3 millions de Xbox et 4,5 millions de GCN dans la même période. Cela dit, il faut garder en tête que l’Europe vient tout juste de recevoir ces 2 consoles et que les ventes d’ici les 6 prochains mois vont nous permettre de voir quelle console va se démarquer le plus maintenant qu’elles sont toutes disponibles. La première génération de jeux sur console est généralement un peu décevante et c’est à la deuxième génération de jeux qu’on peut apprécier toute la puissance d’une console. Cela a été le cas sur PS2, et ce sera aussi le cas sur Xbox et GCN qui vont mettre toute la gomme cet automne lorsque nous pourrons nous mettre sous la dent des jeux de la deuxième génération et la troisième sur PS2.
Malgré l’incroyable prétention de Kaz Hirai, président de Sony Computer Entertainment of America, qui a déclaré à la conférence de presse d’ouverture du E3 que la guerre des consoles était terminée, "The console wars are over”, la guerre ne fait que commencer. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas la guerre du présent qui se joue, mais bien celle pour l’avenir du jeu vidéo. Car il faut bien avouer que Sony a effectivement gagné la course pour cette génération de consoles. Avec plus de 30 millions de consoles vendues, soit 3 fois plus que les ventes Xbox/GCN combinées, Sony n’a absolument rien à craindre jusqu’à la fin du cycle de vie de la Playstation2. Sony prévoit vendre 20 millions de PS2 dans le monde dans la prochaine année financière, ce qui porterait à 50 millions le nombre de PS2 en circulation. Avec les ventes de PSone qui continuent à bien marcher (7 millions de consoles vendues depuis le lancement), le coup de la rétro-compatibilité entre PSX et PS2 a merveilleusement bien fonctionné pour Sony. Alors pourquoi Microsoft et Nintendo s’acharnent-ils, sachant que le combat est perdu ? Pour l’avenir…
L’année dernière (mars 2001 à mars 2002), l’industrie mondiale du jeu vidéo accumulé plus de 20 milliards US de recettes. L’Amérique prend la tête avec environ 9-10 milliards (6,5 milliards en recettes de jeux), suivie du Japon (incluant l’Asie) et enfin l’Europe. D’ici 2005, les analystes prévoient que le marché américain à lui seul représentera plus de 20 milliards en recettes de jeux, sans compter la vente de consoles et d’accessoires. Malgré le ralentissement de l’économie, la crise du 11 septembre et la haute technologie qui traverse une restructuration importante, l’industrie du jeu vidéo pourrait tripler d’ici 3 ans, ayant déjà doublé au cours des 4-5 dernières années. Le jeu vidéo devient un divertissement de masse, tout comme le cinéma et la télévision. Les développeurs ne s’adressent plus seulement aux enfants et aux maniaques de l’informatique, c’est toute la famille qui est ciblée. Le joueur moyen a maintenant plus de 30 ans, gagne un salaire respectable et a envie de jouer à des jeux sophistiqués, variés et contemporains. Les jeux phares coûtent maintenant de 3 à 6 millions US à développer, et les jeux qui coûtent plus de 10 millions sont maintenant nombreux. Avec la mise en marché, les titres de première ligne (AAA) peuvent coûter jusqu’à 50 millions US, incluant la publicité et les licences. Effectivement, ça ressemble beaucoup plus à du cinéma…
Malgré la domination incroyable de Sony depuis plus de 5 ans, Nintendo et Microsoft voient bien les recettes potentielles et tiennent à avoir leur part du gâteau. Mais la différence entre ces trois concurrents, c’est la vision du marché. Sony et Microsoft ont tout deux l’objectif de dominer le marché du divertissement électronique. Bien que la console de salon soit au centre de leurs efforts, d’autres plates-formes (PC, PDA, télévision numérique, etc.) sont dans leurs mires. Il y a actuellement consensus qu’éventuellement, télévision, Internet et jeux vidéo seront (devraient être ?) unis dans une machine commune. Pour l’usager c’est une transition compréhensible et souhaitable qui permettra des économies importantes. Après tout, ça coûte très cher se procurer une console pour le câble numérique (ou par satellite), un terminal pour Internet et la console de jeu. Pour des géants comme Microsoft et Sony, cette rationalisation du marché permettra des économies de développement, une concentration des efforts de mise en marché (marketing) et une clientèle uniformisée. Chaque client aura la même machine et le même accès aux services disponibles en ligne qui vont aller bien au-delà du jeu vidéo.
Du côté de Nintendo, je remarque les mêmes qualités/défauts qui ont poussé Sega a cessé de produire des consoles. Pour comprendre vers quoi se dirige Nintendo, il suffit de revoir les 4 piliers que Nintendo a choisi pour se définir et qui ont été dévoilés au Spaceworld de l’année dernière : l’innovation, être dédié à la qualité des jeux, le caractère unique des personnages et, enfin, l’héritage. Quand je relis ces idéaux après presque un an, cela ressemble à une belle philosophie de développeurs de jeux, et non pas la stratégie d’une compagnie qui veut dominer le marché des consoles et du divertissement électronique. Nintendo est un développeur incroyable. Ils ont en main plusieurs des meilleurs franchises de l’histoire des jeux vidéo. Avec Zelda, Mario, Star Fox, Metroid, Mario Kart, Mario Party, les Pokémons, Eternal Darkness, F-Zero, etc., peu de développeurs peuvent présenter une liste aussi impressionnante, encore moins une liste qui a vendu autant de jeux. Sans contredit, Nintendo fait partie des développeurs de premier plan depuis l’arrivée de Mario sur NES. Mais faire des bons jeux ne permet pas nécessairement de dominer le marché des consoles et encore moins d’être à l’avant-plan du divertissement électronique qui englobe la musique, la télévision, le cinéma, le commerce électronique, etc. Sega l’a appris à ses dépends l’année dernière. Malgré une console puissante et des jeux de qualité, la grosse machine de Sony a freiné les ventes de la Dreamcast. Simplement dit, Nintendo serait un meilleur développeur si la compagnie laissait tomber la mise en marché de consoles, quoiqu’ils pourraient très bien continuer avec le GBA et les consoles portables, le marché qui leur rapporte le plus d’argent de toute manière.
Depuis 20 ans, à de nombreuses reprises, le marché du jeu vidéo a vu plus de deux concurrents essayer de prendre le marché. Mais les consommateurs n’ont jamais voulu (pu ?) supporter plus de deux consoles bien longtemps. Même avec un marché en pleine croissance, il est difficile pour les développeurs de supporter trois consoles. C’est un commentaire qui est ressorti souvent au E3… développer un jeu et le porter sur deux autres consoles est très coûteux, surtout si une des consoles (la Playstation2) a une architecture complexe. Mis à part les plus gros de l’industrie, les petits et moyens développeurs doivent donc choisir une, voir deux plates-formes tout au plus pour leurs jeux. Avec la domination de Sony, le choix évident est donc la Playstation2 malgré la difficulté évidente de programmer pour cette console. Cela dit, plusieurs développeurs ont décidé de prendre un autre chemin. La Xbox, actuellement la console la plus puissante, présente une architecture semblable au PC. Les SDK (Software developer’s kits) sont familiers pour les développeurs et facilitent le développement. Beaucoup de développeurs ont donc prit le chemin Xbox pour leurs prochains jeux avec des versions PS2/GCN prévues en ports. Il est plus facile de procéder ainsi, en réajustant la qualité graphique pour les deux consoles moins puissantes.
Mais ce qui semble guider beaucoup de développeurs dans leur choix de plate-forme, c’est le processus d’approbation pour les nouveaux jeux. Sony, Nintendo et Microsoft ont trois visions différentes des affaires. D’un côté, SCEA (Sony Amérique) exige de voir un produit fini avant d’approuver le jeu pour la distribution. Cela veut donc dire qu’un développeur doit développer le jeu (sur 2 ans en général), ensuite soumettre le jeu et espérer que celui-ci sera accepté. Pour les studios de deuxième et troisième ordre, c’est un risque financier énorme. Plusieurs développeurs m’ont parlé de projets refusés et du casse-tête qui s’en suit puisqu’il faut tout de même mettre le jeu sur le marché. Ces développeurs ne peuvent pas se permettre de dépenser 5 millions sans avoir de retour sur l’investissement. Certains doivent retourner à la table de dessin, alors que d’autres vont essayer de soumettre le projet à SCEE (Sony Europe) ou SCEJ (Sony Japon) qui ont des standards différents et qui sont moins exigeants que la branche de Sony en Amérique.
Du côté de Nintendo, c’est un chèque de 1 million US qui permet à un développeur d’entamer le processus de développement sur GameCube. C’est le prix d’entrée dans l’univers Nintendo, le dépôt de sécurité qui permet à Nintendo de restreindre le nombre de jeux que les développeurs tiers destinent à la GCN. Nintendo ne veut pas inonder le marché, de toute évidence cela pourrait nuire aux ventes de leurs propres jeux. Nintendo a toujours privilégié ses propres jeux et le E3 de cette année le confirme encore une fois, mais j’y reviendrai. Enfin, Microsoft semble de loin offrir le choix le plus permissif pour les développeurs. Les projets pour Xbox sont approuvés sous la forme de plans écrits accompagnés d’ébauches visuelles, quelles soient informatisées ou non. Microsoft peut exiger certains changements avant d’approuver le projet mais dans tous les cas, ça ne coûte presque rien à faire approuver un projet si on compare aux deux autres alternatives. Beaucoup de développeurs ont donc décidé d’y aller avec la Xbox et de porter leurs jeux sur GCN et PS2 ensuite si les ventes tiennent bon. Microsoft gagne ainsi un grand nombre de jeux et de développeurs en peu de temps pour sa première console. Lorsque ce sont les jeux qui vendent les consoles, c’est un excellent début pour la Xbox. Et effectivement, Microsoft a dévoilé qu’il y avait plus de 300 jeux en développement pour Xbox et qu’il y en aurait 200 sur le marché d’ici Noël. Pour un petit nouveau, ça bouge vite sur Xbox.
Microsoft désire absolument établir le jeu en ligne sur console. Sega n’y est pas arrivé, faute de consoles sur le marché, mais avec un joueur important qui pousse aussi fort, ça augure bien. Microsoft a de loin le plus impressionné au niveau du jeu en ligne au E3 de cette année. Non pas parce que les jeux en ligne de Microsoft éclipsaient les jeux en ligne de Sony ou de Nintendo (des tiers de Nintendo), mais bien parce que Microsoft semblait avoir réussi à préparer une stratégie avec beaucoup de cohésion. Cohésion entre les développeurs et Microsoft (à l’exception de EA qui veut absolument y aller avec ses propres services), avec les besoins des joueurs et avec le type de jeux en développement. Du point de vue du joueur, le jeu en ligne doit être simple, peu coûteux, performant et facile d’accès. Microsoft va offrir du jeu en ligne pour les joueurs branchés en haute vitesse uniquement, un pari qui, bien que déraisonnable à première vue, sera un catalyseur pour encourager la migration vers le service Internet par haute vitesse. Le jeu en ligne sur les serveurs de Microsoft sera donc peu coûteux, à 50$ US pour un an d’accès à tous les jeux (incluant un jeu et le casque), facile d’utilisation puisque tous les jeux seront disponibles par un portail commun et performant étant donné l’accès haute vitesse de tous les joueurs. De plus, le nombre de jeux pour ce service ne cesse d’augmenter et plus de 70 jeux sont maintenant annoncés pour le service Xbox Live! de Microsoft.
Sony y va d’une stratégie plus ouverte. Les développeurs/éditeurs vont avoir le choix entre les services de Sony ou de mettre en place leurs propres services. Cette alternative est très coûteuse mais, pour des compagnies comme EA qui ont déjà les infrastructures nécessaires, c’est presque une nécessité pour rentabiliser ce qui est déjà investi. Mais pour le joueur, devoir payer une facture à Sony, une facture à Square, une facture à EA, ça finit par coûter très cher pour jouer à beaucoup moins de jeux et c’est un casse-tête administratif. De plus, la stratégie de Sony semble moins au point en général puisque chacun semble faire ce qu’il veut de son côté. Et puisque les joueurs devront débourser une certaine somme pour se procurer la carte réseau/modem et ensuite pour un HDD, le coût pour jouer en ligne sera beaucoup plus élevé que sur Xbox. S’embarquer pour jouer à FFXI sera aussi coûteux pour un an que le prix d’une console : Modem (75$), HDD (75$ ou plus), le jeu (75$), abonnement d’un an (100$ ou plus), pour un total de plus de 300$. Et avec ça, vous ne jouez qu’à FFXI. C’est donc à souhaiter que cet automne Sony va faire un virage à 180 degrés et embarquer tous les développeurs ensemble pour offrir un service comparable à Xbox Live!. Du côté de Nintendo, il n’y a presque rien à dire. Le jeu en ligne ne va voir le jour que grâce aux pressions de Sega qui voulait offrir Phantasy Star Online et des jeux de sports sur GCN. Sans quoi, le jeu en ligne n’aurait même pas vu le jour sur GCN. Rien n’est donc annoncé pour GameCube par Nintendo, ni par les autres développeurs.
Mais si nous faisons abstraction des particularités matérielles des consoles (lecteur DVD, nombre de ports, connectivité, etc.) et qu’on regarde les jeux, le scénario est tout aussi révélateur. Le leader du marché, Sony, avait un nombre impressionnant de jeux en montre encore cette année au E3. Par contre, c’était un peu décevant d’apprendre que très peu de nouvelles franchises vont voir le jour dans les 6 prochains mois. Le line-up de Sony avait beaucoup de suites de jeux publiés sur PS2 : Silent Hill 3, Devil May Cry 2, Zone of the Enders 2, Dark Cloud 2, Red Faction 2, Frequency 2, WWE Smackdown! 4, James Bond 007 Nightfire, ATV Quad Power Racing 2, Onimusha 2: Samurai’s Destiny, etc. Beaucoup d’autres jeux destinés à la PS2 vont se retrouver sur les autres consoles : Hunter The Reckoning, Tony Hawk’s Pro Skater 4, Turok Evolution, Blood Rayne, TimeSplitters 2, the Thing, Colin McRae Rally 3, Project Between Good & Evil, Vexx, Malice, Aggressive Inline, Buffy the Vampire Slayer, Indiana Jones and the Emperor’s Tomb, XIII, Tom Clancy’s Ghost Recon, ToeJam and Earl 3 : All Funked Up, Mortal Combat Deadly Alliance, Robotech BattleCry, Gun Metal, Project BG&, Rainbow Six: Raven Shield, Soccer Slam, Tiger Woods 2003, Dungeons and Dragons Heroes, Need for Speed Hot Pursuit 2, True Crime: Streets of L.A., Marvel vs Capcom 2, etc. Mais au niveau des exclusivités, le tour était vite fait malgré des prestations fort éloquentes de jeux comme Ratchet and Clank, The Getaway, Medal of Honour : Frontline et SOCOM. Beaucoup de jeux exclusifs à la Playstation2 n’étaient tout simplement pas épatants comme les jeux de l’année précédente. Bien que la Playstation2 demeure la console de choix pour les développeurs japonais, les titres exclusifs visent souvent des marchés de niche comme .hack, Romance of the Three Kingdoms VII, Suikoden III ou Mystic Heroes. Cela dit, les propriétaires de consoles PS2 peuvent tout de même s’attendre à une quantité impressionnante de jeux dans la prochaine année, ce qui est rassurant lorsqu’on a déboursé le gros prix pour une console. Mais Sony aurait pu nous lancer quelques bonbons pour l’avenir : Gran Turismo 4, Final Fantasy XII ou quelques autres titres prometteurs.
Du côté Xbox, la liste de jeux est tout aussi exhaustive que sur Playstation2. Puisque la majorité des jeux les plus intéressants sont multi plates-formes, ils se retrouvent donc sur Xbox. Qui plus est, 90\% des jeux multi plates-formes destinés à la Xbox roulaient justement sur la console de Microsoft au E3. Lorsque les jeux étaient montrés sur deux plates-formes côte à côte, la version Xbox était toujours plus à point graphiquement. Il y avait donc une quantité incroyable de consoles Xbox au E3 de cette année, surtout lorsqu’on considère la part de marché encore minuscule de Microsoft. Du côté des exclusivités, Microsoft n’a rien à envier à Sony ou Nintendo. Avec des jeux comme Brute Force, Crimson Skies: High Road to Revenge, The Elder Scrolls III: Morrowind, TAO Feng: Fist of Lotus, Steel Batalion, Star Wars: Knights of the Old Republic, Shenmue II, Quantum Redshift, Psychonauts, Panzer Dragoon Orta, Outlaw Golf, Project EGO, Dead to Rights, Tom Clancy’s Splinter Cell, Serious Sam et Battlefield 1942, Microsoft en a étonné plusieurs. Suite au E3, beaucoup de gens ont parlé des files chez Nintendo pour jouer à Zelda ou Mario Sunshine, mais les gens attendaient aussi chez Microsoft. Par contre, la moyenne d’âge dans le kiosque de la boîte noire semblait être de 15 ans de plus que chez Nintendo. Il faut ensuite parler des jeux en ligne qui étaient bien à l’évidence pour la Xbox : Midtown Madness 3, Unreal Championship, MechAssault, Tom Clancy´s Ghost Recon, Tom Clancy´s Rainbow Six, RavenShield, XIII, SEGA Sports NFL 2K3, SEGA Sports NBA 2K3, NFL Fever 2003, Phantasy Star Online et plusieurs autres. D’autres jeux comme Counterstrike, RallyeSport Challenge, Halo, Star Wars Galaxies, Amped et Project Gotham Racing sont annoncés pour Xbox Live!. Le lineup Microsoft était donc complet et varié, et les jeux exclusifs intéressants.
Enfin, Nintendo y est allé comme par le passé. C´est-à-dire que 85\% de l’énergie dépensée mettait en valeur les jeux phares développés/édités par Nintendo : Mario Sunshine (Nintendo/Nintendo), Legend of Zelda (Nintendo/Nintendo), Metroid Prime (Retro/Nintendo), StarFox Adventures (Rare/Nintendo), Mario Party 4 (Hudson/Nintendo), WarioWorld (Nintendo/Nintendo), Eternal Darkness : Sanity’s Requiem (Silicon Knights/Nintendo), F-Zero (Nintendo/Nintendo), 1080 : White Storm (Nintendo/Nintendo) et Animal Crossing (Nintendo/Nintendo). C’est un excellent lineup et les 6 prochains mois seront incroyables pour les fans de Nintendo. Par contre, aucun jeu des développeurs tiers n’était mis en valeur de cette manière et chaque jeu développé par un tiers avait en général une seule console pour présenter le jeu, contrairement aux jeux Nintendo qui souvent avaient de 5 à 10 consoles par jeu. Mis à part les jeux Nintendo qui, malgré de belles qualités, innovaient peu cette année (à part Zelda en Cel shadding), il fallait se contenter de Star Wars The Clone Wars, Star Wars : Bounty Hunter, Resident Evil 0, Turok :Evolution, Phantasy Star Online, Super Monkey Ball 2, Gladius, Time Splitters 2, de même que quelques autres jeux bien ordinaires. Les joueurs qui étaient chez Nintendo pendant le E3 y étaient pour les jeux Nintendo. C’est malheureux puisque Nintendo nous répète sans cesse que les joueurs plus vieux comptent pour eux, que la relation avec les développeurs tiers est importante aussi. Pourquoi Microsoft et Sony ont trouvé beaucoup plus de place pour les développeurs tiers dans leurs kiosques tout en ayant un aussi grand nombre de jeux maison ? Pourtant, Nintendo avait un kiosque énorme… Ça ressemble encore une fois à ce qui est arrivé sur N64 : Nintendo promet un support aux tiers mais donne toute l’attention à ses propres jeux. Bien que la GameCube réussit de toute évidence à attirer un plus grand nombre de développeurs et de jeux que le N64 (il y a plus de 150 jeux GCN en développement), ça reste loin des 300+ jeux en développement sur Xbox et 400+ sur PS2. Aussi, beaucoup de jeux en développement sur GCN visent encore une fois les plus jeunes, du moins en plus forte proportion que sur PS2 et Xbox. Il y a beaucoup moins de jeux pour adultes en développement pour le Cube, et ce n’est pas avec 3-4 jeux comme Resident Evil 0 et Eternal Darkness que Nintendo va satisfaire les joueurs de 20 ans et plus.
Ainsi, le portrait général ressemble à ceci : Sony domine aux niveau des ventes de consoles, et le fait que la Playstation2 soit arrivée sur le marché 18 mois avant la concurrence a eu un impact important sur la part de marché possible pour Microsoft et Nintendo au cours de la prochaine année. À moins d’un revirement important, Sony va dominer le marché au niveau des consoles vendues jusqu’à la fin du cycle de vie de la PS2 dans 2 ans et demi. Grâce à la base installée de 30 millions de consoles, la PS2 va aussi dominer au niveau du nombre total de jeux vendus pendant la prochaine année financière (mars 2002 à mars 2003). Par contre, il est fort possible que les ventes de consoles Playstation2 ralentissent considérablement dès cet automne et à l’hiver 2003. Trois raisons importantes vont freiner les ventes de PS2 :
Premièrement, la fidélité des fans de Nintendo envers les franchises établies va permettre à Nintendo de vendre beaucoup de consoles et de jeux édités par Nintendo cet automne. Ce sera la période glorieuse pour la GameCube, tout comme au début de la N64 avec Mario64. Les gros noms chez Nintendo vont faire le travail et aider à établir la console malgré l’absence de gros frappeurs tiers, un avenir incertain pour le jeu en ligne et un nombre restreint de jeux pour adultes.
Deuxièmement, le prix identique de la Xbox et de la PS2 va énormément favoriser la vente de consoles Xbox. La Xbox est beaucoup plus puissante que la PS2, offre un disque dur, une carte Ethernet, 4 ports de manettes au lieu des 2 sur PS2 et des capacités secondaires intéressantes : jouer sa propre musique avec certains jeux, un contrôle parental simplifié, etc. La Xbox est une console qui ressemble au PC et cela attire déjà une nouvelle clientèle sur console; avec des exclusivités intéressantes sur Xbox, un lineup tout aussi étoffé que celui de Sony et des franchises d’avenir, la PS2 devra trouver ce qu’elle offre de plus que la Xbox et le crier haut et fort !
Troisièmement, le jeu en ligne va permette à Microsoft de se démarquer de Sony. Microsoft mise sur le jeu en ligne depuis le début et, lorsque les deux services en ligne seront en place, la cohésion chez Microsoft va gagner beaucoup de joueurs (PC et consoles). L’agressivité de Microsoft va permettre aux joueurs de profiter du jeu en ligne à moindres coûts, dans un réseau performant et fermé. La puissance de la Xbox et son HDD seront mis en valeur et ça va faire vendre des consoles.
Bien que Sony domine actuellement le marché, il est fort à parier que dans la prochaine année la machine Sony va ralentir et que ses deux adversaires vont gagner du terrain. L’acharnement de Microsoft (qui est prêt à perdre des milliards) et les propriétaires de N64 qui vont faire le saut sur GameCube vont se combiner pour constituer un adversaire important. Présentement, Sony a la grosse part des ventes avec 50\%, la demie restante étant divisée entre Microsoft et Nintendo. Cet automne, le scénario pourrait changer et voir Sony ne vendre que 20\% des consoles avec Microsoft et Nintendo en tête avec 40\% chacun. Mais ce renversement ne sera remarquable qu’après l’arrivée du jeu en ligne de Microsoft. Si Xbox Live! ouvre les portes et fonctionne comme promis dès le départ, Microsoft aura le vent dans les voiles et l’année 2003 sera l’année de gloire de Microsoft et la Xbox puisque la PS2 sera de toute évidence incapable d’accoter la qualité visuelle des jeux sur Xbox. La GameCube quant à elle aura déjà épuisé la première ronde d’artillerie de ses gros canons et, comme par le passé, Nintendo va attendre que ses gros jeux cessent de vendre, avant d’y aller de nouveaux jeux AAA à la fin de 2003. Microsoft sera donc dominant au niveau de la qualité du produit, présentera une stratégie en ligne concise, cohérente et avantageuse pour le joueur (économiquement surtout) et, avec des titres prometteurs, va se démarquer par rapport à Sony.
À long terme, Sony va continuer à inonder le marché de jeux PS2, va y aller de plusieurs baisses de prix pour essayer d’épuiser Microsoft qui ne peut tout de même pas donner ses consoles (malgré que Sega l’a fait avec la Dreamcast pour abonner les gens à un service d’accès Internet). Sony a assez vendu de consoles pour que les ventes de jeux soient amplement suffisantes sur les deux prochaines années pour avoir le coffre plein au lancement la Playstation3. Comme plusieurs analystes, je crois la Playstation3 sera lancée au Japon entre avril et juillet 2004. Le lancement en Amérique se fera à l’automne 2004 et en Europe à l’hiver/printemps 2005. Du côté de Microsoft, ce lancement va peut-être faire bouger la grosse machine plus vite que prévu. Alors que tout le monde s’attend généralement à un cycle de vie de 4-5 ans pour une console, Microsoft va fort probablement vouloir éviter un lancement en retard une deuxième fois. Microsoft va donc à mon avis aussi lancer la prochaine console, la Xbox2 à l’automne 2004. La Playstation3 et Xbox2 seront toutes deux rétro compatibles avec les jeux PS2 et Xbox, stratégie qui a permis à Sony de conserver beaucoup de sa clientèle PSX. Le cycle de vie Playstation2 et Xbox aura surtout permis à Microsoft de faire son entrée sur le marché et de catapulter le jeu en ligne en avant. Bien que le pourcentage de joueurs en ligne sur console va augmenter considérablement de 2002 à 2004, ce temps sera surtout utile aux développeurs qui vont explorer le jeu en ligne et apprendre à connaître ce qui fonctionne sur console. Le vrai combat en ligne sera en 2005 sur PS3 et Xbox2 et c’est avec ces deux nouvelles consoles que Sony et Microsoft vont se lancer dans le divertissement électronique d’avenir.
Nintendo dans tout cela ? Eh bien, de ce côté l’avenir est à la fois prometteur et problématique. Bien que Nintendo ait les moyens d’essayer de tenir tête à Microsoft et Sony, à long terme Nintendo va se ruiner si son cap ne change pas. Nintendo va connaître beaucoup de succès avec la GameCube à l’automne 2002 et la première demi de 2003. Ses 6-7 titres AAA (Mario, Zelda, StarFox, etc.) seront à la tête des palmarès et vont chacun se distribuer à plus de 2 millions d’exemplaires. Par contre, les ventes de jeux de tiers seront négligeables en comparaison avec la Playstation2 et Xbox. Le nombre d’éditeurs tiers est déjà nettement inférieur sur GCN et cette tendance va continuer. Le nombre de jeux annoncés sur GCN va décroître à chaque année (2003, 2004 et 2005) et le nombre de développeurs GCN va diminuer proportionnellement. Les jeux pour adultes ne seront pas aussi nombreux que promis (c’était déjà évident au E3 de cette année) et le marché des joueurs de 20 ans et plus sera encore une fois hors de portée pour Nintendo. Nintendo ne va pas suivre Microsoft et Sony pour le jeu en ligne et sera 18 mois en retard par rapport à ses adversaires jusqu’à la fin du cycle de vie normal de la GameCube à la fin de 2005. Nintendo ne sera pas de la course à la fin de 2004 pour lancer une nouvelle console. Il est de mon avis qu’à la fin de 2004, Nintendo va retarder le lancement de sa prochaine console et, en 2005, nous apprendrons que Nintendo se retire du marché des consoles de salon. Les stratégies de divertissement électronique de Sony et Microsoft seront tout simplement au-delà des moyens de Nintendo qui aura pris du retard au niveau du jeu en ligne, la base pour ces stratégies d’avenir. Le nombre de développeurs fidèles à Nintendo sera encore une fois réduit, tout comme avec le N64. Après deux consoles consécutives qui auront vu les développeurs bouder Nintendo, les joueurs n’auront plus confiance en Nintendo pour l’achat de consoles. Nintendo va donc prendre le même chemin que Sega. Nintendo, le plus important développeur de jeux vidéo au monde, deviendra un développeur de premier plan pour Playstation3 et Xbox2. Par contre, le marché le plus rentable de Nintendo, la console portable, restera à portée de main pour la compagnie nipponne. Si Nintendo joue bien ses cartes, elle pourrait bien demeurer seul concurrent important dans ce marché qui vaut maintenant plusieurs milliards. Nintendo pourrait même prendre entente avec Sony et Microsoft en se retirant pour qu’ils ne se lancent pas dans ce marché. La seule compétition sera celle apportée par les PDA et téléphones cellulaires qui de plus en plus permettent de jouer à des jeux sophistiqués. Ce sera donc le prochain combat de Nintendo qui pourrait même faire le saut et développer aussi pour ces plates-formes qui promettent des revenus de plus de 2 milliards par année dès 2004. Nintendo est actuellement le meilleur développeur de jeux vidéo au monde et ce sera la seule porte de sortie d’ici 3 ans.
Pour terminer, un bref mot sur l’avenir du PC. Jusqu’ici vous remarquerez que je n’ai pas abordé l’état du jeu vidéo sur PC et des répercussions que celui-ci a sur le marché des consoles. La raison est bien simple ! Le PC n’est plus ce qu’il était et ne représente maintenant que 30\% du marché du jeu vidéo. Et si la tendance des trois dernières années se maintient, d’ici trois ans le PC ne comptera plus que pour 10\% ou moins des recettes dans cette industrie florissante. Plusieurs raisons déjà mentionnées expliquent ce changement important dans le marché. Premièrement, les développeurs favorisent de plus en plus la console comme plate-forme de développement privilégiée. C’est beaucoup plus facile développer sur console étant donné que toutes les machines sont identiques. Il y a donc moins de paramètres à considérer et le développeur peut se concentrer sur son jeu au lieu de devoir prévoir comment faire rouler son jeu sur 1 million de machines différentes.
Cela dit, le facteur principal qui a accéléré la transition aux consoles en est un économique. Pour profiter pleinement des nouveaux jeux, il faut une machine très puissante munie d’un processeur et d’une carte graphique de dernière génération. La folie actuelle c’est le processeur de 2GHz équipé d’une GeForce 4 et pourtant, d’ici 4 mois ces technologies seront dépassées. Jouer sur PC nécessite un investissement de 6 à 10 fois plus important à tous les trois ans que sur console. La progression constante de NVIDIA en particulier a permis à beaucoup de gens de réaliser que le PC d’aujourd’hui est suffisamment puissant pour permettre d’effectuer 99\% des tâches désirées pour les 10 prochaines années. Car la personne moyenne qui s’adonne à l’occasion aux jeux passe beaucoup plus de temps à naviguer sur Internet, à utiliser les suites de logiciels de bureaux et quelques utilitaires qu’à jouer. L’investissement pour profiter des toutes dernières innovations est donc trop important pour les masses, et le cycle incroyable qu’a instauré NVIDIA, deux générations de cartes graphiques par année, aura essoufflé les gens au lieu de les stimuler.
De plus, le rôle du PC est appelé à changer au cours des 10 prochaines années. Le problème c’est qu’actuellement personne ne sait vers quoi faire évoluer le PC. Est-ce qu’il devrait devenir le centre du divertissement de la maison ? À voir comment les gens sont attachés à leurs téléviseurs, c’est difficile de l’imaginer. Est-ce qu’il pourrait devenir un outil important pour la gestion et l’entretien ? Peut-être puisque l’évolution rapide de la domotique, du commerce électronique et des logiciels tendent à faire du PC un outil puissant et pratique. Mais depuis longtemps, le micro-ordinateur est surtout utile pour naviguer sur Internet et comme outil de travail (traitement de texte, tableurs, outils de présentation, bases de données, etc.), et le rôle du PC pourrait simplement être celui d’un poste de travail. Il serait peut-être plus naturel d’avoir une machine puissante qui concentrerait tous les médias de divertissement dans la salle la plus conviviale de la maison, le salon. Peu importe la direction que prendra le PC dans la prochaine décennie, ses plus belles années comme plate-forme de jeu sont maintenant derrière. Par contre, le PC va demeurer un catalyseur important pour l’évolution de la technologie pendant encore plusieurs années. Il ne sera tout simplement plus le choix le plus populaire comme plate-forme de jeu. L’économie aura eu raison de la technologie.
proute
c tro lon
T´es lourd dragon... t´aurais pu te contenter de l´url.
J´ai juste lu les 3eres lignes...
En 86 t´avais 15 ans, en 2002 t´en as 25...
Tu nous fait du Morlock la ?
Kezrozenium, je ne suis pas l´auteur de cet article, mais je vois que tu sais bien compter ![]()
pour ceux qui veulent pas tout lire, lisez uniquement le dernier post, c´est vrai que c´est long mais je ne voulais pas tronquer le travail d´analyse intéressant du site d´origine...pour ceux qui ont trouvé trop long, ne vous inquiétez pas, le forum regorge de commentaires définitifs et médiocres sur les jv en 2 lignes comme vous les aimez biens et qui n´offre aucun débat...
Lak, fo sortir mon vieux, tu rales après tout le monde...
"pourquoi Microsoft et Nintendo s’acharnent-ils, sachant que le combat est perdu ?"
Vais-je devoir m´excuser aussi ?
t´excuser non.
nous éclairer sur la polique de Nintendo avec les éditeurs tiers tu peux.
c est vrai que sega et nintendo sont plus des dévloppeurs que des electroniciens ...
Mais ca ne m enlevera pas de l idee que perdre une console sega ou nintendo sur le marché est une perte énorme pour le joueur ... Si il devait rester que 2 consoles comme la Ps2 et la Xbox, on aurait 2 consoles clones et le consommateur n aura plus l altenative de la petite console sympa, pas chere, destinée uniquement au jeu ... on devra acheter ces consoles "family-pack" qui contiennent lecteur-dvd, console de jeu, et peut etre plus par la suite ... Bref c est notre liberté de choix qui se restreint ... l uniformisation gagne du terrain et ca passe inévitablement par un apauvrissement ...
Dragon ... Ca fait aussi 18 ans que je joue aux jeux vidéos , et sur de bien plus nombreuses consoles/ordi que lui .
Alors je penses pas que de toute facon son avis prévaut sur le mien .
De plus , il s´y croit vraiment trop ... Il ne fait que des prévisions à deux balles en se faisant passer pour un pseudo économiste ce qu´il n´est manifestement pas . Pire encore , il ne se base que sur ce qu´il pense avoir compris d´une politique jamais explicitée ni par Sony , ni par Microsoft et ni par Nintendo , sans avoir conscience que la simple annonce d´un Dragon Quest VIII sur Gamecube ou Xbox changerait définitivement les positions des consoles pour les cinq prochaines années .
Bref , ca vaut rien ... ce type se prends pour un pro et penses être forcément convaincant avec des articles de trois pages , mais c´est la base même de sa réflexion qui est bancale .
Et quoiqu´il en pense , pour 60\% des joueurs interrogés , c´est Nintendo qui a fait le meilleur show à l´ E3 d´après les sondages Gamefaqs et Xengamers , et je doute que la totalité de ces personnes aient moins de 15 ans .
Dernière précision : Oui , c´est Sega qui a poussé Nintendo à faire du online , et alors ? le online sera bel et bien là et c´est ce qui compte . Le modem sera vendu à 80€ et il n´ y aura aucun abonement à playonline ou autre ... alors non , y a pas rien à dire là dessus .
Site de merde quand même .
"lak Posté le 08 juin 2002 à 02:17:26
T´es lourd dragon... t´aurais pu te contenter de l´url. "
T´es vraiment de plus en plus con.
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Sinon l´article est plutôt intéressant. J´ai bien aimé le passage ou l´on apprends que SONY est très sélectif pour les jeux des éditeurs tiers qui vont sur PS2 lol Quand on voit la floppée de daubes qui innonde la PS2 j´aimerais bien voir la gueule des jeux que refuse SONY ptdr
c´est surtout pour ca que tu l´a trouvé
interresant lol, oui il est interressant
mais d´un coté plus general, oui lak ferme
la un peu, tu deviens hyper lourd a faire
le concierge.
Kokuryuha, peu importe que tu sois un joueur expérimenté : chaque joueur peut exprimer un avis.
Tu peux t´opposer au sien, mais alors trouve plus convaincant comme réponse de simplement prétendre que "la simple annonce d´un Dragon Quest VIII sur Gamecube ou Xbox changerait définitivement les positions des consoles pour les cinq prochaines années" !
c´est vraiment penser qu´un seul jeu est maitre du destin des consoles, argument très faible.
Au sujet du sondage de XenGamers, savais tu que le sondage rassemblait déjà 60\% d´opinions favorables sur la prestation de Nintendo à l´E3... avant que l´E3 ne soit commencé ? il me fait rire ton sondage...
Bref, tu n´es pas convaincant et n´a développé aucune réponse digne d´intéret. L´analyse ne t´a pas plu, c´est tout ce que je retiens de ton intervention.