"En fait, parler de double économie en Chine est un abus de langage - savamment entretenu par les libéraux qui espèrent toujours voir passer le géant jaune à une économie de marché de type anglo-saxonne, mais ils peuvent attendre encore longtemps. Le piège dans lequel tombent la plupart des analystes occidentaux est d´Ã©valuer la Chine en terme de communisme et de libéralisme tout en se référant, pour ce faire, à des modèles complètement étrangers à la Chine - c´est-à -dire le communisme soviétique et le libéralisme anglo-saxon. La Chine ne répond aux critères d´aucun des deux.\n\nLe but des réformes de Deng Xiaoping lancées à la fin des années 70 était de remonter le niveau de vie moyen des Chinois en entrouvrant la porte du pays à divers investissements, laissant tomber la doctrine maoste autarcique du "compter sur ses propres forces". Le résultat aujourd´hui, qui peut paratre plein de paradoxes dans la mesure où c´est une première historique, c´est un marché florissant et en apparence très libre (apparence d à son dynamisme) mais sous un contrle presque total des autorités.\n\nLe Parti a réussi ce coup de force : se servir des investissements étrangers et de la circulation des capitaux étrangers en Chine pour remplir les caisses publiques, c´est-à -dire pour renforcer sa puissance. Et ceci grce à une mainmise sévère et à un contrle fiscal sans faille (ce qui, sur ce point, est conforme à toutes les doctrines socialistes). La Chine représente aujourd´hui un marché si attractif pour le monde entier que l´Etat peut se permettre de poser les conditions qu´il veut à ses partenaires étrangers pour les laisser rentrer sur ce marché : si vous voulez travailler chez nous, vous tes les bienvenus, mais il faut obéir à certaines règles (à commencer par les lois nationales, qui priment ici sur les lois internationales) ; si vous n´tes pas d´accord, c´est un problème pour vous, pas pour nous - il y en a 200 qui attendent derrière vous pour prendre votre place...\n\nUn des exemples les plus frappants, qui a beaucoup choqué les bien-pensants occidentaux, mais qui m´a quant à moi réjoui, c´est celui de l´entrée de Google sur le marché chinois. Google a été accepté par le Parti à une condition - qui parat évidente, mais qui ne l´est pas pour les libéraux adeptes de la destructuration complète des structures publiques : obéir à la loi chinoise. Or, obéir à la loi chinoise, en terme de médias, cela veut dire accepter de passer ses contenus par un filtre, qui examinera ce qui relève de la politique et bloquera tout contenu malsain (pornographie, drogues, contenus dégénérés, etc.) Les petits soldats de la pensée bourgeoise ont bien sr crié à la censure et prné une fois de plus la sacro-sainte liberté d´expression, mais rien n´y fit. Google (plus par got du lucre que par conscience morale, il faut bien le dire) a accepté ces conditions et est entré sur le marché chinois.\n\nImposer des lois nationales si exigeantes et si contraire à la pensée américaine dominante en pleine période de mondialisation tout en restant en tte (ou presque)de la compétition mondiale, voilà ce que j´appelle une belle victoire du souverainisme et un pied de nez fait à la fange libérale..."\n\n\nSource : \n<a
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http://www.grece-fr.net/agora/index.php?show
topic=557&st=15"
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http://www.grece-fr.net/a[...]topi
c=557&st=15</a> \n\nPutain, son pseudo ressemble à mon précédent, de plus, je partage certaines de ses idées.