C'est mieux comme ça vous trouvez pas !
J'espère que vous faire kicker vous aura servit de leçon !
Chapitre 3 : Jusqu’au trône.
Mayline était une petite snobinarde jalouse. Elle vivait au château d’Aurana, et était la nièce de la reine, Samina. Pourtant, personne ne faisait attention à elle. C’était toujours « Princesse Erika par-ci, Erika par là ». Mais elle n’était qu’une « demi-princesse », la fille de Stanislas, et pour compléter la longue liste de ses défaut, elle n’était pas… belle.
Ses cheveux noir, graisseux était courts et lui donnait l’air d’un garçon, elle était trop maigre.
Elle était comme qui dirait en plein âge ingrat. Son visage était criblé de boutons, son nez était trop gros et difforme, elle était blanche comme de la neige…
Et la personne qu’elle détestait par-dessus tout, c’était sa cousine, qu’elle n’avait jamais vu. Quelque chose lui disait qu’elle était plus belle qu’elle.
Ce matin là, elle se faufilait dans les couloirs du palais, pour aller jusqu’à la chambre où se reposait Samina, récemment atteinte de pneumonie qui avait bien faillit l’emporter. Elle portait un petit plateau avec du thé.
Enfin, Mayline arriva devant une porte en bois de chêne. Elle frappa trois fois et une voix mélodieuse lui répondit :
-Entrez !
Elle poussa la porte.
-Ah Mayline ! S’écria alors la voix.
Elle venait d’une belle femme rousse couchée dans son lit à baldaquin. Elle avait le teint pâle et les cheveux en bataille mais elle était tout de même très belle.
Mayline s’inclina de mauvaise grâce devant cette femme qu’elle détestait tant.
Elle lui tendit le thé mais un garde qui était dissimulé par le rideau se rua vers elle et renversa le plateau.
-Arrête Maylin, tout le monde sait que ton père veut se débarrasser de sa sœur, et quoi de mieux que d’engager sa fille pour l’empoisonner !
Vexée, Maylin se retourna et s’enfuit.
Le pire dans cette histoire, c’est que le garde avait raison.
Erika marchait entre les arbres. Elle était dans une forêt ombragée, dernière étape avant le palais d’Aurana. La fraicheur des bois faisait du bien à la jeune fille et à Riolu qui avaient marchés trois jours dans la plaine, exposés au rayon du soleil.
Riolu était un bien meilleur compagnie que son œuf. Il était d’une intelligence extraordinaire pour un bébé de trois jours, il était aussi très vif et courageux. Il était curieux de tout, courait après les charmillon…
Erika avait déjà rencontré plusieurs personnes dans la forêt, comme un vieux bûcheron et une marchande de pommes.
Mais alors qu’elle arrivait en haut d’une colline, une jeune fille l’interpella. Elle avait à peu près le même âge qu’Erika. Elle était grande, avait de beaux yeux bleu pétillant et ses cheveux blonds aux boucles parfaites lui arrivaient aux hanches.
Elle alla se planter juste devant la jeune fille et plongea son regard dans le sien.
-Qui es-tu ?
-Je…euh… je m’appelle Erika pourquoi ?
-Tu connais Stanislas ?
-Oui pourquoi ?
-Qui-est-ce pour toi ? Continua-t-elle.
- C’est mon oncle…
-C’est… non, c’est impossible…
-Si je te jure !
La fille la regarda perplexe.
-Alors tu serais une princesse ? Et pas n’importe laquelle, la fille de Samina ?
-Euh… oui…
-Je m’appelle Victoire, suis moi !
Et la fillette s’élança vers le haut de la colline.
Erika la suivie, manquant de trébucher en s’emmêlant les pieds dans sa jupe. Victoire elle-même portait une robe très simple qui lui arrivait aux chevilles, de couleur beige.
Arrivée au sommet, la jeune fille étudia le paysage, à couper le souffle. A ses pieds s’étendait une vallée entourée de montagnes. Niché dans la cuvette, un superbe palais d’un blanc immaculé, aux tours à la toiture dorée, entourée d’une muraille apparemment infranchissable. Seul un petit passage permettait de pénétrer dans l’enceinte de la cour pavée de pierres grises foncées.
Victoire ne lui adressa pas un mot, elle dévala la pente, faisant roulé les quelques cailloux éparpillé dans l’herbe grasse.
Erika la suivit jusqu'à l’entrée, accompagnée de Riolu que sa jeune guide n’avait pas remarquée.
Le passage était haut d’une dizaine de mètre et la grille, en métal doré, était à demi baissée. Devant l’entré, deux garde et leur Caninos montait la garde.
Ils s’inclinèrent devant Victoire qui fit elle-même une petite courbette.
-Du nouveau ? Demanda l’un des sentinelles, un homme brun de grande taille.
-Ouais, encore une qui est persuadée d’être la princesse… Railla la fille.
-Depuis le temps… enfin… conduit la à la reine.
Erika écoutait la conversation, un peu déroutée. Elle se baissa pour prendre Riolu dans ses bras.
Celui-ci la rassura très vite :
-N’est pas peur, tu ne mens pas, je le sais…
Elle courut donc derrière Victoire, qui entra dans la cour. Elles empruntèrent un petit sentier pavé, entre des carrés de verdure.
La jeune adolescente conduisit la rouquine vers une petite porte en bois, quelle poussa sans hésiter. Elle donnait sur un petit couloir étroit que les fillettes longèrent. Les murs tapissés de papier peint beige était d’une chaleur apaisante qui compensait la froideur des tomettes au sol.
Elles montèrent un petit escalier en colimaçon. A peine trois marches gravit, que Riolu poussa un petit cri aigue, et se cacha les yeux avec ses petites pattes.
-Fait le taire ! Gronda Victoire, sans même poser les yeux sur la petite créature.
-Il a le vertige ! Rétorqua Erika, irrité par le ton de sa compagne.
Elle caressa tendrement la tête de son ami, qui se calma un peu.
A l’étage, plusieurs portes s’ouvraient dans le mur.
Victoire s’arrêta devant l’une d’elle. Elle leva le poing pour frapper quand une ombre attira son attention. Elle se retourna juste à temps pour voir Mayline tourner au coin.
Intriguée, elle hésita à la suivre mais, elle se souvint de sa mission et se retint.
Elle frappa trois coups à la porte.
Celle-ci s’ouvrit, et un petit homme blond apparut.
-Salut Silas ! Lança Victoire.
-Bonjour mademoiselle Victoire, entrez je vous en pris.
Il s’écarta, laissant les deux fillettes pénétrer dans une chambre spacieuse, meublé d’un lit à baldaquin, d’une commode et d’un petit pupitre, derrière lequel était assise une femme rousse, une plume à la main.
-Bonjour Victoire ! S’écria celle-ci en se levant avec difficultés.
Elle portait une longue robe bleue ciel, qui s’accordait magnifiquement avec ses yeux noisette.
Victoire plongea dans une gracieuse révérence et invita Erika à l’imiter, ce qu’elle fit maladroitement.
-Votre majesté, je vous amène une fille, qui prétend être la princesse…
-Encore… soupira la reine avec un sourire las. Qu’est ce qui te faire croire ça petite ?
-Je m’appelle Erika, et, d’après Stanislas, ma grand-mère, Yona, est votre mère…
-Tu connais Yona et Stanislas…mais cela ne prouve hélas rien. Fit la jeune femme.
Désarmé, Erika baissa les yeux.
Alors Riolu sauta de ses bras et s’inclina devant la souveraine.
Tout de suite, la jeune fille entendit sa voix résonner dans son crâne.
-Je me présente, Riolu, pour vous servir.
Pour ponctuer ses paroles – ou pensées – il fit apparaitre une aura-sphère entre ses pattes.
Samina et Victoire le regardèrent avec des yeux ronds.
-Tu es un aura-gardien ? S’étonna la femme, je croyais que le seul œuf de Lucario avait disparut !
-Je suis le seul œuf, j’ai éclot auprès de la princesse, car c’est bien elle !
-Cela est impossible ! Pensa la reine (sans être entendu d’Erika qui n’entendait que Riolu). Prouve-le.
Riolu se tourna vers sa maitresse et pensa :
-Répète à haute voix ce que je te dis.
Elle acquiesça.
Le petit pokémon songea alors à des choses farfelues que la jeune fille répéta exactement au mot près.
Cette fois, la reine fut obligée de le croire, car, l’une des raisons pour lesquelles seules certaines personnes pouvaient être roi ou reine, était que l’aura gardien les choisissait.
Pour la petite histoire, à chaque fois qu’une princesse dite « héritière », c'est-à-dire digne de recevoir le pouvoir de l’aura, naissait, un héritier aura-gardien naissait aussi, et ils étaient associé pour toujours.
La reine était devenue rayonnante. Elle avait serrée Erika dans, ses bras de longues minutes, au grand bonheur de celle-ci, qui avait enfin une mère.
Une énergie nouvelle animait la souveraine.
Elle sortit de sa chambre accompagnée des fillettes, qui discutait joyeusement.
Elle les guida dans la chambre d’un de ses plus cher ami, Lucario.
Erika s’attendait à le voir étendu sur un lit, agonisant, comme elle l’avait lu dans le journal. Fut-elle surprise de le voir debout, lançant des aura-sphère d’une extraordinaire puissance sur une cible accrochée au mur.
Lorsque les filles entrèrent, il se retourna et sont visage s’illumina quand il vit Samina.
Ils se serrèrent quelques secondes l’un contre l’autre puis, la reine présenta à son ami son propre fils.
Elle expliqua à Erika et Victoire que si Lucario allait mieux c’est parce qu’elle-même était guérit, car il était lié.
Ainsi débuta la vie de princesse d’Erika.
Cependant, dans sa sombre maison à plusieurs lieux d’ici, le sombre Stanislas se mettait en route pour le palais, un sombre plan en tête.
Erika sortit de la cuisine, une miche de pain à la main. Elle sortit dans les jardins où elle trouva Victoire, assise sur un banc.
Celle-ci se leva et s’inclina profondément devant elle.
-Arrête ! Lança-t-elle, irrité par les manières de son amie. Je ne suis pas encore princesse !
-Plus pour longtemps ! Rétorqua la jeune fille en se redressant.
Elle était rayonnante.
-Tu ne devineras jamais qui va venir pour ta cérémonie ! Ajouta-t-elle.
-Qui ?
-Mon frère jumeau. Il est apprenti rapace !
-C’est quoi ?
-C’est un métier qui consiste à élever les pokémon oiseau, comme des Roucarnage ou des Etouraptor ! Il doit voyager avec son maître dans tout le continent, bien au-delà du royaume. Mais son mentor n’aurait manqué ton couronnement pour rien au monde !
Voici deux mois qu’Erika était revenue dans son royaume natal.
Et dans deux semaines était prévue la cérémonie visant à la faire couronner princesse.
Dans tout le territoire, des comtes, des princes, des marquis se pressaient au palais, dans l’espoir d’obtenir une invitation.
Erika était loin d’être enchanté de cette soudaine célébrité.
Heureusement, Victoire était là pour la soutenir. Elle avait était choisie comme « gouvernante » de la jeune princesse, qui la considérait plus comme sa meilleur amie.
-Bon, on devrait y aller, on va être en retard ! Fit Erika.
Les deux fille se levèrent et prirent la direction de la serre. Cette immense cage de verre où Erika et Riolu apprenaient à métriser leur pouvoir.
Dans la grande pièce de verre régnait une chaleur étouffante. Planté au milieu, dans la terre battue, les attendait Tinoë, le mentor d’Erika. Riolu ne tarda pas à arriver lui aussi. Il se jeta dans les bras de sa maitresse, lui léchant la joue.
Amusée, elle accepta le câlin avant de reposer son ami, sous le regard sévère de son professeur. Tinoë était un vénérable vieil homme chétif et chauve. Ses petits yeux bridés lui donnaient l’air rieur et sa longue barbe trainait à ses pieds.
-Bien, commença-t-il. Commençons par la communication, vous vous êtes entrainés ?
-Oui, un peu…
Victoire alla s’assoir en marge du terrain d’entrainement.
Les deux amis commencèrent par communiquer pas la pensée, comme il savait si bien le faire, avant de s’entrainer à lancer des attaques pour Riolu et à ressentir l’aura des êtres vivant pour la jeune princesse.
Lorsqu’elle fermait les yeux, elle arrivait à percevoir une énergie, mais ce n’était pas très net, elle manquait d’entrainement.
Le soleil était à son zénith lorsque les deux jeunes filles sortirent de la serre.
Elles se dirigèrent vers le village, dissimulé derrière le palais.
Victoire vivait dans une petite chaumière en pierre blanche. Elle avait six frères et sœur. Charlotte, l’ainée de 17 ans, Paul, 15 ans, Josh, le jumeau de Victoire, Anna, 9 ans et Anaïs, 3 mois. Leur mère, Tiana était une petite femme rondelette, et Samuel, le père un des gardes du palais.
Dans la maison, une douce odeur de pâtisserie flottait dans l’air. Tiana était au fourneau. Anaïs jouait dans un parc en mousse fabriqué par Samuel. Anna et Charlotte mettait la table et Samuel sortait de sa chambre, une chaise à la main.
-Bonjour les filles ! Lança-t-il en s’inclinant devant Erika.
Elles le saluèrent à leur tour. Paul entra à son tour, le visage rouge comme à son habitude, à cause de la chaleur de la forgerie où il était apprenti.
La petite famille s’installa à table dans la bonne humeur, attendant avec impatience l’arrivé de Josh, dans l’après midi.