Merci !!!
La suite est tout de suite !
Chapitre 1 : Commençons par le commencement.
Erika marchait vers l’étable, un seau plein de baies à la main. Elle pénétra dans la frêle bâtisse en bois rongé par les mites.
A l’intérieur, une dizaine de Galopa attendaient leur repas dans leur box.
La jeune fille versa le contenu du seau dans chaque mangeoire, remercié par les pokémon.
Elle allait sortir quand la voix éraillée de sa grand-mère retentit dans la cour. La vieille femme se tenait sur le perron de la maison, appuyée sur sa canne, brandissant une liasse d’enveloppes.
-Il y a du courrier pour toi ! Répéta la brave femme.
Erika secoua la tête. Du courrier, pour elle ? Jamais personne ne lui avait écrit dans sa courte vie.
Elle traversa la cour en courant et s’empara de la lettre que lui tendait sa mamie. Sur l’enveloppe était écrite une étrange adresse : « Mlle Erika l’orpheline, au beau milieu de la campagne, 00000, ?????? »
Intriguée, elle fit sauter le cachet de cire et ouvrit fébrilement l’enveloppe.
Elle contenait un petit billet, écrit à la main. Erika mit plusieurs minutes à la déchiffrer.
« Nous avons perdu un œuf (voir photo jointe) et nous voudrions le…. Retrouver. Si vous l’avez vu, venez à l’adresse suivante : 10 rue noire, Nalane. »
Nalane était la ville la plus proche, celle où se rendait Erika à dos de Ponyta.
L’enveloppe contenait aussi une petite photo, qui représentait un œuf bleu, rayé de noir, identique à celui qu’Erika avait eu à son anniversaire.
Sa grand-mère, qui avait lu par-dessus son épaule, semblait quelque peu déroutée.
Elle regardait la lettre, puis sa petite fille, puis encore la lettre.
-Tu crois que je devrais y aller ?
-Je… euh… oui, tu devrais…
La vieille femme n’avait pas l’air convaincu mais la fillette ne se fit pas prier. Elle monta dans sa chambre, petite pièce meublée d’un lit au matelas bosselé, d’une armoire en chêne massif et d’un petit bureau poussiéreux.
Erika prit l’œuf, caché sous l’oreiller, avant de l’envelopper soigneusement dans une couverture.
Puis elle redescendit l’escalier à toute vitesse et alla seller son Ponyta.
Enfin, elle partit au galop vers la ville.
Un sentiment inexplicable la poussait à se rendre à l’adresse indiqué sur la lettre. Elle ne le savait pas mais ce sentiment était de la curiosité.
Mais Erika n’avait jamais été curieuse, elle avait d’autres préoccupations.
Mais maintenant, filant sur son fidèle Ponyta, son œuf serré contre elle, elle se sentait libre, libre comme elle ne l’avait jamais été. Elle ne se sentait plus oppressée sous le poids des responsabilités de la ferme, ni du faite qu’elle n’avait pas de parents.
Une personne lui avait écrit. Pour quelle raison ? Elle ne le savait pas et elle s’en moquait.
Elle ne s’arrêta même pas lorsqu’une toute petite voix murmura un tout petit « c’est un piège ».
Elle s’en fichait, elle voulait être libre, elle voulait exister.
Elle ne se demanda même pas pourquoi on avait envoyé à elle, qui n’existait pour personne, sauf pour sa grand-mère, un avis de recherche portant sur un œuf qu’elle possédait justement. Avouez quand même que n’importe quelle personne un tant soit peu sensé se serais méfiée…
Mais non, Erika s’en fichait, elle voulait être libre, elle voulait exister.
Elle ne se souvint même pas que la rue noire était la rue la plus mal fréquenté de Nalane, ni qu’elle était habité par des bandits de la pire espèce, assoiffé de pouvoir et de gloire.
Mais non, Erika s’en fichait, elle voulait être libre, elle voulait exister.
Après plus de 2 heures de galop, Erika, sa monture essoufflée et son précieux paquet entrèrent dans la ville. Les maisons en pierre était toute collé les une contre les autre, ce qui avait toujours consolé la jeune orpheline, en pensant que, elle, elle avait de l’espace pour jouer, quand elle en avait le temps, bien sûr.
Cette fois, passer devant les vitrines ne lui fit ni chaud ni froid, et il lui sembla même que les filles citadines la regardaient avec plus de respect.
Avec assurance, elle s’engagea dans une ruelle déserte, qui donnait sur la fameuse rue noire. Et elle portait bien son nom.
Toutes les maisons avaient les murs peints en noir ou en marron. Les gens n’inspiraient pas vraiment confiance. Les vitrines étaient autrement moins belles que dans le centre-ville.
Des bocaux remplient de liquides douteux, des costumes miteux et sale.
Une horrible odeur de moisie flottait dans l’air, aucun oiseaux ne chantaient, et les passant regardait la jeune fille avec un regard avide.
Elle, cherchait le numéro 10.
Enfin, elle le trouva, minuscule bicoque prise en étaux entre deux autres bâtisses non moins miteuses. Erika gravit les deux marches qui montaient à la l’entrée. Elle frappa à la porte rongée par les mites.
Presque immédiatement, elle s’ouvrit, grinçant sur ses gons rouillés. Un homme de petite taille au dos vouté et au crâne dégarnit apparut dans l’ouverture. Ses petits yeux menaçant examinaient la fillette avant de se poser sur l’œuf.
-Euh… bonjour… je… Hésita la jeune fille.
-C’est pour quoi ? Coupa l’autre.
-Je viens pour l’œuf…
-Hum… entre…
Il la fit pénétrer dans un hall sinistre, au papier peint décollé, orné de motif d’œil.
A ce stade de l’histoire, je suis au regret de vous dire qu’Erika ne reverra jamais sa grand-mère, et celle-ci en aura le cœur brisé.
C'est assez court mais je me rattraperais avec le chapitre 2 !