S’il y avait bien une chose que le Capitaine détestait, c’était les imprévus. Ah non, les imprévus, ça, ça lui sortait par les trous d’nez. On veut aller camper à la belle étoile et, une fois sur place, il s’met à pleuvoir : imprévu. On veut se faire des lentilles pour midi et l’facteur fait tomber la casserole dans laquelle se trouve le repas : imprévu. Et ça, vraiment, il n’aimait pas.
Evidemment, il y avait un imprévu, et pas un des moindres. Le vaisseau était au sol, à moitié embourbé dans la terre boueuse, il avait dût pleuvoir récemment, et les moteurs avaient décidé qu’ils ne démarreraient pas. Avec une certaine rage, Linkoura s’assit devant l’ordinateur de bord et lui demanda si l’équipage allait bien.
« D’après les scans, tous les abrutis… Prschttt… hommes veux-je dire sont en vie.
- Bon écoute toi, tu arrêtes tout de suite d’insulter mon équipage ok ?
- Code de réponse 1645724134 : On dit s’il te plaît quand on est poli… »
Le Capitaine grogna et descendit au second étage. Il commença par aller à l’arrière du vaisseau, en effet il avait demandé à tout le monde de s’y rassembler et il fallait qu’il vérifie les dires de l’ordinateur. Evidemment, il avait ensuite ordonné qu’on vérifie les dégâts mais personne n’aurait été directement à son poste aussi simplement après une telle manœuvre, c’était inconcevable.
En fait, c’était sûrement concevable pour certains. En effet, une fois à l’arrière du vaisseau, il ne restait plus qu’au sol ceux qui avaient été assommé par le choc et Berthy. Celui-ci balayait de sa pancarte le sol encombré de débris de verre et d’objets divers et variés. Il rassemblait visiblement tout en un tas pour en suite le mettre à la poubelle. Ainsi, indifférent (ou presque, il passait loin d’eux) aux corps de certains des membres, il accomplissait sa noble tâche avec force et soin.
Parmi les gens étendus il y avait Myrallia et Itchigo dont la poitrine se soulevait régulièrement, bien que à de longs intervalles.
Le Capitaine sourit et se retourna pour continuer de chercher ses hommes. Il commença par la salle des machines qui, bien que la plus loin, était celle où il était le plus sûr de trouver quelqu’un. Il ne s’était pas tromper.
Au milieu des machines s’activait rapidement (ou le plus rapidement qu’il pouvait avec la taille de son corps) Marcel Kimosabe. Activant un levier par là, donnant un coup d’poing par ci. Dans la salle, ce n’était que chaos, les machines faisaient un énorme bruit de vrombissement un coup, crachotaient, s’éteignaient puis recommençaient, les câbles et les leviers s’emmêlaient et les boutons disparaissaient sous une couche de poussière, qui n’avait même pas été ébranlée par l’atterrissage brusque du vaisseau, pour vous dire à quel point elle était robuste.
« Y v’pas marcher eul’ moteur ! Y v’voir c’que j’ui réserve eu’moi !
- Marcel, tout va bien pour vous ?
- Oui Cap’tain, c’pas eu’p’tite secousse qu’va m’faire mal !
-Eh bien, comment vont les moteurs ?
- Y répond’ pas, p’t’êt si j’met un peu d’lcool… Vous prenez un Whisky ?
-Non, merci, ça ira MK.
Le Capitaine ressortit de la salle des machines et réalisa à quel point c’était enfumé à l’intérieur. Aussitôt sortit l’air pur lui prit la gorge et il toussa quelques secondes avant de repartir dans le dédale des couloirs. Sur le chemin il trouva Rachid, plongé dans l’écriture du journal de bord et Tessa qui se posait une compresse sur la tête, il avait peut-être poussé la jeune femme un peu fort…
Tandis que le Capitaine retournait dans le cockpit il remarqua qu’une armoire de métal s’était écroulé en travers du couloir et bouchait le passage. Soupirant, le capitaine appuya sur le bouton de l’interphone sur le mur et demanda à l’ordinateur de bord d’envoyer des robots déblayeur la remettre debout. Le Capitaine dût livrer une bataille verbale une dizaine de minutes avant que l’ordinateur n’accède à sa demande et que l’armoire soit relevée.
En dessous, Wellan était allongé, mort. Il avait visiblement essayé de rejoindre le Capitaine pour lui dire quelque chose et l’armoire lui était tombée dessus, lui rompant la colonne vertébrale et lui fracassant le crâne. Le corps fut emmené et Linkoura soupira. Une fois revenu dans la cabine de pilotage, l’ordinateur lui apprit avec nonchalance une autre perte. Myrallia était morte, suite aux turbulences. Le Capitaine se maudit de ne pas avoir fait plus attention aux gens à l’arrière de l’appareil. Une trentaine de minutes s’écoulèrent durant lesquelles le Capitaines se morfondit en réfléchissant à la situation puis il actionna les haut-parleurs et annonça d’une voix enrouée :
- Je prie l’équipage de se réunir dans la cabine de pilotage maintenant, amenez Itchigo si il n’est pas réveillé, je dois vous montrer quelque chose de très important.
Quelques minutes plus tard, la majeure partie des hommes et de la femme présents dans le vaisseau étaient réunis dans la grande salle où diverses commandes, écrans, ordinateurs et tables couvertes d’objets farfelus et de cartes étaient étalés un peu partout. On dût aller chercher Berthy qui s’obstinait à penser ne pas faire parti de l’équipage du vaisseau et par la même occasion rappeler à Itchigo qui venait de reprendre ses esprits ce qu’il faisait là.
De nouveau tout le monde fut dans la cabine de pilotage et le Capitaine s’approcha d’un énorme disque de métal d’où dépassaient plusieurs câbles électriques. Il déposa une plaque bleue dessus et un hologramme en 3D apparu au-dessus du disque.
- Mes amis, si je puis dire, voici l’Hyperbolatryon, machine de téléportation et de communication. Grâce à lui je vais envoyer un message à notre planète mère pour demander de nouveaux hommes, ou femmes bien entendu, sa batterie est de faible durée et sans les moteurs pour le recharger, nous ne pourrons pas l’utiliser longtemps. Le chemin n’est PAS possible en sens inverse. Vous ne pouvez pas rentrer chez vous pour l’instant mais vous pouvez faire passer un rapide message à votre famille ou quelqu’un de proche. Vous avez 48 heures.
Sur la surprise mêlée à l’excitation et l’indifférence de ses hommes, le Capitaine mit un grand coup de pied dans la machine qui s’activa pour de bon.
HRP : Comme vous l’aurez compris Space-Oot est de retour
. Je réouvre les inscriptions pour d’éventuelles nouvelles candidatures et je ferais en sorte que le jeu avance vraiment ! Si vous avez d’éventuelles questions je peux y répondre sur le topic ou par MSN (pour ceux qui m’ont dessus). Ah oui, je n'ai pas pris le temps de relire le texte donc pardonnez les éventuelles fautes d'orthographe s'il vous plaît ^^.