J´ai bien reçu le texte SG, plus que la finition à faire
Mais... à quelle heure débute le combat ?
18 heures
pile ![]()
Merci haldrik
La fin est baclée, si tu as pas d´idées je la fais, renvoie moi ton sentiment sincère du texte global par msn juste pour vois si j´ai pas tout foutu en l´air ![]()
SG je t´ai tout renvoyé par mail, si tu pouvais faire la fin ça m´arrangerait paske je vais devoir partir bientôt ![]()
ARGH heureusement que tu me l´as dit ![]()
Je posterais vers 19h ![]()
on vous attendra ![]()
Bah dans 20mn je poste ![]()
DÂKKÖRH ![]()
Hop hop hop ! ![]()
voilà ta réponse xD
Bon allez je poste, Haldrik j´étais pas inspiré pour la fin, j´epère que tu m´en voudras pas trop...
Une foule de badauds en tout genre s’était retrouvée sur le port de la Baie-du-Soleil. La brise soufflait légèrement, et le ciel bleu était au rendez-vous pour un évènement exceptionnel. En effet, aujourd’hui débutait le deuxième tour du tournoi qui opposait les plus grands combattants du monde entier. Le minotaure arriva devant Unknown et un autre guerrier, le dénommé Fausto.
- Tout d’abord, bonjour à vous deux et félicitations pour avoir passé brillamment le second tour. La route est encore longue jusqu’à la finale. Cette fois-ci vous allez être tous les deux en équipe.
- Vous allez me mettre avec ce plouc ?
- Le plouc pourrait te mettre une torgnole dans la gueule !
- Je vois que les présentations sont faites. Maintenant les règles. Voilà mon bateau, je vais vous envoyer jusqu’à « L’insondable Tourbillon ». Vous devrez y jeter vos deux adversaires sans que mon navire n’ait une seule égratignure. L’équipe qui reviendra vivante de ce voyage en mer continuera le chemin vers la gloire.
Les deux nouveaux coéquipiers s’apprêtèrent à grimper sur le navire, quand l’organisateur s’exclama :
- Hep vous deux, confiez-moi vos armes, vous n’en aurez aucunement besoin !
Fausto avait des difficultés à ouvrir les yeux. Il sentait qu’on lui martelait le corps avec une enclume, et il dut se résigner à bouger les paupières.
- Hey l’Arlequin, réveille toi !
- Aie !! Bas les pattes, le monstre… Aie ! Ma tête.
Fausto tourna la tête à plusieurs reprises et scruta la pièce où il se trouvait en compagnie du minotaure. Elle était sombre. Seule une petite ampoule était suspendue au plafond. Il n’y avait pas de meubles. Le sol semblait être fait en bois. De temps à autres, la salle bougeait, sans doute à cause du remous des vagues.
- Où est-ce qu’on est ? Demanda-t-il
- Toi aussi tu ne te souviens de rien ? Moi j’ai la mémoire en compote, répondit Dunnarox.
- Je me vois monter sur le navire et après le néant total.
- J’ai essayé de briser la porte avec mes mains, mais elle n’a pas cédé.
- Aie !!
- Arrête de te plaindre, l’affreux.
- Je ne me plains pas, j’essaye de me rappeler pourquoi on est dans cette geôle.
- Tout ce que je sais, c’est que si on ne sort pas très vite de cet endroit, on se fera tourbillonner, et cette fois pas que la mémoire.
- Surprise du Chef !!
- Hein ?
- Unknown nous a dit « surprise du chef » avant de nous quitter.
- Ouais et alors ? Ça ne nous avance à pas grand-chose.
- C’est l’organisateur qui nous a placé ici et nous a endormi, cela faisait parti du combat, donc on doit trouver le moyen de sortir d’ici.
- Et tu as mis tout ce temps pour en arriver à la même conclusion que moi. On ne peut pas sortir d’ici, l’Arlequin, j’ai déjà tout essayé.
- Arrête de m’appeler l’Arlequin déjà !
Fausto fit le tour de la pièce, tâta les murs, le sol et même le plafond, mais en vain. Dunnarox s’adossa contre la porte en attendant une quelconque idée de son partenaire.
- Alors Einstein, tu nous fais sortir comment ?
- Je n’en ai pas la moindre idée.
Soudain, un bruit aigu retentit à l’extérieur de la pièce. Il ressemblait fortement à un sifflet. Les deux compères se regardèrent, puis ils entendirent comme un ‘clic’ et la porte s’ouvrit comme par enchantement, le minotaure s’écroula dans le couloir maintenant accessible.
- Tu vois ce n’était pas si compliqué que ça, ironisa Fausto
- Bon allez, je passe devant, on va aller se défouler un peu.
- N’oublie pas que nous devons faire équipe, Dunnarox. Nous devons nous battre en tenant chacun compte des forces et faiblesses de l’autre. Toi tu es un concentré de force brute, moi je suis rusé, nous devrions pouvoir nous en sortir en coopérant.
Dunnarox ne savait pas comment interpréter cette remarque, il se contenta d’acquiescer et se mit alors en route, suivi de près par son nouveau meilleur ami. Ils se trouvaient dans un couloir sombre, truffé de tonneaux et de caisses encombrant leur parcours. Le minotaure était bien décidé à vouloir combattre et avança, déterminé, écrasant les objets sous son poids.
- On doit être à fond de cale, il faut qu’on remonte le plus vite possible, affirma le schizophrène
Et quelques minutes plus tard, ils trouvèrent une échelle, l’empruntèrent et, après que le minotaure eut cassé la trappe bouchant l’entrée, ils arrivèrent à l’air libre sur le pont.
- Nom d’un Cerbère !! !!
Fausto arriva enfin à l’extérieur et compris pourquoi son compagnon de route avait lancé cette phrase. Devant eux se dressait un spectacle horrible. A quelques mètres d’eux, un galion était en train de se faire déchiqueter par ce qui allait être leur pire ennemi : « l’Insondable Tourbillon ». Cette scène refroidit immédiatement le duo, qui prit véritablement conscience du danger.
- Il faut trouver comment on dirige ce bateau. Ordonna Fausto
- Super !! Toi tu t’en charges et moi j’m’occuppe des deux affreux !
Et la fine équipe se sépara.
Le bateau avait l’air gigantesque. Il était composé de deux pontons, l’un plus haut que l’autre, ainsi que de trois mâts. Les voiles étaient dressées et vibraient avec le vent qui se levait. Le tourbillon se rapprochait de plus en plus. En s’avançant dans la partie supérieure, l’arlequin ne pouvait s’empêcher d’observer le navire voisin qui était maintenant coupé en trois. Les gémissements des hommes de bord lui rappelèrent la souffrance qu’il avait causée à ses victimes et il aurait payé chair pour pouvoir récupérer les yeux des hommes du galion. Fausto grimpa les marches et arriva sur le deuxième pont, il avança à travers les cordages pour accéder à la cabine qu’il voyait à quelques mètres de lui. Il fit un pas, deux pas, puis trois, il accéléra le rythme puis glissa en arrière. Il avait été surpris par le sol mouillé, et peut-être même huilé. Encore un piège de l’organisateur…
Dunnarox découvrit une autre trappe à bâbord. Il l’ouvrit et se glissa dans le passage. Il atterrit sur un tas de poisson moisi. La pièce sentait une odeur répugnante qu’aucune personne ne devrait endurer, mais le minotaure en sentait une autre bien distincte, une odeur d’humain. Il se redressa et continua son chemin à travers de tortueux et sombres couloirs. Il déboucha dans une grande pièce, une sorte de hangar, qui se situait au centre du bateau, avec une quantité de chaînes qui pendaient au plafond. Elles servaient sans doute à ferrer les mutins. La lumière pénétrait grâce à des hublots, Dunnarox en profita pour y jeter un coup d’œil, et vit que le tourbillon se rapprochait sérieusement. D’ailleurs le bateau tanguait de plus en plus. En se retournant, il constata qu’il n’était plus seul dans la salle.
- Si on m’avait dit qu’on laissait entrer sur un bateau aussi luxueux, une créature aussi dégoûtante, j’aurais pris une autre destination.
- On dirait que j’ai affaire à une rigolote, sympa ta mini-jupe !
- Niveau humour, tu peux mieux faire, voyons ce que tu as dans le bide, bel étalon !!
Elle se saisit d’une chaîne, et se balança sur toute la largueur du hall, tel un Tarzan dans sa jungle. Elle se laissa tomber à la hauteur du minotaure, et en deux temps trois mouvements, lui enroula la chaîne autour du cou.
Fausto était arrivé tant bien que mal dans la cabine. Le sol était effectivement huileux, ce qui signifiait sans doute qu’il approchait du but. Le malade mental n’avait pas encore vu ses adversaires pointer le bout de leur nez. Il ne savait pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose. En tout cas, il était satisfait de son équipier, il était assez puissant, même sans arme, ce qui serait un atout précieux dans le corps à corps. Fausto ouvrit la porte, et rentra dans ce qui semblait être la cabine du capitaine. Il y avait tout sauf ce qu’il cherchait : un lit, des cartes, un compas, une paire de jumelle… Où était donc le gouvernail de ce bateau imposant ? A peine voulut-il attraper la poignée de la porte que la vitre derrière lui se brisa et deux bras vinrent lui saisirent la tête.
- Alors Tornado on n’hennit plus là !! Plaisanta Romane
L’hylienne serait de plus en plus. Le minotaure était très impressionné par la force de cette femme, si menue, si séduisante. Une vraie peste. Dunnarox essayait de se saisir de ses longs cheveux, mais l’autre ripostait en lui mordant les doigts, et surtout il commençait à manquer d’oxygène. Il essaya de lui écraser le thorax avec ses mains puissantes, mais elle s’était placée d’une manière telle qu’il ne pouvait pas l’atteindre. Il tenta le tout pour le tout. Il s’approcha tant bien que mal du hublot, et l’explosa avec son poing.
- Tu veux te noyer tout de suite ? T’inquiètes pas, je me ferais un plaisir de te jeter au courant.
Dunnarox ne voyait plus très clair. Comment cette fille pouvait lui couper tous ces moyens ? Il réussit à se saisir d’un morceau de verre et le planta dans la chair de la belle et tendre Romane, qui hurla de douleur et lâcha son étreinte.
Se relevant péniblement, Fausto constata que c’était bien Linki qui l’avait attrapé à la tête et l’avait lancé contre le mur. Mais il ignorait la douleur qui le rongeait, il avait attendu cet instant trop longtemps pour penser à autre chose, il se trouvait enfin face à face avec celui qu’il avait rêvé d’affronter au cours de ce tournoi.
- Tu me déçois, Fausto. Se laisser surprendre d’une telle façon, on dirait que j’ai à faire à un débutant, railla Linki.
- Je n’étais pas encore échauffé.
Sur ces mots, le schizophrène bondit sur son adversaire. Celui-ci l’évita en effectuant une roulade sur le côté, prenant appui sur le mur il sauta au plafond avant de se laisser tomber sur Fausto. Il n’eut aucun mal à le jeter à terre, rapide comme l’éclair il le plaqua face au sol. Agenouillé sur le dos de sa victime, il lui tint fermement les bras, l’immobilisant complètement.
- Vraiment, tu n’es pas au mieux de ta forme aujourd’hui, dit-il avec mépris. Réalises-tu qu’il me suffirait de te briser la nuque pour me débarrasser enfin de toi ? Mais tu as de la chance, pour que je sois déclaré vainqueur tu dois périr dans le tourbillon.
Fausto n’écoutait pas, il réfléchissait à un moyen de se tirer de ce mauvais pas. Comment avait-il pu se faire avoir de la sorte ? Soudain il sentit que Linki avait lâché son emprise, il se retourna et vit que l’hylien courait vers la porte de la cabine.
- Tu as vraiment de la chance, maudit collectionneur de globes oculaires, mais patience, je reviendrai vite te régler ton compte.
Fausto ne comprenait plus rien, pourquoi Linki avait-il pris la fuite alors qu’il était sûr de le vaincre. En regardant par la fenêtre brisée il comprit pourquoi, « L’insondable Tourbillon » se rapprochait très dangereusement. Linki était certainement parti pour reprendre le contrôle du navire avant que celui-ci ne soit emporté par les remous.
Dunnarox trouva enfin ce qu’il cherchait, la trappe par laquelle il était descendu dans ce passage inondé. Il l’ouvrit et retourna à l’air libre. Reprenant sa respiration avec difficulté il ne remarqua pas que Romane était à son tour sortie de l’écoutille.
- Stupide bestiau ! Lança-t-elle. Tu as failli nous noyer en brisant ce hublot !
L’hylienne sauta sur son adversaire avec pour but évident de s’en prendre à sa tête. Le minotaure se retourna et l’attrapa au cou, il se releva et la plaqua contre une paroi de bois. Il était enfin à son aise, il savait qu’il était beaucoup plus fort que cette femme, elle était plus rapide et plus agile mais maintenant il savait à quoi s’en tenir, elle ne le surprendrait plus. L’hylienne évita de justesse le poing du bovidé qui alla défoncer la paroi, elle mordit la main qui la tenait avec rage et lui fit lâcher son étreinte.
Fausto courait à travers toutes les cabines, mais aucune ne contenait ce qu’il cherchait, où était donc ce fichu gouvernail ?! Tout en courant il ramassa un compas qui traînait, cet objet pouvait lui servir comme arme de fortune à défaut d’autre chose. Au détour d’un couloir il trouva Linki, à l’extérieur, debout face à un poteau courbé, qu´il tenait fermement. Il s’agissait bien évidemment du gouvernail. Il le poussa vers la droite et le bateau changea immédiatement de direction, s’éloignant du néant aquatique. Il lâcha ensuite le poteau, et plongea sur son adversaire, qui anticipa son geste, en glissant sur le parquet huilé du pont supérieur. Fausto se rattrapa en saisissant un des trois mâts. Linki s’empressa de le rejoindre, et le combat à main nue reprit de plus belle. Linki avait l’avantage, étant plus souple et plus fort. Le schizophrène eut alors une idée sublime. Si il continuait ainsi il perdrait sans aucun doute. Alors, il décida d’attacher la corde qui a pour fonction de hisser les voiles à une des chevilles de Linki afin de la projeter en l’air. A peine eût-il le temps d’exécuter son plan, qu’il remarqua que son poignet était ficelé à une corde. Linki avait été plus malin que lui, et lui avait piqué l’idée. En une seconde, l’assassin s’envola aussitôt dans les airs, et fut assommé par le plancher de la vigie.
Romane courait sur le pont à la recherche d’une arme quelconque. Elle s’arrêta quelques instants dans sa quête, car un évènement releva son attention : une des voiles venait d’être hissée. C’est à cet instant qu’elle trouva un ustensile dans son champ de vision, qui pourrait lui être très utile : une rame. Elle s’en saisit et se retourna face au minotaure. Celui-ci s’élança vers elle avec un cri de fureur, il tenta de l’attaquer avec ses cornes mais elle évita l’attaque facilement en sautant au-dessus de lui, lui assénant au passage un coup de rame sur le visage. Dunnarox mit un genou à terre, le coup l’avait surpris et il essayait de retrouver ses esprits. L’hylienne attaqua à son tour, elle frappa le dos du minotaure avec une telle force que la rame se brisa, Dunnarox tomba au sol.
Ce fut la deuxième fois que Fausto se réveilla avec un mal au crâne. Cette fois, la première image qu’il vit, fut celle de Linki, debout en face de lui, jouant avec son masque.
- Je n’aurais jamais pensé que Jack Scofield puisse être Fausto !
- Je ne suis pas cet homme !
Le schizophrène tâta le bois à la recherche d’une arme quelconque, et palpa un objet métallique juste au dessus de sa tête.
- Non non et non, tu ne prendras pas cette poulie toubib.
Il s’accroupit devant lui, se saisit de l’arme et la jeta par-dessus la barrière de la vigie. L’Hylien reprit.
- Jack Scofield m’avait soigné une fois à une épaule, après un combat. Je m’en souviens très bien, c’était l’une des périodes les plus sombres de mon histoire, et cet apothicaire m’avait marqué. Je comprends mieux pourquoi tu voulais tant me rencontrer.
- Rends moi mon mas… Dit-il dans un murmure de souffrance
- Viens le chercher par toi-même !!
Fausto se redressa tant bien que mal et Linki lui donna un violent coup de poing dans les maxillaires, suivi d’un uppercut dans le nez.
- Tu voulais te venger de cette soirée où je t’ai supplié de me soigner. Tu étais prêt à me dénoncer à la milice, je m’en souviens très bien. Mais c’est fini pour toi !! !
Son pied partit dans les parties génitales de son ennemi. L’homme à terre ne pouvait rien faire. Sonné et blessé, Fausto était complètement paralysé. Enfin, il le saisit par le col et s’apprêta à l’envoyer par-dessus bord quand soudain, le pantin empoigna le compas qu’il avait soigneusement caché sous son costume et susurra dans l’oreille de Linki :
- Je…ne…suis…pas…Jack…Scofield…
Ensuite, son bras se leva, et pivota en direction de l’Hylien. Le compas vint se figer dans l’œil droit de Linki, qui lâcha son étreinte et hurla d’un cri horrible, qui aurait fait frémir les plus solides combattants d’Hyrule. Fausto parvint péniblement à retrouver ses esprits, et jeta Linki, trop occupé à retirer l’outil de son œil, par-dessus la bordure. Son corps s’écrasa sur le parquet, quinze mètres plus bas.
Dunnarox se releva péniblement, juste à temps pour voir l’hylienne sauter vers lui, il ne parvint pas à éviter le puissant coup de pied qu’elle lui asséna au torse. Le minotaure recula sous le choc et s’écroula sur le dos, tout au bord du navire, seule la rambarde lui avait permis d’éviter un bain forcé.
- Allez, encore un effort, bel étalon. Je suis sûr que tu meurs d’envie d’aller explorer ce tourbillon, ricana Romane.
A peine avait-elle prononcé cette remarque qu’elle s’élança à nouveau vers le minotaure. Celui-ci commençait à redouter l’issue du combat, soudain son attention fut retenue par une poulie qui traînait à côté de lui, elle avait probablement dû tomber d’un des mâts. N’hésitant pas une seconde, il la ramassa et la lança vers son adversaire. Percutée de plein fouet à la cheville, Romane trébucha et glissa sur le pont vers Dunnarox. Profitant de l’élan de l’humaine, le minotaure l’attrapa par son débardeur et l’envoya par-dessus bord.
Lorsqu’il se releva pour regarder par-dessus la balustrade, Romane avait déjà été engloutie par le tourbillon. Le bateau était de plus en plus secoué par les remous, encore quelques instants et il se trouverait au cœur de « L’insondable ». Dunnarox ne s’accorda que deux secondes de répit avant de partir à la recherche de son équipier.
Exténué, Fausto avait pris son temps pour redescendre du mât et remettre en place son masque. Linki avait atterri près du gouvernail. Le dérangé mental pensait avoir vaincu son adversaire mais celui-ci était toujours bien vivant, malgré ses deux jambes disloquées et sa tête de cyclope. Linki était beaucoup plus solide qu’il n’y paraissait.
- Tu as gagné pour cette fois Jack, cependant tu ne l’emporteras pas au paradis. Si je meurs, tu meurs avec moi !!
Et dans un dernier souffle, il s’appuya sur le poteau directionnel qui, sous le poids du guerrier, céda en deux.
- N’oublie pas qu’un Linki renaît toujours de ses cendres !!
Il plongea alors tête la première dans la mer. Une voix s’éleva loin de là.
- Hey l’Arlequin, on dirait que notre cher et tendre avait le compas dans l’œil !
- Pour un marin, c’est on ne peut plus normal !
Fausto se précipita sur le gouvernail cassé, puis essaya de le déplacer en vain.
- On dirait bien que même dans la mort, nos ennemis nous pose des problèmes, pas vrai l’Arlequin ?
Le bateau heurta de plein fouet une énorme planche de bois. C’était sans nulle doute les restes du galion détruit au tout début du combat.
- Si tu as une brillante idée Dunnarox, c’est maintenant qu’il faut la mettre en place, à moins que le concept du mixage hydraulique te plaise ?
- Pousse toi l’Arlequin, tu vas comprendre pourquoi il faut toujours avoir un minotaure dans ses contacts !
Fausto laisse place au monstre et il admira la démonstration qu’il était en train de réaliser. En effet, Dunnarox s’empara du reste du poteau avec rage et le tira de toutes ses forces vers lui. On entendait des grincements, ce qui signifiait que le bois travaillait. Le gouvernail semblait toujours aussi fixé, et Fausto craignait pour sa vie. Quant à l’autre, il était toujours aussi confiant. De plus, la bourrasque de vent qui se trouvait aux alentours du tourbillon, n’arrangeait pas la situation, à cause de la voile hissée…
Et puis soudain, la délivrance. La force de Dunnarox triompha du vulgaire gouvernail. Le navire changea aussitôt de cap, direction le port de la Baie-du-Soleil.
Les deux vainqueurs quittèrent ce lieu sordide où ils avaient vécu un combat spectaculaire contre deux brillants guerriers mais aussi contre un phénomène naturel très particulier. Quelques minutes après avoir gagné, une personne bien connue des deux héros arriva sur le bateau comme par enchantement et brailla :
- Je vous avais dit de ne pas l’abîmer !!
Unknown paraissait furieux. Dunnarox répliqua :
- Bon d’accord, j’ai un peu endommagé un des hublots…
- Et Linki a démoli le gouvernail…
- Mais on a gagné, et c’est le principal, pas vrai l’Arlequin ?
- Et arrête de m’appeler comme ça, moi c’est Fausto !! Gronda celui-ci
L’organisateur les coupa dans leur élan.
- C’est bon, c’est bon, je dois dire que vous m’avez fortement impressionné durant cette traversée, félicitations à vous, et bon courage pour la suite de la compétition !!
Les deux compères se regardèrent, et se jugèrent respectivement. Peut-être qu’un jour, il se retrouverait l’un en face de l’autre, et cette fois là, l’un d’entre eux devra assassiner l’autre…
Plus tard, bien après que le combat eut lieu, à la nuit tombée, l’insondable avait encore son mot à dire. Une main tenant un oeil et un compas jaillit des flots, tel un geyser. « Un Linki renaît toujours de ses cendres. »
j´vais mettre la table, bouffé, puis si j´ai le temps, j´commencerais à lire
j´attends beaucoup pour cettre épreuve ^^
c´est l´une des premières que j´ai faite et que je rumine d´puis longtemps ![]()
Une fois les explications d´Unknow terminées, un malaise s´empara de moi, occasionnant une violente migraine qui me fit perdre conscience. L´arrivée n´était pas être aussi tendre que celle de la dernière fois, dans les mines des Gobelins.
Ouvrant mes paupières, je me rendis compte que j´étais allongé dans les ténèbres.
" - Font-ils exprès de toujours m´envoyer là où mes pouvoirs grandissent ? " marmonnais-je pour moi-même en me relevant.
Peut-être était-ce voulu après tout. Sortant de mes pensées, j´observais l´endroit où je me trouvais. La cale du bateau... Il fallait agir vite, car désormais mon destin ne reposait plus seulement entre mes mains, mais aussi dans celles d´une Hylienne, qui, je l´espérais, savait bien se battre. Nos adversaires n´avaient pas l´air d´êtres des petits rigolos... Mais après tout, elle avait passé le premier tour, ce n´était pas négligeable. Mettant la main à la garde de mon épée, je me rendis compte avec dépit qu´elle ne s´y trouvait plus.
" - C´est vrai, pas d´armes... "
C´est alors que je me rendis compte que mon alliée était sans doute très vulnérable sans sa grande hallebarde. Courant près de la trappe au-dessus de ma tête qui semblait être la seule issue, étant la seule source de lumière de la pièce, je me rendis compte qu´une grille en barrait l´accès. C´est alors que je me mis à entendre des bruits assez confus provenant d´au-dessus.
Des pas lourds, un rire mauvais... Tout cela correspondait bien à mes adversaires.
Il me fallait trouver le plus rapide moyen de m´en sortir. Sans mon arme, je ne pourrais rien faire contre cette grille. Courant en cherchant un objet pouvant m´aider sur le sol, je continuais à entendre des bruits provenant du pont. Les planches craquaient, et un grondement sourd provenant d´un peu plus loin me fit sursauter. Le temps m´était compté, s´ils parvenaient à arriver à bout d´elle, ils n´auraient qu´à la jeter dans le tourbillon dont nous nous rapprochions à chaque seconde, et je ne pourrais plus gagner.
J´avais beau fouiller partout, rien dans cette maudite cale ne pouvait m´être d´une grande aide... Et j´avais beau réfléchir, aucun moyen de sortir ne m´apparaissait, hormis si j´utilisais mes pouvoirs de mystique que je n´avais ni l´intention ni le droit d´utiliser jusqu´au terme du tournoi. Je restais donc assis, écoutant les bruits extérieurs, sans trouver de solution. Au bout d´un certain temps d´attente, je me résignais, angoissé, à sauter sur les barreaux de la grille, et, tout en y restant suspendu, à appeler.
" - Romane ! Je suis ici ! "
Après trente bonnes secondes qui me parurent interminables dans cette position, je vis paraître la jeune Hylienne, toute essoufflée par le combat qu´elle s´acharnait à livrer contre les deux autres. Elle me jeta un regard à la fois surpris et dédaigneux.
" - Eh bien l´homme en noir, on dirait que t´arrives pas à sortir ? "
" - C´est pas le moment, je crois... " commençais-je, avant qu´une silhouette aux habits de bouffon ne lui bondisse dessus en l´entraînant hors de mon champ de vision.
" - Fausto... " marmonnais-je en me laissant retomber sur le sol craquelé.
C´est alors que, quelques secondes plus tard, comme répondant à mes appels, un bruit sourd résonna dans mon dos, faisant trembler et craquer les planches.
Derrière moi se tenait le Minotaure, accroupi, qui venait de créer un deuxième trou dans cette fichue cale, par la force de son poids. Se tenant accroupi, il se releva et me toisa du regard. Lui aussi semblait avoir entendu mes appels au secours, mais il ne semblait pas vraiment vouloir m´aider à sortir, même si il m´en avait donné accidentellement les moyens.
" - Comme c´est gentil de me rendre visite ! Je commençais justement à me sentir un peu seul... " lui lançais-je avec un sourire amusé.
" - Si je dois remporter cette victoire, je ne veux pas que cela soit de façon déloyale. " répondit simplement l´intéressé, comme si il s´agissait d´une évidence.
" - Oh, je vois, tu tiens à montrer ton courage face au danger ? " ricanais-je.
" - Oui, je combat pour prouver ma valeur envers mon peuple ! " declara-t-il avec détermination.
" - Comme c´est touchant ! ...mais surtout... Pathétique ! " Sifflais-je, cherchant à lui faire perdre son calme.
L´effet escompté ne se fit pas attendre. La bête humaine, fulminant de rage que l´on puisse se moquer de ses nobles motivations, voulut faire taire cet insolent que j´étais, et, sa queue fouettant l´air, il avança vers moi d´un pas lent, implacable.
C´est alors que je me rendis compte que j´avais mal réagi... J´étais seul, dans une pièce close et sans issue autre que celle dont un Minotaure enragé me barrait l´accès, et sans arme... La réalité des choses fut d´autant plus frappante au premier uppercut qui me cogna de plein fouet, et m´envoya valser contre la paroi derrière moi, m´assommant littéralement et remplissant ma bouche de sang.
Alors que l´organisateur venait d´en finir avec son bla-bla, je fus prise d´un violent mal de crâne, et quelques secondes plus tard, je ne me trouvais plus sur la tour mais sur le pont avant d´un bateau, celui-là même qui venait d´être évoqué. Aucune trace de mon allié, peut-être s´était-il volatilisé en me laissant me débrouiller ? Devoir me battre aux côtés d´un lâche était ma seule crainte, d´autant plus que celui qui allait me servir de coéquipier ressemblait plus à un mage qu´à un guerrier, même si il possédait une épée. A cette idée je me souvins que j´étais privée de ma chère hallebarde, et vit alors de l´autre côté du pont deux silhouettes familières... la bête et le bouffon... Aucun doute, j´allais devoir me battre seule.
Ils m´avaient déjà vue, et s´approchèrent de moi en marchant de façon tout à fait normale, comme si ils n´étaient pas sur le point de se livrer à un combat à mort... ou presque. L´arlequin poussa un ricanement ridicule, alors que son allié restait muet.
Mettant fin à ce temps d´attente interminable, je relevais mes manches, les regardant avec lassitude.
" - Puisqu´il faut que je fasse tout moi-même, ici... "
Sautant sans crier gare sur celui qui se nommait Fausto, je lui assenais un violent coup de pied dans les parties génitales directement. Tandis qu´il poussait un cri aigu en s´accroupissant, je lui donnais un violent coup de poing en pleine tête, qui le fit s´écrouler sur le sol. J´avais l´avantage de la vitesse, mais le minotaure me frappa très violemment dans le dos, sans pour autant user de toute sa force. Il avait été plus rapide que moi pour porter secours à son allié, mais évidemment, moi, je n´avais personne pour me protéger !
Je me relevais avec un mal de dos très douloureux, mes vertèbres craquaient plus que le plancher moisi à présent. Le bouffon s´était aussi rétabli, et, furieux, courut vers moi et me frappa au visage de plein fouet.
" - Tu va payer, sale garce ! " cria-t-il d´une voix de dément.
Il me meurtrit la poitrine plusieurs fois, et si je m´étais laissée faire je pense qu´il aurait été allé jusqu´à arracher mes vêtements. Peut-être voulait-il profiter de mon superbe corps avant d´en arracher les globes oculaires ?! Je mis très vite fin à ses fantasmes, en lui donnant un uppercut à en décrocher sa mâchoire, ce qui le sonna. Mais, voyant le minotaure courir vers moi et n´étant pas assez stupide pour commettre la même erreur deux fois de suite, j´esquivais son coup en sautant et en me servant de sa tête comme appui, le perturbant ainsi par la vue des dessous de ma jupe turquoise. Je devais trouver un moyen d´exploiter les faiblesses de mes adversaires, ou au moins me débarrasser de l´un des deux. C´est alors qu´en observant les alentours, j´eus une idée géniale, celle de m´agripper aux cordages de la voilure. Mettant mon plan à exécution, j´entamais une pénible escalade pour gagner le mât le plus proche. Comme je le pensais, ce taré d´arlequin ne tarda pas à m´imiter, tandis que l´autre restait sur le pont, nous suivant du regard. J´allais atteindre mon objectif, et, de mon point de vue, je pouvais désormais voir ce que l´on surnommait "l´insondable tourbillon". C´était un spectacle à la fois grandiose et terrifiant. Ce tourbillon démesuré ressemblait à un cyclone sous-marin, destructeur et infini... Reprenant mon avancée, je jetais un oeil en contrebas et vit que Fausto m´avait presque rattrapée, se mouvoir dans ces cordages était pour lui un jeu d´enfant, et il semblait d´ailleurs par moments faire des pauses dans son ascension pour se laisser pendre la tête en bas.
" - Un vrai gamin... Un peu fou, mais un gamin... " pensais-je à voix haute, avant d´atteindre mon objectif : le mât. En équilibre au sommet de celui-ci, je me demandais à présent comment faire tomber mon bouffon préféré qui semblait bien plus plus à l´aise dans ses pitreries que moi. Idée pas si géniale que ça finalement...
Ne me laissant pas le temps de la réflexion, Fausto se tînt devant moi, en équilibre au sommet du cordage, on aurait cru un clown acrobate, se dandinant. Il n´avait cependant pas l´intention de m´abandonner pour ses acrobaties.
" - Alors comme ça, tu aimes prendre de la hauteur ? " fit-il avant d´entamer un long rire narquois.
J´allais répondre quand il effectua un mouvement vif, sautant vers moi en tournoyant dans les airs pour me donner un coup de pied violent. Tentant d´esquiver son geste, j´eus juste le temps de m´accroupir, et il ne réussit par sa toupie infernale qu´à heurter ma tête avant de tomber. J´avais très mal, mais je pensais m´en être plutôt bien sortie par rapport à l´autre pitre.
Tournant la tête pour regarder là ou l´acrobate déchu aurait dû s´écrouler, je vis avec surprise qu´il s´était simplement de nouveau suspendu au cordage, avant de recommencer son ascension.
Cherchant une échappatoire, je n´eus guère le temps de réagir, et perdit l´équilibre lorsque le mat se mit à vibrer brusquement. Je commençais une courte chute, mais, pas totalement déstabilisée, j´attrapais à mon tour le cordage pour me rattraper. C´était le minotaure qui, sans doute blasé de ne rien pouvoir faire depuis quelques minutes, avait chargé dans le mât sur lequel je me trouvais. Et tandis que je cherchais le bouffon du regard, une main me saisit la cheville.
" - Alors comme ça, on ne veut plus descendre ? " geignit-il d´une voix imbécile.
Le bouffon commença alors à tirer sur ma jambe pour me faire tomber, il semblait avoir assez de ce petit jeu. Je me débattis du mieux que je pus, et, voyant qu´il s´obstinait, je me laissais tomber brusquement à califourchon sur son dos en lui enserrant le cou de mes jambes.
" - Alors mon mignon, tu as oublié qu´en hauteur il y a moins d´oxygène ? " lui susurrais-je à l´oreille.
Surpris et impuissant, il ne pouvait plus à présent se défendre sans risquer de tomber. Mais je n´allais pas lui laisser le choix, lui attrapant les mains, je nous entraînais dans une courte mais brutale chute. Comme j´étais toujours assise sur ses épaules, il encaissa à lui seul celle-ci et je m´en sortis sans mal. Ecrasé par mon poids et à présent soumis, il n´opposait plus aucune résistance. Je m´énervais alors à la pensée que je ne pouvais l´achever, car, jetant un regard à l´horizon, je vis que le tourbillon n´était plus qu´à une cinquantaine de mètres du navire, et il faudrait certainement d´abord y entrer pour jeter les adversaires par-dessus bord. Le temps était compté. Mais avant que je puisse partir à la recherche du minotaure, j´entendis une voix inconnue m´appeler par mon nom, et courant vers sa provenance avant d´être rattrapée par un adversaire éventuel, je vis une grille au sol avec un homme que je ne reconnus pas tout de suite. C´était évidemment celui qui était censé m´aider, il semblait pris au piège.
" - Eh bien l´homme en noir, on dirait que t´arrives pas à sortir ? " lui lançais-je.
Il me répondit quelque chose que je ne pus entendre, puisqu´à cet instant, ce crétin de bouffon qui était plus coriace qu´il n´en avait l´air sauta sur moi et me plaqua au sol un peu plus loin, de la même façon que lorsque je l´avais rendu furieux. Je vis alors ses yeux briller de convoitise dans les trous de son masque de pantin, et décidais de faire mine de me résigner à être soumise. Cessant de me débattre, je le vis basculer sa tête en arrière, comme surpris.
" - Alors ma jolie, tu ne veux plus jouer ? " demanda-t-il d´un ton faussement enfantin.
Il commença alors à approcher ses doigts de mes yeux, qui semblaient frétiller d´impatience.
" - Euh... Tu ne voudrais pas d´abord... "
J´allais lui faire une proposition plus qu´alléchante, lorsqu´un grand bruit sourd interrompit ma phrase, provenant de la coque. Aussitôt le bateau se mit à tanguer légèrement vers l´avant, c´est à dire le côté duquel nous nous trouvions. Changeant de stratégie, je profitais de la situation pour assener un violent coup de poing à Fausto, qui s´écroula lamentablement et glissa le long de la passerelle, raclant le sol de son costume coloré.
C´est alors que je me rendis compte de l´absence du minotaure, je profitais donc de ce moment de pause pour souffler un peu, et, voyant que le tourbillon était désormais tout proche, mais que seulement l´un de mes deux adversaires avait été mis hors d´état de nuire, j´avançais à la barre et rectifiait la trajectoire du navire de façon à ce qu´il passe à bâbord du tourbillon. Ainsi je pourrais gagner du temps et jeter le corps de ce maudit bouffon à tout jamais... Le gouvernail n´était pas facile à manier, mais je pensais avoir atteint mon objectif. Après quelques secondes d´attente, je rejoignis la proue et vit que ma manoeuvre avait fonctionné. Je m´approchais alors du corps inerte de l´arlequin fou, et, l´empoignant à bout de bras, je jetais un oeil vers l´insondable tourbillon, encore plus impressionnant à cette distance, et qui me semblait étrangement accélérer sa course à la vue d´une nouvelle victime.
" - Paix à ton âme, pauvre fou... " Marmonnais-je.
Mais alors que j´allais jeter celui-ci dans les abysses, il répondit avec une voix que je ne lui connaissais pas du tout, une voix d´homme mûr.
" - Pardon ? "
Je restais éberluée. Lâchant le corps immédiatement, je me demandais si je ne venais pas d´halluciner. En face de moi, Fausto était en train d´ôter son masque ainsi que ses vêtements d´arlequin, et il portait en-dessous des habits "normaux". Aurais-je pu lui avoir rendu sa raison ? Je ne savais plus quoi faire à présent... Fallait-il jeter le corps de cet homme qui n´était plus un fou ni un arlequin ni un combattant assoiffé de sang ? Fausto était-il mort en quelque sorte ? Je n´eus pas le temps de trouver la réponse à ces questions, car à cet instant j´entendis un bruit derrière moi, et une personne me frappa sur la nuque.
Allongé sur le sol poussiéreux de la cale, je me relevais tant bien que mal du premier assaut pour le moins... percutant. Dunnarox me faisait toujours face, prêt à me démolir le crâne à tout instant. Frappant de toutes ses forces devant lui, je fis une roulade sur le côté pour l´éviter. Je ne voyais pas bien comment je pourrais m´en sortir si je n´effectuais que des esquives, il fallait trouver un moyen de m´en débarrasser, et vite, car Romane était peut-être en grand danger, avec l´arlequin. J´avais très bien lu dans le jeu de Fausto dès que je l´avais vu la toute première fois, il était vil et sournois, et, contrairement à son allié de fortune, il ne reculerait devant rien pour accéder à la victoire. Mais je n´eus guère le temps d´y songer davantage, car mon adversaire du moment qui devait certainement me haïr au plus haut point usait de toute sa colère afin de m´anéantir.
Néanmoins, lui faisant face, j´essayais à plusieurs reprises de l´attaquer, sans succès. Mes coups ne faisaient qu´augmenter sa colère sans pour autant l´affaiblir physiquement. Alors qu´il venait de m´assener un magistral coup de sabot en pleine poitrine, je me relevais et, soudain éclairé d´une idée emplie d´un sadisme certain, je saisis l´anneau cerclant ses imposants naseaux, et, faisant preuve d´une témérité qui le surprit encore davantage, le tirais de toutes mes forces.
Dunnarox beugla littéralement de douleur, et, exultant de rage, m´expulsa à nouveau contre la paroi d´un coup de poing magistral. Le visage meurtri et ensanglanté, je levais sur la bête un regard hagard et la vit avec horreur baisser son énorme tête et pointer ses cornes acérées en ma direction, tout en faisant vibrer le sol sous ses coups de sabot. De ses naseaux sortaient des volutes d´air qui me semblaient être de la fumée, dans l´état où je me trouvais.
Sans un mot et dans un soubresaut, le minotaure chargea, alors que je m´engageais à la dernière seconde dans un plongeon sur le côté.
Un grand bruit sourd résonna dans la cale jusqu´à l´extérieur, et je sentis immédiatement que le navire avait commencé à pencher, fait dont je ne connaissais pas encore la cause.
Mes pieds que je n´avais pas eu le temps de ramener au reste de mon corps, entraînés par la force prodigieuse de la bête humaine, étaient allés à l´encontre de la paroi et m´occasionnaient à présent une vive douleur, mais ce n´était rien en comparaison de ce que lui-même avait subi. Il semblait ne plus pouvoir se mouvoir, assommé par sa propre charge contre la paroi. C´est alors que je sentis un liquide froid couler sur ma main. Etait-ce mon sang qui s´écoulait d´une plaie que j´avais pas encore vue ? Ou le sien ? C´était malheureusement bien pire que ce que j´avais d´abord supposé.
Dunnarox, en percutant la paroi de cette sombre cale, l´avait par la même occasion percée de l´une de ces cornes et un jet d´eau dont la pression semblait augmenter un peu plus à chaque instant était en train de couler à quelques centimètres de moi. Nous allions couler d´un instant à l´autre, il fallait donc finir le combat au plus vite. Me relevant avec difficulté, le corps meurtri, chaque mouvement occasionnait une douleur aiguë. Je sortis avec difficulté du trou que le minotaure avait créé, et tombait né à né avec un homme que je ne connaissais pas, et qui me regardait avec perplexité.
" - Mais qui êtes vous, vous ? " questionna l´homme d´une voix hagarde.
Jetant un coup d´oeil à mes blessures avant que je puisse répondre, il déclara :
" - Vous avez l´air mal en point dites-donc ! "
C´est cet instant que le Docteur Jack Scofield choisit pour, laissant germer en lui la folie de Fausto, me décrocher un coup de poing qui anéantira le peu d´énergie et de volonté qu´il me restait. C´est alors, que, tandis qu´il poussait un rire sadique en se rapprochant de moi, je pus voir derrière lui le corps inerte de Romane, à côté de ses habits d´arlequin, surmontés du masque blanc qui avait vu naître tant d´horreurs.
" - Bien joué Fausto, je t´avais sous-estimé... " parvins-je à marmonner avec un sourire amusé. L´intéressé semblait être si fier de son triomphe sur deux adversaires à la fois qu´il n´avait strictement rien à faire de mon avis. Il trépignait tout simplement de joie, bien que semblant un tant soit peu amoché par ma coéquipière. J´espérais seulement qu´il n´avait pas encore pris le temps de lui arracher les yeux.
Reprenant son sérieux, l´arlequin de la mort m´attrapa le bras et commença à me traîner sur la passerelle jusqu´à l´avant du bateau, c´est alors que je me rendis compte que nous ne dirigions pas directement le tourbillon, mais que nous le contournions sur la gauche, passant à proximité. Il allait me jeter par-dessus bord d´une seconde à l´autre, c´est alors que j´entreprit de gagner du temps avec les dernières forces qu´il me restait encore. Peut-être pourrais-je me régénérer suffisamment pour pouvoir me défendre...
" - Au fait, je te signale que tu as perdu, tu es disqualifié Fausto, alors il est inutile de me jeter dans ce tourbillon... " commençais-je d´une voix sèche.
Cela l´amusa beaucoup que je tente de ruser avec lui, de le manipuler. Bien évidemment, il n´en croyait pas un mot.
" - Tu crois pouvoir me magouiller le cerveau, ou quoi ? " répondit-il avec un rire fou.
" - Non, tu peux ne pas me croire ça ne changera rien. Dunnarox est mort dans la cale. Je l´ai tué. Tu es donc disqualifié. "
" - C´est absurde, pourquoi l´aurais-tu tué ? " grogna-t-il, commençant à perdre patience.
" - Parce qu´il a failli m´ôter le bien qui m´est le plus cher ici. " répondis-je très sérieusement, tout en cherchant ce dont je pourrais bien lui parler.
" - Et quoi ? " cria-t-il au-dessus de ma tête endolorie.
C´est alors que, alors que j´allais répondre, le bouffon meurtrier se fit pousser par derrière, heurtant la rambarde de l´avant du navire, et passant par-dessus bord dans cri déchirant.
" - La victoire ! " Cria alors Romane, pourtant à bout de souffle, qui venait à mon grand soulagement de se remettre des attaques de Fausto, et qui semblait lui en vouloir pour je ne sais quelle raison. Le corps de l´arlequin, d´abord emporté le long du tourbillon, fut finalement englouti, et lorsqu´on ne le vit plus du tout, Romane jeta à l´eau ses accessoires de meurtrier.
" - Merci de m´avoir aidé... " me contentais-je de répondre en me relevant avec difficulté.
" - Je ne peux pas en dire autant ! " reprit celle-ci, une lueur amusée dans le regard.
Mais alors que je commençais seulement à appréhender la présence de ma splendide coéquipière, le bateau se mit à virer de bord brutalement, tout en penchant dangereusement vers l´avant, en direction du tourbillon. Je pus alors apercevoir Dunnarox, suspendu au gouvernail, avec la ferme intention de ne laisser gagner personne d´autre que lui.
" - On dirait que ton sens de l´honneur ne tient plus ! " criais-je à son égard tandis que le bateau était en proie à de violents remous, provenant de l´insondable tourbillon en train de nous entraîner dans les profondeurs.
Je restais agrippé au bastingage, ainsi que Romane derrière moi, et le minotaure, refusant de lâcher prise, dans la violence des secousses qui s´ensuivirent pendant que le navire suivait la course du tourbillon, finit par emporter de son poids le fragile gouvernail, et à couler comme une masse dans les profondeurs et dans un bruit retentissant, hurlant de terreur.
Mais le cauchemar ne s´arrêta pas là... Je pensais que dès que nous aurions vaincu nos adversaires nous serions de retour devant Unknow, mais celui-ci semblait vouloir faire durer le plaisir... à nos dépends.
Dans un mouvement qui se faisait de plus en plus rapide, le navire fut entraîné dans une vrille infernale, à présent à la verticale. L´insondable tourbillon l´entraînait dans les profondeurs de la mer, inextricablement. Ne pouvant plus résister aux secousses retentissantes, Romane et Linki lâchèrent prise et furent engloutis à leur tour, ainsi que le bateau. Ils se réveillèrent alors devant l´organisateur, qui leur annonça qu´ils avaient gagné malgré le fait que le bateau ait été englouti, car leurs adversaires ayant été vaincus avant, ils avaient remporté l´épreuve à partir de cet instant. Aucun des deux ne trouvait juste le fait qu´ils aient été laissé pour compte quelques minutes de plus, mais ils ne manifestèrent pas leur avis devant Unknow, pensant seulement à leur éventuelle prochaine rencontre, à laquelle ils ne se feraient aucun cadeau...
Le début de mon texte est à la page précédente ! ![]()
Bon M-I, je sais que j´ai dépassé un peu l´horaire de 22h, alors j´te demande d´être sympa et de me laisser que -1 quand même, pour pas que le score soit trop désiquilibré, et puis j´ai speedé là. xD
Bon j´ai lu ton texte Linki (ouais j´inclu pas Samy dedans)
J´dois dire qu´il y a pas mal de bonnes idées, pour un texte qui a été fait à l´arrache c´est vraiment pas mal, mais bon tu peux largement mieux faire je pense et quand les deux auteurs de N-I s´affrontent bah fallait donner le meilleur de toi.
Déjà j´ai remarqué une grosse incohérence. Ton texte se déroule à la première personne donc comment se fait-il que tes deux persos connaissent la véritable identité de Fausto??
Enfin voilà, malgrè bcp de répétions c´est très bien, peut-être un peu trop d´actions lol et puis la fin où ils sont tous dans le tourbillon...
Enfin voilà peux mieux faire le Linki ![]()
Bon bah y a plus qu´à attendre
Je pense que les 2 txts se valent donc on verra bien le résultat ![]()