Je me réveillai sur une plage. Le sable fin s’était moulé aux différentes parties de mon corps, les vagues me chatouillaient les pieds. Mes yeux s’écarquillèrent puis s’ouvrirent. Je me levai, me questionnant brièvement sur l’endroit où j’étais, et vit une armure quelque peu usé, allongée a coté de moi. Et la, tout me revint à l’esprit : Nietzsche, les Hache-Viandes, l’île Karabine, le tournoi ….
En vitesse, je décidai de m’équiper, et de tester mon atiraille. C’est Lourd, je suis à l’étroit au niveau des nageoires, c’est encombrant, et on est très lent à se déplacer. Mais il va falloir faire avec.
Premier Objectif donc, trouver ce maudit Tokay, pour ensuite l’assassiner.
Je regardai la mer. Et il était possible d’apercevoir la côte, de plus en plus visible grâce au levé du soleil qui déversait ses pâles lueurs sur l’eau. Mais derrière moi, se tenait l’horreur, une ville fortifiée, en pierre grise et usée, les remparts abîmés, des meurtrières affublées.
Devant la Grande Porte, deux Hache-Viandes, une hallebarde à la main. Je décidai de franchir le seuil lentement, car avec une armure de plus de 100 kilos sur le dos, il est très difficile de se déplacer à sa guise, et surtout pour ne pas attirer l’attention des gardes. Et j’arrivai dans la place du village, plus hostile et plus « animal » qu’a l’habitude. Des dizaines de marchands d’armes et de matériel de guerre, des tavernes a tout les coin de rues et des négociant en esclaves et en futures victimes pour l’entraînement.
Mais, le plus impressionnant, étais de voir a quel vitesse se déplaçai les habitants, tous, paraissait aller a une allure incroyable, et moi, qui semblait être immobile. Mais, je n’étais pas le seul à avoir une mobilité réduite. Après un bref passage dans les grandes rues de la ville, ma recherche resta infructueuse, quand tout a coup, à la sortie d’une taverne, je vis un Hache-Viande paraissant moins agressif et plus hésitant dans sa démarche. Etais-ce un Hache-Viandes un peu ivre, ou… Nietzsche ! La seconde hypothèse semblant plus probable, je décidai de la suivre discrètement, en chuchotant Nietzsche… Nietzsche… Et, celui-ci allait de plus en plus vite, comme s’il avait peur de moi, et qu’il essayait de me fuir. C’était donc forcément lui car, un véritable Hache-viande n’aurait pas hésité à m’attaquer, et à être plus hostile envers moi. Il s’agissait maintenant de ne pas perdre sa trace et de l’attraper.
Au hasard des rues, je le suivais avec une difficulté de plus en plus accrue étant donné le poids de nos armures. Chaque centimètre, paraissait être d’une longueur incroyable. Puis, au fond d’une impasse sombre et lugubre, il s’arrêta brusquement. Pendant de longues minutes, il resta dos a moi, tête baissée. Malgré l’obscurité et la distance d’une cinquantaine de mètres qui nous séparaient, j’arrivai à distinguer son ombre noire et maligne. Enfin, il se retourna et dit :
-« Qu’est ce que tu croyais, infâme Zora !! »
Et, une fraction de seconde plus tard, il couru à une vitesse incroyable en ma direction, et sauta tel un fauve sur sa proie. Je fus propulsé violemment à terre. Sur moi, il ôta son casque et dit
-« Nous, les Tokays, ne sommes jamais fatigués !
-Parce que moi non plus. Qu’est ce que tu croyais ? Moi fatigué ? Jamais ! »
Et d’une force divine, je le lançai contre le mur, entraînant une onde de choc impressionnante qui détruit une partie du mur. Et me remettant debout, et ôtant mon casque moi aussi, je m’exclamai :
-« Le combat ne fait que commencer !
-Oh oui », dit-il avec le sang dégoulinant de sa bouche.
Chacun pris donc le temps de remettre son équipement correctement et de prendre son arme a la main. Nos regards s’entrechoquaient. Notre corps suait, tout comme nos mains. Le silence était total, quoique comblé par la cohue du centre bourg. Soudain, un bruit étrange vint gêner nos oreilles. Un bruit, comme un objet métallique qui était tombé, annonçant le début des hostilités.
Et je m’avançai doucement vers lui, faisant tournoyer ma hache, avec un sourire au bout des lèvres. A un mettre de lui, je m’arrêta, et il m’annonça :
-« Qu’attends-tu pour me tuer
-Toute ton attention
-Pourquoi ?
-Pour que, lorsque tu barboteras dans ton bain de sang, tu puisses te rendre compte que tu aurais pu éviter ton décès.
-Ca n’arrivera pas
-Et pourquoi pas
-Pour ça ! »
Et avec sa hache, il me fendit le corps en deux, son arme étant passée au travers du fer de mon armure, me blessa grièvement le ventre, formant ainsi une cicatrice d’une dizaine de centimètres. Mes yeux, d’habitude de ce bleu azur doux, avaient virés au noir vif, montrant en moi ma colère.
-« Payes ! Ordure ! C’est toi qui as bafoué l’honneur des Zoras avec tes bouquins ! Meurt Ordure ! »
Et me tenant le ventre à l’aide d’une main, je lui lacera le visage par le multiples coups, et lorsque j’en eu assez, je le pris par le coup, et l’approcha, de ma tête et lui dit :
-« Ai-je bien toute ton attention ?? ?»
Et avec une colère sans précédant, je lui arracha la tête du reste de son corps. Le sang giclait de partout. Dans ma main, je n’avais que la tête, et je la fixait durement, et la balança par terre, la laissant s’imbiber de sang impure, le sang d’un Tokay !