OUAIS :/
j´vais frapper Linki...
Viens, j´t´attend. ![]()
salut *je suis un boulet* ![]()
Je sais pas de Bla-bla mais... j`ai rater combien de chapitres environ? ![]()
Nous somme rendu au chapitre 9, le dix devrai bien arrivé d´ici à ce que tu démanages de nouveau.
D´ici que tout le monde rentre dans la vie active et soit marié et ai 4 enfants ![]()
C`est tout??? ![]()
Ils sont toujours aussi lent alors ^^
La Ferme!!!
B-L
Tu es revenu?
Yeah chuis revenu! Bon... je vais lire un peu ![]()
je reviens de France, Linki ne pourra pas écrire pendant un bout... il est aux soins intensifs... désolé groupe
![]()
J´ai toujours pas de nouvelles de Linki ![]()
Il a du tomber dans les escalier, puis en téboulant, se cassé les deux jambes avant de tomber trangeemnt de son immeuble en passant par la fenêtre tout en se frappant au visage avec ses poings... méchante accident ![]()
Bon alors Linki t´es là?
Je suis là ouais. Dans deux secondes, chapitre 10. ![]()
Chapitre 10
Je m´appelle Saria, je suis sur le forum Ocarina of Time depuis 1793 jours. Etant partie du forum depuis bien longtemps, être invitée à une rencontre entre forumeurs était la dernière chose à laquelle je m´attendais. Je regrettais d´être venue, jamais je n´aurais du être mêlée à tout ça... mais il était trop tard pour revenir en arrière.
J´en avais plus qu´assez. J´avais l´impression de tâtonner dans le noir depuis une éternité. Assise contre le mur d´un couloir, je n´avais plus la force de continuer. J´aurais voulu dormir, oh oui, j´aurais tellement aimé pouvoir m´endormir et me réveiller chez moi, fuir cette maison de cauchemar. Mais c´était impossible. A chaque fois que je fermais les yeux, plongée dans le noir total, tous les événements horribles que j´avais vus me revenaient en tête, comme des flashs. D´abord l´explosion, puis la bête arrivant dans le salon, le cadavre de Pyros, Guillaume tirant sur Alban, la bête qui nous avait poursuit... et Guillaume qui meurt à son tour. Et toujours les tambours qui nous poursuivent, combien de fois les a t-on entendu ? Je ne sais plus. Je ne sais plus du tout où j´en suis et je ne sais même pas où je suis. Ce mur... Ce mur qui s´est retourné avec moi, m´emportant dans ce passage... Je suis sûre que cette maison est truffée de pièges... Au début, j´ai appelé Samy. Oui, je l´ai appelé de toutes mes forces, quitte à réveiller la bête et l´autre type à la hache. Mais personne n´est venu... Personne ne m´a répondu... Le seul bruit résonnant dans ce couloir est l´écho de mes larmes... Mes larmes de désespoir... Je me demande si ça n´aurait pas été mieux qu´une bestiole vienne m´achever. Si ça avait été le cas, je souffrirais moins en ce moment...
Je ne sais pas combien de temps je suis restée ainsi, assis la tête entre les genoux, à penser, à gémir. Mais d´un seul coup, je tendis l´oreille en percevant un son. Un faible mais perceptible son. En réalité, ce n´était pas seulement un son, c´était une musique. Une musique ? Pensais-je alors. C´est impossible ! D´où pourrait-elle provenir ? A moins que je sois devenue folle... Peut-être cette musique n´existait-elle que dans ma tête. Mais si c´était le cas, je pense qu´elle ne me serait pas inconnue... Pourtant, la musique que j´entendais, où en tout cas ce qui me semblait en être une, ne me disait rien du tout : c´était la première fois que j´entendais une chose pareille. C´était une musique triste et mélancolique... On aurait dit que celui qui l´avait composé se trouvait dans le même état d´esprit que moi. Mais si cette musique n´était pas seulement dans ma tête, alors c´est qu´elle provenait d´ailleurs. Quelqu´un pouvait-il vivre ici, dans une maison remplie d´horreurs ? Je ne pouvais plus rester coincée dans mon coin à attendre, il fallait que j´en aie le coeur net. Me relevant, je me mis à avancer droit devant moi, toujours dans le noir le plus complet, en longeant le mur de gauche. Le couloir semblait être immense, j´avais l´impression de marcher depuis de longues minutes, avec cette musique derrière. Puis soudain, en tâtonnant les murs, je sentis sous mes doigts une sorte d´interrupteur. Si le courant passait, j´allais enfin l´occasion de voir où j´avais atterri.
Mon index appuya sur le bouton. Et le cauchemar continua. Des sortes de lianes jaillirent du mur et me plaquèrent contre celui. Ils me scotchèrent les jambes, comme si elles étaient prises dans du béton. Je commençai à paniquer sérieusement quand ils attrapèrent mes hanches et mes épaules. Ma respiration devenait difficile. La panique s´accentuait encore plus car je ne voyais rien, j´étais aveugle et impuissante. Mais ce n´était rien comparé à ce que j´allais subir. Ces liens que j´avais pris pour des lianes solides n´étaient pas des liens normaux. Je sentais des dizaines de mains parcourir ma peau, mon corps. Des doigts rugueux, visqueux. Ils avaient enlevés les bretelles de ma tenue de soirée et caressaient ma poitrine. Je me faisais toucher et je ne pouvais rien faire.
- Au secours!!! Criais-je dans un sanglot
Je vais mourir violée par des créatures immondes. Je ne sentais même plus mes mains, elles aussi étaient ligotées. Je n´aurais même pas pu atteindre l´interrupteur pour ré-appuyer dessus. Ma dernière image aura été le cadavre de mon ami Linki... Guillaume, dans quelques instants, je vais te rejoindre. Je fermai mes yeux mouillés.
Au bout de quelques secondes, je me sentis beaucoup plus légère. Je rouvris les yeux, et là je me rendis compte que je ne voyais rien. J´étais à terre. Je me tâtai le ventre et constatai que j´avais ma robe de soirée. Je n´y comprenais plus rien. Il y a un instant, des mains étranges me faisaient les pires horreurs, et maintenant j´étais assise à terre, comme si rien ne s´était produit, je n´avais pourtant pas rêvé! Je me relevai et essayai de me situer dans ce couloir. Je retrouvai le mur, et je sentis vite la présence de l´interrupteur sous mes mains. J´hésitai pendant un instant à appuyer dessus, mais il fallait que j´en aie le coeur net. Je poussai le bouton et rien ne se passa. Je fis la même chose une seconde fois, toujours rien. Etait-ce le bon bouton? Je ne savais plus ou…commençais-je à devenir folle? Je pris ma tête dans les mains et me la frappai à plusieurs reprises. J´entendais toujours la musique dans la maison, enfin dans ma tête, enfin, je ne savais plus, j´en avais marre…
Je repris mon chemin, tel le petit Link écoutant la musique de Saria dans les bois perdus pour la retrouver. Marchant lentement, afin de ne pas trahir ma présence, j´arrivais à un angle. Sans doute le bout du couloir. Je priais pour qu´il ne m´arrive rien, rien de pire que ce que j´avais déjà vécu. Continuant à longer le même mur, je me figeais de surprise. C´était comme si mon coeur s´était arrêté de battre. Devant moi, à quelques mètres se trouvait une porte, mais un filet de lumière passait en dessous. Je fus immédiatement éblouie, mes yeux s´étant accoutumés à l´obscurité. La musique semblait plus forte. Aucun doute, elle venait bien de cet endroit... Cependant qu´il y avait-il derrière la porte? Je pensais déjà à des créatures encore plus abjectes que l´imaginable… Mais pas un ootien en tout cas, c´était impossible. Les seules personnes ayant pénétrées à cet étage étaient à ma connaissance Guillaume, Samy et moi. Le premier étant mort et le deuxième disparu, il était impossible qu´une personne que je connaisse se trouve ici. J´aurais pu tourner les talons et déguerpir d´ici, mais une force mystérieuse me poussait à continuer. Peut-être résidait-il dans mon coeur un faible espoir de retrouver une personne vivante et normale dans ce manoir. Quelqu´un qui pourrait apporter des réponses à mes questions, et peut-être nous aider à sortir. Et puis, je savais qu´essayer de trouver une sortie en fouillant à tâtons et en longeant les murs serait vain. C´était déjà difficile de se repérer avec une lampe dans ce labyrinthe, là c´était devenu impossible. Cette lumière était mon seul espoir. J´avançais lentement vers la porte, elle ne se trouvait plus qu´à un mètre de moi. Quand soudain, alors que j´allais poser ma main sur la poignée, la porte s´ouvrit d´elle-même.
Je fus éblouie une seconde fois par la lumière, qui provenait, c´est la première chose que je vis, d´un splendide lustre suspendu au plafond. Détail choquant, cet objet était admirablement bien nettoyé, à l´inverse de tout ce qui se trouvait dans toutes les autres salles de la maison. Le reste de la pièce n´était pas aussi luxueux. A ma droite se trouvait une commode avec une espèce de vieux tourne-disque d´où provenait la musique qui m´avait guidée jusqu´ici. Un tapis à moitié décoloré était négligemment étalé sur le sol, avec au milieu de la pièce une petite table ronde en bois, avec deux chaises bancales. Je ne pouvais rien voir d´autre à cause de la porte qui me cachait la partie droite de la salle. Après une courte hésitation, je franchis le seuil de la pièce. Je m´attendais à ce que la porte se referme toute seule en claquant, et que je sois prise au piège, mais il n´en fut rien. A ma droite ne se trouvait qu´une chose : un lit défait. Pas âme qui vive. Pourtant, le tourne-disques ne s´est pas allumé tout seul. Et si quelqu´un était sorti de la pièce entre-temps, j´aurais forcément entendu ses pas dans le couloir... C´est alors que je remarquais à côté de la commode une espèce de caisse en bois à moitié ouverte, avec un pied-de-biche sur le dessus. A l´intérieur, je reconnaissais de vieilles boites de conserves. Des réserves de nourriture ? Quelqu´un vivait donc bien ici…
Je me rendis devant la commode, et enlevai le bras du tourne-disque. La musique cessa. Au moins elle, était bien réelle. Je pris la poignée du premier tiroir et j´allais l´ouvrir, mais un évènement m´en empêcha
- Eh bien, on ne vous a jamais appris que la curiosité est un vilain défaut ? Retentit une voix qui m´était inconnue et qui me fit sursauter.
Je me retournai, et devant moi se trouvait un homme, je poussais un petit cri de surprise en le voyant débarquer de nulle part.
- D´où...d´où...d´où sortez-vous ? Bégayais-je.
- De l´autre côté du rideau, bien sûr ! Répondit l´homme en souriant légèrement.
C´est alors que je remarquais derrière lui, au fond de la pièce, un léger rideau encore secoué d´un léger mouvement. Il se fondait si bien dans la chambre que je ne l´avais pas vu.
J´observais alors l´homme, toujours de mon air béat. Il semblait assez âgé, environ soixante-dix ans, le visage légèrement ridé, le front très dégarni, un nez et un menton pointus, deux petits yeux noirs étincelants et un regard malin. Il me dévisageait également avec un léger sourire de satisfaction. Un long silence s´installa, pendant lequel nous nous regardions de haut en bas. Il était assez maigre et pas très grand, il portait une sorte de robe de chambre rouge foncé. Comme un grand-père que j´aurais dérangé dans son sommeil. Puis, il m´adressa de nouveau la parole.
- Alors, vous êtes arrivée jusqu´ici... Dit-il avec une sorte de fascination dans la voix.
Devant mon silence gêné, il continua.
- Cela faisait... Bien longtemps...Que personne ne m´avait rendu visite... Ajouta-t-il avec un air empli de mystère.
Mon coeur battait de plus en plus vite dans ma poitrine. Cet homme ne m´inspirait pas du tout confiance. En même temps, une personne séjournant dans un tel lieu ne pouvait pas être réellement digne de confiance.
- Oh mais pardonnez-moi, allez-y entrez, mettez-vous à votre aise, asseyez-vous, je pense que vous et moi avons beaucoup à nous dire... Ou tout du moins, vous avez sans doute beaucoup de questions à me poser, et je serais très heureux d´y répondre.
Comprenant qu´il valait mieux que je lui obéisse en attendant d´en savoir davantage, je m´avançais à pas lents et m´asseyais sur la chaise la plus proche de moi. L´individu referma la porte, puis retourna vers le rideau. Il avait du mal à marcher, sans doute des douleurs aux articulations. Je tremblais. Comme si il avait lu dans mes pensées, il reprit:
- Fichue douleur, et fichue cheville! Vous avez l´air affamée, vous prendrez bien un peu de vin ?
Il toqua deux coups contre le mur, et une partie de celui-ci s´ouvrit, c´était un placard caché.
- Du Dom Pérignon 1969, ça vous convient? Je l´ai gardé en me disant qu´il y aurait un jour, une grande occasion à fêter. Je pense qu´on peut l´ouvrir à présent.
Il sortit deux verres à vin, et ouvrit la bouteille avec un tire-bouchon venant lui aussi du placard. Il en versa une larme dans son verre, puis la but, et fit un bref mais net: «Succulent!», puis il remplit les deux verres, et s´assit en face de moi sur la deuxième chaise. Pour la première fois depuis que j´avais céhoué dans ce lieu maudit, je tremblais. Je n´avais rien ressenti d´autre que de la peur devant la bête que nous avions croisée, mais je tremblais comme une feuille devant cet homme. Il le remarqua immédiatement.
- Ne vous inquiétez pas mademoiselle, vous n´avez rien à craindre de moi. Je sais par quelles épreuves vous êtes passée pour arriver jusqu´ici. J´en ai fait l´expérience moi aussi. Et je connais cette demeure par coeur, et pour cause...
- Je... Je ne comprends pas... Qui... Êtes-vous ?
- Mon nom est... François Pendu.
- Comment ? Excusez-moi mais... Fis-je, éberluée.
- Vous avez bien entendu. Mon nom est Pendu. Et c´est moi le propriétaire du manoir, c´est de là qu´il tient son nom. Expliqua-t-il simplement.
- Attendez... Vous voulez dire que... Dans "le Gîte du Pendu", c´est vous… Pendu ?
Il éclata de rire. Je ne voyais pas ce qu´il y avait de drôle.
- Vous avez cru réellement qu´il y avait une personne qui s´était pendue, n´est-ce pas ? Et bien vous vous êtes trompée. Pendu c´est moi. Mais en réalité, cette maison s´appelle " Le Manoir de Pendu ". Il n´a pas été conçu pour être loué. Je le sais, puisque c´est moi qui l´ai fait construire.
- Mais... Mais...
- Je sais ce que vous pensez. Oui, c´est étrange qu´un lieu comme celui-ci ait un propriétaire. Et d´autant plus un propriétaire humain et sain d´esprit. Je vais vous expliquer, ne vous inquiétez pas...
- Très bien, je vous écoute...
- Je... J´étais riche et j´ai décidé de faire construire ce manoir pour qu´il me serve de demeure. J´y ai vécu paisiblement pendant de longues années, vous savez. Il n´y a eu ici pendant longtemps que moi et mes domestiques. La vie au manoir était paisible, je m´occupais du jardinet derrière la maison, je faisais des herbiers, j´adorais la nature. Mais, après plusieurs années, mes domestiques s´en allèrent, car d´étranges événements se produisaient. Au début ce n´était rien, ce n´était que des rumeurs: bruits, lumière qui s´allume toute seule. Puis, les événements se sont précipités. Un jour en allant me laver, j´ai trouvé le cadavre d´un de mes servants dans la baignoire. Il se trouvait dans un bain de sang, mais chose surprenante, il n´avait aucune blessure sur son corps. Mes domestiques ont commencé à avoir peur, puis il y a eu un deuxième meurtre. Je dis meurtre car, nous pensions tous qu´un assassin se trouvait dans la maison. Mais très vite, les morts devinrent de plus en plus mystérieuses, mes domestiques se faisaient tuer les uns après les autres. Certains ont réussi à s´enfuir, je ne sais par quel miracle. Et comme je n´avais nulle part où aller, je suis resté seul.
- Comment... Comment avez-vous fait pour rester en vie ?
- Ne vous inquiétez pas, j´y viens... Mais vous ne buvez pas?
Je n´avais jamais bu une seule goutte de vin de ma vie. Je ne voulais pas blesser le grand-père et très poliment j´en pris une gorgée. Je ne fis pas la grimace mais je trouvais ça infecte.
- Très bon ce vin... Fis-je
- Merci! J´ai... En fait, je me suis caché, et prié pour ne pas être tué. J´ai supplié à genoux pendant des heures. Finalement, un événement inespéré s´est produit... Je suis rentré en contact... Avec elle...
- Qui ? Demandais-je, interloquée.
- La maison... Je suis rentré en contact avec la maison... Oui, je sais... Vous devez me prendre pour un fou... Mais je ne mens pas, croyez-moi je vous en prie ! Cette maison... Elle est vivante...
- Comment ça s...
- Je ne sais pas ! Je n´ai aucune idée de ce qui a pu arriver ! Mais je vous jure que c´est vrai. Si cette maison n´était pas vivante, je ne serais plus de ce monde... C´est elle qui contrôle tout... C´est pour cela qu´il est impossible de s´en échapper...
- Je... Mais... Ce n´est pas possible, une maison ne prend pas vie, comme ça, d´un seul coup ! Elle n´a pas de propre volonté... Je... Je ne comprends pas...
- Je me suis longtemps posé toutes les questions qui se bousculent dans votre tête... J´ai finalement compris comment cette maison est vivante. Elle... Elle est diabolique, elle... Elle se nourrit des âmes de ceux qui meurent ici...
- Mais... Mais voyons... Je...
- Je pense que vous avez vu assez d´horreurs et affronté assez d´obstacles avant de parvenir jusqu´ici pour croire que ce que je vous raconte est vrai. Car c´est la vérité, je vous l´assure. Lorsque je suis resté seul ici, j´ai du rendre un service à la maison pour qu´elle me garde en vie... J´ai changé le nom du manoir, et je l´ai changé en gîte pour pouvoir le louer. A chaque location, la maison emprisonne les locataires et les tue pour dévorer leurs âmes. Ensuite, elle en choisit un qu´elle laisse en liberté si et seulement si il trouve un nouveau locataire à l´extérieur. Tous les autres restent prisonniers pour toujours. Et plus la maison acquiert d´âmes, plus ses pouvoirs grandissent. C´est pour cela que vous devez partir d´ici le plus vite possible !
- Attendez... Vous voulez dire que vous avez échangé votre vie contre celle de tous les autres locataires ?
- Oui... Mais je n´avais pas le choix...
- Vous êtes un monstre ! C´est à cause de vous si tous mes amis sont morts ! Fondis-je en larmes.
- Mais non voyons, ne vous inquiétez pas, je suis là pour vous aider ! Affirma t-il avec un sourire rassurant.
Ce que me racontait cet homme était tout bonnement surnaturel. Une maison qui se nourrit d´âmes... Depuis si longtemps... Depuis... La... La date sur le journal de Danglard...
- Excusez moi, mais... Depuis combien de temps êtes-vous ici ?
Le dénommé Pendu fronça les sourcils à cette question. Son charmant sourire s´effaça de son visage.
- Depuis quand je... ? Eh bien, c´est difficile de garder la notion du temps en restant ici, vous savez. Mais je ne crois pas me tromper en vous disant une trentaine d´années... Trente-six ans pour être exact. Je me repère en fait grâce aux saisons… Vous avez l´air exténuée, j´aimerais que vous repreniez des forces, qu´est-ce qui vous ferait plaisir ?
J´étais prise au dépourvu.
- Euh, je vous demande pardon ?
- Eh bien je ne sais pas une belle jeune fille comme vous doit bien aimer une bonne entrecôte non ?
- Oui…bien sûr !
Il refrappa au mur, et comme tout à l´heure celui-ci s´ouvrit. Il plongea sa main dans le placard et en sortit une assiette avec une entrecôte et des haricots verts à l´intérieur. J´étais stupéfaite.
- Comment avez-vous fait ça ?
- Qu´ai-je fait ?. .. Ah vous voulez parler de ça !
Il me désigna le placard et l´assiette, et souri à nouveau.
- Excusez moi, j´ai l´habitude d´utiliser ce système. Et bien vous avez une preuve que cette maison est vivante... Demandez lui ce que vous voulez, elle vous le donnera.
- Attendez ce n´est pas possible, il y a un truc !
- Un truc ? Je vous assure que non !
- Par exemple si je veux de la moutarde pour accompagner ma viande, la mais…la maison va me le fournir ?
- Si vous lui demandez poliment oui ! Si vous voulez vous donner la peine.
Il me fit signe de me lever et m´approchai tout en hésitant de lui. Il continua :
- Pensez très fort à votre moutarde, et toquez deux fois ici, vous verrez le résultat.
Je me concentrai, puis frappai deux fois le mur. Il s´ouvrit à nouveau et je vis un pot de moutarde à l´intérieur. J´étais totalement sidérée. Je le pris et retournais m´asseoir, puis vidais mon verre de vin cul sec.
- Et ça marche pour n´importe quoi ?
- Malheureusement, seulement pour la nourriture et les boissons...
Il me tendit un couteau et une fourchette. Pour ma part, j´étais un peu gênée de manger devant lui, et surtout cette nourriture ne m´inspirait pas du tout confiance, comme le bonhomme d´ailleurs. Le vieillard me regardait fixement, et il continua à parler.
- Ecoutez, je voudrais que vous m´aidiez s´il vous plait. J´ai besoin que vous me rapportiez un objet pour pouvoir vous faire sortir d´ici.
- Vous voulez dire que vous n´allez pas venir avec nous ? Questionnais-je.
- Hum… Si, bien sûr, je vais moi aussi m´échapper... Bien entendu... J´ai passé trop de temps dans ce manoir.
- Mais, vous ne m´aviez pas dit que vous connaissiez cette maison par coeur ? Pourquoi est-ce que vous avez besoin de moi pour aller chercher cet objet ?
J´avais fortement l´impression que plus je posais de questions, plus l´homme paraissait embarrassé.
- Eh bien... Je... Hum... C´est un objet que j´ai perdu il y a longtemps... C´est la clé du manoir...
- Une clé ? Oui, nous avions bien trouvé une clé, mais elle n´ouvre pas la porte du manoir, nous avons déjà essayé.
- Oui, je sais que vous avez déjà essayé ma clé, mais j´en ai besoin.
- Votre... clé ? Répétais-je.
- Oui, bien sûr... Ma clé... En fait il n´y a que moi qui peux ouvrir la porte d´entrée, avec cette clé. Je sais, c´est comme cela, mais je vous ai déjà dit que la maison était capricieuse.
- Mais comment saviez-vous que nous l´avions trouvé ?
- Mais je sais tout ce qui se passe dans le manoir, voyons !
- Dans ce cas, si vous saviez que nous l´avions, pourquoi n´êtes vous pas descendu la chercher ? En plus, vous ne risquez rien, puisque la maison vous garde en vie n´est-ce pas ?
Cette fois-ci, il parut se contrarier tout à fait.
- Ce n´est pas la question ! J´ai besoin que vous m´ameniez cette clé, un point c´est tout !
- Je ne veux pas vous mettre en colère excusez-moi… Puis-je vous demander une dernière chose ?
- Allez-y, du moment que vous me rapportez cette clé…
- Comment se fait-il que vous ayez une réserve de boîtes de conserve près de la commode, alors que la maison peut tout vous donner ?
- C´est à dire que de temps à autres, la maison me fait la tête, alors je suis obligé de me débrouiller, d´où cette caisse.
Je n´étais pas très convaincue par sa réponse. Plus je lui posais de questions, plus cet homme semblait redevenir louche... C´est alors qu´un détail me revînt en mémoire. Plus tôt dans la soirée, lorsque nous avions trouvé le journal de Danglard qu´Hylia nous avait lu, il datait de 1958... C´est à dire il y a 47 ans. Or, cet homme prétendait être là depuis seulement 36 ans. Quelque chose clochait...
- Excusez-moi mais...
- Qu´il y a t-il encore ?
- Nous avons trouvé un journal dans une pièce, de ce qui semblait être un ancien locataire... Robert Danglard... Il datait d´une cinquantaine d´années et...
Soudainement, Pendu se mit à sourire de nouveau. Mais d´une façon ô combien différente, plutôt embrassée.
- Effectivement, monsieur Danglard est venu loger ici quelque temps, avec sa femme. Néanmoins, la date de 1958 est fausse, je vous l´ai déjà dit, je vis ici depuis 37 ans.
- Vous m´aviez dit 36 !
- Oui excusez moi, je voulais dire Trente-six. Vous devriez manger, cela va refroidir.
Ses mains tremblaient, il était stressé. Je n´étais pas une fille qui m´arrêtait au moment où ça devenait intéressant. J´allais toujours au but. Je me levai au cas où la situation dégénérerait.
- Vous savez que si je ne vous connaissais pas aussi bien, je penserais que vous me mentez, et que les boîtes de conserve qui sont ici, nous étaient destinées, à mes compagnons et moi-même, et que vous nous les avez volés, mais heureusement pour vous, je vous connais bien. Dis-je sarcastiquement.
- Qu´est-ce que vous insinuez là, mademoiselle Olivia ?
- Ah parce qu´en plus vous connaissez mon nom !
- Très bien, puisque vous ne voulez pas comprendre, je vais devoir utiliser des moyens plus persuasifs... Dit-il, un rictus narquois aux lèvres, tout en se levant pour se diriger vers le rideau, qu´il tira. Derrière je reconnus immédiatement le corps de Sheik, attaché sur une table, en croix, avec un foulard dans la bouche.
- Noooon ! Que lui avez-vous fait ? Criais-je en me précipitant sur Pendu.
Se retournant d´un geste lent, il me projeta en arrière d´un simple coup de poing, qui me fit heurter le mur avec violence. Je me redressai et me saisit du couteau qu´il m´avait donné. Rira bien qui rira le dernier pensais-je. J´avais de la hargne, et je voulais me venger de cette soirée atroce.
- A votre place, je ne ferais pas ça ! M´avertit il.
Je me lançai sur lui, et tentai de lui donner un coup de lame. Mais cette dernière commença à me brûler la paume de la main, et je dus lâcher le manche. Le couteau fondit avant de retomber sur le sol.
- Calmez vous !! ! Votre ami va bien... Pour le moment. S´exclama t-il en se retournant vers Julien. Cela serait dommage de saigner une aussi belle chair que la sienne.
- Vous m´avez menti... C´est vous qui... Fis-je, prête à m´effondrer en larmes.
- Non, je ne vous ai pas menti. Je vous ai dit toute la vérité. Mais puisque vous ne voulez pas m´obéir, je vais vous obliger à servir ma volonté. Si vous ne faites pas ce que je demande sans raconter un mot de tout ça à vos amis, il mourra dans la pire des souffrances... Ajouta-t-il en ricanant.
- Vous êtes... Vous êtes un monstre ! Craquais-je en sanglotant.
- Oui, peut-être... Alors, avez-vous pris votre décision ?
- Je... Je... Qu´est-ce que vous voulez ?
- Ma clé... Je veux ma clé...
ben y´en a qu´on du courage de tapper autant de texte ![]()
Linki je t´aime !
j´ai pas encore lu mais j´le fais aprés manger
Il écris autant parce que c´est mon alter ego gniark