c´es nul!
J´suis quand même une raclure ![]()
Et surtout, c´est truqué.
T´es bien sur? ![]()
On s´en fout d´vos enguelades, on veut la suite. ![]()
La balle est dans le camp de Linki ![]()
Bah moi j´ai fini, c´est toi qu´est plus là. ![]()
La chicane, elle était vrai ou pas?
Et si tu as fini Linki, poste la
c´est Alban qui dois posté!
Dark_link
Cette convers msn a été monté de toutes pièces, rien n´est vrai là dedans
Linki
T´aurais pu me l´envoyer sur msn surtout que cet aprèm j´suis pas là ![]()
C´est pa ma faute si t´es pas là, c´est la tienne. ![]()
C´est fou ce que vous êtes crédibles xD !
Moi j´suis de retour, c´est Linki qui est pas là ![]()
Arg tout ce que j`ai rater...
YEAH Baby
Tu n´as rien raté du tout ![]()
Morue sardine d´avril à l´huile ! ![]()
Chapitre 9
Je m’appelle Rauru, je suis sur le forum Ocarina of Time depuis 1734 jours. Il était à présent temps pour nous de riposter. Depuis le début, je me rendais compte que nous ne faisions que subir les péripéties d’un scénario digne d’un film d’horreur. Explosion, Décapitation, Frayeur, Assassinat… Et maintenant… place à l’offensive.
- Quoi... ? Tu veux qu’on attaque le type à la hache…comme ça, de front ?! Avait crié M-I.
- Veux-tu bien te calmer ? Cela ne sert à rien de s’énerver... La maison. Oui, c’est elle la clé du mystère. Tout ce qu’elle veut, c’est nous tuer les uns après les autres.
- La maison, la maison... Tu parles d’elle comme un personnage à part entière ! S’exclama Seed
- C’est une image voyons, je dis la maison parce que nous n’avons encore aucune idée de celui ou de ceux qui sont derrière tout ça. Je n’ai pas dit qu’elle était vivante, c’est insensé. Mais rien n’est dû au hasard, le fait que l’on soit ici n’est pas anodin. C’était le but de cette fête... tuer les ootiens. Pourquoi, je n’en sais fichtrement rien, mais je ferais tout pour le découvrir, et j’ai besoin de vous…
- En guise de proie potentielle... Coupa Simon.
Quelques minutes plus tôt, je leur avais expliqué mon fameux plan que j’avais imaginé depuis pas mal de temps. La seule personne qui semblait humaine et que nous avions rencontrée était le type à la hache. Le capturer vivant me paraissait logique si l’on voulait trouver un moyen de sortir. Pour cela, il fallait l’attirer dans un piège, et la seule façon de procéder était de s’aventurer chacun de son côté dans les dédales du rez-de-chaussée. Une fois que l’un d’entre nous l’aurait aperçu, il avertirait les autres en criant à tue-tête et nous n’aurions plus qu’à improviser par la suite. C’était risqué, et pourtant, je ne voyais aucune autre solution dans la situation qui était la notre.
- Tu veux que j’te dise le fond de ma pensée ? Me demanda M-I avec un regard en biais.
- Ne te donne pas cette peine Yann, je…
- Je vais le faire quand même, c’est une mission suicide, personne ne pourra lui échapper ! Et tu le sais ! Alors pourquoi t’entêter ?
- Tu oublies que j’ai pu m’en sortir ! Rétorqua Thomas.
- Oui mais tu avais une arme à feu, nous on a quoi ?. ..Rien !
La discussion commençait à prendre une mauvaise tournure, tout en nous faisant perdre un temps précieux, il fallait y mettre un terme au plus vite et agir.
- Ecoutez, il y a des couteaux et des fourchettes sur cette table, c’est peu mais c’est tout ce que nous avons… Où vas-tu, Simon ?
- Bah, chercher une passoire pour faire un casque, hey hey, c’est la guerre mon général !
Les deux autres eurent un léger rictus qui détendit l’atmosphère pour une poignée de secondes. Apparemment ils n’appréciaient guère mon idée. Ils voulaient tous pouvoir s’enfuir sans rencontrer de problèmes. De vrais lâches.
- Bon, après tout je ne peux pas vous forcer la main... Puisqu’il le faut, j’irais seul.
Je pris un couvert au hasard sur la table et traversais le salon, et c’est alors que Seed me fit faire volte-face.
- Ecoute Rauru, je vais venir avec toi. En y réfléchissant, c’est toi qui as raison, faut qu’on se remue. Après tout, j’ai déjà vaincu le mec à la hache une fois, pourquoi pas deux ?
Je fus alors assez surpris par la détermination de Thomas. Il s’approcha de moi, tout en se saisissant un couteau bien aiguisé, et me fit signe de passer devant. Je détournais ma vue vers Yann et Simon, les regardant chacun à leur tour, dans le blanc des yeux. Allaient-ils rester là, à nous attendre ? C’est Scared qui se décida le premier.
- Plus on est de fous, plus on rit !
Mega-Intello, quant à lui, restait immobile, figé comme une statue. Mes prévisions s’avérèrent exactes une fois de plus, il refusait catégoriquement de nous suivre.
- Je ne risquerais pas ma vie avec vos conneries... Je vous attendrais là.
- Comme tu veux, Yann... Chacun est libre de ses faits et gestes, après tout.
- Bonne chance à vous. Murmura t-il, d’un ton anxieux.
Il était temps de mettre mon plan en action. Je faisais à mes deux camarades restants de dernières recommandations.
- Nous avancerons dans la maison assez près les uns des autres pour pouvoir intervenir le plus rapidement possible. Le premier qui verra le type à la hache avertira ses deux compagnons en faisant le plus de raffut possible. Il faudra le maintenir en place assez longtemps pour permettre aux autres d’arriver. A trois on devrait arriver à le contrôler assez facilement, du moins je l’espère. Si vous devez vous défendre, ne frappez que pour blesser, pas pour tuer, pas question de l’égorger ou quoi que ce soit. Voilà, tout est dit... Soyez courageux.
- Ouais c’est le mot ça man ! Répondit Simon avec ironie.
- Thomas tu prendras la porte de gauche, c’est là que tu l’as vu pour la première fois. Simon tu t’occuperas de la partie de droite, et moi celle du milieu. J’espère que vous êtes fins prêts. Allons-y.
Nous nous séparâmes alors dans les dédales de la maison. Seed hésita un instant avant de s’engager dans son couloir, peut-être commençait-il à imaginer le pire et à regretter sa décision. Quoi qu’il en soit, il était maintenant trop tard pour reculer. J’avançais quant à moi à pas de loup dans la partie que je m’étais attribué, en espérant pouvoir en ressortir sans être poursuivi par une créature cauchemardesque. Car après tout, seule la maison sait le nombre d’horreurs qu’elle renferme. Quand je fus arrivé, il y a quelques heures, dans la cour du gîte, je n’aurais jamais pensé qu’il fut aussi grand. En réalité, c’était un vrai labyrinthe. De plus, dans ma partie, aucune source d’électricité n’était présente, je devais donc me diriger à l’instinct. De temps à autres je trébuchais sur de petits objets qui me semblaient être des sortes de coffrets, d’après leur envergure et le bruit qu’ils produisaient lorsque mon pied en rencontrait un. Mais, dans le noir total, impossible de vérifier. Je ne préférais pas m’attarder à ce genre de détails de toute manière. Pas une seconde à perdre, j’avais autre chose en tête que de faire des fouilles, surtout si c’était pour découvrir un journal intimo-macabre comme celui de Robert Danglard.
Mes sens ne pouvaient pas être plus en éveil qu’à cet instant, et plus particulièrement mon ouïe. J’étais responsable de mes camarades, si il devait leur arriver quelque chose, j’en m’en voudrais terriblement. C’est ce qu’on appelle les risques du métier. Cette opération était risquée, certes, mais la réussite de mon plan pourrait nous éclairer sur le mystère qui plane sur ces lieux, et surtout nous rapprocher un peu plus du moyen de nous échapper de cet enfer.
J’arrivais enfin à l’endroit que je cherchais. Le corps d’Alban était toujours là, désormais raide et froid comme la mort. Je m’approchais de lui, en guise de dernier adieu, me rappelant les bons moments passés avec lui sur le forum. Néanmoins je n’étais pas là pour cela, mais pour élucider le mystère de l’arme. Elle avait disparu en un clin d’oeil et personne n’avait vu ce qui c’était passé. C’était forcément un ootien qui l’avait caché quelque part dans cette pièce... Je m’approchais de l’un des deux meubles, et après m’être accroupi, retirais une petite plainte qui bouchait un trou dans le mur. Dans ce dernier, je voyais le flingue qui avait servi à tuer Alban, exactement là ou je l’avais laissé... J’avais remarqué cette cachette dès ma venue dans cette salle la première fois. Pendant que tout le monde était encore sous le choc de l’assassinat de Super-G, j’en avais profité pour ramasser l’arme discrètement, et l’avait placée dans le trou, puis rebouché méticuleusement avec la plainte. C’est Saria qui remarqua la première la disparition du pistolet. J’avais fait disparaître les soupçons potentiels qui auraient pu peser sur moi en faisant fouiller tout le monde, y compris moi-même. Le tour était joué, mon plan avait fonctionné à la perfection. Jamais je n’aurais pensé être si sournois un jour... Le grand Monarch est décidément imprévisible, murmurais-je pour moi-même, un rictus aux lèvres. Mais je ne voulais pas que cette arme tombe entre de mauvaises mains. Il avait déjà servi à nous entretuer, il ne fallait en aucun cas le laisser à la portée d’enfants comme M-I et Seed. Je vérifiais rapidement si le chargeur n’était pas vide, et le mit à la ceinture sous mon smoking. Je voulais garder cet objet encore secret, m’en servir le moment venu...
Je repris ma route, en me dirigeant vers la porte en face de celle où j’étais entré. Personne à ma connaissance ne l’avait ouverte. Je tins mon couteau fermement entre mes mains et tirais sur la poignée. C’est alors que je vis des regards blancs se fixer sur moi. Paniqué, j’effleurai l’interrupteur et allumais la lumière. Je me mis à pousser un rire nerveux et bref, en observant le spectacle qui s’offrait à moi. Les yeux que j’avais pris pour des yeux de créatures me fixant, appartenaient en réalité à des poupées, sur lesquels la pale lueur de la lune se reflétait.
- Je commence à vraiment devenir paranoïaque... Soupirais-je de soulagement.
J’essayais d’ouvrir la fenêtre qui se trouvait dans la pièce mais en vain ; comme toutes celles que nous avions rencontrées, elle était bloquée. Près de celle-ci se trouvait une lampe de chevet. La saisissant, je la lançais de toutes mes forces contre la vitre. Aucun éclat. Aucune marque. Rien. Ces carreaux n’étaient pas fait de verre, peut-être de plexiglas... Une balle de revolver pourrait-elle les fendre ? Je n’eus pas le temps de songer à la question. Un cri aigu avait retenti non loin de là. Quelqu’un se faisait attaquer en ce moment même. Je quittais la pièce, et courais aussi vite que mes jambes me le permettaient. L’heure était venue de se battre. Un autre cri parvînt à mes oreilles. L’un de mes amis était sur le point ou peut-être même en train d’être agressé mais lequel ? J’accélérais encore ma course, il fallait impérativement que j’arrive avant que tout soit terminé, avant qu’il ne fasse une nouvelle victime. Les couloirs se suivaient et se ressemblaient. Il était facile se perdre dans ce rez-de-chaussée. Je me trouvais à présent dans l’angle de deux couloirs, et c’est là que je le vis : une masse sombre et imposante, marchant lentement. Je piquais un dernier sprint, et juste au moment où l’inconnu se retournait - sans doute m’avait-il entendu - je lui enserrais le cou, afin de le contenir.
- Arr…
Je me rendis compte de ma grosse boulette. L’homme que j’étais en train d’étrangler comme un assassin était tout simplement :
- Simon !
Je relâchais mon étreinte, mon complice suffoquait.
- Je… Je suis désolé !
- T’es complètement siphonné toi !
- Je t’avais pris pour quelqu’un d’autre...
- Laisse moi deviner... Un mec avec une hache qui zigouille des gars venus faire une méga teuf dans un pitoyable gîte ? Demanda Scared, sarcastique.
- J’ai... J’ai entendu un cri et j’étais persuadé que quelqu’un se faisait agresser. Répondis-je, confus.
- Ah bah au moins j’suis pas fou ! Moi aussi j’ai entendu un cri et il venait de ce couloir là ! S’écria t-il, en me désignant le couloir que je venais de traverser.
- Tu es sûr de ce que tu avances ? Fis-je, interloqué.
- Puisque j’te le dis. Quand j’ai entendu le premier cri, j’ai couru par ici, et au moment où il y en a eu un deuxième, j’étais dans le couloir, et il était tout près. Comme si une personne hurlait, là à deux mètres de moi, mais il n’y avait personne.
- Très étrange, ça...
- Comme tout ce qui se passe dans cette baraque. Bon, on fait quoi maintenant ?
- On continue touj…
Un troisième cri perça mes tympans. Je fus comme paralysé de la tête aux pieds. Il était très proche et dura plus longtemps. Si une persone venait de mourir juste à côté de moi, ça ne m’aurait pas paru plus réel. Un cri de quelqu’un qui meurt, c’est certain.
- Mais ce n’est pas possible, on dirait vraiment que c’est ici !
J’eus l’idée d’inspecter les murs, peut-être qu’il y avait un passage secret dans ceux-ci ? Mais ils ne sonnaient pas creux. Le problème n’était pas là. Il n’y avait rien ici. Quand soudain, j’eus un déclic.
- J’y comprends vraiment que dalle ! S’empressa de dire Simon.
- Mais... Mais ces cris, ils nous ont éloigné de Seed, j’aime pas ça…
- Qu’est-ce que tu entends par j’aime pas ça ?
Nous reprîmes la route, et mon instinct m’indiquait que quelque chose ne tournait pas rond.
- Je commence à comprendre, nous sommes en train de tomber dans notre propre piège... La maison retourne la situation contre nous.
- Arrête avec ta maison, bordel !
- C’est ça, j’ai compris... Les cris étaient bidons... Provoqués par la maison... Et ils n’avaient qu’un seul but... isoler Seed.
- T’es complètement parano ! A force de passer du temps dans cette maison on va tous devenir dingues s’tu veux mon avis !
- Si ce que je crois est vrai, alors on ferait mieux de retrouver Thomas au plus vite !
La course effrénée reprit à travers les couloirs, les pièces pleines de poussière. De temps à autres, Simon trébuchait, à cause de la fatigue. Il faut dire que nous n’avions aucune notion du temps. La lune était toujours à peine visible, mais je pensais que le jour allait bientôt se lever, ce qui aurait été un exploit d’avoir survécu aussi longtemps que ça. Après trois bonnes minutes de sprint endiablé, nous nous trouvions devant la porte des toilettes.
- Seed devait rôder dans cette partie, il ne doit pas être très loin...
- Sauf si il s’est fait bouffer par un yéti !
- Arrête de dire des bêtises Simon.
- C’est le mec qui croit que la maison est vivante qui me dit ça ?
Nous laissions la porte de la salle d’eau sur notre gauche et continuions notre recherche. Certaines poignées étaient gluantes, comme celle de la pièce où nous avions trouvé le journal de Danglard. Seed ne se trouvait dans aucune des pièces que nous visitions, et je voyais Simon s’énerver au fur et à mesure des recherches. La patience n’avait jamais été son fort, et il en avait assez de jouer à cache-cache. Peut-être son impatience se mêlait-elle aussi à la crainte de découvrir le cadavre de son ami tomber d’une porte de placard, déjà haché menu.
- On est dans un cul de sac. Constata-t-il.
- Il reste encore une porte ici... Répondis-je.
Je l’ouvris, et découvris la nouvelle salle dans laquelle nous nous trouvions. Une quantité de linges presque tous moisis était suspendu à des fils. L’odeur nauséabonde était pénétrante et on ne pouvait apercevoir le fond de la pièce. Je voulais impérativement aller jeter un coup d’œil. Mon camarade, toujours aussi bougon, me suivit tant bien que mal. Je passai à travers les différentes rangées de pantalons, de vieilles chaussettes, et me rendit tout au bout, pour constater qu’il n’y avait rien de suspect. Nous fîmes marche arrière et soudain, alors que Simon m’avertit qu’une araignée grimpait sur mon costard, un drap lui tomba dessus, et quelqu’un muni d’une cagoule noire l’enroula en deux temps trois mouvements. Je fus soulagé en reconnaissant la personne de Seed.
- Thomas, c’est bien toi ?
Ses yeux se fixèrent sur moi, et il enleva sa cagoule.
- C’est vous ? Mais j’croyais que j’venais de faire la capture du siècle !
Il déballa Scared tel un paquet-cadeau. Ce dernier, exaspéré, s’exclama :
- Vous voulez ma mort ou quoi ? D’abord Arnaud, puis toi ! Attendez que j’sois sur le forum, et je vais vous faire sortir moi !
- Si vous êtes là, j’en conclus que le type à la hache reste introuvable... Remarqua Seed.
- Effectivement, la maison nous a eu. Elle savait ce que j’avais prévu... J’ai cru qu’on aurait pu avoir un coup d’avance, mais elle a lu dans mon jeu et a facilement anticipé mon plan...
- Et maintenant on est sur un plateau de jeu d’échecs !! S’énerva Scared. On est les pions, et t’es le roi c’est ça !? ! Et laisse moi deviner, Hylia fait la reine ?
- Chut !
- Quoi Tom, tu veux être quelque chose aussi ? Le bouffon du roi, ça te plairait ?
- Mais tais-toi bon sang, j’ai entendu du bruit !
Je tendis l’oreille, mais n’entendis rien.
- Tu vois bien, encore un cri imaginaire... Bougonna Simon.
Soudain, je le perçus distinctement, juste après que Scared aie terminé sa phrase.
- Raauuuuruuuuuuuuuu !
- Nom de Dieu, Yann !
Je l’avais complètement oublié celui-là ! Je m’étais borné sur Seed, pour moi, il n’y avait que lui qui pouvait être en danger, seul au beau milieu du rez-de-chaussée, et j’avais complètement occulté Mega-Intello, resté tout seul dans le salon. Je n’avais pas hésité une seule seconde, laissant mes camarades sur place, je m’engageais dans une nouvelle course effrénée. En quelques secondes, je me retrouvais devant la porte des toilettes, mais ensuite où fallait-il aller ? Gauche ou droite ? Je m’élançais dans le passage de droite, en espérant que cette solution soit la plus rapide pour me permettre de retrouver M-I. Après quelques autres bifurcations, je reconnus enfin un endroit familier. Le corps d’Alban était toujours là, je savais où il fallait se rendre. J’entendis alors de nouveau un « à l’aide ». Plus que quelques portes, et j’essaierais de le sauver.
Ouvrant la dernière porte menant au salon, je découvris une scène horrible qui se jouait devant moi : Yann était à genoux sur le sol, pleurant et suppliant son bourreau, le type à la hache, de le laisser en vie. J’avais enfin mon face à face tant attendu. Le pseudo Hache-Viande leva son arme et voulut trancher la tête de mon compagnon. Il n’y avait plus le temps d’hésiter, je plongeai sur lui, tête la première, tel un véritable rugbyman désireux de plaquer son adversaire J’avais réussi mon coup. Surpris, il était tombé à la renverse sur le dos, et moi tout à côté. Il voulut utiliser sa hache contre moi, mais je ne lui en laissais pas le temps. Je lui donnais quelques crochets du gauche et du droit en pleine figure, dans le but de l’assommer. De ce fait, il lâcha son arme qui avait causé tant de victimes. Cependant, il était plus résistant qu’il n’en avait l’air. A peine remis de ces coups, il se redressa droit comme un piquet, et me donna un coup de boule, qui me fractura le nez. J’avais le sang qui coulait dans ma bouche, et j’eus à peine le temps d’apercevoir son uppercut du droit. J’étais à présent complètement sonné. Je l’avais totalement sous-estimé. Mais il ne voulut pas en rester là. Comme pour servir d’exemple, il me prit par le col, me souleva, puis mit sa main droite autour de mon cou et exerça une simple pression plus forte que je l’en aurais cru capable. J’arrivais déjà suffisamment difficilement à respirer avec le sang qui me rentrait dans le nez, cela devenait insoutenable. Ma vue commençait à faiblir, l’oxygène ne parvenait plus jusqu’au coeur.
C’est alors que j’aperçus une lame de couteau venir se planter dans le bras du bourreau qui stoppa son étreinte. Je toussai, je suffoquai. Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer, quand je vis Simon étrangler celui qui voulait me tuer.
- Ne le tue pas…s’il te…plaît... Furent les seuls mots que je parvins à faire sortir de ma bouche à cet instant.
Ma vue allait se rétablir dans un instant, du moins je l’espérais. Ensuite, j’entendis les hurlements de souffrance de Scared. Je ne compris qu’après-coup pourquoi il avait crié. Le type à la hache lui avait mordu la main, et lui avait retiré un morceau de chair, malgré sa cagoule. Je ne savais où était Seed, si il pouvait le stopper, ou si il allait s’enfuir, si toute cette opération aurait été faite pour rien. Non, il ne le fallait pas. Il était temps d’utiliser ma botte secrète, je me redressa tant bien que mal, et dégaina mon revolver, et tira en l’air. Le bourreau s’arrêta net dans son élan au milieu du hall, et se retourna vers moi, toujours le couteau planté dans le bras.
- Tu as bien entendu ! Cette fois-ci c’est terminé. Ton aventure s’arrête ici ! Tu vas gentiment te mettre à genoux et avec les mains sur la tête !
Seed, que je n’avais pas remarqué jusqu’à présent, intervint :
- Hé mais c’est le flingue qui a servi à tuer Alban ! C’est toi qui l’avais pris ?
- Oui, mais si ça ne te dérange pas on parlera de ça plus tard... En attendant, éloignez vous de lui... Ça va Yann ?
Il ne me répondit pas, encore choqué parce qu’il venait de vivre.
- Et toi Simon ?
- Ouais man, j’ai juste plus de pouce droit.
- Bon alors toi, tu fais exactement ce que je dis où je n’hésiterais pas à tirer.
Je me demandais comment il pouvait faire pour voir, entendre, et respirer sous cette cagoule, qui n’avait aucun trou et qui ne semblait laisser passer aucune lumière.
- Je compte jusqu’à trois, et si tu n’es pas à genoux, je ferais ce que j’ai dit. Un !
Il semblait déterminer à rester là, droit comme un i, à attendre le coup de feu.
- Deux !
Aucune réaction. J’étais impressionné par sa constance extrême. Il ne semblait pas même effrayé, il avait seulement arrêté de bouger.
- Trois ! Tu l’auras cherché !
J’allais appuyer sur la gâchette, quand descendirent des escaliers du hall Megasam, trempé de sueur, puis Imp, et enfin Hylia toute essoufflée. Malheureusement, cette dernière n’avait pas remarqué l’homme masqué et se dirigea droit devant lui. J’observai alors le type à la hache s’enlever le couteau du bras, et attraper Claire de son bras blessé, tout en lui pointant la lame sous la gorge. Il venait de la prendre en otage, sous nos yeux, en plein milieu du hall. Je n’avais pas eu le temps de réagir. Imp gueulait toujours comme un fou et je n’y comprenais rien.
- Sheik arrive, vite planquons-nous, il va tous nous…
Il comprit alors ce qui venait d’arriver, et marmonna le dernier mot de sa phrase : tuer.
- Mais qu’est-ce qui se passe ici ? Demanda Megasam.
- Et bah tu vois, on est arrivés à capturer le Hache-Viande. Lui répondit Seed.
- Fermez-là tous ! M’énervais-je.
J’avais en face de moi, un fou allié, un psychopathe, un tueur sanguinaire qui pointait la lame de son couteau sous la gorge d’une de mes amies.
- Personne ne va bouger d’ici tu m’entends ! Tu ne sortiras pas de cette pièce !
- Fais pas de conneries Rauru ! M’ordonna Imp d’une voix implorante.
- Tu la lâches et tu te mets à genoux maintenant, où je te jure que je te tire dessus !
- Fais pas le con Arnaud ! On devrait peut-être le laisser partir si il laisse Claire en vie, non ?
- Ta gueule Thomas ! Après tout ce qu’on a fait ? Non, ce serait trop facile. Je suis en train de perdre patience là, et c’est pas dans mes habitudes, alors enlève ton bouclier humain immédiatement !
Il ne me fit même pas un non de la tête.
- J’te laisse une dernière chance !
Toujours la même réaction.
- Alors tu l’auras cherché !! !
- Fais gaffe, tu vas peut-être blesser Claire ou pire la tuer ! Arrête tout de suite ! S’écria Seed, la voix tremblotante et pleine de larmes.
- De toute façon, si on le laisse s’échapper, il la tuera !
Sans attendre un instant de plus, j’appuyai sur la gâchette. La balle vint se loger dans l’épaule déjà décharnée par le coup de couteau de Simon. Au moment où elle pénétra la chair de l’individu, il laissa tomber sa lame parterre et Megasam, suivi de Seed en profitèrent pour se saisir de lui. Il continuait à se débattre, et Imp les aida à le maintenir contre le sol.
- Tabarnak ! Il est coriace ! Affirma Joey.
Je remis mon arme à la ceinture, et me dirigeais vers Claire qui pleurait à chaudes larmes. L’atmosphère venait de retomber. Je la pris dans mes bras en lui susurrant à l’oreille.
- Je suis vraiment désolé de t’avoir fait subir ça.
- On ne s’en sortira jamais vivants... Gémit-elle entre deux sanglots.
- Mais si, allez, c’est fini, maintenant, le type à la hache est sous contrôle.
- Alex est mort…
- Quoi ? Mais comment ça ?
- C’est Sheik…Il…Il l’a abattu froidement, et il nous a tiré dessus…je…
- Allez chut, c’est fini maintenant. Assieds-toi ici, je vais m’occuper de toi.
Je jetais un regard vers Yann qui s’était relevé, mais n’avait pas lâché un mot depuis tout à l’heure. Je retournai près de Simon, Joey, Sam et Thomas, qui avait fort à faire avec l’ex-type à la hache. Je ressortis mon flingue et le pointa sur sa cagoule noire.
- Cesse de te débattre si tu ne veux pas encore manger du plomb !
A cet instant, il venait enfin de comprendre quelque chose, et arrêta aussitôt de bouger. Il était temps de savoir qui se cachait derrière la cagoule, qui avait tranché la tête de Goten. Je retirais la cagoule et là mon cœur se mit à palpiter.
- Ca... CASSOULET !
J´arrive au bon moment si je puis dire.
Excellent ! Véritablement, je m´aime comme je me suis rarement aimé.
Quelle classe...
Et puis, on fait un beau trio avec Scared et Seed. Voilà. Hache-Viande sous contrôle et reste plus qu´un malade en liberté : Sheik ah ah ! Il ne perd rien pour attendre... Dans un mois on lui règle son compte ![]()
Merci Rauru