Moi j´ai pas besoin de payer pour voir Linki en string. ![]()
Vous pourriez faire des commentaires sur la fic au lieu de fantasmer sur mon corps d´athlète.
Seed
Pour toi tout est gratuit mon poulet. ![]()
Bon vos commentaires!!
Bon maintenant Linki va écrire le chap 8, donc la suite dans 10 ans ![]()
Magnifique! ![]()
"Tinquiète pas, tu vas pas te changer en tas de cendres!"
C´est du Naheulbeuk ça, nan?^^
Je sais pas ça vient de Linki ^^
AWESOME! ![]()
![]()
De toutes façon , si je ne suis pas le coupable, et que je ne sort pas de la maison en costart sur "staying alive" des Beegee´s , cette histoire est nulle.
Mdr, l´image que ça donne. ![]()
Bon les mecs.
Cass´
Et si on faisait les deux ? ![]()
Wooot!! J´adore l´image!!
ah! ah! ah! ah! Staying alive , staying alive ! AH ! ah! ah! ah! Staying aliiiiiiiiiiIIiiiiIIIIIIiiiiIIIIIve
Et voir cass sortire en dansant en string léopart!!
La suite ce week-end...
Ha ha ha ha Staying Alive, Staying Alive, Ha ha ha ha Staying
Aliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii-iiiiiiiiiiii-i-i-iiiiii
iiiiiiiivvvee !
Oups, trompé de pseudo

Chapitre 8
Je m´appelle Megasam, et je suis sur le forum Ocarina of Time depuis 1744 jours. Ne venant presque plus sur ce dernier et ne connaissant pas la moitié des autres invités, je savais que je ne pouvais devoir mon invitation qu´à une seule personne : Linki. Je me réjouissais déjà à l´idée de revoir mon ami. Mais jamais je n´aurais imaginé l´accompagner dans une maison des horreurs, à la recherche d´une sortie.
Malgré toutes les bestioles qui pouvaient se trouver aux étages supérieurs, j´étais soulagé de quitter le salon. L´ambiance tendue ne me plaisait pas du tout, pas plus que les comportements de M-I et de Rauru. Yann était aussi irréfléchi que je le pensais, accuser des gens sans réfléchir comme ça, c´est de la connerie pure et simple. Rauru était cinglé. Il était à fond dedans, là... capturer le type à la hache. C´est l´idée la plus stupide que j´ai entendu ! En plus, il croit qu´on est dans un jeu de rôle... Il a dû trop jouer à Final Fantasy, ce mec-là. Je ne sais pas si l´idée de Guillaume va marcher, mais elle est quand même plus réaliste. Jusqu´à maintenant tout ce qu´on avait eu comme idée concrète c´était défoncer la porte d´entrée, et là quelqu´un avait enfin une bonne idée réalisable. Et voilà comment ils réagissaient... Pendant que je repensais à tout ça, nous montions l´escalier. Linki passait devant, suivi de près par Saria, et moi juste derrière. Arrivés au premier étage, nous nous arrêtâmes.
- Bon, et qu´est-ce qu´on fait maintenant ? Demandais-je.
- C´est simple, à chaque étage on va regarder si il y a une ouverture dans le conduit de la cheminée. Et quand on aura trouvé, on pourra se glisser à l´intérieur et remonter jusqu´au toit. Expliqua Linki.
- Mais c´est débile, comment tu veux arriver jusqu´en haut sans prises pour grimper ? Répondit Saria.
- Tu préfères peut-être attendre que la bête de tout à l´heure vienne nous dévorer ? Répliquais-je.
- En fait, j´ai remarqué que le conduit de la cheminée était assez étroit pour qu´on s´y suspende en étendant les mains et les pieds. Ensuite il suffira d´avancer. Reprit Linki.
- Tu dis ça comme si c´était facile !
Guillaume coupa court à la discussion et s´avança vers la salle qui devait se trouver juste au-dessus du salon. Saria, qui tâtonnait le mur depuis tout à l´heure, finit enfin par trouver l´interrupteur, sur lequel elle appuya.
- Ça ne fonctionne pas... Murmura-t-elle.
C´est là que Linki sortit de sa poche intérieure quelque chose que je ne pouvais pas bien distinguer. Quand la lumière jaillit de l´objet, je reconnus une espèce de petite radio portable qui pouvait faire office de lampe de poche.
- Tiens tiens, mais pourquoi tu ne nous avais pas parlé de ça avant ? Questionna Saria.
- Disons que... Je n´avais pas eu besoin de m´en servir jusqu´à maintenant. Et il y a des personnes en qui je n´ai pas confiance. Chuchota-t-il.
- Vilain petit cachottier...! Rigolais-je.
Avec notre lampe de poche de fortune, nous pûmes mieux distinguer les alentours. Nous nous trouvions en fait dans un long couloir qui semblait relier les deux escaliers du hall. Celui que nous avions emprunté, et celui que Master, Sheik, Hylia et Dark-cassoulet avaient gravi. Mais ces quatre-là devaient avoir quitté ce couloir depuis belle lurette.
Nous étions dans l´angle droit du couloir, qui se continuait juste devant nous. Et juste à droite se trouvait la porte qui menait à la salle que nous cherchions. Après un instant d´hésitation, Guillaume posa sa main sur la poignée. A en juger par le juron qu´il lâcha à cet instant, elle devait être gluante, comme celle de la salle où nous avions trouvé le journal de Danglard. Lentement, il poussa la porte, et nous pûmes découvrir la pièce. Toutes ces étagères, avec des centaines de livres... Aucun doute, nous étions dans une bibliothèque.
Habituellement, j´aime beaucoup les livres. Chez moi, je lis pas mal, et parfois j´écris, même si ça fait longtemps que ça ne m´était pas arrivé. Je me remémorais des fanfics que j´étais censé écrire avec Linki depuis quelques années, projets qui n´avaient jamais abouti, par manque de volonté. Malgré mon amour de la lecture, je n´avais pas envie de toucher à un seul de ces bouquins dans un lieu si sinistre. Tout était couvert d´une épaisse couche de poussière. Fait surprenant, pas une toile d´araignée ne se trouvait dans la pièce. En vérité, c´était plutôt inquiétant, cette absence de vie.
- Ohlàlà, quelle odeur... Je ne rentre pas là-dedans ! Gémit Saria.
Effectivement, ça sentait vraiment mauvais là-dedans. L´odeur de moisi mêlée à celle de renfermé constituait un mélange nauséabond capable de repousser les aventuriers les plus téméraires. Pourtant, Guillaume s´obstina, et, se couvrant le nez et la bouche d´un mouchoir qu´il sortit de sa poche, il s´avança entre deux étagères.
- Qu´est-ce que vous attendez ? Venez ! Fit-il en me passant son paquet de mouchoirs.
- Oh mais de toute façon j´suis sûr que l´ouverture n´est pas au premier ! On perd notre temps ici ! Répondis-je.
- Je ne pensais pas qu´une simple odeur suffirait à te décourager... Répliqua-t-il, sarcastique.
Olivia se décida plus vite que moi, me prenant les mouchoirs des mains, elle en sortit un et emboîta le pas de Linki. Je me résignais à en faire de même.
- Ça couvre pas l´odeur ton truc...
Ignorant ma remarque, Guillaume avança vers l´endroit où devrait se trouver le conduit. Je m´attendais à chaque instant à voir surgir une bestiole bizarroïde de derrière un bouquin, mais il n´en fut rien. Nous avancions à pas rapides, tant l´odeur était insupportable. Nous arrivâmes enfin au conduit de la cheminée. Linki se baissa pour l´examiner.
- Ce n´est pas ici...
- Tu vois bien, j´avais encore raison ! M´exclamais-je.
- Attendez ! Écoutez ! Chuchota Saria.
Stoppant ma respiration, je tendis l´oreille. Au début, je ne perçus aucun son particulier. Puis, un bruit sourd provenant de l´étage supérieur retentit. Comme des bruits de pas, mais plus lents que la normale. J´avais l´impression qu´ils provenaient de juste au-dessus de nous. Le plafond de la bibliothèque semblait trembler à chaque pas, comme si une chose très lourde se mouvait.
- Le type à la hache... Chuchota Saria d´une voix à peine perceptible.
- C´est pas possible, il aurait jamais pu monter les escaliers sans qu´on l´entende ! Murmura à son tour Linki.
Entre-temps, il avait éteint sa lampe de poche, d´une, pour que l´on soit moins repérable, de deux pour économiser les piles, qui, nous le savions, ne dureraient pas éternellement.
Finalement, la chose produisant les bruits sembla s´éloigner, si bien qu´au bout d´une minute un silence total s´installa. Ma douleur à l´avant-bras gauche me reprit. Enfin, ce qui me restait de mon avant-bras gauche. Dans le noir, je tâtais le bandage de Rauru appliqué sur mon moignon, fait de morceaux de rideaux déchirés.
- Si ça se trouve, il nous a entendus, et il va descendre pour venir nous cueillir ! Dis-je.
- Ça m´étonnerait beaucoup. Et puis, il vient de partir de la pièce au-dessus, et comme c´est là qu´on doit aller, on ferait mieux de se dépêcher avant qu´il revienne ! Répondit Linki.
- T´es complètement taré mon vieux ! On ferait surtout mieux de retourner au rez-de-chaussée au plus vite si tu veux mon avis ! On va se faire broyer si on reste ici !
- Réfléchis un peu, c´est peut-être notre seule issue, on ne peut pas laisser tomber comme ça !
- Mais tu comprends pas, c´est suicidaire ton truc ! Et puis si ça se trouve, Danglard s´est bien foutu de ta gueule et t´a raconté n´importe quoi ! A tous les coups cette cheminée n´a aucune ouverture et c´est encore un piège préparé à l´avance !
- N´importe quoi, déjà si c´était vraiment Robert Danglard que j´ai vu, ou du moins ce qu´il en reste, il n´avait pas de raisons de me mentir.
- Bon eh ben on a qu´à voter sur la décision à prendre, puisqu´on arrive pas à se mettre d´accord. M´énervais-je.
- Bon bah alors c´est à Olivia de décider. Qu´est-ce que tu en penses ?
Dans le noir, je ne savais même pas si Saria était encore dans la pièce. Je crus qu´elle avait disparu avant qu´elle ne réponde :
- Baaah... J´en sais rien moi... D´accord le plan de Guillaume est suicidaire... Mais c´est aussi le seul que nous avons... Et puis, vu ce qui s´est passé en bas tout à l´heure avec la bête, je ne crois pas que nous serons plus en sécurité en redescendant...
- C´est décidé, on continue. Conclut Linki, tout en rallumant sa lampe et en nous aveuglant tous. Je n´arrivais pas à croire ce que j´entendais. Saria était d´accord avec ce plan de dingue. Elle voulait continuer. Ils couchent ensemble ou quoi ? Je me retîns de leur demander, afin d´éviter de me prendre des baffes, mais ma colère ne diminua pas pour autant.
Deux minutes plus tard, nous étions sortis de la bibliothèque et montions au deuxième étage, là où devait se trouver la chose que nous avions entendue. Cette fois-ci, la porte menant dans la pièce qui nous intéressait était juste en face de nous. Mais le couloir ne s´étendait pas à notre droite, il n´y avait donc aucun lien direct avec l´autre escalier.
" Peut-être au troisième... " Pensais-je.
Sans hésiter, ce fut cette fois-ci Olivia qui ouvrit la porte.
- Tiens, c´est curieux...
- La poignée est gluante, c´est ça ? Soupirais-je.
- Non, justement, elle ne l´est pas !
Ça c´était bizarre. Jusqu´à maintenant toutes les poignées l´étaient, et à partir du deuxième étage, plus rien. Peut-être que la chose qui avait laissé ces traces n´osait pas venir à cet étage, par peur de croiser... Ce que nous avions entendu. Un frisson me parcourut le corps à cette idée. J´avais l´impression que plus on montait les étages, plus le danger augmentait. Je n´avais pas vraiment envie de savoir ce qui se trouvait au troisième. Et nous, comme des crétins, nous allions nous jeter tout droit dans la gueule du loup...
La pièce en face de nous était bien différente de celle du premier étage. Un tapis épais recouvrait le plancher, des fauteuils et un sofa étaient disposés en cercle au centre de la pièce, avec en leur centre une table basse. Une sorte de petit salon. Sur les murs je pus distinguer des formes noires rectangulaires, que je devinais être des tableaux. Cette pièce me plaisait déjà bien plus que la bibliothèque.
Sans prêter attention à tous ces détails, Linki s´avança en direction de la cheminée. Très vite, je l´entendis soupirer.
- Ce n´est pas ici non plus. C´est donc forcément au troisième. Allez, on y va...
- Ton idée est naze, tu vas voir que ce sera la même chose ! M´exclamais-je.
C´est alors que Guillaume et moi l´entendîmes. Nous entendîmes en même temps un bruit de fracas et le cri aigu de Saria. Chancelant en arrière, elle manqua de perdre connaissance en voyant arriver devant elle... En fait, on ne voyait rien, jusqu´à ce que Linki l´éclaire.
- Merde, la bête ! Criais-je.
Guillaume semblait l´avoir, par pure chance, aveuglée un court instant avec sa lampe-radio. Terrorisé, je vis ses griffes qui s´entrechoquaient dans un bruit retentissant, semblable à celui du choc de deux lames. Le monstre avait l´air vraiment furieux.
Profitant de cet instant, je vis Guillaume soulever Saria par la taille pour la relever. Sans aucune hésitation, nous courûmes vers la porte. En arrivant devant l´escalier, nous avions le choix de la direction.
- C´est foutu maintenant, si on monte il va nous tomber dessus et on n´aura aucune issue ! Criais-je tout en courant.
- Même si on descend, je ne suis pas sûr qu´on s´en sorte... C´est notre dernière chance, il faut trouver l´ouverture ! Répondit Linki, essoufflé par son petit sprint.
Le bruit de lames comme des cisailles provenant de derrière nous mit fin au débat. Sans réfléchir, je me résignais à monter l´escalier. Nous courûmes aussi vite que notre souffle nous le permettait. Je faillis même manquer une marche dans mon élan, mais je me rattrapais de justesse. La disposition du dernier étage était similaire à celle du premier, et comme je le pensais, un couloir reliait les deux escaliers. Olivia ouvrit la porte en face et nous nous précipitâmes dans la pièce de notre salut.
- Regardez, il y a un loquet pour fermer la porte de l´intérieur ! S´exclama t-elle lorsque Linki éclaira les lieux.
Cette fois-ci, c´était vraiment un pur coup de bol. Sans hésiter je barrais l´accès à la bête. Elle ne viendrait plus nous déranger, du moins pour un instant. J´entendis Linki pousser un cri de joie.
- C´est ici ! Le proprio ne m´avait pas menti !
Je courus immédiatement le rejoindre. Effectivement, juste devant nous se trouvait une ouverture d´environ un mètre de longueur sur un mètre cinquante. En se suspendant à ce niveau, il ne restait que quelques mètres à gravir pour arriver au toit. Nous touchions au but ! Le bruit effroyable des griffes de l´animal nous fit revenir à la réalité et accélérer la cadence.
- Vite, qui passe en premier ? Demandais-je.
- Samy, je ne sais pas comment tu vas faire avec un seul bras valide... Je vais passer en premier et essayer de trouver un autre moyen de vous faire sortir. Répondit calmement Linki.
- Pourquoi pas moi ? Interrogea Saria.
- Je ne veux pas qu´il t´arrive quelque chose. Je suis déjà responsable de la mort d´Alban, je ne veux pas l´être de l´un de vous deux. Expliqua t-il en souriant tristement.
- C´est bon, pas la peine de jouer les héros... Fis-je.
Olivia resta muette. Je pense qu´elle avait peur. Pour lui comme pour nous.
Guillaume me confia la petite lampe et me demanda de l´éclairer. Je m´exécutais, et le vis étendre son corps pour se suspendre au-dessus du vide, puis avancer ses mains et ses pieds l´un après l´autre assez lentement. J´entendis un gros bam.
Il était en train de défoncer la porte.
Le bruit m´avait fait sursauter, si bien que la source de lumière m´échappe des mains, et tomba sur le sol. Saria, à côté de moi, vit où était tombé l´objet, et l´alluma.
- Tu peux me la pass... Commençais-je.
Le cri de peur qu´elle poussa, interrompit ma phrase. Je ne compris pas tout de suite ce qui se passait. J´allais lui prendre la lampe des mains lorsque je le vis.
Juste en face de nous, contre le mur, se trouvait un tableau. Sur celui-ci on pouvait voir une pierre tombale. Les mots inscrits dessus étaient parfaitement lisibles :
Guillaume Edeinger
Né le 18 Novembre 1987
Décédé le 25 Décembre 2005
Je n´en croyais pas mes yeux. Sur ce tableau se trouvait... La tombe de Linki.
Et c´est là que nous les entendîmes. Juste à ce moment. Ces putains de tambours.
Ma première réaction fut de crier à l´intérieur de la cheminée ce que nous avions trouvé. Linki ne me répondit pas. Saria était tétanisée, elle restait fixer devant la peinture tandis que je lui ôtais la lampe des mains, après quoi j´éclairais la partie supérieure de la cheminée où j´avais quitté Guillaume. Il n´y était plus. Et je doutais fortement qu´il soit sur le toit en toute sécurité. Gardant toujours la lampe en main, je scrutais l´extrémité de la cheminée en quête de traces de mon ami. Rien.
Un second bam retentit dans la pièce, et curieusement, mit fin aux tambours. Sursautant, je faillis tomber dans le conduit. Olivia eût la présence d´esprit de me retenir par les épaules. Regardant à nouveau vers le haut, je vis en un éclair Linki en train de tomber du conduit. Lâchant la lampe, j´eus le réflexe de lui attraper le bras.
- T´inquiètes pas, j´vais t´remonter mon vieux ! Assurais-je.
Je n´eus pas l´impression qu´il faisait le moindre effort pour se soulever. Lorsque Saria se saisit de la lampe pour éclairer Guillaume, le spectacle qui s´offrait à nous me glaça le sang.
Ce que j´étais en train de soulever de mon mieux n´était pas Linki, mais ce qui restait de lui. Sa peau était lacérée de toutes parts, et, détail marquant, sa tête ne se trouvait plus attachée au reste de son corps. Cette vision d´horreur me fit lâcher prise, et le cadavre s´écrasa en bas, dans les ténèbres. La lampe-radio était tombée à terre. Olivia se tenait prostrée, sur les genoux, pleurant silencieusement.
Un bruit de fracas m´indiqua que le monstre venait de défoncer la porte.
- Barrons-nous ! Criais-je.
Je commençais à courir, quand je vis que Saria n´avait pas bougé.
- Qu´est-ce que tu fous ? C´est vraiment pas le moment !
Levant lentement la tête, elle affirma d´une voix grave :
- C´est trop tard... Il est mort...
J´entendis le rugissement de la bête, à quelques mètres de nous. Dans un instant, elle serait sur nous. Plus le temps de discuter, je saisis Saria par le bras et ouvris la porte derrière moi. Une chance que cette pièce possède deux issues. Sans hésiter une seule seconde, je courus droit devant moi, en éclairant mon chemin. Bifurquant dès que j´en avais l´occasion dans les dédales de la maison, je m´efforçais d´aller à l´endroit le plus éloigné de la bête. Je ne m´arrêtais qu´au bout de deux minutes environ, pour reprendre mon souffle.
Plus aucun bruit de lames. Et pas plus de bruits de pas lourds faisant craquer le plancher. Nous étions dans une pièce étroite, une sorte de débarras, avec une chaise et une fenêtre, et contre le mur se trouvaient quelques cartons fermés. Aucune autre issue que la porte par laquelle nous étions entrés. Je me doutais bien que la fenêtre ne s´ouvrirait pas, ce serait beaucoup trop facile.
Saria s´effondra sur la chaise, tandis que je restais debout devant la vitre. Juste devant, on pouvait voir une maigre lune qui nous offrait une pâle lumière. J´en profitais pour éteindre ma pile.
- Je... Je suis désolé...
- Ce n´est pas ta faute, Samy... C´est toi qui avais raison, on aurait mieux fait de redescendre.
Répondit-elle d´une faible voix.
- Tu sais, ça aurait peut-être été pire si vous m´aviez écouté.
- Je ne vois pas comment ça pourrait être pire...
- Je sais mais... Nous avons quand même eu beaucoup de chance, on a failli se faire tuer, je te rappelle.
- Tu appelles ça avoir de la chance ? Prononça t-elle, au bord des larmes.
Puis elle se remit à sangloter. Je ne parvenais pas à trouver les mots pour la réconforter, je me sentais nul. La vision du cadavre de Linki me revenait sans cesse en tête.
- Ecoute, je comprends ce que tu ressens... Mais si Guillaume nous a emmenés jusqu´ici, c´était pour nous faire sortir. Il aurait essayé avec ou sans nous et je sais qu´on aurait rien pu faire pour l´en empêcher. C´est pour ça que nous... C´est pour ça que nous devons continuer. Nous devons garder espoir, et continuer à lutter. Je suis certain qu´il y a un moyen de sortir d´ici, et nous devons le trouver. Nous devons le faire pour lui, pour Guillaume qui s´est sacrifié pour cette cause...
Olivia se leva lentement de ma chaise en me regardant. Je vis ses yeux humides briller à la faible lumière de la lune. Elle me serra dans ses bras en pleurant, et je répondis à son mouvement en la serrant à mon tour de mon unique bras restant.
- Tu as raison... Murmura t-elle.
J´étais trop bouleversé pour pleurer. J´avais l´impression de cauchemarder, et j´espérais pouvoir me réveiller dans mon lit en une seconde, chez moi, pour reprendre une vie normale. Mais je savais bien que je ne rêvais pas. Faisant le point, j´évaluais rapidement notre situation.
Saria relâcha son étreinte, et sortit un objet de poche. Le paquet de mouchoirs qui avait appartenu à Linki. En en sortant un, elle s´essuya ses joues humides. C´était une des dernières choses qu´il nous restait de lui.
- On ne peut pas rester éternellement ici... Commençais-je.
- Tu as une idée ?
- Eh bien, je pense que la meilleure chose que nous ayons à faire est de rejoindre les autres au rez-de-chaussée.
- Mais si on approche de l´escalier, on va tomber sur la bête !
- On a qu´à prendre l´autre escalier ! Je pense savoir à peu près où il doit se trouver.
Saria acquiesça de la tête, et je me retournais pour ouvrir la porte, puis je sortis la lampe de ma poche et éclairais les environs. Visiblement la voie était libre.
Au même instant, j´entendis derrière moi un grand bruit de frottement. Me retournant, je fus stupéfait. Saria, la chaise, les cartons... tout avait disparu ! La pièce dans laquelle je me trouvais venait d´être vidée en trois secondes et demie. Je n´y comprenais plus rien. Que venait-il de se passer? Même un david Copperfield n´aurait pas fait mieux. J´espérais fortement qu´Olivia allait bien. Mais il ne fallait pas moisir ici. Désormais plus rien ne me retenait à cet endroit. Rapidement, je m´avançais hors de la salle et commençais à errer dans les dédales de pièces et de couloirs du troisième étage.
Me fiant uniquement à mon sens de l´orientation et après avoir passé une demi-douzaine de portes, je retrouvais avec satisfaction l´escalier. Sans même jeter un oeil à l´autre bout du couloir, je dévalais les marches. Je ne comptais pas m´arrêter avant d´être revenu en bas, mais cependant je stoppais ma course au premier étage. J´avais entendu des voix.
Par prudence, j´éteignais ma lampe, et me plaquais dans le coin le plus proche. Un instant plus tard, je pus voir deux personnes se guider à la lueur d´un briquet. Immédiatement, je m´approchais d´eux en reconnaissant Alex.
- Master, Hylia ! Vous êtes là ! M´exclamais-je avec joie.
Alex sursauta en me voyant débarquer de nulle part.
- Sam ? Mais qu´est-ce que tu fais là tout seul ? Me demanda Claire.
- Ohlàlà, c´est une longue histoire... Sheik et Dark-cassoulet ne sont pas avec vous ?
C´est à ce moment que je remarquais une troisième personne derrière eux. L´éclairant de ma lampe, je reconnus la personne de Imp.
- Joey ! Tu t´en es sorti !
- Non sans mal... Marmonna l´intéressé.
- Anthos semble avoir disparu... Expliqua Master.
- Quoi ? Lui aussi ?
- Comment ça " lui aussi " ? Demanda Claire.
- Attends... Et où est Julien ?
Tous trois haussèrent les épaules. La situation semblait être plus compliquée. Je me souvins à ce moment de la dispute entre Simon et Julien quand Linki, Master et Alban étaient revenus de la cave. Ce qui me fit penser que deux de ces trois personnes avaient déjà disparu.
- Vous pensez donc que... ? Commençais-je.
- Que ? Insista Alex.
- Non, rien d´important... Bon, j´ai de très mauvaises nouvelles pour vous... Alban et Guillaume sont morts... Déclarais-je.
Claire me regarda tristement. Master regarda le sol, en signe de deuil. Imp, quant à lui, se frappa sans retenue la tête contre le mur d´en face. La perte de deux de ses proches amis lui était insupportable.
- Écoutez... Murmura Hylia.
Nous les avions tous entendu. Les tambours avaient, une fois de plus, repris leur marche macabre. C´était toujours mauvais signe.
Soudain, comme une réponse à la funeste symphonie, une voix retentit dans le couloir, à quelques mètres de nous.
- Tu as oublié de leur dire que Saria avait disparu... Siffla la voix qui nous était familière.
Sans hésiter, j´allumais ma petite lampe et éclairais le visage de l´ootien se trouvant à quelques mètres.
- Julien ! Cria Claire.
- Bon sang mais où étais-tu passé ? Questionna Imp, tout retourné.
- J´avais quelques courses à faire... Répondit-il d´un ton narquois.
- On s´est inquiété pour toi, nous, alors ce n´est pas le moment de faire de l´humour. S´énerva Master.
Je restais sans voix. Personne à part moi ne semblait l´avoir remarqué, mais Sheik savait une chose que seul moi avait la possibilité de savoir, que Saria avait disparu, alors que ça n´avait eu lieu que dix minutes plus tôt.
- Tu... Tu n´es pas le vrai Sheik... Bafouillais-je.
- Si si, c´est bien moi. Ricana t-il, tout en sortant un petit objet de sa poche.
Tous regardions avec étonnement ce qu´il venait de trouver. Un flingue.
- Regardez ce que j´ai retrouvé dans la réserve ! Reprit-il en ricanant à nouveau.
- L... La réserve ? Demanda Imp.
Sheik ne répondit pas. Il nous lança un regard de braise, puis s´exclama d´une voix que je ne lui connaissais pas :
- - Vous cherchiez un responsable, je suis responsable ! Aucun de vous ne ressortira vivant de cette maison !
Après quoi il pointa son arme vers nous et je me mis à courir de l´autre côté du couloir, accompagné des autres. Le premier coup de feu partit, et c´est à cet instant que je remarquais que l´un de nous avait mis trop de temps à réagir.
Alex s´étala, une balle logée dans le ventre. Sentant sa fin proche, il nous lança son briquet. Joey le réceptionna. De sa voix affaiblie, Masterbow prononça ses derniers mots :
- J´ai... J´ai compris... Les tambours, ils... Ils annoncent la mort...
Le coup de feu qui retentit.
Le sang qui gicle.
Le ricanement qui résonne.
Les tambours qui s´arrêtent.
Et nous nous mîmes à courir.
Et voilà un chap 8 écrit exclusivement par Guillaume ![]()