L’accession des montagnes s’avéra plus difficile que je ne l’avais prévue. Premièrement, parce que chaque fois que j’asseyais de grimper en pensant avoir mis la main sur une prise sûr, celle-ci s’effondrait. Deuxièmement, l’espèce de petit singe n’arrivait pas à me suivre. Étant trop petit pour pouvoir sauter sur les gros rochers, je devais redescendre le chercher pour le poser sur le niveau suivant. Si je le laissais en bas, il se mettait à criez sans cesse me cassant les oreilles. Je décidai, finalement, de le mettre sur mes épaules pour qu’il arrête de me ralentir. J’aurais pu l’abandonner, mais dans ce cas je me retrouverais encore seule. Ce petit était la seule chose qui remplissait la solitude qui régnait dans ces montagnes.
Vers l’heure du dîner, après avoir manger encore un peu de rope, je me remis en route. J’étais heureuse d’avoir quitté le désert, mais je trouvais qu’escalader ces hauteurs était beaucoup plus ardus que de marcher au soleil.
Somme toute, j’arrivai au sommet des montagnes au milieu de l’après-midi. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant le décor qui s’offrait à mes yeux. Moi qui étais habituée au étendu de sable et aux quelques oasis, j’avais devant moi un environnement totalement nouveau mais aussi merveilleux. Je voyais, au loin, une rivière qui séparait deux étendu de verdure l’une plus florissante que l’autre. Le côté sur le quel je me trouvais, se composait principalement de roches et de quelques herbes qui avaient réussi a pousser; c’étais la fin des montagnes. De l’autre bord de la rivière, je pouvais distinguée un petit boisé comportant que des feuillus. Très loin, après la forêt et une grande étendu de hautes herbes, j’avais l’impression d’apercevoir Ellurie. À la hauteur où je me trouvais il était difficile de dire si c’était bien elle mais d’après les indications des gérudos que j’avais entendu parler, cela lui ressemblait. Je voyais surtout de grandes constructions, ce qui me prouvait que ce n’était pas un petit village. La seule façon de le savoir était d’y aller. Le chemin était assez simple à retenir, tout ce que je devais faire était d’aller en ligne droite. Il ne me restait donc qu’à redescendre de l’autre flanc des montagnes.
Durant ma contemplation du paysage, j’avais complètement oublié le petit singe. Il n’était plus à coté de moi. Regardant les alentours, je l’aperçu descendant les rochers. Il semblait avoir trouver un chemin sécuritaire pour la descente. Je le suivi.
La nuit avait remplacée le jour quand j’arrivai en bas. Je ne voyais presque rien tant la noirceur était dense et la lune mince. Je décidai de rester contre la paroi des montagnes pour la nuit, puisque je ne me voyais vraiment pas traverser la rivière en pleine obscurité. J’allumai un petit feu pour me réchauffer. J’étais épuisée. Je m’étais faites quelques entailles au niveau des bras et des mains du aux rochers acérés, toutefois je savais que cela guérirait rapidement. Le petit singe était revenu près du feu et il semblait attendre que je lui donne à manger et à boire. Il tenait entre ses mains une pierre semblable à celle que j’avais pris hier pour lui donner de l’eau. Décidément, cet animal est vraiment étrange! Je lui donnai donc de l’eau et une tranche de rope; je m’en pris une également. Après, ce mince repas je m’installai pour un sommeil réparateur... en tous cas je l’espérais!