Chapitre 29 : Quand les masques tombent …
Le soleil se levait, et ses premiers rayons éveillèrent le prince d’Hyrule … Alan était aux anges, il était complètement nu, à côté de Mélodie, et venait, il y’a quelques heures de cela, de perdre sa virginité, sa nuit était certainement la plus belle qu’il ait jamais vécu … Puis il réalisa enfin ce qu’il ressentait depuis maintenant quelques semaines :
« je suis amoureux ». Le visage de sa bien aimé suscitait toute l’attention de son esprit, il ne voulait pas se réveiller, pas sortir de ce rêve qui dépassait tout ce qu’il avait imaginé de plus beau … Alan tourna sur lui même pour chercher à caresser le visage de Mélodie. Mais il ne la trouva pas. Il ouvrit les yeux dans un sursaut, elle n’était plus à ses côtés …
- Mélodie ! s’écria t’il.
Le prince regarda tout autour de lui : personne. Puis il perçut un détail qui l’alarma plus encore, le tiroir qui cachait une dague avait été ouvert, et l’arme ne s’y trouvait plus … Alan accouru hors de la pièce et détala dans le couloir, sans même prendre le temps de s’habiller … Au fond du couloir, il rencontra un capitaine :
- Où est Link ? hurla le prince en plaquant l’homme contre un mur.
- Eh bien, répondit le capitaine on ne peut plus surpris. Il doit être dans la salle du trône, il devait recevoir quelqu’un …
Alan accouru jusqu’à la salle du trône à toute vitesse et ouvrit brutalement la porte …
- Mélodie a disparue ! s’égosilla t’il.
Link, accompagné d’un homme richement vêtu sursauta en voyant le prince, nu, débarqué d’une façon si brutale.
- Elle n’est plus dans sa chambre, Mélodie a disparue.
- Et elle n’est pas ailleurs non plus ? questionna Link.
Alan réfléchit, il n’en savait rien …
- Je ne sais pas, je n’ai pas regardé …
- Très bien, essaies de chercher un peu plus, elle doit se trouver dans le palais …
Link, à la fois inquiet et légèrement gêné de l’apparente stupidité de son ami, lui fit signe de sortir et Alan, le comprenant très bien, s’exécuta …
- Fouillez tout le Château ! ordonna Alan à quelques gardes. Retrouvez Mélodie au plus vite …
Les gardes, étonné de la nudité du prince, n’osèrent contesté son ordre et s’exécutèrent.
« Ils ne la trouveront pas » pensait Alan. « Mélodie ne se trouve pas dans ce palais, je le sais. »
Le Prince remonta dans sa chambre et enfila son armure. Il prit également son arc, quelques flèches et son épée avant de prendre la direction des écuries.
- Le jour de ta première véritable mission est arrivée mon brave Héraclès, déclara Alan à son nouveau cheval. Nous allons partir retrouvé Mélodie.
Le Prince monta le bel étalon blanc et accouru jusqu’à la plaine d’Hyrule …
- Commençons par longer le fleuve zora …
Héraclès galopa autour du fleuve : rien. Pas une trace de Mélodie. Alan voulu ensuite se diriger vers la foret kokiri mais n’y entra point, si Mélodie s’y trouvait, elle n’y risquait rien … Puis il s’approcha du lac Hylia, il en fit le tour, et pu voir à l’autre bout du pont une chose étrange qui pendait de l’arbre. Alan descendit de sa monture et traversa le pont en courrant, plus il s’approchait, plus il l’image qui se trouvait en face de lui se dessinait clairement …
- Saria !! ! cria t’il horrifié.
Le corps de son amie pendait, attaché à une liane au gigantesque arbre …
- Saria ! répéta t’il.
Le prince saisit son arc et trancha la liane qui retenait la kokiri à l’aide d’une flèche … L’enfant chuta et retomba dans les bras d’Alan qui la déposa délicatement sur le sol : elle était morte.
- Saria ? Qu’est-ce que tu as fait ?
La liane qui était attaché au cou de la kokiri était une de ses propres créations, seul le pouvoir du sage de la foret aurait pu provoquer une mort de cette façon …
Les larmes coulèrent sur le visage du Prince, il s’en voulait d’avoir été si dur avec elle, la veille … Il se sentait coupable de sa mort …
« Mélodie ! » se souvint-il. « Mélodie est en danger elle aussi ! ».
Alan souleva le corps de la jeune enfant et traversa le pont avec lui. « Je crains qu’une mort volontaire puisse empêcher toute résurrection … ».
Le prince arriva enfin auprès de son cheval et déposa sur lui le corps sans vie de la belle Saria.
- Mon brave Héraclès, lui dit-il gravement. Je te charge de ramener mon amie au château. Quant à moi, je vais me diriger seul vers la vallée gerudo, pour retrouver Mélodie … Je compte sur toi, Héraclès.
Le cheval partit au trot en direction de la plaine d’Hyrule.
La vallée gerudo était étrangement calme, Alan était seul, complètement seul dans l’immense vallée … Le bruit strident du chant d’un corbeau faisait trembler les pierres … Le prince marchait aveuglément, il sentait qu’ici, même l’air était néfaste, il se passait quelque chose … Son attention se concentra sur le corbeau qui semblait le fixer de façon hostile, l’oiseau fut, sembla t’il, effrayé par le sang froid du prince … Soudain, Alan entendit un bruit de cheval qui galopait non loin de lui … Il se cacha prudemment derrière les rochers. Un cavalier, dont le corps était recouvert jusqu’au visage par une grosse cape de couleur marron, arrivait dans la vallée … Le mystérieux cavalier donna un frisson au courageux Alan, puis l’homme dégaina soudain une épée.
- Hàrmas ! murmura Alan.
Le voleur était donc là, devant lui ! Alan devait-il se risquer à faire quelque chose ?
Mais le cavalier fit demi tour et reprit la direction de la plaine, soudain son cheval sembla percuté quelque chose et le cavalier bascula de sa monture …
- Pas si vite ! s’écria une voix qui venait de la forteresse.
Alan ne pu voir de qui il s’agissait, mais il connaissait cette voix …
- Tout cela est terminé, Alicia.
« Mélodie ? » se demanda Alan.
Le cavalier se releva et retira sa cape, il s’agissait bien d’Alicia …
- Tu arrives trop tard, ma jolie paysanne ! lança la gerudo avec arrogance.
- Tu crois vraiment ?
« Aucun doute, c’est la voix de Mélodie ! » pensa Alan.
- Hàrmas avec moi, je suis invincible !
- Une autre que toi a déjà portée cette épée, il y’a quelques années …
- Mais elle l’a perdu, ses faiblesses d’être humain l’ont empêcher de détruire le Royaume !
- Ses faiblesses humaines ? répéta Mélodie. Non Alicia, c’est la puissance de certains habitants d’Hyrule et de leur solidarité qui a conduit Tania à l’échec !
- Je réussirais là où Tania à échouer.
- Pas si je suis vie.
- Alors tues-moi !
Alicia leva sa main droite et Mélodie fit de même, les deux femmes s’envolèrent et s’écrasèrent toutes deux sur le sol … Alan n’en croyait pas ses yeux.
- Plus on m’attaque, plus mes pouvoirs augmentent ! lança Alicia.
- Tout dépend de l’ampleur de cette attaque ! répondit Mélodie avec colère.
La paysanne leva les deux mains en direction du ciel, un étrange nuage de fumée rouge se forma au dessus d’elle, peu à peu, des couleurs s’ajoutèrent au nuage, son volume augmenta encore puis l’étrange nuage envoya un éclair continu sur son adversaire, Alicia plaça ses deux mains à l’avant et tenta de repousser l’attaque !
- Ton rôle dans cette histoire aurait dû, depuis longtemps, se terminer, Alicia ! détermina Mélodie.
Le nuage cessa d’envoyer son éclair et se projeta lui même contre la gerudo ! Alan ne voyait plus rien, seuls les cris d’Alicia lui indiquait que celle ci avait été touché ! Puis, quand le nuage disparu enfin, Alicia n’était plus là …
« Où est-elle ? » se demanda Alan. Le prince se leva pour se rendre aux côtés de Mélodie qui n’avait pas bouger mais soudain, la voix d’Alicia reparu :
- Hàrmas ne peut être vaincue !
Mélodie fit volte face et se prit de plein fouet l’énorme boule de feu qu’Alicia venait d’envoyer ! La belle paysanne atterrit à quelques mètres du Prince d’hyrule …
- Mélodie ! s’écria Alan en se levant pour aller l’aider.
Mais là encore, une chose inattendue se produisit : les cheveux noirs de la belle Mélodie prirent soudainement une couleur blanche ! Alan sursauta, songeant à ce qu’il n’aurait jamais pu admettre !
- Je suis ravie de te revoir enfin, déclara Alicia. Je suis ravie de pouvoir enfin affronter Tania, celle qui se faisait appelée l’impératrice du mal !