Chapitre 28 : « Un kokiri qui quitte la foret est un kokiri mort »
Mélodie avait été la première à se rendre compte qu’Hàrmas avait disparue ! Alan, très vite informé, avait couru informé son ami, Link qui, rapidement, fit réunir tous les plus grands d’Hyrule !
- Les suspects sont toujours les même, je présume … soupira Ruto.
- Oui, les même, confirma l’intendant. C’est à dire les Ténors et les gerudos …
- Les gerudos du Nord, précisa Elektra, un peu offensée d’être rapproché d’un groupe de meurtrières
- Nous nous devons de retrouver cette arme ! s’écria Alan. Vous savez comme moi quel pouvoir elle peut offrir à son porteur, nous devons la récupérer.
- Exact ! s’exclama Impa. Mais … comment ?
- Je propose une guerre contre tous nos ennemis, s’emporta Darunia.
- Gardons les pieds sur terre, dit calmement Zelda. Nos moyens militaires sont corrects, mais je ne suis pas certaine qu’ils suffiront à affronter la terrible armée Ténor parallèlement à une lutte contre les gerudos du Nord …
- Je nous propose de ne pas nous précipité à prendre un décision d’une telle importance, intervint Navi la fée …
- Tu as raison, approuva Malon. Je pense également que nous devrions réfléchir plus sagement : réunissons-nous demain matin pour prendre une décision finale mûrement réfléchi par chacun d’entre nous …
Tous les sages d’Hyrule sortirent de la grande salle, Alan était accompagné de sa vieille amie Saria …
- Le voleur a été particulièrement habile, lança la kokiri. Se glisser dans le château d’Hyrule de façon si discrète est un acte déjà incroyablement difficile à accomplir, un acte qu’à ma connaissance, Link est le seul à avoir réussi … Mais s’infiltré dans le côté du palais le mieux gardé, c’est stupéfiant !
- Nous n’avons pas affaire à un amateur, en effet, confirma Alan …
- Alicia est-elle capable de se risquer à cela ?
- Je n’en sais rien, mais qui que ce soit, je sais qu’il va maintenant nous poser problème …
Un silence s’imposa. Tous deux réfléchirent, puis Saria, d’un ton qui essayait de camoufler une sorte de nostalgie, reprit la parole :
- Tu vas voir Mélodie ?
Alan sursauta, et tenta de voir le visage de son amie, qui elle, fuyait tout regards …
- Oui, répondit-il. Elle doit être dans sa chambre …
- Je ferais donc bien mieux de te laisser.
- Saria ! Pourquoi partirais-tu ?
- Je déteste répondre à des questions auxquelles on sait les réponses, Alan…
Alan semblait décontenancé … Puis il lança enfin les mots qu’il s’était jusqu’ici retenu de dire :
- Que cherches-tu, Saria ? Pourquoi m’aimes-tu ? et pourquoi as-tu aimé Link, il y’a maintenant quelques années ? A quoi bon aimé ce que toutes les lois t’interdisent d’aimer ? Tout comme un goron ne peut aimer un zora, les kokiris et les hyliens ne peuvent vivre ensemble ! C’est contre les lois de la nature ! Il y’a pleins de kokiris qui auraient rêver de toi, il y’a pleins de kokiris avec qui tu pouvais vivre, mais toi, toi, tu as préféré t’enfermé dans une histoire d’amour impossible ! Des histoires d’amour qui te condamnaient à la souffrance, avec des gens qui, par l’âge, grandissent inévitablement de corps et d’esprits, des gens qui ne pouvaient que t’oublier ! Si ton cœur souffre, ce n’est que parce que tu as décidé de t’interdire la relation de l’amour !
Un dur silence envahit le couloir, les gardes autour, tremblaient pour la petite Saria, qui elle n’avait pas sillée !
- Tout s’éclaire enfin pour moi : « Un kokiri qui quitte la foret est un kokiri mort ». Je n’ai jamais compris ce proverbe aussi bien qu’aujourd’hui, il n’était donc pas questions de mort tel que le sens propre l’entend, mais de torture morale qui nous ait infligé par l’autre !
La petite kokiri détourna les talons, mélangée de rage et de tristesse, puis une fois dos au prince, elle libéra enfin toutes les larmes qu’elle retenait dans son cœur !
Alan, resta figé sur place pendant quelques secondes, se demandant s’il n’avait peut être pas été trop franc … Puis il reprit sa route, en direction de la chambre de Mélodie.
- La réunion a été courte, s’écria Mélodie quand Alan ouvrit la porte …
- Elle a finalement été reportée à demain …
- Très bien … Mais quelle est donc la raison de la couleur étrange que je peux voir sur ton visage ?
- Saria.
- Saria ?
- Je lui ai dit ce que je pensais d’elle, mais j’ai peur qu’elle puisse croire que je lui reproche de m’avoir aimé.
- Elle a mal réagit ?
- Elle ne m’a pas montré ses sentiments, mais je pense que oui …
- Que lui as-tu dit exactement ?
- Je lui ai dit qu’il fallait qu’elle arrête de tomber amoureuse de personnes qui ne peuvent lui apporter quelque chose d’éternel …
Un long silence tomba à nouveau dans la pièce, mais ce n’était pas un silence oppressant, l’ambiance était seulement calme …
« Mon beau prince, ne te tourmentent pas,
Tes amis ne demeureront pas dans la fureur,
Pour avoir entendus tes pensées, quelles qu’elles soient !
Ne laisse pas entrer le noir dans ton cœur,
Et laisse moi t’apporter quelques douceurs, »
Mélodie posa délicatement ses lèvres contre celle de son prince, la lumière du crépuscule s’éteignait doucement, Alan posa sa main sur l’épaule de Mélodie, celle ci poussa délicatement le jeune homme de sorte à ce qu’il s’allonge sur le divan, elle se coucha sur lui et il l’embrassa encore …
- Je t’aime, mélodieuse Tári Tîwele, susurra Alan.
Mélodie déboutonna la chemise du prince et le prince commença à ôter la robe se son aimée …
C’était une sombre nuit … Un cavalier noir, entièrement camouflé par ses vêtements, parcourait la plaine au gallot … Le cavalier était fort agile, il errait sans but dans la grande plaine d’hyrule, totalement monotone et dans l’obscurité, ne laissait rien de visible … Soudain, le cavalier aperçut près du lac Hylia, une étrange lueur verte … Le cavalier accouru d’un pas étrangement pressé vers cette lumière … Une petite fille, toute de verte vêtue, avec une chevelure vert pétillant, pleurait à genou sur le sol, avec une fée qui tentait en vain de la consoler … Le cavalier ne s’était pas fait entendre, la petite fée l’aperçut cependant :
- Saria, dit-elle … Saria regarde, un étrange personnage s’approche de nous !
Le cheval avançait lentement vers les deux amies …
- Saria, regarde !
La jeune enfant, prénommée Saria, releva enfin la tête et se méfia immédiatement de cet étrange cavalier …
- Que fais-tu ici, Cavalier ?
En guise de réponse, l’homme jeta une énorme pierre sur la fragile fée qui s’écrasa sur le sol, déjà sans vie …
Saria, abasourdie, utilisa son pouvoir de sage de la foret pour faire surgir six lianes tout autour du cavalier …
- Qui que tu sois, d’où que tu viennes et quels que soient tes buts à Hyrule, je me permet de dire que tu ne sais pas à qui tu as affaire, et de ce fait, je te somme de reculer !
Mais le cavalier ne bougea pas un pouce …
- Recule !
L’homme restait impassible.
- Qu’il en soit ainsi !
Les lianes de la petite fille s’enroulèrent autour de l’étranger, mais celui ci attrapa une magnifique épée caché jusque là dans son fourneau ! La lame trancha les lianes en un seul coup !
- Hàrmas ! hurla la jeune enfant, terrorisée.
Mélodie se réveilla en sursaut … Elle était dans sa chambre, allongée, nue, sur le divan aux côtés d’Alan, qui était nu lui aussi … Son cauchemar était-il vraiment terminé pour autant ?