Chapitre 21 : la cérémonie de mort
Alan avait revu le vieux Rauru, qui n’avait toujours pas retrouvé l’usage de ses yeux, la triste Diana et son enfant, qui avait été assassiné par les sorcières, et son brave cheval, Hercule. Le prince avait été laissé seul pour quelques heures, on ne lui avait pas dit pourquoi. Il savait seulement que des Dieux étaient présents à la réunion ce qui montrait la probable importance de cet entretient.
Alan s’ennuyait, on lui avait refuser le droit de revisiter la source et il ne pouvait pas non plus visiter le Bien ni le Mal.
Les heures passaient, sa cérémonie de mort allait commencer lorsque :
- Nous avons à présent besoin de ta présence, Prince d’Hyrule, déclara une voix.
Alan regarda autour de lui : personne. Pourtant la voix lui avait sembler très proche.
Un vieil homme apparut brusquement, Alan fit un bond en arrière avant de reconnaître le mystérieux personnage qui l’avait accueillit lors de son arrivé dans le royaume des morts.
- Que faites vous ici ? demanda t’il.
- Je viens te chercher, Alan d’Hyrule.
- Mais pour aller où ?
- A la réunion des Dieux, ton père y assiste, tu le sais bien.
Alan ne savait pas que ce vieil homme était suffisamment haut-placé pour assisté à la réunion des Dieux.
- Mais pourquoi vous y trouvez vous ?
- Je suis Aslésias, le Dieu du Royaume des morts, répondit-il.
Le vieil homme saisit le bras du Prince et tout deux disparurent.
Alan s’était retrouvé dans une grande salle, la plus impressionnante de toutes les pièce qu’il avait visité depuis son arrivé dans le Royaume des morts. La beauté de l’endroit ne trouvait pas seulement sa source dans les pierres précieuses, mais surtout dans la lumière qui scintillait partout, sur chaque visage, sur chaque objet, sur chaque mur.
- Vous voilà dans la justice, Prince Alan. Nous avons des questions à vous poser, lui dit Aslésias.
Une vingtaine de personnes était présente, dont les Trois déesses d’Hyrule, Nabooru, Rauru et Arkaneil.
- Hyrule va bientôt connaître de nouveaux jours sombres, déclara un homme en bout de table. Le Mal sera difficile à combattre, et il faudra plus d’une épée pour en venir à bout.
- De qui viendra ce Mal ? questionna Alan.
- Votre question n’aura pas sa réponse ici, dit-il fermement.
- Et puis-je savoir pourquoi ? demanda le prince.
- Bien entendu, répondit ce dernier. Prenez place ici !
Pendant ce temps, Hyrule s’était rassemblé dans le temple de l’ombre, la cérémonie de mort du jeune Prince Alan allait commencer. La famille Royale accompagnée des sages et de trois autres personnes dont Malon et Mélodie s’étaient placés aux toutes premières places assises, devant le corps… Les villageois, les gorons, les zoras et les quelques gerudos survivantes s’étaient serrés dans le temple. Tous étaient vêtus de noir, les zoras s’étaient couverts les yeux et les lèvres de maquillage sombre. Les torches éclairaient juste assez pour permettrent aux conviés de voir où ils mettaient les pieds, seul le corps d’Alan était suffisamment éclairé. Les regards s’évitaient, les larmes coulaient dans un terrible silence, le prêtre apparu enfin, lui aussi vêtu de noir.
- Soyez les bienvenus, Hyliens, soyez les bienvenus à la cérémonie de mort de notre bien aimé Prince, Alan d’Hyrule, déclara t’il.
Tous placèrent leur main gauche sur le cœur, comme le voulait la tradition.
- Le Prince Alan était jeune, il n’a pas eut le temps d’atteindre sa dix-septième année, continua le prêtre. Le prince Alan tenait à ce que s’entretienne l’unité de …
Il fut interrompu par un petit cri poussé soudainement par Malon, tous se tournèrent vers elle.
- Que se passe t’il ? lui demanda immédiatement la Reine.
Malon releva doucement la tête en sa direction, puis une étrange lueur blanche illumina la pièce entière avant de disparaître à nouveau.
- Que se passe t’il ? répéta Zelda.
- Je n’en sais trop rien, répondit Malon. Rien de grave, certainement …
Les gardes patrouillèrent pendant quelques nombreuses minutes, ils ne virent rien d’anormal. La cérémonie reprit alors son cours, malgré une inquiétude généralisé.
- Alicia et ses complices paieront leur crime, déclara Link quelques minutes plus tard, lorsque la parole lui fut donné. Nos soldats se chargeront de la capturée, et les Dieux décideront de son sort, qu’importe sa puissance, qu’importe le soutien qu’elle a obtenue des Ténors. Alicia se retrouvera dans la salle de justice et subira le sort qu’elle mérite. Le Prince Alan sera vengé de la meilleure façon qu’il puisse.
Link regarda chacun de ses amis dans les yeux, puis il retourna à sa place. Le prêtre reprit alors la parole :
- Chacun des membres de la famille royale ont, semble t’il, dit ce qu’ils désiraient dire … Nous allons maintenant nous taire pour laisser s’envoler le corps du prince.
Tous baissèrent les yeux, cette phrase signifiait que le corps d’Alan allait être brûlé comme l’obligeait la tradition. Le prêtre s’empara d’une torche doté d’un manche argenté, il s’avança vers l’une des flammes qui éclairait le corps du Prince et laissa s’embrasé la torche. Il la déposa ensuite pour verser de l’huile sur le corps d’Alan. Le prêtre fit une pause, puis il se re-saisit de la belle torche et avança doucement sa main pour laisser le corps aux mains des flammes. Soudain les portes s’ouvrirent brusquement, un souffle de vent entra et projeta le prêtre avec la torche contre le mur, le prêtre se releva, la torche s’éteignit ! La reine Zelda se leva :
- Il s’agit certainement d’une attaque d’Alicia, finissez vite, mon prêtre !
- Non ! intervint Mélodie. Nous devons interrompre la cérémonie.
Un grand silence prit place.
- Je suis d’accord avec Mélodie, assura Malon.
- Et pour quelles raisons ? demanda Link.
- Alicia n’a pas de tels pouvoirs.
- Je t’assure que si, expliqua Zelda. Mon prêtre, continuez je vous prie.
Le prêtre se releva et ré-alluma la torche, il s’approcha du corps du Prince quand soudain, une grande lumière violette illumina à nouveau la pièce à tel point que tous furent aveuglés. Lorsque la lumière disparu à nouveau, le corps d’Alan avait disparu.
- Non ! hurla Mélodie.
- Mais comment a t’il pu s’éclipsé si vite ? questionna Impa. C’est impossible, où peut-il être ?
- Je suis ici, lança une voix.