Chapitre 1
Link tomba de sa monture.
Erold : Non, non non non !! Link, ce n’est pas comme ça que tu arriveras à quelque chose.
Link : Je suis désolé, mais c’est pas facile de tenir là-dessus quand il saute.
Erold : C’est parce que tu as peur de lui. Il ressens ton manque d’assurance et du coup, il n’est pas sûr lui non plus. Tu dois ne faire qu’un avec ton cheval. Si tu doutes, il doute. Allez, remonte là-dessus et montre-moi ce dont tu es capable.
Link remonte sur son cheval.
Lorsqu’il était arrivé au Ranch 5 ans plus tôt, il avait trouvé en Erold le parent qu’il n’avait plus.
Il était faible, il avait froid, il était fatigué d’avoir tant marché.
Erold l’avait recueillie et s’était occupé de lui comme le fils qu’il n’avait jamais eu.
Le pauvre petit avait de la fièvre et délirait.
Il ne cessait d’appeler sa mère dans son sommeil, mais lorsqu’il se réveillait, il ne se rappelait de rien.
Il ne possédait qu’une seule chose : un pendentif représentant un motif bizarre avec écrit Link à l’intérieur.
Il demanda si c’était son nom, mais le gosse ne se souvenait de rien. Alors il l’appela ainsi et prit sur lui de l’élever.
Erold : Vas-y Link, recommence.
Link se pencha sur son cheval et cria :
Link : Yaah Yaah !!
Le cheval partit au galop, fit un tour dans le Ranch et s’approcha de l’a barrière, mais, à quelques centimètres de sa cible, il s’arrêta et se cabra en hennissant.
Erold : Bon, c’est pas grave, ça sera pour une autre fois. Il se fait tard et je crois que ton postérieur ne supportera pas une chute de plus.
Link : Mais Erold…
Erold : Pas de mais, tu es crevé et tu n’as rien mangé depuis le petit déjeuner. Ca ne sert à rien de continuer aujourd’hui.
Il fit un large sourire au gamin assis par terre. Link leva la tête vers lui et sourit à son tour.
Link : Quand je serais grand, je galoperai plus vite que le vent.
Erold : Mais tu es déjà grand. Demain, tu va avoir onze ans… Enfin, en admettant que tu aies eu six ans le jour où je t’ai découvert.
Le gamin le regarda et sourit.
A l’entrée du Ranch, une petite fille courrait vers eux en criant :
La petite fille : Link ! Link !
Erold : Oh non, pas elle !
Link : Zelda ! Comment ça va ?
Zelda s’approcha en courant. En arrivant devant Link, elle le toisa et lui fit :
Zelda : Tu n’arrives toujours pas à tenir sur ton cheval ?
Link : T’es marrante, il fait trois fois ma taille, c’est pas si facile tu sais.
Erold : Tu t’es encore échappé du palais petite ?
Zelda : Mon père voulait que je passe toute l’après-midi à me préparer pour une fête où je vais passer mon temps à devoir sourire et faire semblant de m’amuser.
Erold : Mes Déesses. Tu sais que je vais encore en prendre plein la tête.
Zelda le regarda avec des yeux tristes et un visage larmoyant.
Zelda : Oh, tu ne diras rien à père hein dis ? Hein ?!
Erold regarda ce petit bout de peste et se fit attendrir.
Erold : Bon, bon ça va, mais tu me promets de partir avant la tombée de la nuit.
Zelda prit Link par la main et, en courant vers la maison elle cria derrière elle :
Zelda : Promis !
A des kilomètres de là, dans la Vallée Gerudo, un homme s’assit, fatigué.
L’homme : Qu’y a-t-il Capitaine ?
Une femme s’approcha de lui et mit un genou à terre.
La femme : Sire, nous avons découvert un homme dans le désert. Il était à moitié mort et le soleil avait ramolli sa peau, mais il portait sur lui quelque chose qui, je pense, devrait vous intéresser.
Elle lui tendit alors un morceau de parchemin.
Les yeux de l’homme brillèrent d’une lueur ardente dans l’obscurité de sa tente lorsqu’il reconnu le signe de la Triforce en haut de la page.