D´accord, voici le chapitre 19
Chapitre 19
Hinue a Copora
Hinum a Sendara
Hinua col Hectum
Hentolol kas Derad
Helkado dal Ardam
DAL NESTA HEFARDA DUR LIBRAM
KETA DETAZOR HYRULE
L’incantation se poursuivait depuis des heures.
Les Sages, les yeux clos, les poings fermés sur leur cœur, récitaient doucement mais puissamment le sort qui allait sauver Hyrule.
Hinue a Copora
L’éveil de la Forêt
Hinum a Sendara
La puissance du Feu
Hinua col Hectum
Le déferlement des Eaux
Hentolol kas Derad
Le Courage des Ombres
Helkado dal Ardam
La Force des esprits
DAL NESTA HEFARDA DUR LIBRAM
Et enfin la Sagesse de la Lumière
KETA DETAZOR HYRULE
Qu’ils viennent en aide à Hyrule
L’incantation prenait fin.
Sur Terre, tout était chamboulé.
La nature elle-même s’était mêlée à l’inexplicable combat.
Tous ceux qui mourraient renaissaient, rien ne pouvait stopper cette bataille.
Le ciel se couvrit et une pluie se mit à tomber drue, trempant tous les combattants et donnant à la scène une ambiance plus macabre. Le tonnerre gronda alors, le ciel se zébra d’éclairs, la foudre s’abattit sur le combat. Mais rien n’arrêtait une bataille sans fin.
Les fermiers et pèlerins se mêlaient aux soldats et aux guerriers aguerris, même les femmes et les enfants, munis de dagues, semblaient pleins de haine et d’envie vengeresse.
Ils avaient vu la mort, ils l’avaient affronté, ils y avaient succombé, et maintenant, ils peuvent se venger.
Les fourches et les épées se joignaient à la magie et à la puissance des Titans.
D’un geste de la main, le Titan des Flammes créait 100 boules de feu qui allaient renvoyer en enfer ceux qu’elles touchaient.
Le Titan de la Nature appela à lui tous les animaux de ce monde qui se joignirent alors à la bataille. Des loups, des ours, des aigles, des serpents, des tigres, des araignées… toute la faune d’Hyrule arrivait en masse.
Et pourtant…
Comment un combat où les morts ressuscitaient pouvait-il se finir ?
L’espoir.
Il est d’un grand secours lorsque toute lumière semble éteinte. Il permet à nos yeux d’envisager une petite lueur dans l’obscurité et nous offre une route à suivre pour la rejoindre.
Il permet à ceux qui pensent toute chose finie de concevoir un avenir.
Mais quel avenir peut-il y avoir lorsque mort et naissance se confondent ainsi ?
Quel avenir peut-il y avoir lorsque l’on a la mort en face, la vie dans le dos, et que l’on sait qu’on fait partie du cycle ?
A quoi peut-on penser pour continuer à faire un geste totalement inutile ?
A quoi peut-on penser pour tuer un ennemi qui reviendra nous narguer ?
A l’espoir.
A notre conscience.
On sait que l’on a le mal en face de nous, et nous devons l’éliminer.
Nous ne pouvons le laisser fouler un sol que nous aimons tant, que nous avons mis tant de temps à construire, à entretenir, que nous avons chéri.
Un sol où toute notre vie est marquée dessus.
Un sol où nos amours naquirent et où nos peines moururent.
On sait que l’on a le mal en face de nous.
Mais qu’est-ce que le mal ?
Le mal n’existe pas, il n’est que l’opposé de notre conception du bien.
Dans une guerre, les deux camps agissent pour le bien, le mal se concrétisant par l’ennemi.
Mais à quoi bon dans une bataille sans fin ?
Pourquoi la fatigue ne peut-elle nous tuer une bonne fois pour toute ?
L’espoir s’en va alors, laissant place à la fatigue.
Cette rage qui nourrissait notre force se transforme alors en une lassitude et un relâchement total.
A quoi bon ?
Cet état d’esprit dans lequel se trouvait les habitants d’Hyrule permettaient aux forces des enfers de progresser vers la faille.
Ils avançaient lentement, péniblement, en tentant de surmener les Titans.
Et d’un coup, ils frappèrent.
Comme un seul bras, ils frappèrent leurs ennemis, renversant les Titans, tuant les vieillards, les femmes et les enfants. Ils se frayaient un chemin vers la Faille.
Lorsqu’ils y seraient, ils pénètreraient dans le Paradis et souilleraient de leurs pas ce lieu sacré. Molsor y prendrait place et feraient alors de ses habitants ses serviteurs.
Le Bien quitterait alors à jamais Hyrule.
La Faille était proche, et ce ne fut que lorsque le premier ennemi toucha l’un de ses rebords qu’un grand fracas parcouru le ciel.
Un énorme coup de tonnerre gronda et par-dessus le vacarme, une voix tonna, puissante et effrayante :
KETA DETAZOR HYRULE
Les sages avaient finis leur sortilège.
Le ciel brilla d’une lumière d’une intensité incommensurable.
Tous ceux qui regardaient le ciel à se moment ne pouvait s’empêcher de fermer les yeux.
Le combat avait été figé plus personne ne bougeait, tous trop occupés à protéger ses yeux de cette lumière meurtrière.
Personne ne la vit, mais la Faille qui provenait du Paradis s’envola alors, elle fut dans le ciel en un instant et s’élargit jusqu’à ce que tous ses bords se perdent dans l’horizon.
Le ciel n’était maintenant plus que cette faille et la lumière baissa.
En ouvrant les yeux, on pouvait voir le Paradis dans le ciel.
Puis, elle descendit, lentement, légèrement, paisiblement, vers le sol. Au moment où elle toucha le sol, un grand éclair fit vibrer le sol et projeta tout le monde à terre.
Lorsqu’ils se relevèrent, ils virent un spectacle totalement inattendu.
Le monde de l’au-delà et celui des mortels s’étaient unis, ils ne faisaient plus qu’un.