Chapitre 17 : Surprise !
-Pourquoi tu me demande ça ? Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Ehrl.
-Crois-moi, moins tu en sauras, mieux ce sera pour toi.
-Je suis habitué à ces petites manigances, ce ne sont pas quelques cogneurs qui vont me faire peur !
-Même des cogneurs qui n'hésitent pas à balancer une grenade en plein centre de Protocole B.
-....
-Bon allez je te laisse.
Et Diftéral repartit en coup de vent par la porte. Il avait commencé à pleuvoir. Les rues étaient vides à cette heure. La pluie acide rongeait les gouttières. La cape de Diftéral étaient traité pour y résister mais quelques gouttes tombaient parfois sur sa peau nues. Les petites piques de douleurs qu'ils ressenttaient ne l'arrêtaient pas. Il avançait d'une démarche sûre, automatique, froide, robotique. Les rares personnes sur son chemin s'écartaient avec prudence. Il ne faisait pas attention à tout cela. Seul importait le fait que, une fois encore, la mort allait l'accompagner. Il le sentait, il s'engageait dans une affaire dont il risquait de ne jamais revenir. La mort pouvait à tout moment changé de côté.
Mais lui ne changerait pas ! Il avait décidé qu'il irait jusqu'au bout et c'est bien ce qu'il comptait faire. Diftéral avait beaucoup de défaut mais l'indécision et la couardise n'en faisait surement pas partie.
Il continuait de marcher puis soudain s'arrêta. Il ne savait pas où pouvait se terrer Gyavran et devait à tout prix le découvrir. Il n'allait pas foncer tête baissé dans un piège quand même. Le seul endroit qu'il savait où trouver Gyavran était le restaurant où ils se voyaient. Il pouvait peut-être le trouver là-bas et le suivre jusqu'à chez lui. Mais il n'allait pas y aller sans protection. Diftéral partit en direction de sa maison.
Il entra dans le garage et se dirigea vers l'armurerie. Il posa sa cape de voyage et enfila son armure, rangea son pistolet laser à sa ceinture, les deux lames énergétique derrière lui à sa ceinture. Il mit son fusil rotatif dans son dos et enfila une grande cape de voyage noire à grand col. Il mit plusieurs chargeurs énergétiques dans les poches intérieurs et accrocha dans la doublure son lance-flamme et plusieurs bonbonne incendiaire. Il prit le lance-missile faucheur et l'accrocha à l'arrière de sa moto avant de l'enfourcher et de démarrer en trombe.
La pluie commençait à se tarir. La moto de Diftéral rugissait sur les routes vides. Les phares transperçaient l'obscurité. Le paysage défilait à une vitesse qui ne permettrait pas à un être humain de distinguer la route parcourue ou ne serait ce que un seul détail du paysage. D'ailleurs Diftéral lui-même ne distinguait pas grand chose mais il ne pouvait ralentir. Malgré la route rendue légèrement glissante par la pluie la moto ne dérapa pas une seule fois. Diftéral parvint rapidement au restaurant, les Délices de Gustvianna.
Une pancarte annonçait que le restaurant était réservé pour une fête organisé par Gyavran. Diftéral entra dedans sans s'arrêter. Un serveur s'approcha.
-Je suis désolé mais vous ne pouvez pas rentrer le restaurant est réservé... Mais que ! Aaaargh.
La main de Diftéral avait saisit la gorge du serveur plus vite que l'éclair et le maintenait contre le mur.
-Ecoute moi bien toi, tu vas dire à Gyavran qu'on l'attend à l'alcove 13, d'accord ?
Le serveur hocha difficelement une tête dont la couleur commençait à se rapprocher du bleu.
Diftéral le relacha et alla s'installer dans l'alcôve 13. Il regarda le serveur s'éloigner et pénétrer dans la cohue de danseur au milieu du bar. Il réapparut bientôt avec Gyavran qui se dirigea vers Diftéral.
Pour quelqu'un qui ne s'y connaissait pas en sociologie, Gyavran aurait pu sembler parfaitement normale, mais quiquonque s'y connaissait un peu pouvait déceler la peur qui le tranperçait. Se retrouver avec un des meilleurs tueurs sur le marché, surtout quand celui-ci vous regarde avec un air si meurtrier, n'est jamais une partie de plaisir.
-Qu'est-ce que vous me voulez Diftéral ?
-Déjà savoir si vous pouviez me donner l'adresse d'un collectioneur de reliques eldar ?
-Euh.. oui, j'imagine, duquel s'agit-il ?
-Il se fait appeler L'arlequin...
Gyavran tresaillit, autant devant ce que savait Diftéral que devant son sourire provocateur, menaçant même.
-Je... ne vois pas de ... de qui vous parlez.
-Pas grave. Mais j'avais quelque chose à vous donner aussi.
Diftéral sortit un paquet plat de son manteau.
-Voilà, prenez-le.
Gyavran saisit le paquet et ouvrit la boîte. Il ravala un hoquet de surprise. Dans la boîte était étendu sur des cadres de bois les visages des cogneurs que Diftéral avaient tué et du tireur tau. Gyavran referma la boîte et la posa sur la table.
-Pourquoi vous m'avez donné ça ?
-Je pensai que vous aimeriez.Chez mon peuple c'est une coutume d'offrir la peau des ennemis comme décoration.
-C'est tout ce que vous avez à me dire ?
-Oui, vous pouvez y aller.
Gyavran se leva péniblement tandis que Diftéral restait les yeux fixés sur lui. Si il aurait pu tuer du regard, nul doute que Gyavran serait froid depuis longtemps. Gyavran commença à s'éloigner.
-Vous oubliez mon cadeau.
La voix cristalline de Diftéral sembla irréelle dans cette ambiance sombre et torturé entre les deux hommes.
-Vous me feriez de la peine de ne pas le prendre avec vous.
Gyavran regarda le paquet, le prit et le rangea rapidement dans sa veste.
-Au revoir.
Et Gyavran quitta rapidement le bar. Diftéral se détendit et posa ses pieds sur la table, puis commanda un amasec.