La suite
Chapitre V : Le doute plane
- Comment nous ont-ils retrouvés ? s’interrogea Aras. Et pourquoi sont-ils repartis après l’explosion ?
- Après le « suicide » de l’ork, ils ont sûrement eu un doute. Je ne sais pas. De même quand ils sont partis. Ils nous ont cru mort et sont repartis. C’est sûrement ça…
- Ton silencieux Aras, ton silencieux…
Les trois Astartes* se retournèrent. Ils virent une personne qu’ils connaissaient.
- Pourquoi me dévisagez-vous comme ça. Je m’appelle toujours Locust, non ?
- Sergent, vous êtes rétablis ! C’est super !
Locust était debout, l’air grave. Il reprit d’un ton sérieux :
- Aras, tout est de ta faute. Phaenom serait encore vivant à l’heure qu’il est. Nous n’aurions pas subi d’attaque, et notre mission n’aurait pas failli. Discrétion zéro !
- Comment savez-vous ce qui s’est passé ? interrogea fébrilement Aras.
- Dans l’inconscience, j’ai tout rêvé. Et quand, une fois debout j’ai vu Phaenom par terre, j’ai su que j’avais raison.
- Il débloque, ma parole ! pensa Rutos. Il peut savoir ce qu’il se passe une fois dans le coma ? Il est jeune pourtant. Faudra le faire soigner, le coup a été rude …
Aras eut la nausée. Un de ses confrères était décédé par sa faute. Laufior lui lançait des regards noirs et il savait que jamais il ne lui pardonnerait. Laufior éprouva même de la haine pour Aras alors qu’il était son frère d’arme. Mais plus maintenant. C’est juste un coéquipier, rien de plus.
Un silence s’installa pendant plusieurs minutes. L’atmosphère devenait de plus en plus lourde. Locust brisa ce silence.
- Nous devons mener notre mission à bien coûte que coûte. Rien ne nous empêchera de continuer notre devoir.
- Et Phaenom ? interrogea Rutos. On ne va quand même pas le laisser là ?
- Pour l’instant si. On reviendra le récupérer par Thunderhawk quand tout sera finit.
- Si cela finit, pensa Laufior.
Les membres de l’escouade Gladius reprirent lentement leur équipement.
- Selon les coordonnées, l’endroit où le Big Boss se repose doit se trouver par ici. Dispersez-vous et fouillez toutes les huttes. Au travail !
Tous se mirent à fouiller le campement. Mais pas un seul ork en vue. Locust désespéra.
- Ils sont peut-être sortis du camp ? Suggéra t-il.
Une voix grave se fit entendre :
- Allez voir s’ils sont encore vivants. Allez, du nerf ! Et que ça saute ! Emmène TOUS les orks avec toi. Ces Spaces Marines sont dangereux. Et puis je veux rester seul.
- Mais Graal…
- Tu discutes mes ordres ? Personne ne les discute !
Graal donna un coup de point avec son gantelet énergétique sur la pauvre tête de l’ork indiscipliné. Celle-ci s’arracha et vola pour retomber et rouler par terre. Le Big Boss souleva son pied et l’écrasa.
- Personne ne discute mes ordres ! répéta t-il.
Pas de doute, l’escouade Gladius avait trouvé le Big Boss. Mieux encore, sa garde partait. Mais il fallait agir vite car les orks trouveraient bientôt qu’ils n’étaient pas morts.
Locust fit signe à ses compagnons de monter la garde. Il allait agir seul. Le sergent attendit que les orks partent pour passer à l’action. Il fit irruption dans le bâtiment.
- C’est fini, mon cher Graal ! annonça t-il.
- Raven ? C’est toi ? C’est impossible ! Tu, tu es…
Le sergent coupa sa phrase en lui logeant une balle dans la tête. L’ork s’écroula, une tache de sang s’élargissant chaque seconde.
Locust sortit du campement.
- C’est fini. Sortons vite avant que les orks ne reviennent. J’appellerais le Thunderhawk une fois dehors.
- Qui est Raven ? demanda Rutos.
- Le vieux Big Boss perd complètement la tête, répondit Locust. Il s’invente des noms.
- Mais pourquoi vous a-t-il reconnu ?
Le sergent ne prit même pas la peine de lui répondre.
- On y va ? dit-il simplement.
Décidément, le sergent devait cacher quelque chose…
Chapitre VI : Nouvelles recrues bouleversantes
Au petit matin, sur Piscina IV, Milus se réveilla. Sans grande peine, il s’extirpa de son lit inconfortable en métal très lentement, comme un insecte en train de muer.
Quelqu’un frappa à la porte et n’attendit pas de confirmation pour entrer. Milus connaissait très bien cette personne.
- Capitaine Marneus ? commença Milus qui se changeait. Des nouvelles de la mission de l’escouade Gladius ?
- Bilan : 1 mort, Phaenom Rétentias. Mais le Big Boss est mort. Mission accomplie avec succès.
Il n’en dit pas plus. Si Laufior avait entendu ça, il aurait étranglé le capitaine, casque ou pas. On aurait dit que le capitaine traitait Phaenom comme un vulgaire objet, de la chair à canon en quelque sorte.
Milus en resta bouche bée. Il connaissait Phaenom depuis longtemps. C’était un dur à cuir qui ne se laissait pas facilement approcher, avec cependant de l’affection à revendre. Mais Milus, déjà inquiet par la perte d’un de ses hommes, l’était plus encore à cause d’une chose. Il s’empressa de le dire au capitaine qui tournait les talons et sortait.
- Capitaine, l’escouade ne sera pas dissoute j’espère ?
Marneus s’arrêta net. Milus pensait déjà que l’escouade Gladius ne serait plus qu’un souvenir. Pourquoi ? Parce que tout groupe tenant au nom « d’escouade » se doit d’avoir un sergent et quatre membres. Or, le petit groupe n’était que trois membres et un sergent. Chacun serait réparti dans différentes escouades. Ils seraient séparés pour toujours.
- Selon le règlement, intervint Marneus, ton escouade devrait être dissoute à l’heure qu’il est. Je te donne un jour pour trouver de nouvelles recrues et éviter ce sort.
Milus voulut serrer le capitaine dans ses bras. Juste avant de partir il se retourna.
- Au fait, le nouveau sergent de ton escouade cache quelque chose. Rutos prétend qu’il s’appelle Raven. Je n’en sais pas plus.
Sur ce, il partit vaquer à ses occupations de capitaine.
Ca vous plait?