Euro - UEFA
Platini : déjà un bilan
Le président de l'UEFA, Michel Platini, a pris sa plume une semaine après l'ouverture de l'Euro pour espérer que toutes les tendances enregistrées au cours de la première semaine de la compétition se poursuivent. «Il faut souligner que les consignes sur le respect ont eu un impact indéniable, se félicite-t-il dans un communiqué.
Sur le terrain, et c'est la chose la plus importante, nous constatons une chute spectaculaire du nombre de cartons jaunes et rouges, pas de carton rouge et 40% de moins de cartons jaunes qu'en 2004.
Dans les stades, poursuit-il, aucun incident à signaler. Surtout, nous avons entendu les supporters de toutes les équipes chanter leur hymne national, respecter et même applaudir celui de leur adversaire du jour. Bravo!»
Celui qui avait éclaboussé l'Euro 1984 ne fait pas l'impasse sur les dizaines d'interpellations de hooligans qui ont eu lieu en marge d'Autriche - Croatie (0-1) et d'Allemagne - Pologne (2-0).
Platini parle de «quelques incidents mineurs à Klagenfurt» et soulignant que «la police autrichienne a rapidement et efficacement résolu les problèmes». Il parle enfin du but litigieux de Van Nistelrooy pour le dédramatiser. «Ce premier tour nous a aussi apporté une belle controverse sur les Lois du Jeu, qui a engagé une superbe joute footballo-juridique sur la règle du hors-jeu, digne des plus beaux débats qui animent les tribunaux de notre cher et vieux continent.
Je pense que tout le monde y a appris quelque chose. » Sur le fond, c'est quand même une position moins tranchée que celle de David Taylor, le secrétaire général de l'UEFA, qui avait communiqué dès le lendemain matin de Pays-Bas - Italie (3-0) sur la justesse de la décision de M. Fröjdfeldt.