Coupe
- Le tenant et sa bête noire
OL ou OM ? Lille connaîtra son adversaire en 8e de finale de Coupe de France à l'issue du choc des olympiques, mercredi soir à Gerland (20h45).
«Pauvre en occasions, ce match au sommet n'a pas tenu ses promesses», écrivait L'Equipe.fr, un rien dépité, au coup de sifflet final du dernier choc entre Lyon et Marseille en Championnat, le 14 décembre dernier (0-0). Six semaines plus tard, toujours à Gerland, les deux plus gros budgets de l'élite n'ont plus d'excuses : ni match de Ligue des champions dans les jambes pour Lyon (contre le Bayern), ni peur de perdre pour Marseille (à l'époque, une défaite l'aurait éloigné à six points du leader). Au moins les acteurs ont-ils conscience qu'ils doivent une revanche au public de ce clasico bis. Juninho se souvient lui aussi d'un match «trop fermé» et «d'un médiocre niveau technique». Cette fois, c'est la Coupe, et le LOSC attend un vainqueur le 3 mars à Villeneuve d'Ascq. Promis, juré, Claude Puel voit «plus de fraîcheur» et «moins de calculs» mercredi.
Spectacle de rattrapage, l'affiche n'en impose pas moins : Lyon défend son tout premier titre en Coupe de France depuis quarante-cinq ans (1-0 a.p. contre le Paris-SG) tandis que Marseille, double finaliste en 2006 et 2007, détient le record de victoires dans l'épreuve (10). En Coupe, l'OM est aussi la bête noire de l'OL, qui reste sur deux éliminations en quarts à Gerland en 2006 (1-2) et en 8e au Vélodrome en 2007 (2-1). La dernière victoire de Lyon contre l'OM remonte à 1973. En sept confrontations, l'OL n'en a gagné que deux. Autre chiffre défavorable aux Gones : Marseille n'a plus perdu à Gerland en Championnat depuis trois saisons (une victoire, deux nuls). «Je n'ai pas encore perdu contre Lyon, j'espère que cela va continuer encore pour un petit tour», sourit Eric Gerets.
Mêmes interrogations offensives
Malgré l'élimination précoce qui guette forcément l'un d'eux, aucun des acteurs ne semble regretter d'en découdre si tôt dans la compétition. «Je suis content que l'on ait ce match-là pour voir où on en est en ce moment», dit même l'entraîneur belge. Sur fond de marché hivernal inégalement abouti, l'occasion est belle pour les deux écuries de s'étalonner, avant le derby contre St-Etienne pour Lyon (le 1er février) et la réception de Bordeaux pour Marseille (le 8). Avec les mêmes interrogations sur leur force de frappe.
Malgré le 6-0 contre Concarneau (CFA2), Juninho avoue «quelques difficultés offensives» à Lyon où Karim Benzema (10 buts) n'a plus marqué depuis le 20 décembre (1-0 contre Caen). Avec un mercato bloqué par le dossier Fred, l'OL, 5e attaque de L1 seulement et sans remplaçant au Brésilien et à Govou, a pris du retard sur son adversaire. Lui aussi en mal d'efficacité offensive malgré deux victoires en L1 contre Le Havre et Auxerre (2-0), l'OM peut offrir un test grandeur nature a ses recrues hivernales. Brandao sera titulaire en pointe dans le nouveau système de Gerets en 4-2-3-1 et Wiltord sur le banc au coup d'envoi. -J.LB.
Les équipes probables
LYON : Lloris - Fabio Santos, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun, Juninho - Delgado (ou Piquionne), Benzema, A. Keita (ou Mounier).
MARSEILLE : Mandanda - Bonnart, R. Zubar, Hilton, Taiwo - Ziani, Be. Cheyrou - Koné, Valbuena, Zenden - Brandao.
J'espère que l'on va avoir droit à un beau match.... 