ESPAGNE
- 20e j. - Le Real, seul dauphin du Barça
Le Real Madrid a profité dimanche de la chute de ses rivaux pour s'emparer seul de la deuxième place du classement. Sa victoire contre le Deportivo La Corogne (1-0), certes laborieuse mais très importante, lui permet en effet de distancer le FC Séville et Valence, tous deux battus dans l'après-midi.
Le FC Barcelone a beau impressionner par la régularité de ses résultats, son ennemi juré le Real Madrid n'est pas en reste pour autant. Le champion en titre vient d'enchaîner dimanche sa cinquième victoire consécutive en Liga, contre le Depor (1-0). Un succès qui place désormais le club merengue en embuscade derrière son rival catalan. Les douze points entre les deux équipes au classement témoignent toutefois de la classe d'écart qui sépare ces deux géants. Un fossé qui s'explique surtout par la qualité de jeu déployée par chacun d'entre eux. Contre les Galiciens, les Madrilènes ont en effet peiné pour s'imposer, la faute à un manque de mouvement flagrant. Les partenaires de Raul se sont d'ailleurs créé un nombre infime d'occasions. L'une d'entre elles toutefois a suffi au capitaine emblématique du Real pour donner la victoire à son équipe de toujours. A la réception d'un centre parfait de Lassana Diarra, le Français qui au passage a réussi un nouveau match plein aux côtés de Gago, l'international espagnol a placé un léger coup de tête. Une déviation infime mais suffisante pour tromper Gustavo Munua, le portier du Depor (40e). Excepté une frappe de Luis Filipe sur la barre (58e), les joueurs de Miguel Angel Lotina n'ont ensuite jamais été en mesure de réagir. Ce qui leur a coûté leur cinquième défaite consécutive toutes compétitions confondues.
Séville et Valence surpris
Pour voir la grosse surprise de cette 20e journée, il fallait regarder du côté des îles Baléares. Le Real Majorque, lanterne rouge au coup d'envoi y a surclassé Valence (3-1), pourtant candidat à une place en Ligue des champions. Les insulaires, qui n'avaient plus gagné en championnat depuis le 26 octobre, ont fait sensation en ouvrant le score très tôt, par Jurado (8e). Un but qui les a sans doute galvanisés et décomplexés face à un adversaire, semble-t-il dans un jour sans. Marti Crespi sur penalty (40e) et Jurado à nouveau (41e) en ont profité pour alourdir la marque juste avant la pause. Vicente a bien réduit le score en seconde période (72), mais en vain. Ce qui a dû laisser de gros regrets à l'entraîneur valencian, Unai Emery, qui pour l'occasion s'était passé volontairement de son buteur David Villa. Cette victoire, la quatrième seulement du Real Majorque cette saison, mais surtout la première contre Valence à domicile lors des huit dernières confrontations entre les deux équipes, ne lui permet pas pour autant de quitter la zone rouge. Les Chès, eux, ne profitent pas du nul de Villarreal, samedi contre Osasuna (1-1), et voient le podium s'éloigner.
L'autre résultat étonnant constaté dimanche n'est autre que la défaite du FC Séville à Sanchez Pizjuan, contre le Racing Santander (0-2). Les Sévillans, qui ont cédé par deux fois devant Cesar Navas (24e) et Zigic (46e), laissent ainsi le champ libre au Real Madrid, qui joue en soirée contre La Corogne, pour s'emparer seul de la deuxième place. Déjà solide mercredi contre Barcelone en Coupe du Roi (0-0), l'Espanyol a de nouveau tenu bon face à Valladolid (1-1). Pour son premier match de Liga en tant qu'entraîneur, l'Argentin Mauricio Pochettino répondu présent. Il peut toutefois remercier Sergio Sanchez, qui a égalisé en fin de match (79e), même si son équipe, désormais 19e au classement, s'apprête à vivre une fin de saison bien difficile. Tout comme Getafe d'ailleurs, qui grâce notamment à un triplé de Soldado (17e, 57e et 72e), s'est donné un peu d'air en battant le Sporting Gijon (5-1). Un peu plus haut, Malaga et l'Atletico Madrid n'ont pu se départager (1-1). Ce qui porte à six, le nombre de matches sans victoire des Rojiblanchos, qui restent toutefois dans le peloton de tête (6e).