Bleus
- Gallas est «derrière» Domenech
Dans une interview accordée à L'Equipe, William Gallas a accepté pour la première fois de revenir sur l'échec des Bleus à l'Euro. Le défenseur d'Arsenal revient aussi longuement sur la situation de Raymond Domenech, dont l'avenir est très incertain même en cas de victoire à Constanta, samedi. Il lui apporte d'ailleurs son soutien. «Nous, on est derrière l'entraîneur, affirme-t-il. On a commencé avec lui, on veut terminer avec lui.»
A la question : "Pensez-vous que les joueurs de l'équipe de France sont derrière Domenech ?", l'international répond avec l'affirmative. «Oui. Après, je n'ai pas posé la question à tout le monde.» Les rumeurs sur le départ de Domenech après le match contre la Roumanie vont bon train. Gallas ne semble pas convaincu qu'un changement d'entraîneur serait bénéfique. «Si on change, ce sera mieux ? Qui peut en être sûr ? Personne. Je suis pour la continuité. Tu pars avec quelqu'un, tu le gardes jusqu'au bout. Si on ne va pas à la Coupe du monde, d'accord, tu changes. Mais pas avant.»
Il traverse le moment le plus difficile de sa carrière
Sur le fiasco de l'Euro, le Gunner confirme comme d'autres avant lui que le climat n'était pas très serein entre les joueurs et le staff. «C'est toujours tendu quand il y a une défaite, c'est le sport. Pendant l'Euro, ça ne s'est pas très bien passé, c'est vrai.» Il y avait des mécontents. «Certains joueurs n'étaient pas contents de leur temps de jeu.» Mais il assure que les Bleus ont définitivement tourné la page : «Maintenant, en août, on était passés à autre chose. Nous étions partis sur une nouvelle aventure. Avec le coach.»
Toutefois, s'il accepte les critiques post-Euro et post-Autriche (1-3), il comprend mal l'acharnement qui a suivi. «Des critiques, il en faut. Si tu n'es pas bon, tu n'es pas bon. Moi, ce qui me gêne, c'est l'acharnement qu'il peut y avoir sur une équipe, un joueur.» Excellent en 2006, Gallas est moins éblouissant depuis, tant avec Arsenal qu'avec les Bleus. Il assure même vivre sans doute le moment le plus délicat de sa carrière : « Je manque surtout de constance, en fait. Un coup, c'est bien, un coup, c'est moins bien. Mais je fais tout pour que ça revienne. (...) Je ne peux pas accepter d'être moins bien. Je suis encore jeune...»