L1
- Toulouse - Le retour de Bonnet
Alain Casanova a dû composer avec la blessure de trois joueurs importants pour bâtir son groupe amené à jouer à Nancy, samedi. Bryan Bergougnoux, touché vendredi matin à l'entraînement, rejoint à l'infirmerie Mathieu Berson (cuisse) et Daniel Braaten (revenu d'un match avec la sélection norvégienne). Xavier Pentecôte est, lui aussi, toujours absent, alors qu'Herita Ilunga n'a pas été retenu.
La bonne surprise vient du retour d'Alexandre Bonnet, victime d'une entorse de la cheville lors de la première journée à Lyon (0-3), et qui était encore incertain jeudi. Celui du jeune milieu défensif Etienne Capoue coïncide avec l'indisponibilité de Berson. Le défenseur Mohamed Fofana, qui a connu des problèmes respiratoires dus à une allergie, peut lui aussi répondre présent.
Le groupe : Carrasso, Blondel - Fofana, Cetto, Congré, Ebondo, Mathieu, M'Bengue - Paulo Cesar, Mou. Sissoko, Sirieix, Didot, Capoue, Bonnet - Mansaré, Gignac, Larsen, Soukouna.
Transferts
- Tiago (Juve) refuse Everton
Parti de Lyon auréolé d'une flatteuse réputation, le milieu portugais Tiago ne s'est jamais imposé à la Juventus de Turin. Cette dernière cherche désormais à s'en débarasser à tout prix mais n'y arrive pas. La Vieille Dame, d'accord avec Everton sur un prêt, a vu revenir son joueur d'Angleterre. Tiago a refusé les conditions proposées par les Toffees.
ESPAGNE
- Une Supercoupe endeuillée
Madrid pleure les morts de l'avion Spanair, qui s'est crashé à l'aéroport de Barajas. Alors, Madrid n'a pas vraiment la tête au ballon rond, ce qui est assez rare pour être souligné. Mais, comme après les attentats d'Atocha en 2004, la vie continue et le football aussi. Dimanche (22h00), dans une ambiance qui sera au recueillement et aux brassards noirs, le Real Madrid accueillera le FC Valence pour le match retour de la Supercoupe d'Espagne.
Pour rendre hommage à ses défunts, les Merengues tenteront de faire leur retard puisqu'ils ont perdu le match aller (2-3). Une situation que les Madrilènes ont déjà connue à deux reprises. En 1997, le Real s'incline 2-1 au Bernabeu devant Barcelone avant d'aller gagner 4-1 au Camp Nou pour remporter la Supercoupe. Rebelote en 2003 où, après une défaite 2-1 à Majorque, la Maison Blanche s'impose 3-0 à domicile. C'est désormais Valence qui se présente.
Valence a changé
Une équipe ché dirigée de main de maître par Unaï Emery qui souhaite redonner le lustre qu'avait Valence il n'y a pas si longtemps. L'ancien coach d'Almeria peut compter sur un groupe au complet. Un groupe qui semble enfin apaisé après une saison cauchemardesque qui l'avait tout de même vu gagner à Madrid en Liga (3-2) avec un doublé de David Villa. «Beaucoup de choses ont changées à l'intersaison. La préparation s'est faite tranquillement, a déclaré Ruben Baraja (photo AFP) sur le site du club valencien. On revient de l'enfer, il faut avancer doucement mais on veut tous gagner le titre.» Valence a retrouvé le calme et va tenter de résoudre les cas Zigic et Banega (en partance) sans faire de vagues. Pendant ce temps, Madrid se perd dans les tergiversations de Robinho, courtisé par Chelsea. Cela pourrait peser lourd à l'heure de soulever la Coupe.
L1
- Le Havre - Lesage incertain
Blessé au dos, Jean-Michel Lesage est incertain pour le match de samedi face à l'OM. Une décision sera prise dans la matinée, à quelques heures du match. C'est pourquoi Jean-Marc Nobilo a retenu dix-neuf joueurs.
L'entraîneur normand enregistre une bonne nouvelle avec le retour de son défenseur central Nicolas Gillet. Kévin Anin, victime d'une angine cette semaine, s'est lui aussi rendu disponible. En revanche, deux absents handicapent le promu : le défenseur Loïc Nestor et le gaucher Guillaume Norbert.
Le groupe : Revault, Placide - Baca, Ba, Sambou, Hénin, Tixier, Gillet, Anin - Aït Ben, Idir, Dieuze, Noro, Youssouf, Alla, Davidas - Lesage, Alassane, Nikezic, Fauré.
UEFA
- Joueur de l'année : les nominés
L'UEFA a dressé une liste de vingt nominés pour le trophée du Joueur de l'année. Parmi ces hommes, seuls trois n'évoluent pas en Angleterre : Manuel Neuer (Schalke), Carles Puyol et Lionel Messi (Barcelone). Après avoir amené trois équipes en demi-finales de la dernière Ligue des champions (Manchester United, Chelsea et Liverpool), il est normal que les joueurs de ces clubs trustent les nominations.
Les nominés pour le trophée du Joueur UEFA de l'année :
Gardiens : Manuel Almunia (Arsenal), Petr Cech (Chelsea), Manuel Neuer (Schalke 04), Pepe Reina (Liverpool), Edwin van der Sar (Manchester United)
Défenseurs : Jamie Carragher (Liverpool), Rio Ferdinand (Manchester United), Carles Puyol (Barcelona), John Terry (Chelsea), Nemanja Vidic (Manchester United)
Milieux : Michael Essien (Chelsea), Cesc Fabregas (Arsenal), Steven Gerrard (Liverpool), Frank Lampard (Chelsea), Paul Scholes (Manchester United)
Attaquants : Didier Drogba (Chelsea), Lionel Messi (Barcelona), Cristiano Ronaldo (Manchester United), Wayne Rooney (Manchester United), Fernando Torres (Liverpool)
Foot (H)
- Bronze amer pour le Brésil
Laminé par l'Argentine de Messi lors d'une demi-finale très attendue (3-0), le Brésil a finalement remporté la médaille de bronze, comme en 1996, en s'imposant contre la Belgique (3-0). Dans un match disputé sur un bon rythme, les Diables Rouges confirmant leur esprit joueur, la Canarinha a ouvert le score par Diego puis a creusé l'écart par le nouveau buteur de Manchester City, Jô (photo Reuters), qui a inscrit un doublé. Argentée en 1984 et 1988, la Selecao court toujours après une médaille d'or. Malgré un Ronaldinho intéressant, et des ailes occupées par les bombes Marcelo et Rafinha, le Brésil n'a pu monter sur la plus haute marche du podium. Un échec pour la bande de Dunga, déjà sur la sellette.
L1
- Le Mans - Sans Pelé, avec Gervinho
Le gardien manceau Yohann Pelé ne débutera pas son Championnat samedi contre Saint-Etienne. Même s'il a repris l'entraînement, son inflammation à un genou semble toujours le faire souffrir. Il est loin d'être le seul blessé du MUC : les défenseurs centraux Paulo Andre (mollet) et Samuel Bouhours (cuisse) et le latéral gauche Ludovic Baal (cheville) sont aussi indisponibles. Du coup, l'international espoir Cyrique Louvion effectue son retour.
Les deux recrues de la semaine, Marcelo Estigarribia et Roland Lamah, ne sont pas qualifiés. Yves Bertucci enregistre quand même une bonne nouvelle, le retour de Gervinho après son tournoi olympique.
LE GROUPE : Roche, Ferrand - Camara, Ben Frej, Cerdan, Geder, Adenon, Louvion - Thomas, Stromstad, Keita, Coutadeur, Gervinho, Dossevi, Le Tallec - Maïga, Helstad, Samassa.
Transferts
- Di Vaio du Genoa à Bologne
L'ancien joueur de Monaco, Marco Di Vaio troque un maillot Bleu et Rouge pour un autre. Alors qu'il évoluait au Genoa depuis l'été dernier (3 buts en 22 matches de Serie A), le joueur formé à la Lazio Rome rejoint le promu Bologne sous forme de prêt avec ption d'achat.
ANGLETERRE
- Arsenal - Fabregas bientôt apte
Le milieu de terrain international espagnol d'Arsenal, Francesc Fabregas, blessé depuis le début du mois d'août, devrait rejouer lors du troisième tour retour de la C1, mercredi prochain face au FC Twente.«Tout se passe très bien à l'entraînement. Il ne sera pas dans le groupe pour samedi mais il devrait être prêt pour le match de Ligue des champions contre Twente. On sait à quel point il est important au niveau de la création du jeu pour notre équipe et je veux qu'il joue mais je ne veux pas prendre de risque. Nous verrons lundi ou mardi pour voir si ce serait un pari ou pas de le faire débuter mercredi», a affirmé Arsène Wenger. (Avec AFP)
L1
- Rennes - Lacombe se plaint encore
Même rappelé à l'ordre par ses supérieurs pour avoir signifié ses inquiétudes avant la reprise du Championnat, Guy Lacombe n'en démord pas : le Stade rennais souffre «perturbations» extra-sportives qui créent des «tensions» et empêchent son groupe, en proie à des «fragilités évidentes» en défense, de trouver le bon «esprit d'équipe», avant de rencontrer Lille dimanche.
«Nous ne sommes pas assez forts pour dissiper les perturbations qui créent des tensions entre les dirigeants, les joueurs, pour des questions d'intérêts propres, a expliqué l'entraîneur en conférence de presse. Ce n'est donc pas évident d'arriver à jouer ensemble. Tout cela m'agace car ce n'est pas du football. S'il n'y avait que des problèmes de jeu, ce serait plus facile». Dimanche, après la défaite à Grenoble (0-1), il disait n'avoir qu'une hâte : voir arriver le 31 août, date de la fin du marché des transferts.
Guy Lacombe parle évidemment des affaires Briand, Wiltord et maintenant Mbia, qui sont de natures différentes. Briand voulait partir au PSG mais n'a pas pu. Wiltord aurait aimé jouer mais, pour s'être plaint dans la presse, a été mis à l'écart. Mbia, lui, a encore l'espoir de partir à Everton contre la volonté affichée de ses dirigeants. En filigrane, le milieu Fabien Lemoine ne dit pas autre chose que son coach. «Il y a peut-être eu des moments où l'on était moins ensemble et on les a payés cash. J'espère que tout le monde est prêt à faire des efforts». (Avec AFP)
L1
- Rennes - Défense à renforcer
Guy Lacombe ne cache pas que le secteur défensif rennais est en souffrance depuis le début de la saison (quatre buts pris contre Marseille, deux contre Stabaek, un à Grenoble). «C'est compliqué, il faut le reconnaître, a admis l'entraîneur breton, échaudé par un été compliqué. Je sens des fragilités, c'est évident mais on ne perd pas à cause de la défense. C'est vrai que Bocanegra n'a pas paru à l'aise dans certaines circonstances.»
Le capitaine des Etats-Unis n'a pas été très rassurant dans l'axe aux côtés d'Hansson, lui-même assez énigmatique depuis son arrivée. Borne, titulaire contre l'OM (4-4) et vite sorti, a été prêté à Brest... «Je ne peux pas fabriquer une charnière en deux coups de cuillère, se défend Lacombe. Alors, il cherche un «état d'esprit». «Et ce n'est pas facile d'en trouver un à Rennes ! Est-ce que je suis confiant? Je veux voir et travailler avec eux avant de dire si c'est bon ou pas.»
L'entraîneur rennais ne dit pas s'il a demandé un défenseur supplémentaire à ses dirigeants, se réfugiant derrière sa «cuisine interne.» Mais quand même : «Si on m'en donne un de plus, je dis OK.» (Avec AFP)
Transferts
- Silvestre : Blanc étonné
En marge de la rencontre de championnat que les Girondins disputeront dimanche face à Nantes (21h00), Laurent Blanc est revenu un instant sur le transfert de Mikaël Silvestre - que les Bordelais suivaient à l'intersaison -, récemment passé de Manchester United à Arsenal. «J'ai eu Mikaël au téléphone dernièrement, raconte le technicien. Je pense que ce qui s'est passé est unique, à savoir qu'un joueur évoluant à Manchester United parte à Arsenal. C'est vraiment très, très rare, pour ne pas dire que c'est la première fois que cela arrive, ajoute-t-il un rien surpris. Il bénéficiait d'une situation contractuelle qui était paradoxalement très sûre pour lui, dans la mesure où il lui restait un an à effectuer à Manchester, et où ses prétentions économiques étaient intéressantes. Par conséquent, rester là-bas n'était vraiment pas une punition, sachant qu'il avait en plus, au bout, ce fameux match (NDLR : un jubilé organisé pour célébrer ses dix ans de présence au club, avec le versement intégral de la recette en sa faveur)».
Mais ayant bien compris les souhaits et motivations émis par son ancien partenaire de chez les Red Devils, le Cévenol explique : «Il m'avait à l'époque dit que s'il devait absolument partir, alors qu'il était encore dans l'optique de rester, ce serait pour un autre grand club européen. Ce dernier s'est donc présenté, après être déjà venu à la charge, lorsque je jouais là-bas. Et de son côté, Arsène (Wenger) a cette fois-ci un peu dérogé à sa règle, celle de ne pas proposer de contrat de deux ans à des joueurs ayant plus de trente ans, puisqu'il ne le fait habituellement que pour des durées d'un an. Là, il l'a fait car je pense qu'il a pu obtenir le transfert dans des conditions très intéressantes, tout en s'apercevant que Mikaël était bien vert physiquement. C'est pour lui, d'autant que pour ne rien gâcher, sa famille sera super contente de rejoindre Londres, une ville très belle, cosmopolite et où l'on peut faire plein de choses... ». Comme à Bordeaux, ou Paris, finalement.
ITALIE
- Une Supercoupe avec Baptista
Julio Baptista va jouer dimanche (20h45) son premier match officiel avec la Roma. Et pas n'importe lequel puisque les Romains rencontrent l'Inter Milan de José Mourinho à San Siro pour la Supercoupe d'Italie. "La Bestia" (photo AFP) est pressée d'en découdre : «Je me sens très bien physiquement. Je suis prêt et à disposition du coach, a-t-il déclaré en conférence de presse. Je veux démontrer ma valeur contre l'Inter.» Il faut dire qu'il n'a pas pu beaucoup le faire au Real Madrid où il a rarement été titulaire. En tout cas, son premier match aura vraiment une saveur particulière.
D'abord, parce qu'il met aux prises deux équipes qui s'affrontent constamment depuis quelques années. L'Inter vient de terminer deux saisons de suite juste devant la Roma en championnat. Et les deux équipes vont jouer rien de moins que leur troisième Supercoupe d'affilée l'une contre l'autre. En 2006, les Milanais remportaient un match incroyable (4-3, a.p.) avec un doublé de Patrick Vieira. L'an passé, Rome se vengeait en l'emportant 1-0. Ce match sera très particulier pour la Louve qui a pleuré cette semaine la mort de son président historique, Franco Sensi. «La semaine n'a pas été facile. J'espère que l'équipe pourra lui rendre hommage en gagnant le trophée», a déclaré Baptista. Tous les supporters giallorossi l'espèrent également.
L1
- OM - Avec Ben Arfa et Cana
Blessé aux adducteurs contre Auxerre dimanche dernier au Vélodrome (4-0) et forfait en sélection contre la Suède mercredi, Hatem Ben Arfa, qui était incertain, figure finalement dans les dix-huit joueurs retenus par Eric Gerets pour le déplacement au Havre, samedi (19h00). Lorik Cana, le capitaine, forfait lors de la 2e journée en raison d'une entorse à un orteil, fait, lui, son retour.
prognostikeur dou tu sai tout sa??
ESPAGNE
- Barcelone - Touré : «Tout gagner»
La Liga reprend ses droits samedi soir. Mais c'est dimanche que le champion madrilène et le Barça seront sur le pont. Le club catalan n'a pas le droit à l'erreur cette saison et compte sur ses stars pour retrouver le devant de la scène. Parmi elles, une pourrait particulièrement briller cette saison. A 25 ans, Yaya Touré est un des hommes de base du Barça «new-look», censé redonner orgueil et fierté au club catalan après une année désastreuse. Un renouveau incarné par Touré : sur les dernières rencontres disputées (et toutes gagnées) par les Blaugrana, l'ex-Monégasque a été gigantesque, dépassant de loin son rôle de milieu défensif.
Ce fut particulièrement vrai face à Boca Juniors lors du traditionnel trophée Gamper : impressionnant de puissance, Yaya Touré (photo L'Equipe) a écoeuré l'entrejeu argentin. De l'avis de tous, il fut même le meilleur Barcelonais. Rien que ça. «C'est ma deuxième saison ici et je me sens plus à l'aise, confirme d'ailleurs l'Ivoirien, main dans les poches et casquette de Michael Jordan sur la tête. Mais en même temps, c'est facile de jouer dans une équipe qui se sent bien. Quand en plus, vous avez de grands joueurs comme Xavi ou Iniesta autour de vous, tout roule.» Il vaudrait mieux que ça roule, en effet, car le Barça n'a plus le choix : humilié par le Real Madrid, pourri par les conflits internes, les problèmes en tous genres (transfert de Ronaldinho, motion de censure contre Joan Laporta) et les blessures, Barcelone s'est écroulé la saison dernière.
«Dommage pour Drogba»
Mais cette année, la donne paraît différente : avec plus de 90 millions investis cet été, les Catalans se sont renforcés et la nomination sur le banc du rigide Pep Guardiola a amené de la rigueur. «Barcelone ne doit pas se manquer cette année, enchaîne Touré. L'an passé, tout le monde a échoué. Mais avec tout l'argent dépensé, c'est normal que le club veuille maintenant tout gagner. On va tout faire pour y arriver.»
Une revanche que le Barça va devoir accomplir avec Samuel Eto'o, finalement resté au Barça, mais sans Didier Drogba, mollement courtisé cet l'été. A l'issue de la dernière Coupe d'Afrique des Nations, Yaya Touré avait pourtant joué les VRP en faisant la promotion du joueur de Chelsea. En vain. «Oui, c'est dommage pour Drogba, j'aurais adoré qu'il me rejoigne au Barça, conclut Touré. Mais en même temps, je remercie Dieu qu'Eto'o soit resté. Ce n'est pas loin d'être le meilleur attaquant du monde. Avec tous ces grands joueurs, et, surtout, avec l'état d'esprit que nous avons, je ne vois pas pourquoi on ne réussirait pas.» -
L1
- Nantes - Entorse pour Abdoun
Sévèrement taclé par le Bordelais Wendel, qui n'a pas été sanctionné, Djamel Abdoun souffre d'une entorse de la cheville gauche. C'est Michel Der Zakarian qui l'a confirmé après la rencontre. La durée de son indisponobilité n'est pas encore connue.
ARGENTINE
- Boca - Les croisés pour Palermo
Cruelle nouvelle pour les supporters de Boca Juniors. Martin Palermo, qui a inscrit mi-aôut son 194e but sous le maillot du club populaire de Buenos Aires en 304 matches, souffre d'une rupture des ligaments croisés du genou droit. "El Loco" (34 ans), touché lors de la rencontre Boca-Lanus (2-1), sera absent au moins sept mois. Il devait être appelé en équipe d'Argentine par Alfio Basile cette semaine pour affronter le Pérou et le Paraguay dans le cadre des éliminatoires du Mondial 2010.
L1
- Bordeaux - «Sur la bonne voie»
Si les Girondins ont enregistré leurs second succès de la saison, dimanche soir, à domicile, face à Nantes (2-0), ils n'ont cependant pas le sentiment d'avoir totalement répondu aux exigences, notamment dans le contenu de la rencontre. Une situation paradoxale, pour un groupe ayant réagi positivement après la déconvenue subie face au Paris-SG (1-0), au Parc des crinces, une semaine plus tôt.
«Nous avons marqué d'entrée, sans parvenir à inscrire un deuxième but dans la foulée, regrette Marc Planus. Puis nous avons été moins disponibles dans le jeu, lequel est devenu laborieux, avant de reculer un peu. Nous avons alors donné confiance aux Nantais et, au niveau du contenu du match, cela reste une petite déception, déplore-t-il encore. A Paris, nous avions été bons dans le jeu, mais sans gagner. Cette fois-ci, ce fut l'inverse, ce qui est paradoxal. Il reste encore beaucoup de travail, nous en sommes conscients». Néanmoins, le défenseur bordelais reconnaît que les siens se sont montrés plus enclins à aller de l'avant. Un constat bien réel selon lui, mais pas entièrement rassurant. «Nous avons été percutants, affirme-t-il avec conviction. Mais il faut être plus tueurs devant le but, sinon, on se met en difficulté, on court après le ballon, et on y laisse des plumes. Par conséquent, on ne peut pas se contenter de cela, ni prétendre jouer les premières places en étant aussi irréguliers au cours d'un match. Il faut prendre plus de maturité pour y parvenir et mieux maîtriser. Mais je pense que nous sommes sur la bonne voie».
Pour Laurent Blanc, l'analyse demeure quelque peu nuancée. «Nous avons produit vingt-cinq minutes de bonne facture, en réussissant à ouvrir le score, chose la plus difficile, indique le Cévenol. Nous avons pensé pouvoir inscrire un second but puis un troisième, au lieu de quoi nous avons un peu déjoué, reprend-il. La victoire a été plus longue à se décider que ce que l'on pensait, mais il y a quand même beaucoup de choses très positives à retenir, comme le fait de ne pas avoir pris de buts. C'est la première fois que cela se produit depuis le début du Championnat, et à la sortie, on gagne ! Mais nous avons fait preuve de plus de percussion offensive que face à Paris. Nous avions mis un attaquant de plus (avec Cavenaghi et Bellion, NDLR), ce qui nous a permis de bénéficier de plus de largeur et d'appels en profondeur, ajoute-t-il satisfait. Et la victoire est méritée pour Bordeaux, même si Nantes n'a pas fermé le jeu et a joué avec ses atouts». Un succès bienvenu, avant le déplacement à Lille, le week-end prochain.
L1
- Der Zakarian : «Ne pas paniquer»
Michel Der Zakarian était agacé par la nouvelle défaite de son équipe dimanche soir à Bordeaux (0-2). La faute à des erreurs évitables et récurrentes selon lui. «On a encore fait un cadeau à l'adversaire en lui donnant un but au bout de cinq minutes de jeu. Et cela fait trois matches que l'on donne des buts..., a-t-il soufflé. Notre entame n'a pas été bonne car on a été trop passif et, lors des duels, on n'avançait pas. Des moments, on était un peu mieux mais on n'a pas mis au fond nos deux-trois occasions. Quand on est menés au score, il faut se livrer et aller chercher un résultat. Et sur la fin, on a encore pris un but sur un coup de pied arrêté. Le haut niveau ne pardonne pas les fautes grossières comme on fait».
Le milieu de terrain nantais Ricardo Faty ne pavoisait pas non plus. «On a fait un début de match assez mauvais. En face, Bordeaux était bien en place et très à l'aise. On a mis de la bonne volonté en seconde période mais on est retombés dans nos travers». Pour l'entraîneur nantais, la première chose à corriger est évidemment l'efficacité. «Il faut être plus réaliste. Jusqu'ici, on n'a pas eu beaucoup d'occasions et on n'a pas marqué beaucoup de buts. » Il relève quand même certaines choses positives. «On a parfois bien récupéré le ballon et il y a eu une bonne révolte. On a su leur poser des problèmes. Il faut s'appuyer là-dessus et mettre davantage d'intensité. Mais je ne suis pas déçu, les joueurs ont fait ce qu'ils ont pu».
Kita apprécie Perrin
Avec un seul point en trois journées, Nantes est déjà dans le rouge. «On se retrouve dans une situation difficile. Mais on n'est qu'à la troisième journée. Il ne faut pas paniquer», tente de relativiser le coach nantais. Ricardo Faty, lui, souhaite une révolte : «Il va falloir se bouger et se poser les bonnes questions. Par exemple : Pourquoi on ne trouve pas les attaquants ? Pourquoi on débute mal les matches ? Faut arrêter de se tourner les pouces ! On n'a pas le choix : il faut continuer à travailler et surtout être performant à domicile».
Sur la sellette, Michel der Zakarian n'a pas été très disert sur les rumeurs concernant son avenir. «Chaque chose en son temps, je n'ai pas envie de répondre pas à ce genre de questions. Pour l'instant, on ne me dit rien. Je lis ça dans les journaux comme vous. On verra bien... Ce n'est pas nouveau, ça fait un an que tous les week-ends je sens la pression». Pour finir, Waldemar Kita a indiqué se «concentrer sur l'organisation de l'encadrement». Un changement d'entraîneur est possible, tout comme l'arrivée d'un manager au-dessus de Der Zakarian, un poste qu'avait déjà refusé Henri Michel il y a quelques mois. «Il faut bien analyser, bien réfléchir dans les heures et les jours qui viennent et voir comment on peut renouer le dialogue pour remotiver tout le monde». Il a toutefois affirmé qu'«aucune décision» n'était encore prise concernant Der Zakarian, et qu'Alain Perrin était «un bon entraîneur».