Foot - Coupe - Lille - Mavuba veut le trophée
Revigoré par ses deux succès consécutifs contre Lens (2-1) et Caen (5-0), Lille entend réaliser la passe de trois à l'occasion de son déplacement à Bordeaux en huitièmes de finale de la Coupe de France. Pour Rio Mavuba (photo L'Equipe), qui retrouvera les Girondins pour la deuxième fois depuis son retour en France, cette compétition est un bon moyen pour le LOSC de retrouver l'Europe la saison prochaine. «Si on peut, on jouera la gagne», prévient-il.
«Rio Mavuba, Lille reste sur deux succès consécutifs qui lui ont permis de revenir dans la première partie de tableau. Vous allez pouvoir aborder votre déplacement à Bordeaux l'esprit libre ?
On est plus serein qu'il y a trois semaines, même si on sait que dans ce championnat, tout va très vite. Ce qui est sûr, c'est qu'on va à Bordeaux pour gagner, même si on sait que ça sera compliqué. Déjà parce que ça fait plus de quarante ans que Lille n'a pas gagné la Coupe de France. Ensuite parce que les Girondins font vraiment une grande saison. A nous de tout donner pendant 90, voire 120 minutes. Il n'y a aura pas de calculs à faire ! Et puis, il ne faut pas non plus oublier que la Coupe de France, c'est l'un des moyens les plus rapides pour retrouver l'Europe. Si on peut, on jouera la gagne.
En ce qui vous concerne, ce sera la deuxième fois que vous retrouverez Chaban-Delmas et les Girondins depuis votre retour en France. Est-ce encore particulier ?
Oui, bien sûr. Ça fait toujours plaisir de retrouver des collègues, un public et un club que j'ai côtoyés durant de nombreuses années. La première fois, émotionnellement, ça n'avait pas été facile pour moi. Cette fois, j'ai un peu d'expérience en plus ! (Rires). Et puis, une deuxième fois, c'est forcément moins intense.
Bordeaux, c'est une équipe vous connaissez bien. Entre celui de la saison dernière et celui de cette année, il n'y a pas photo ?
C'est clair ! Par rapport aux résultats, mais aussi à leur qualité de jeu. Je crois que l'arrivée de Laurent Blanc leur a fait beaucoup de bien. Ils ont également eu la chance que la mayonnaise prenne très vite entre les anciens et les nouveaux. Et puis, ils ont aussi réussi à avoir des bons buteurs au bon moment. Bellion en début de saison. Cavenaghi en ce moment. Tous ces paramètres ont fait qu'ils ont pu emmagasiner de la confiance rapidement et enchaîner les bons résultats.
L'an dernier, avec Ricardo, c'était si terrible que ça ?
Terrible ? Non, on ne peut pas dire ça. Disons que c'était un autre football, une autre philosophie de jeu que celle de Laurent Blanc. Je crois que ça se voit. D'ailleurs, il suffit de regarder Monaco (NDLR : l'équipe que dirige actuellement Ricardo)... Ce n'est pas quelqu'un de très porté sur l'offensive.
A Lille, Claude Puel semble vous accorder une confiance illimitée. Cela doit vous faire plaisir ?
Bien sûr. Pour l'instant, j'ai eu la chance d'avoir débuté toutes les rencontres. Le coach m'a accordé sa confiance. J'espère qu'il est content de moi et que ça durera. En tout cas, je me sens très bien ici. Il y a un bon groupe avec pas mal de jeunes où je fais presque figure d'ancien ! (Rires). C'est une équipe qui m'apporte beaucoup et j'essaie de lui rendre la pareille. Le plus important, c'est que le LOSC aille bien.
Jeudi, vous suivrez attentivement la liste dévoilée par Raymond Domenech pour les matches amicaux contre le Mali et l'Angleterre ?
Attentivement ? (Il réfléchit) Ouais... Disons qu'en ce moment, je suis surtout à fond avec Lille. Le reste, ça n'est pas vraiment de mon ressort.
Vous ne pouvez pas nier avoir de nouveau marqué des points précieux dans la course à l'Euro 2008 ?
C'est sûr. A Villarreal, j'ai sans doute perdu du temps. Là, tout se passe très bien. Maintenant, le plus important pour moi, c'était surtout de retrouver des sensations, et surtout la joie d'être sur les terrains tous les week-ends.
Avez-vous reçu une pré-convocation de la part du sélectionneur ?
Oui, je crois...»