Euro - ESPAGNE
Les héros prennent le soleil
Dimanche, la délégation espagnole n'a pas traîné à Vienne après sa qualification. Villa, Fabregas et Senna, qui étaient disposés à intervenir en direct sur quelque radio, ont été arrachés à leur bonheur par les impératifs du transport aérien. La Seleccion a rejoint Innsbruck en un temps record. A 1h30 du matin, tout le monde était prêt à monter dans le bus pour gagner la retraite de Neustift. Et encore, l'avion a eu besoin d'une dérogation spéciale. En temps normal, il est interdit de survoler le Tyrol autrichien après 20 heures.
Tout ce petit monde était assez frais, malgré les 600 kilomètres de la nuit, pour suivre sous un soleil magnifique la séance de décrassage programmée par Luis Aragones lundi midi. Les dix titulaires du match plus Fabregas et Cazorla se sont aimablement refait une santé en une petite demi-heure, sous les vivas d'une cinquantaine de supporters. Léger footing, étirements, salut aux fans pour tout programme. Pendant ce temps, les trois gardiens travaillaient à part, Casillas radieux, et huit remplaçants travaillaient leur toque sur un quart de terrain, avec quatre mini-buts, sous l'oeil attentif de Luis Aragones, collé à la ligne tel un père protecteur.
Vingt-trois joueurs opérationnels
En dehors d'une crampe tenace de Senna, qui l'a chassée dans la nuit, la troupe du stage d'Hortaleza ne souffre d'aucun pépin physique, ni aucun suspendu, à trois jours de sa demi-finale contre la Russie. Elle pourrait prêter des gens à la Turquie sans problème. Les choses sérieuses se précisent, cependant. En général, les lendemains de match, Aragones lâche ses hommes en début d'après-midi. Quartier libre jusqu'au petit déjeuner du lendemain, qu'ils peuvent prendre où ils le souhaitent. Lundi, rendez-vous à l'hôtel à 21 heures. - Cé. Ro. (à Neustift)