ANALYSE 10/12/03
Partizan 1-1 OM : Analyse
Les Olympiens l´ont fait. Ils quittent certes la Ligue des Champions mais ils continueront leur route en Coupe de l´Uefa en février prochain. Un but de Mido, un arrêt de Gavanon, et beaucoup de solidarité leur ont permis de sortir indemnes d´une rencontre particulièrement tendue.
PARTIZAN 1-1 OM
Stade Jna - 09/12/03
0-1
1-1 Mido ( 60e)
Delibasic ( 79e)
Crispante à souhait, la soirée avait commencé par un coup de théâtre : la titularisation de Jérémy Gavanon en lieu et place de Vedran Runje. Le Croate s´asseyait sur le banc au coup d´envoi. Un choix -uniquement- sportif ( comme l´expliquait plus tard Alain Perrin) qui s´ajoutait au forfait prévisible de Camel Meriem.
Le jeune portier entrait donc de plein pied dans le monde professionnel à l´occasion d´une rencontre capitale, sur terre hostile qui plus est. Un sacré challenge qu´il allait parfaitement relever.
D´entrée de jeu, les Serbes ne perdaient pourtant pas une minute pour tester sa résistance. Au prix d´un engagement de tous les instants, ils confisquaient le ballon et obligeaient les Olympiens à évoluer plus bas que prévu.
Régulièrement envoyés dans les cordes par le Partizan, ils connaissaient une première frayeur quand Ilic héritait d´une passe peu académique, mais ne cadrait pas. On se disait alors que la chance avait suffisamment fait des infidélités à l´OM ces derniers temps pour ne pas, un jour, chercher son pardon.
Malgré le soutien manifeste de la Bonne Mère, difficile de ne pas trembler quand on est ainsi secoué. Surtout que Christanval, chef de file de la défense, abandonnait les siens, sur blessure, dans la foulée
Une alerte, un coup du sort, les Marseillais reprenaient quand même des couleurs en s´efforçant de poser le jeu. Sur un corner, ils étaient même tout proches du bonheur mais Duljaj repoussait sur sa ligne une tête de Van Buyten. C´était là une des ( trop) rares incursions phocéennes dans le camp belgradois.
Gavanon sauve l´OM
En deuxième période, la pression des hommes de Matthaüs se faisait un peu moins forte. L´étau se desserrait quelque peu, ce qui autorisait l´OM à s´aventurer davantage dans les 45 mètres adverses. Pour tout dire, on respirait mieux.
Cette volonté de jouer plus haut amenait toute une série de coups de pied arrêtés, dont celui de 60e minute. Bien frappé par Hemdani, le cuir s´envolait au-dessus de la mêlée pour trouver la tête croisée de Mido et finir sa course dans les filets ( 1-1). Un éclair dans la nuit glacée de Belgrade.
Glacé comme l´était aussi le sang des Serbes après cette ouverture du score. Le coup porté par les Olympiens avait commis des dégâts.
L´âpre bataille du milieu reprenait ses droits dans le dernier quart d´heure. Exhortés par leur entraîneur, les joueurs du Partizan se ruaient à l´attaque pour arracher une égalisation aux formes d´espoir. Expulsé à l´aller, Delibasic prenait ainsi sa revanche à la 79e en devançant Méïté et Gavanon de la tête sur un centre dévié par Van Buyten ( 1-1).
Allait-on revivre les terribles scenarii des dernières semaines ? Ceux où les efforts ne sont sources que de regrets ? Non ! Car, à la 80e, Gavanon avait les mains suffisamment fermes pour repousser un tir d´Iliev que tout le stade voyait déjà dans les buts.
Le couperet était passé près. Les Phocéens ne quittaient plus le bleu de chauffe jusqu´au coup de sifflet final de l´arbitre. A la Marseillaise, avec les tripes, ils s´accrochaient à leur graal pour signer leur première performance collective de la saison.
Cela méritait bien une pyramide de joie dans la surface de réparation où toute l´équipe s´entassait sur le " minot", grand artisan ( avec Mido) de la qualification. Après la pluie de l´automne, viendra le beau temps du printemps avec la Coupe de l´Uefa !
Laurent Oreggia
>>hello sa vas ?