et voici les infos du match!!!
Le but de Titi Camara et les larmes qui suivirent furent les derniers instants joyeux des Olympiens sur la pelouse de Furiani. Depuis cette rencontre de septembre 1998, l´OM n´a plus jamais trouvé le chemin des filets à Bastia.
Et ce n´est pas l´an dernier qu´il risquait de mettre un terme à cette série. "C´était le sommet du bordel", se souvient Frank Leboeuf. "On n´avait rien, même pas d´entraîneur puisque José Anigo avait été renvoyé. Finalement, c´est Marco (Levy, ent. des gardiens, ndlr) et Josip Skoblar qui s´étaient assis sur le banc…". Les Insulaires s´étaient imposés sur la plus petite des marges grâce à une tête de Beneforti.
Avec quelques années au compteur, le capitaine regorge d´anecdotes sur ce déplacement si particulier. "J´ai le souvenir d´une bombe agricole qui m´avait explosé à 10 centimètres du pied, voilà une dizaine d´années. Je me rappelle aussi du temps où il n´y avait pas de grillage autour du terrain. On sentait alors physiquement la présence du public. C´était une autre époque…"
En ramenant un "résultat" de Bastia, les Marseillais consolideraient leur place dans le trio de tête. Un argument motivant sur lequel Alain Perrin assure pourtant ne pas se focaliser : "Avant de penser à grimper au classement, préoccupons-nous d´abord de la qualité de notre jeu et de l´investissement à fournir. Méfions-nous aussi de la motivation des faux-frères, notamment des anciens phocéens (Maurice, Gourvennec, Pédros, Galtier, et Gili, ndlr)".
Du reste, la mauvaise situation sportive de Bastia rend ce 21e derby un petit peu tendu. Trois petites marches le sépare de la zone de relégation. Autant dire qu´une réaction est attendue. Elle a déjà, en partie, commencé lors de la dernière journée à Montpellier. Menée 2-0, la formation de Gili est revenue à la hauteur des Héraultais. A la force du poignet.
Face à cette équipe trop inconstante pour occuper une meilleure place, et qui a déjà subi deux revers dans son antre, l´OM a un coup à jouer. A condition d´allier solidarité et maîtrise de l´adversaire. La première valeur a été observée ces dernières semaines. La seconde, moins. Comme contre Lens, où les Olympiens ont risqué jusqu´au bout l´égalisation en perdant la mainmise du ballon. Une erreur à ne pas renouveler.