Joyau > Voilà l'histoire (c'est un peu long) :
Je ne souhaite pas révéler l'identité de mes potes donc appelons les Max et Tom. La maison (c'est plutôt une sorte de château) appartient au père de Max et se trouve dans un coin paumé des Cévennes. On comptait rester là-bas de lundi à mercredi soir. Du coup lundi matin, Tom prend sa voiture et on part pour un trajet de 3 heures là-bas. Max nous avait prévenu qu'il avait déjà vu des choses très très bizarres là-bas, mais Tom et moi on reste sceptiques puisqu'on croit pas aux esprits et à toutes ces merdes.
Donc après plus de 3 heures de routes, on arrive là-bas, on s'allume une clope (pour rester dans la légalité
) et on se détend tranquille dehors. Arrivé 20h on décide d'allumer le barbecue, on mange, tout se passe bien, on laisse la machette avec laquelle on a coupé du bois à côté du barbecue puis on va dans le salon. On se fait un petit jeu de société tranquillement, jusqu'à ce que la fatigue arrive. Vers 2h du matin on décide donc d'aller dans la chambre, la fameuse dont Max nous avait parlé.
Il faut savoir que cette chambre est assez cliché. C'est-à-dire qu'elle ressemble typiquement aux chambres que l'on peut voir dans les films d'horreur de bas étage. Tom et moi dormions dans le grand lit, en face d'un cadre de la Vierge Marie caricaturée et plutôt défigurée, et Max dormait au pied du lit, par terre sur un matelas. Au-dessus de lui, une étagère avec un bougeoir posé dessus. Dans cette chambre il y a deux portes, l'une à droite du lit menant à l'autre chambre, dit la "chambre maudite" et l'autre en face, menant au salon. Ces détails sont importants pour la suite des évènements.
Max, Tom et moi étant installés, on ne laisse que la veilleuse à côté de moi allumée, puis parlons 10 minutes avant de décider à plonger la chambre dans l'obscurité. Aucun bruit apparent, aucun truc bizarre. J'éteins donc la veilleuse... Même pas 10 secondes après, le grand lit dans lequel nous sommes commence à craquer. Mais pas un craquement normal. Un craquement qui donne l'impression que le bois se contracte, que quelque chose fait pression dessus. On rallume la lumière immédiatement, on essaie de sauter sur le lit avec Tom pour le faire craquer. Rien. Le lit ne fait aucun bruit. On décide donc de rééteindre la lumière en prenant soin de ne faire aucun mouvement. Le lit se remet à craquer de plus belle.
On essaie de résister. Puis les craquements s'arrêtent un instant. On entend un "BOUM" sur le tapis. J'allume immédiatement la lumière, le coeur battant à fond la caisse, puis Tom regarde le tapis à côté de lui. Le bougeoir avait été projeté contre le tapis. Max n'a pas bougé d'un centimètre et était totalement pétrifié. On sort donc de la chambre en courant en prenant des duvets pour aller dormir dans la voiture. On passe donc par la cuisine, et là... La machette était délicatement posée contre l'armoire, alors qu'on s'est promis que personne n'y avait touché et qu'elle était restée dehors.
On court donc vite à la voiture et on dort dedans jusqu'à 6h du matin. Le jour levé, on décide de retourner dans la chambre pour dormir un peu (ouais parce que dormir dans une caisse minuscule à trois c'est tendu
). Vu que le jour était levé, même la lumière éteinte et les rideaux fermés, plus rien ne craquait dans la chambre, tout était redevenu normal.
Le lendemain, on vaque à nos occupations, un peu terrifiés de la veille, on va à la rivière, on refume une clope.
Puis on retourne à la maison, on décide de retenter le coup le soir. On fait donc un barbecue, on se met tous d'accord pour dire que la machette est par terre, à côté du barbecue. Le soir venu, on retourne dormir dans la chambre. J'éteins donc la veilleuse. Les craquements reprennent pendant 15 secondes puis s'arrêtent brusquement. Max, ayant déjà vécu cette situation, nous dit que c'est pas du tout bon signe.
5 minutes après, BOUM. Un gros coup est donné dans la porte qui mène vers le salon. Bien entendu, je rallume illico la veilleuse, on se chie tous dessus. On cherche d'où ça vient mais même en ouvrant la porte du salon, on voit rien. On décide donc de "dormir" la lumière allumée (personne n'a dormi au final, tellement on avait les chocottes). Le matin venu (donc c'est ce matin pour vous replacer), j'ouvre les volets menant vers le jardin. Premier réflexe, je regarde le barbecue et la machette. Plus à sa place. Elle avait été déplacée vers la table en fer juste à côté, délicatement posée sur le bord de celle-ci. Je cours avertir mes collègues évidemment, puis je vais dans la chambre pour refaire le lit, et je trébuche.
Par terre, en plein milieu du tapis, se trouve une grosse bougie qui devait bien peser 700g. On réalise que c'est ça qui a été projeté contre la porte la nuit dernière et qui avait rebondi vers le tapis. Le hic, c'est que cette bougie n'était pas dans la chambre auparavant, on avait fait l'inventaire et Max connaissait sa maison par coeur, et n'avait vu cette bougie ni d'Ève, ni d'Adam. Du coup, on remballe vite nos affaires et on se casse.
Et voilà, maintenant je peux pas faire autrement que de croire à ces merdes. 