Éclat d'amour éternel
Chapitre 1
_ Encore un nouveau Noël qui se déroule dans la frustration et la douleur. C’est une fête purement commerciale. Peu de gens y voient un intérêt religieux et traditionnel. Et les enfants qui attendent leurs cadeaux ne veulent que ça. Le fait de passer un repas avec la famille et un peu de magie ne leur vient plus en tête. C’est triste. Je sais déjà que je ne passerai plus jamais un joyeux Noël. Je n’en ai jamais passé un d’heureux. Je ne me suis jamais sentit à ma place dans ce genre de fête. Je suis toujours le type silencieux dans son coin qui regarde les autres s’amuser en attendant que le temps passe. Personne n’a jamais réussis à me faire plaisir en m’offrant un cadeau sauf une seule personne. Juste une. Mais je ne m'en souviens plus.
_ Je sentais que j’étais déjà complètement crevé en me réveillant ce matin. Quelques mémoires en ce jour du 25 Décembre. Je voyais des gens défiler dans les rues avec des énormes sourires. Ils passaient leur temps avec les gens qu’ils aimaient. Leurs conjoints, leurs enfants, leurs amis. Moi je n’avais personne. J’avais juste envie d’aller quelque part, de m’isoler, de faire un tour loin d’ici. J’ai pris un bus pour Saint Cyr. J’y avais vécu pendant plus de 15 ans avant de déménager, j’avais envie de me baigner dans la nostalgie au lieu de déprimer, enfermé dans ma chambre.
_ On apporte beaucoup d’importance au sable, alors que ce ne sont que des tout petits cailloux minuscules. Chaque fois que je vais sur cette plage, j’ai envie d’y creuser un troue avec le premier bâton que je trouve près de moi. Il fait toujours un peu frais ici, même pendant l’été. On entend encore le cri des mouettes qui volent dans le ciel. Je n’ai jamais vraiment compris ce qu’elle voulait dire mais c’est peut-être pas important après tout. Le ciel demeurait gris comme s’il n’avait jamais souris et j’aurai parié qu’il pleuvrait si je n’avais pas regardé la météo ce matin là. Mais, les gouttes que j’aurai pu prévoir ne se sont pas abattues sur mes épaules. Je suis resté plus de deux heures, assis, sur le sable à regarder la mer.
_ J’avais l’impression d’avoir oublié quelque chose. Je sentais qu’en continuant à fixer l’eau, j’aurai pu m’en souvenir. Mais rien ne m’est revenu en tête. C’était plutôt triste. Comme si j’avais perdu une partie de moi sur cette plage et que je le recherchais sans bouger. Assis en tailleur. Juste en écoutant le bruit que causait les vagues en s’éclatant contre les rochers.