Gauthier
L’« effet Barnum ».
Les informations délivrés par les voyants sont souvent vagues et générales qu’elles peuvent s’appliquer à tous et à chacun. C’est l’effet découvert en 1949 par un professeur de psychologie : ayant décrit par le menu une personnalité donnée, chacun de ses élèves pensa qu’il voulait parler de lui. L’effet « du corbeau et du renard ». Les informations astrologiques sont généralement positives. Nous sommes tous individuellement prêts à croire quelqu’un qui nous décrit comme intuitif, ‘ imaginatif, sociable, aventureux, intelligent et sensible.
L’effet « méthode Coué ».
A-t-on jamais consulté un voyantavec méfiance ? Le désir de croire se manifeste de mille façons : le consulté livre innocemment des indices sur lui-même qui aident l’voyantà fournir des commentaires pertinents ; il est même prêt à interpréter positivement toutes les réponses discordantes (Moi, dépensier ? On ne peut pas plus économe ! D’un autre côté… c’est vrai que ces chaussures étaient hors de prix…)
L’effet du « cheval savant ».
Nombres d’voyants se fient au langage corporel de leur client et interprètent leurs expressions faciales pour vérifier qu’ils sont sur la bonne piste. Ce, principe tient son nom de ce cheval de foire apparemment capable de résoudre des additions et des multiplications en tapant la réponse avec ses sabots, mais qui se contentait en fait de répondre aux discrètes injonctions de son maître (celui-ci hochait la tête à chaque coup de sabot et fronçait les sourcils pour indiquer au jovial équidé le nombre à ne pas dépasser).
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Le « syndrome du docteur Fox ».
Quiconque a l’impression d’être en situation d’apprentissage et pense avoir affaire à un -supposé - savant, se révèle heureux d’avoir appris quelque chose, quel que soit son contenu. Ce bel axiome a été testé par trois éducateurs médicaux qui, en 1974, engagèrent un acteur pour,jouer le rôle du « docteur Myron L. Fox ». Cinquante-six psychiatres, psychologues, enseignants, directeurs d’école et travailleurs sociaux assistèrent à la conférence du docteur Fox sur « la théorie , des jeux mathématiques appliquée à l’éducation physique ». Il s’agissait, bien sûr, d’un amas de sottises savamment ficelé. A la fin, on demanda à l’auditoire de remplir un questionnaire anonyme. Quarante-deux des participants estimaient que la conférence était bien construite, et que le docteur Fox avait utilisé suffisamment d’exemples pour stimuler leur réflexion. Les quatorze autres pensaient qu’il s’était contenté d’énumérer des lapalissades et que la présentation était verbeuse, mais avouaient qu’ils auraient aimé en apprendre plus sur le sujet. Personne n’avait démasqué la supercherie.