Chaud.
Quand Raymond Domenech a déclaré, le 2 octobre, qu'il "ne connais[sait] qu'une seule dictature, celle du résultat", il ne croyait pas si bien dire. Car le nul arraché par les Bleus en Roumanie samedi (2-2), et plus précisément la seconde période enthousiasmante qu'ils ont offerte, ont effacé tous les déboires, les discussions, les réglements de compte des semaines précédentes. Mercredi 15 octobre, le sélectionneur national tant décrié a été maintenu dans ses fonctions grâce à un vote à bulletins secrets, par 19 voix sur 20 en sa faveur, du conseil fédéral de la Fédération française de football (FFF).
Il s'en est fallu de peu pour que Raymond Domenech ne parvienne pas à sauver sa tête, peut-être de quelques centimètres sur la superbe frappe égalisatrice de Yoann Gourcuff qui percuta la barre avant d'entrer dans le but roumain. Déjà sauvé cet été après un Euro catastrophique, le sélectionneur aura donc à nouveau bénéficié de la clémence des membres du conseil. Pourtant, l'affligeante défaite en Autriche (1-3), en septembre, avait semblé rédhibitoire. Les si coriaces accolytes de Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF, se sont donc laissés convaincre par une simple victoire à domicile face à la Serbie, une mi-temps de beau jeu en Roumanie, et un succès dans une rencontre sans enjeu face à la Tunisie.
Mais quand va t-il sauter ? 