Ninjutsu> En effet
D'ailleurs tout est là:
Agricole:
L'exploitation agricole une des plus importante cause de déforestation en Amazonie.
L'exploitation agricole est arrivée en partie, à cause de l'exploitation
forestière. Elle a ouvert la porte à d'autres activités comme l'agriculture. Le plan soja au Mato Grosso pousse les paysans à la déforestation. L'élevage est également visé.
Le soja est l'une des denrées les plus utilisées dans le monde. Cette petite graine d'origine asiatique sert de nourriture pour le bétail et la volaille. Elle est aussi transformée en huile de soja. Elle entre également dans la composition de la majeure partie des produits alimentaires industriels en tant qu'émulsifiant. Enfin, elle pourrait même servir de carburant dans le futur.
Le Brésil est devenu le deuxième plus gros producteur de soja de la planète derrière les Etats-Unis. Cette culture s'est d'abord développée dans le sud, puis dans le centre-ouest du pays et spécialement dans l'Etat du Mato Grosso. Là, à la bordure de la forêt amazonienne, c'est la savane arborée qui a laissé la place aux plantations de soja. Deux tiers de la production brésilienne de soja se concentrent dans cet Etat.
L'extension de la production plus au nord, dans la forêt amazonienne, s'effectue sous la pression de la demande mondiale de soja, qui a explosé pour deux raisons: la première est que l'Europe, le plus gros importateur de soja du monde, a eu besoin de plus de soja pour nourrir ses animaux suite à la crise de la vache folle et à l'abandon des farines animales. La seconde est que la Chine est passée du statut d'exportateur à celui d'importateur.
Les images satellites expriment cette avancée de l'agriculture et donc ce recul de la forêt en moins de 10 ans. Bien entendu, il s'agit d'agriculture intensive tant au niveau animal que végétal.
Le problème de l'agriculture ne se pose pas lorsqu'un indien cultive sa parcelle.
Comme dans beaucoup de pays, le lobby agricole est très puissant en Amazonie et au Brésil. C'est plus qu'un syndicat, c'est un groupement politique qui se présente lors d'élections dans le pays.
Cette représentativité leur permet ainsi de s'emparer de nouvelles terres à exploiter et à déboiser.
Incendies:
Le ravage de la forêt amazonienne par le feu est double:
d'une part, bien sûr, la destruction de milliers d'hectares.
D'autre part, lorsque la forêt brûle, elle libère d'énormes quantités de dioxyde de carbone, qui, en aggravant l'effet de serre, réchauffe l'atmosphère et provoque des changements climatiques.
Une forêt exploitée ou partiellement brûlée devient beaucoup plus vulnérable au feu. Ce fut le cas en 1998, avec des pertes considérables.
Durant ces incendies, des espèces animales et végétales uniques ont disparu. C'est tout l'écosystème et donc l'équilibre de la forêt qui est lié avec ces pertes.
Ce type d'incendies est toujours criminel ce qui est révoltant puisqu'il est orchestré par de puissants lobby:
- L'économie locale [notamment l'agriculture au travers des petits paysans]
- Les entreprises multinationales économiquement et physiquement puissantes
en Amazonie
Ces dernières ont pour objectif d'accroître leur assise et leur chiffre d'affaires dans cette zone par la construction notamment.
Il s'agit donc d'une puissante minorité qui gouverne en Amazonie, faisant du "poumon de la terre" une exploitation individuelle, sans se soucier des conséquences à venir.
Minières:
L'exploitation minière fait partie des causes de la déforestation en Amazonie. Les enjeux sont aussi énormes. On trouve dans cette forêt beaucoup de métaux précieux: Or, Cobalt, Nickel, Diamants...
Ces usines installées en forêt demandent beaucoup d'énergie. Il faut donc amener l'énergie jusqu'à ces usines. Cela implique de construire des routes, produire de l'électricité le plus près de ces usines.
Par exemple la création d'un barrage sur l'Amazone qui provoque l'inondation
de millions d'hectares de forêt avec son écosystème. Il faut également déplacer toutes les populations.
L'exploitation minière provoque aussi directement des dégâts: une seule société minière provoque 300 000 tonnes par jour de déchets contenant du plomb et du mercure.
Forestières:
L'exploitation forestière constitue l'une des première cause de la destruction en Amazonie.
D'après l'organisme mondial de Ressource de la planète WRI, un des grands dangers pour la forêt amazonienne est l'exploitation forestière qui permet la fabrication des produits tels que le contreplaqué et d'autres produits utilisés dans le secteur du bâtiment au Brésil mais aussi dans le monde entier.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, 70% du bois exploité en scierie termine en déchets. En 1999, les 2/3 de la forêt amazonienne étaient encore intacts, mais leur disparition s'accélère :
Depuis le 15ème siècle jusqu'en 1970, 1% de la surface de la forêt amazonienne avait été détruite.
Depuis les 30 dernières années la déforestation est passée à 14%. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
En construisant des pistes et des routes, les compagnies forestières ouvrent la porte à d'autres activités telles que l'agriculture, la chasse... qui accélèrent le taux de déforestation.
L'exploitation de ces ressources est problématique. A la différence de la gestion dite " traditionnelle " effectuée par les indiens (inoffensive), la conception productiviste moderne se révèle incapable d'utiliser ces ressources à long terme. Non seulement leur programme de développement sauvage entraîne des conséquences néfastes immédiates et irrémédiables, comme la disparition des espèces ou la diffusion de maladies, mais ne peut assurer des bénéfices économiques durables.
Infrastructures:
Il s'agit de constructions (batiments, exploitation agricole intensive, routes...)
L'effet pervers provoque un afflux de population, colonisant petit à petit la forêt. Des villes ont ainsi récemment été construites en Amazonie.
Les constructions de routes provoquent à moyen terme, une exploitation de la forêt tout le long de ces infrastructures routières. Les images des satellites le démontrent très clairement sur plusieurs kilomètres à l'intérieur de la forêt.
Cet enlèvement de végétation est considéré comme du saccage, mais aussi une exploitation généralement à vocation locale.
Ce type de pratiques (non autorisés) ne conduit pas à l'exploitation durable du bois, il n'y a donc aucune politique de gestion de ces espaces.
Plusieurs projets de routes sont à l'étude, certains sont parfois abandonnés lorsque une pression internationale et locale s'organise.
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Qu'y a t'il de plus jolie que la planète 