Si, on sait si les screen sont vrai ou faux ("sans textures") : Non.
Et un preview :
Si, il y a quelques années de cela, Lara Croft pouvait encore se targuer d'un indéniable talent d'exploratrice et d'une agilité inégalée, l'arrivée de concurrents tels qu'Altaïr, héros d'Assassin's Creed, ou encore de Drake, celui d'Uncharted, a sensiblement changé la donne. Toujours aussi bien pourvue, la belle a néanmoins quelques séances d'assouplissement en retard. Est-ce pour éviter la comparaison que les développeurs de Crystal Dynamics ont décidé de mettre l'accent sur ses talents de nageuse ?
Et pendant ce temps Lara bullait ?
Comme suggéré par les quelques visuels diffusés à ce jour, cette nouvelle aventure de Lara Croft nous entraînera régulièrement par le fond. En effet, nombre de d'environnements sous-marins devront être explorés, raison pour laquelle la démonstration à laquelle nous avons été convié mettait en premier lieu l'accent sur cette particularité. Nous avons donc pu découvrir une première séquence de gameplay sous-marine. Bonne nageuse, Lara pourra en plus compter sur son PDA pour se repérer puisque l'appareil lui fournit une carte holographique des fonds marins. Un soutien non négligeable dans la mesure où s'orienter sous l'eau n'est pas chose évidente ! Un premier puzzle nécessitant plusieurs allées et venues entre une paroi barrant la route de l'aventurière et différents lieux où dénicher les éléments nécessaires à son ouverture fut également l'occasion de découvrir une petite subtilité de gameplay. Désormais, les objets transportés en mains par Lara occupent visiblement ces dernières et l'empêchent donc de se servir d'armes et autres items. Concrètement, il faudra donc lâcher momentanément ce que transporte Lara pour répondre aux assauts d'un requin passant par là. A propos de combats, notre héroïne devrait disposer de quelques armes sous-marines bien connues tel le harpon.
Après ce court passage tête sous l'eau, direction la terre ferme avec un premier intérieur. Un ancien temple maya aux murs de pierre ruisselant d'eau. Nous retrouvons donc les mécaniques bien connues de la série, son level-design tout en verticalité, et les acrobaties qui ont fait la renommée de son héroïne. Seulement, comme nous le craignions, c'est alors que se font sentir les premiers signes de la méforme annoncée de Lara. Animation saccadée, rigidité des mouvements et manque cruel d'adhérence à son environnement : les performances des concurrents cités plus haut font beaucoup de mal à la belle aristocrate. Il reste donc beaucoup de travail aux équipes de Crystal Dynamics pour remettre en forme l'égérie d'Eidos sous peine de la voir définitivement surclassée. D'ailleurs, il n'y a pas que dans ce domaine que cet Underworld accuse un retard certain. Techniquement, ce premier temple s'est montré inquiétant. Si les textures des parois nous ont paru réussis, avec un bump mapping du plus bel effet, les effets d'eau associés affichait une brillance beaucoup trop exagérée, source d'un scintillement assez agressif. Bien qu'agréable à regarder, Lara ne nous a pas paru embellie depuis ses dernières aventures. Nous parlions plus haut d'une mauvaise intégration du personnage à son environnement, cette impression est encore renforcée par la négligence de certaines règles de physique élémentaires telles que «l'eau, ça mouille». En l'occurence, Lara, telle une poupée de plastique, n'est jamais durablement affectée par cet élément. Comme si l'eau n'adhérait pas à son corps. Un comble. Bref, un bilan technique pour le moins mitigé. Serait-ce la raison pour laquelle Eidos n'a que très peu diffusé d'éléments visuels sur son titre ?
En termes de gameplay, cette première excursion au milieu des vieilles pierres ne nous a dévoilé que deux petites nouveautés. La première, intitulée Dramatic Moments, intervient lors de certaines passages délicats. Il s'agit tout simplement d'un slow motion offrant un petit temps de réflexion au joueur sur l'action à réaliser pour se sortir du pétrin. Une manière d'accentuer l'intensité dramatique de ces moments scriptés. Notre hôte nous en a d'ailleurs fait une petite démonstration : juste après avoir posé le pied sur une plateforme, Lara est aussitôt menacée par l'effondrement d'un pilier. L'action passe donc au ralenti, le temps de se faire une petite idée des échappatoires possibles. Sans être révolutionnaire, cette petite trouvaille nous a semblé plutôt bien intégrée et varier quelque peu le rythme du jeu. Enfin, dernière composante du gameplay détaillée durant cette présentation, l'utilisation d'un grapin qui permettra à Lara de se saisir d'éléments de décor éloignés. L'aventurière exagérément bien dotée pourra, par exemple, tirer des blocs de pierres ou actionner certains mécanismes à distance. Reste donc à voir si le level design tirera avantageusement parti de cette nouvelle possibilité.
Conclusion
Bilan plutôt mitigé pour cette première présentation de Tomb Raider : Underworld. Quelques timides ajustements dans le gameplay ne parviennent pas à nous faire oublier le retard accumulé par Lara sur la concurrence. Pauvreté de l'animation, intégration du personnage aux environnements encore très perfectible et qualités visuelles en deçà de nos attentes : la brunette doit encore faire ses preuves. Le jeu étant prévu pour le 28 novembre, Crystal Dynamics dispose encore d'un peu de temps ...