J'avoue que les Boss sont un peu bizarres, comme si on les avait foutu là pour justifier le côté "faut des Boss à la fin des chapitres dans un jeu"...
Barrett est pas mal, c'est le premier que tu croises, tu t'y attends plus ou moins, donc tu y es plus ou moins bien préparé, et le combat peut être nerveux lors d'une première partie, quand t'as pas toutes les subtilités en main.
Les autres sont justes anecdotiques. Les salles où on les combat sont chouettes (j'ai vraiment kiffé la salle avec les statues mobiles de Namir), mais les combats, pas terribles terribles...
Namir, notamment, que j'ai trouvé mal amené, scénaristiquement parlant, et qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe.
Lui, j'en ai un peu bavé, par contre : j'avais fait un mauvais choix, donc toutes mes augmentations étaient désactivées, et je n'avais que des armes non létales...
J'aurais en effet préféré que ces trois personnages soient plus fouillés, surtout qu'on pense qu'ils sont importants.
Mais en y réfléchissant, c'est pas mal non plus : en réalité les vrais méchants ne sont pas ces trois soldats, qui ne sont que des porte-flingues, mais leurs commanditaires.
Pour ce qui est de Jensen, c'est vrai aussi qu'il a un côté très détaché, et pas seulement niveau scénario : le choix de sa voix, sa gueule impassible...
C'est manifestement fait exprès, pour lui garder un aspect un peu "robot" (et très tendance), et surtout neutre, de façon à rester cohérent avec les choix que le joueur pourrait faire.
Un peu de mise en scène aurait pas été de trop, je pense qu'on est d'accord.
On sent que ce n'est pas vraiment la spécialité du studio... Très concentrés sur le gameplay et l'atmosphère générale du jeu, ils ont mis le bémol sur la mise en scène, même si certains passages sont bien amenés.
Reste qu'au final, j'ai eu le sentiment de vivre une véritable aventure dans un univers très cohérent, et assez complet.
On est pas dans le Mass Effect, par exemple (BioWare a des qualités indiscutables vis-à-vis de l'aspect mise en scène), mais entre l'excellente durée de vie, et les nombreuses implications de l'histoire, j'ai quand même trouvé le tout très immersif.
J'aimerais (comme toi, sans doute) qu'un prochain Deus Ex nous propose un Héros plus fragile, plus sensible au doute, et dont les choix et actions influent durablement sur l'histoire, de façon à ce qu'on le sente plus impliqué, c'est vrai.