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Les armèes de 1700 a 1800

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
01 septembre 2007 à 13:20:52

Ah bah non il chante en français :noel: tant mieux :sournois:

Knight_Templar
Knight_Templar
Niveau 10
01 septembre 2007 à 14:45:06

il est énorme, je connait les paroles !

la victoire en chantant
nous ouvre la barrière
la liberté guide nos pas
et du nord au midi
la trompette gurrière
a sonné l´heure, l´heure du combat
tremblez ennemis de la france
rois ivres de sang et d´orgueil
le peuple souverain s´avance
tyrans descendez au cercueil

edit de dernière minute: c´est marqué dans les commentaires :lol:

_______________________________________________
Doué Ha Mem Bro ! Je meurs innocent des crimes qu´on m´impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez verser ne retombera pas sur la France
England expects that every man will do his duty

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
01 septembre 2007 à 15:50:18

Merci pour les paroles :)

Vive l´Empereur! :noel:

Knight_Templar
Knight_Templar
Niveau 10
01 septembre 2007 à 23:27:42

il y a aussi le refrain, dans le plus pur lyrisme révolutionnaire, aux antipodes de la réalité:

la ripoublique nous appelle
sachons vaincre ou sachons périr
un français doit vivre pour elle
pour elle, un français doit mourir.

Sinon, sambre et meuse est marrant, dans le même registre !
_______________________________________________
Doué Ha Mem Bro ! Je meurs innocent des crimes qu´on m´impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez verser ne retombera pas sur la France
England expects that every man will do his duty

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
02 septembre 2007 à 00:50:53

Moi je préfère l´hymne des marsouins :oui:

Knight_Templar
Knight_Templar
Niveau 10
02 septembre 2007 à 11:09:20

je préfère le chant des corsaires, au moin ça a de la gueule !

et puis, ils ont le sens de l´honneur !

ça me fait penser à master and commander !
_______________________________________________
Doué Ha Mem Bro ! Je meurs innocent des crimes qu´on m´impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez verser ne retombera pas sur la France
England expects that every man will do his duty

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
02 septembre 2007 à 14:18:54

Trois héros français de Trafalgar:

Jean LUCAS

(1764 - 1819)

Jean Lucas nait à Marennes (Charente-Maritime), en 1764, et s´engage dès l´âge de 15 ans, comme pilotin à bord de l´Hermione, à bord de laquelle il reste de 1779 à 1782. Il participe à la guerre d´Indépendance, prenant part à 5 combats.

Aide pilote en 1784, il est nommé second pilote en 1788, puis premier-pilote en 1791, alors en campagne aux Antilles, sur le Fidèle.

En 1792, il est promu enseigne de vaisseau, et embarque pour l´Océan Indien. Il va y rester jusqu´en 1795, ayant été nommé lieutenant de vaisseau en 1794. En 1796, il prend part à l´expédition d´Irlande.

Lucas est capitaine de frégate en 1799, et se distingue à bord du Formidable, lors du combat d´Algésiras (juillet 1801 - vice-amiral Linois). Toujours sur le Formidable, il se fait de nouveau remarquer sous le commandement de Troude, lorsque ce dernier est attaqué par quatre navires anglais, devant Cadix. Cela lui vaut d´être nommé capitaine de vaisseau la mêm année l´année.

En 1805, il prend le commandement du Redoutable, de 74 canons. A Trafalgar, il se porte au secours du Bucentaure, vaisseau amiral de Villeneuve, pris sous les feux du Victory, et se jette bord à bord contre le trois-ponts britannique. Le combat épique va durer plus de trois heures, avant que Lucas ne donne l´ordre d´abordage à ses marins, le meilleur équipage de la flotte franco-espagnol. Le bâtiment anglais Temerarious de 110 canons est alors obligé de venir aider le Victory en balayant le Redoutable de sa mitraille. C´est un horrible carnage, auquel viennent s´ajouter les bordées du Santissima-Trinidad, venu secourir le Bucentaure. Avec les cinq sixièmes de son équipage hors de combat, Lucas doit se rendre. Il est fait prisonnier par les Anglais.

Libéré en 1806, Lucas mécontente l´Empereur en défendant la conduite de Villeneuve après Trafalgar. Il prend quand même le commandement du vaisseau de 74 canons Régulus dans l´escadre d´Allemand, et est présent lors de l´affaire des brulôts d´Aix, en avril 1809. Echoué à Fourras, il réussit à repousser les assauts britanniques et à rentrer à Rochefort. Il accuse alors l´amiral Allemand d´être responsable de cette dramatique affaire, ce qui lui vaut d´autres reproches de l´Empereur, et lui coûte certainement le grade d´amiral.

Durant les Cent Jours, il reste fidèle à Napoléon, ce qui ne lui permet pas de rentrer dans les grâces de la monarchie.

Jean Lucas quitte le service en 1816, et meurt à Brest en 181

A Brest, le capitaine de vaisseau Lucas repose au cimetière Saint-Martin (rue Yves-Collet (carré 12, rang 5, tombe 22 et 23)

Julien Marie Cosmao-Kerjulien

(1761 - 1825)

"il est le meilleur marin de l´époque et (...) personne n´a été plus brave et plus généreux". (Napoléon)

Né à Châteaulin le 27 novembre 1761, Julien Marie Cosmao-Kerjulien fait ses études dans sa ville natale, puis entre comme volontaire, en 1776, dans la Marine, contre l´avis de ses parents. Il est affecté sur l´Aigrette, en campagne aux Antilles.

Rentré à Brest, il est affecté en 1778 sur l´Oiseau, en compagnie de Leissègues. C´est le début de la guerre d´Indépendance américaine, et, en septembre, il est affecté sur la Nymphe. A bord de ce navire, il livrera deux combats contres des corsaires britanniques, devant Bordeaux et Belle-Isle.

De janvier 1779 à avril 1781, il sert en Guyane, sur le brick Hirondelle, livrant deux autres combats contre des corsaires anglais et capturant deux bâtiments de la compagnie des Indes. Il est fait lieutenant de frégate auxiliaire en septembre 1781. Les embarquements alors se succèdent, sur le Pégase en février 1782, le Protecteur en mars, avant qu´il ne prenne le commandement d´une flûte, la Fidèle, à Terre Neuve, de mai 1783 à avril 1784. En janvier 1785, il sert sur la Lourde, puis sur la Vigilante en octobre, enfin sur la Dorade en avril 1786. Il a été promu sous-lieutenant de vaisseau, en mars 1786.

En septembre 1787, Cosmao reçoit un nouveau commandement, celui du brick Vaneau, puis de la gabarre Boulonnaise de novembre 1787 à mars 1790. Il est second capitaine sur la Précieuse, d´octobre 1790 à janvier 1791. En février 1791, il embarque sur l´Orion, dans l´escadre de Truguet, basée à Toulon. Promu lieutenant de vaisseau en janvier 1792, il prend le commandement de la corvette la Sincère en avril de la même année. Il participe ainsi au débarquement manqué de Cagliari en janvier 1793.

Profitant de l´avancement rapide du à la Révolution, Cosmao est fait capitaine de vaisseau en avril 1793, et sert successivement sur le Commerce de Marseille, le Centaure puis le Duguay-Trouin, toujours sous les ordres du contre-amiral de Trogoff de Kerlessy.

En décembre 1794, il passe dans l´escadre du contre-amiral Martin, où il prend le commandement du vaisseau de 80 canons le Tonnant, avec lequel il s´empare, le 10 juin 1795, de la frégate britannique Alceste, et prend part aux combats du cap Noli en mars 1795 (deux vaisseaux perdus de part et d´autre) et du cap Fréjus le 13 juillet (17 vaisseaux français contre 23 anglais, perte de l´Alcide de 74 canons).

En juin 1797, nommé chef de division, Cosmao commande le vaisseau Jemmapes durant la campagne de Bruix en Méditerranée en 1799. De 1801 à 1803, il sert sous les ordres de Dordelin, à Saint-Domingue, commandant l´Océan, l´Alliance et le Mont-Blanc.

De retour en France, Cosmao prend en mars 1805 le commandement du Pluton de 80 canons, dans l´escadre de Villeneuve, à Toulon. Il part donc avec cette escadre vers les Antilles, où il est chargé de prendre le Rocher du Diamant, en face de la Martinique. Revenu en Europe, il participe au combat des Quinze-Vingt, le 22 juillet.

A Trafalgar, le Pluton de Cosmao fait partie de l´escadre d´observation créée par Villeneuve et dirigée par l´amiral espagnol Gravina. Suivant le vaisseau Fougueux, il se situe donc derrière l´arrière garde. Lors de l´attaque de Collingwood, le Pluton ouvre le feu sur le Royal Sovereign, puis manœuvre habilement pour venir bloquer le Mars, tentant de le prendre à l´abordage après l´avoir endommagé de ses bordées. L´arrivée du Tonnant sur son arrière le force à virer. Il engage alors le Belle-Isle (anglais), déjà endommagé par les tirs du Fougueux. Là encore, l´arrivée d´un autre navire britannique, le Polyphemus, le force à dégager. Il porte alors aide au Principe de Asturias de l´amiral espagnol Gravina, encerclé par les Anglais, parvenant même à le dégager.

La bataille perdue, à la nuit tombante, 11 vaisseaux, 5 Français (le Pluton, le Héros, le Neptune, l´Indomptable et l´Argonaute) et 6 Espagnols, se traînent vers Cadix sous les ordres de l´amiral Gravina, mortellement blessé. Le 23 octobre, Cosmao, le plus ancien commandant présent sur rade, prend le commandement et repart en mer avec 5 vaisseaux : le Pluton, le Héros, le Neptune, le San Franscisco d´Asis et le Rayo, afin de récupérer quelques unes des prises faites par les Anglais. Il parvient ainsi à reprendre le Neptuno et le Santa Anna (le Neptuno et le Rayo feront malheureusement naufrage au large de Rota durant le).

Cette brillante et courageuse action vaut à Cosmao, en plus du titre de Grand d´Espagne, sa nomination comme contre-amiral le 29 mai 1806. Il prend alors le commandement d´une division de l´escadre de Méditerranée, dont Ganteaume prendra la tête en 1807. Il participe ainsi au ravitaillement de Corfou et à la tentative de prise de la Sicile. Mais ses 4 navires, mal en point, doivent se replier à Tarente.

En 1809, il réussit à quitter Toulon sur le vaisseau Robuste, et, suivi de sa division, il escorte un convoi, réussissant à ravitailler Barcelone sans perdre un navire. Il est nommé baron de l´Empire en 1810, et passe en août 1811 sous les ordres de Missiessy, dans l´escadre de l´Escaut. Il y commande une division, et met sa marque sur le Tilsitt.

En 1813, il revient à l´escadre de Méditerranée. Il y commande une division de 5 vaisseaux, et a sa marque sur le Wagram. Le 5 novembre 1813, il réussit à sauver le trois-pont Agamemnon et les frégates Pénélope et Melpomène du vice-amiral Emeriau, tous trois enveloppés par des forces anglaises supérieures.

En février 1814, il appareille de Toulon avec trois navires pour aller chercher le Scipion, qui se trouve à Gênes, ville menacée par les Autrichiens. Par d´habiles manœuvres, il échappe aux forces deux fois supérieures de l´amiral Pellew, réussissant à ramener le Scipion, le 10 février, ainsi que le Romulus, qui a du essuyer quelques tirs à l´arrière garde.

Lors de la Première Restauration, en avril 1814, Cosmao-Kerjulien devient commandant de l´escadre de la Méditerranée et est fait chevalier de l´ordre de Saint-Louis. Lors des Cent-Jours, il se rallie à Napoléon, qui le nomme préfet maritime de Brest en mars et pair de France en juin, avant Waterloo.

Cosmao-Kerjulien est admis à la retraite le 1er janvier 1816, sans pension, injustice qui perdurera jusqu´en 1817. Il a alors 55 ans, dont 25 ans de campagnes et 11 combats sans aucune blessure ni captivité. Retiré près de Brest, dans sa maison de campagne, il s´y adonne à l´élevage et cultive son jardin.

Julien Marie Cosmao-Kerjukien décède à Brest, le 17 février 1825, à l´âge de 64 ans.

[All-Chiasse]
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Niveau 10
02 septembre 2007 à 14:20:35

Charles René Magon de Medine

Contre-amiral

(1763 - 1805)

Une excellente réputation, "acquise par des preuves soutenues de talent et de bravoure", (amiral Bruix).

Né à Paris, le 12 novembre 1763, au sein d´une grande famille (les Magon) de Saint Malo, Charles René Magon entre le 13 septembre 1777 dans la marine, comme aspirant garde, à Brest. Lorsque son père, gouverneur des Mascareignes, meurt en 1778, il lui lègue sa propriété de Médine, en Île de France (Île Maurice), et il décide alors de prendre le nom de Magon de Médine.

Le 1er mai 1778, il embarque sur le vaisseau la Bretagne, sur lequel il va rester jusqu´au 19 février 1779, participant notamment à la bataille d´Ouessant, le 27 juillet de la même année, qui oppose les forces de l´amiral d´Orvillier à celles de l´anglais Keppel. Du 28 fébrier au 31 mars 1779, il navigue sur l´Annibal, puis, du 1er avril au 27 décembre 1779, sur le Saint Esprit, commandé par Du Chaffault, et fait à son bord la campagne de la Manche.

Le 1er janvier 1780 il monte à bord du Solitaire, avec lequel il va faire la campagne des Antilles, dans l´escadre de Guichen. Nommé enseigne de vaisseau le 16 février, il participe aux trois combats livrés par ce dernier à l´escadre anglaise de Rodney au large de la Dominique, les 17 avril, 15 et 19 mai 1780. Le 2 août 1781, il passe sur le Caton de l´escadre de de Grasse, et participe aux combats de la Chesapeake le 20 août, puis de Saint-Christophe en janvier 1782 et des Saintes le 12 avril. Le 19 avril, il est fait prisonnier et sera libéré après 5 mois de captivité, à l´issue de lquaelle il embarque sur le Marseillais, avec lequel il navigue jusqu´au 24 février 1783.

Puis il passe, le 5 avril 1783, sur la frégate la Sémillante, qui part pour l´Océan Indien, où il va naviguer 15 années.

Promu lieutenant de vaisseau le 1er mai 1786, il prend le commandement de la flûte l´Amphitrite, avec laquelle il réoccupe l´île de Diego Garcia, puis fait l´hydrographie des Seychelles. En avril 1788, il embarque comme second sur la frégate la Dryade, jusqu´au 19 avril 1789, avant de prendre le commandement de la corvette la Minerve, le 26 juin 1791, puis, le 20 novembre 1792, de la frégate la Cybèle.

C´est après une mission de ravitaillement à Pondichery, qu´il est arrêté comme suspect à son retour à Port Louis. Mais il est rapidement libéré, et devient aide de camp du gouverneur général des Mascareignes, Monsieur de Malartic.

Après la déclaration de guerre à l´Angleterre, en janvier 1793, il rejoint la division du capitaine de vaisseau Renaud, forte de 3 bâtiments (frégates Cybèle et Prudente, corvette Coureur). Le 22 octobre 1794, ces trois navires vont attaquer deux vaisseaux anglais, le Centurion et le Diomède, qui font le blocus de l´île de France, et les forcent à se retirer !

Le 23 janvier 1795, Magon de Médine est promu capitaine de vaisseau, et prend le commandement par intérim - jusqu´à l´arrivée de Sercey - des forces navales françaises en Océan Indien : 3 frégates et 1 corvette ! Il sera de toutes les campagnes de Sercey en Océan Indien, de juin 1796 à décembre 1797.

Le 23 janvier 1798, il commande les frégates Vertu et Régénérée, escortant un convoi de deux vaisseaux de la compagnie royale des Philippines qui rentrent en Europe. Il repousse deux attaques anglaises : celle de la frégate Pearl en Guinée, le 24 avril 1798, et celle de la frégate Brillant, le 27 juillet. Arrivé en Europe, il est récompensé par les Espagnols (ils lui offrent une armure), et conduit ses frégates à Rochefort où elles sont désarmées.

Son retour est marqué par des accusations politiques sans fondement : il aurait participé à l´expulsion de l´Île de France des envoyés du Directoire. C´est l´amiral Bruix qui le soutient, et qui le fait affecter au bureau des colonies et prendre part aux travaux de réorganisation de la Marine. Il est bientôt nommé chef d´une division navale, le 3 septembre 1799, à Saint-Malo.

Le 24 juin 1801, Magon de Médine prend le commandement du vaisseau l´Océan, puis, le 21 août, celui du le Mont-Blanc, avec lequel il participe à l´expédition de Saint-Domingue, sous les ordres de Villaret de Joyeuse et de Latouche-Tréville. Il est nommé contre-amiral le 16 mars 1802, sur recommandation de Villaret de Joyeuse.

Lorsque la guerre reprend contre l´Angleterre, le 18 mai 1803, il devient le second de l´amiral Bruix, que Napoléon a choisi pour commander la flottille d´invasion. Il est plus particulièrement chargé du site de Boulogne.

Le 20 juillet 1804, l´Empereur, lors de son inspection du camp de Boulogne, décide de passer une revue de la flottille en pleine mer. Bruix s´y oppose, en raison de l´arrivée imminente d´une forte tempête. Napoléon passe outre, et Magon est directement chargé de faire exécuter le mouvement. Il obéit, et le coup de vent qui se lève bientôt provoque la perte de 30 navires, et, officiellement, de 31 noyés.

Le 16 août 1804, Magon de Médine reçoit les insignes de commandeur de la Légion d´honneur, lors de la cérémonie qui a lieu à Boulogne. De septembre et décembre 1804, il va repousser, avec Lacrosse, toutes les tentatives anglaises de l´amiral Keith et de Sir Popham visant à incendier et à détruire la flottille.

Le 18 mars 1805, l´amiral Bruix meurt d´épuisement. Il est remplacé par Lacrosse et Magon est alors désigné pour commander une division à Rochefort. Il y commande les vaisseaux Algésiras et Achille. Il part alors pour les Antilles, afin de rejoindre l´escadre de Villeneuve, ce qui est chose faite à Fort-de-France, le 4 juin 1805.

Le 22 juillet 1805, il est à l´arrière garde lors du combat des Quinze-Vingt.

A Trafalgar, Magon de Médine a sa flamme sur l´Algésiras, à l´avant de l´escadre d´observation commandée par l´amiral espagnol Gravina. Attaqué par l´escadre de Collingwood, il revêt son uniforme de gala, et porte son baudrier doré, cadeau des espagnols en 1798. "Je le donnerai - dit-il à ses hommes - à celui qui montera le premier à l´abordage d´un Anglais."

Alors que le vaisseau anglais Tonnant tente de passer sur l´avant de l´Algésiras, le capitaine de pavillon de Magon, Tourneur, engage son mât de beaupré dans les haubans de l´Anglais et se prépare à ordonner l´abordage. Mais ses hommes, rassemblés à l´avant du bâtiment, sont fauchés par des tirs à mitraille du Colossus et du Bellerophon, qui sont venus en renfort. Magon est blessé, d´une balle dans le bras, puis d´un éclat de bois dans la cuisse. Refusant de se faire soigner, il reste diriger le combat. Après 5 heures de lutte, il est tué d´une balle en pleine poitrine. Son navire, démâté, est pris à l´abordage par le Tonnant, après avoir perdu 300 hommes, dont 100 tués et 15 officiers.

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
04 septembre 2007 à 23:17:34

Dos à l´ennemi

Si l’ivresse d’une charge peut faire oublier la noce sanglante qui va être célébre lors de la rencontre des sabres, il est une forme de courage qui est plus rare. Si rare qu’on l’attribue au seul Dorsenne : celui de rester immobile, dos à l’ennemi pour faire face à son régiment cisaillé par les boulets, sans accorder un regard à la mort qui se précipite en sifflant. Certains ont voulu imiter Dorsenne. L’un avoue : " J’ai voulu tourner le dos ; je n’ai pas pu rester dans cette position, la curiosité me forçait toujours à regarder l’endroit d’où partaient les boulets. " Un autre qui verra Dorsenne à Essling ne pourra retenir un sentiment d’admiration pour cette muraille d’or défiant l’artillerie autrichienne."

artichoboulet
artichoboulet
Niveau 5
05 septembre 2007 à 01:52:58

je suis entrain de poster en ce moment sur le clan des grognards des scans d un vieux livre traitant de la période ...

http://www.clandesgrognards.com/Histoire-f4/De-Louis-XIV-a-Napoleon-I-p1199.htm#1199

Knight_Templar
Knight_Templar
Niveau 10
08 septembre 2007 à 17:57:48

Salut à tous !

je crée ce topic pour que chacun puisse rapporter des petites anecdotes se déroulant sur la période couverte par Empire.

Je commence :

En ce début XIXè, le tyran qui dirige la france est en rage. La chouannerie morbihannaise, dirigée par Georges Cadudal, sévit, et se joue des troupes consulaires. Ne pouvant l´attraper par des moyens classiques, il demande à Fouché (ministre de la police) d´y remédier. Lequel, au vu de l´imperméabilité de Georges à la gent féminine (hormis sa fiancée) choisi d´envoyer un homme (pas de sous-entendus !) .

cet, homme, c´est le marquis de Bec de Lièvre, noble émigré, puis revenu en france, avec l´espoir mercantile de récupérer ses biens. Il accepte l´offre de Fouché, visant à supprimer Cadudal, et prend la route, faisant semblant de se cacher, mais aidé par les sbires de fouché, de manière à ne pas se rendre suspect aux yeux des chouans.

Il arrive donc dans le sud morbihan, se fait reconnaitre auprès d´un poste de guet chouan, et est amené à l´officier de permanence, lui présente ses titres, ses motivations (lutter contre ceux qui l´ont spoliés officieusement, contre ceux qui ont tué le roi officiellement), et subit un interrogatoire au sortir duquel il est jugé fiable. Ayant été officier dans l´infanterie avant la révolution, il se voit gratifié d´un grade***, et est amené à diner avec Georges. Tout se passe très bien, lorsque Georges, brusquement, lui demande d´un ton narquois si Mr Fouché se porte bien ! De Bec de Lièvre s´offusque, proteste de sa bonne foi.

Cadudal lui demande alors d´ouvrir le col de sa veste, de l´intérieur de la doublure de laquelle on en retire une poudre qui s´avère être de l´arsenic, celle-ci devant être versée dans le verre de georges à son insu.

Ebahi, le marquis est arrêté, et fusillé le lendemain matin.

La clé de l´histoire, c´est que pour que Bec de Lièvre se rende sans encombre en morbihan, Fouché avait prévenu le préfet de rennes, lequel avait transmis l´information à Georges, son ami de longue date, lequel était onc au courant des moindres détails de l´affaire !

    • Ceci aurait dû alerter le marquis, étant donné que dans les troupes de la contre révolution, les officiers étaient élus par leurs hommes, sous réserve bien sûr de la compétence des premiers.

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Doué Ha Mem Bro ! Je meurs innocent des crimes qu´on m´impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez verser ne retombera pas sur la France
England expects that every man will do his duty

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
08 septembre 2007 à 18:03:58

Bienl´histoire :oui: Finalement qu´est-ce qui est arrivé à Georges après cette épisode? A-t-il réussi à survivre au règne de Napoléon 1er?

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
10 septembre 2007 à 19:26:07

Le dernier exploit de Surcouf:

L´Empire abattu, Surcouf accomplit un dernier exploit. Saint-Malo étant occupé par les Prussiens, notre héros se prit de querelle avec eux et défia en duel tous les officiers du régiment concerné. Les Prussiens, se considérant comme experts au sabre, relevèrent l´offre très imprudemment: Surcouf étripa les 15 premiers à la suite mais laissa aller le dernier (qui était le plus jeune et devait probablement être quelque peu démoralisé par le spectacle auquel il avait assisté) pour qu´il puisse témoigner que tout s´était passé dans les règles. Après avoir disparu quelque temps, Surcouf revint tranquillement chez lui passer entre les siens le reste de son âge, aussi heureux qu´Ulysse.

PS: je vous conseille de lire sa biographie c´est assez énorme. Imaginez si Robert Surcouf avait accepté le commandement de la flotte combinée franco-espagnole en 1803? :gni:

Korto_13
Korto_13
Niveau 8
10 septembre 2007 à 19:29:20

Ce Surcouf ! Il a laissé une citation très connue.

A un officier Prussien qui faisait remarquer que les Français se battaient seulement pour l´argent alors qu´eux les prussiens les faisait pour l´honneur il rétorqua « On ne se bat que pour ce que l’on n’a pas »

Knight_Templar
Knight_Templar
Niveau 10
12 septembre 2007 à 21:25:51

Bienl´histoire :oui: Finalement qu´est-ce qui est arrivé à Georges après cette épisode? A-t-il réussi à survivre au règne de Napoléon 1er?

désolé de n´avoir pas pu répondre plus tôt !

Georges a brillament continué le combat, a rencontré le comte de provence en angleterre, a gagné, entre autres, la bataille du pont du loc (900 bleus-300 chouans), a préparé un combat singulier contre patatarte, s´est fait arrêter (au cours de ceci, il tue un policier, et lors de son procès, on lui reproche d´avoir tué un père de famille, il répond: "il fallait me faire arrêter par un célibataire !) , et est monté sur l´échafaud le 25 juin 1804.

Napoléon cherchait à se constituer une noblesse, et sur les conseils de joséphine, il graçia tous les nobles du complot. Il l´offrit à georges, qui lui demanda ce qu´il en était pour ses camarades roturiers. devant l´absence de grâce, il déclara "je les ai précédés au combat, je les précéderai dans la mort".

A noter qu´un des nobles a refusé d´être gracié, il s´appelait Coster de Saint-Victor.
La veille de l´éxécution, il demande un rasoir. refus immédiat !
il dit "allons, je ne vais pas me suicider, c´est contraire à la religion pour laquelle je me suis battu, me je veux juste, deman, une dernière fois, plaire aux dames !

et ce 25 juin, il faisait très chaud, les mouches volaient, et sur l´échafaud, il s´exclama:
"quelle chaleur, mais quelle chaleur ! Et ces mouches ! mais qu´on en finisse, enfin, qu´on en finisse !

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
12 septembre 2007 à 22:28:04

Merkiiii :gni:

Lawl le Saint-Victor quand même :noel:

Knight_Templar
Knight_Templar
Niveau 10
13 septembre 2007 à 17:17:14

C´est ça, l´honneur et le panache !

toudittaleur
toudittaleur
Niveau 9
16 septembre 2007 à 01:39:47

N´oubliez pas que durant la Guerre de Sept Ans, les miliciens canadiens ont étés les premiers à utiliser la tactique de ´´guérilla´´!

Ils l´ont appris de leurs amérindiens qui étaient réputés pour arceler l´ennemis de cette façon.

En Amérique, durant cette guerre, les miliciens canadiens étaient d´une plus grand utilité que les forces françaises régulières.

Car à la bataille décisive des plaines d´arbraham ( ou Bataille de Québec en septembre 1759 ), les troupes régulières françaises fuillèrent devant les troupes britanniques à Québec. Seuls les miliciens et les amérindiens restèrent pour faire une petite résistance qui ne dura que 30 minutes. ( La bataille durant 17 minutes en tout )

Et je crois que la position a genoux adopté par la premiere ligne de tire a été ´´inventé´´ par les troupes continentales durant la Guerre d´indépendance américaine mais je ne suis pas sur.

Korto_13
Korto_13
Niveau 8
16 septembre 2007 à 02:10:40

Techniquement les premières techniques de combat d´infanterie lègère ont ètè inventè en 1740,par des francs tireurs Autrichiens ou d´un pays du coin,puis la France les reprendras mais seulement pour certaines troupes d´èlite.

"Et je crois que la position a genoux adopté par la premiere ligne de tire a été ´´inventé´´ par les troupes continentales durant la Guerre d´indépendance américaine mais je ne suis pas sur."

Impossible vus que dans la guerre de 7 ans on se battait en formation en ligne,je coris que mème en l´an 1600 on se battait deja avec cette formation(me rapelle d´un tabelau d´èpoque la montrant).

[All-Chiasse]
[All-Chiasse]
Niveau 10
16 septembre 2007 à 11:20:06

La chanson de Surcouf

Au trente et un du mois d´août,
Nous vîmes venir sous le vent à nous
Une frégate d´Angleterre
Qui fendait la mer z´et les flots.
C´était pour aller z´à Bordeaux !

Le capitaine au même instant
Fit appeler son lieutenant :
" Lieutenant, te sens-tu capable,
Dis-moi, te sens-tu z´assez fort
Pour aller attaquer son bord ? "

Le lieutenant, fier z´et hardi,
Lui répondit : " Capitaine, oui.
Faites monter tout l´équipage,
Vaillants soldats, fiers matelots,
Faites monter tout le monde z´en haut. "

Le Maître donne un coup de sifflet,
Larguez les ris dans le perroquer ;
File l´écoute et vent arrière,
Laisse porter jusqu´à son bord
Pour voir qui sera le plus fort.

Vire lof pour lof ; en arrivant
Nous l´attaquâmes par son avant ;
A coups de haches d´abordage,
De piques et de mousquetons,
Nous le foutîmes à la raison.

Que dira-t-on de lui tantôt
En Angleterre et à Bresleau
De s´être laissé ainsi abattre
Par un lougre de six canon
Lui qu´en comptait trente et six bons ?

Buvons un coup, mesdames, buvons-en
Deux, messieurs,
A la santé des amoureux,
A la santé du roi de France,
Et merde pour la reine d´Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre.

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