Je me permet de revenir sur l'argument du nombre des victimes. Sauf erreur de ma part (et je m'excuse d'avance si c'est le cas), Napoléon n'a déclaré qu'une seule guerre : celle d'Espagne, et encore après que ses soldats aient été attaqués par des mutins alors même que l'Espagne était sensé être alliée. A ce titre, les morts des guerres sont plus imputables aux monarchies craignant les avancées républicaines (je ne saurais les en blamer), qu'au prétendu militarisme de notre corse national.
Les tentatives de paix de l'empereur ont été multiples (Loeben, Campoformio, Presbourg, Tilsit...) et se sont soldées au mieux par des trêves dûes à la mauvaise foi des souverains coalisés. Il est probable que Napoléon ne fut pas le plus ardent pacifiste mais le taxer de criminel militariste me paraît être une véritable aberration historique.
De plus, il ne faut pas oublier le grand responsable des coalitions, l'éternel rival, l'épine dans le pied de tout projet français, le généreux donateur de toute cause militariste, le bourreau de Bonaparte comme de Jeanne, notre fidèle ennemie : la perfide Albion.
Enfin, sur un tout autre registre, je souhaite renseigner axtiana sur quelques détails historiques : sa chère Turquie s'est vue laminée en quelques batailles par un minuscule corps expéditionnaire sous Bonaparte et ne due sa survie qu'à l'aide anglaise (encore eux), qui coula la flotte française, privant l'armée de son soutien et de son artillerie de siège (problème frustrant lors du siège de Saint Jean d'Acre). De plus, ladite cité ne dut sa résistance qu'à l'expérience et à la valeur des encadrants anglais et français (royalistes).